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mé Arméléo, d'avoir ourdi une trame contre lui; et, sur cette accusation vague, et no reposant sur aucune preuve, il le fit mourir. Oo prétend qu'il se vengea sur lui de la haine que lui avait portée à lui-même le Pape Martin V. prolecteur d'Arméléo, à qui ce Pontife était redevable des plus grands services. Il traita avec la même inhumanité Pierre Gentilis, de la famille de Varanus,
2ui avait longtemps commandé à Camérino. es cruautés le firent haïr : les peuples de sa légation, ne pouvant plus le supporter, se délivrèrent de son joug, et se soumirent a l'obéissance de François, de la famille des Conli. Corneto fut arrêté, puis délivré secrètement peu après ; mais il perdit une grande partie de ses biens, et se vil contraint de s'enfuir è Venise. Il alla encore trouver Eugène IV, qui était alors à Florence, lui exposa ce qui venait d'arriver, donna tout le tort à ceux qu'il avait maltraités, et convainquit si bien le Pontife de son innocence prétendue, que celui-ci, ému de compassion» le combla des marques de sa bienveillance; il le Gt, en 1135, archevêque de Florence; peu après, patriarche d'Alexandrie. El, comme Corneto ne pouvait pas demeurer longtemps en place, il persuada a Eugène de l'envoyer dans le royaume de Naples, afin de profiter des dissensions qui y régnaient, pour soumettre res Etats h l'obéissance du Saint- Siège. Corneto se mit en marche avec une armée assez nombreuse, ravagea les premières terres sur lesquelles il mil le pied, obligea Jacques Vicano à se rendre, le mit è mort, et s'empara de tout ce qu'il put lui enlever. Il traita la ville de Préneste encore plus durement : après l'avoir tenue pendant quatre mois assiégée, il la prit, la fit raser, et envoya les habitants a Rome. Il livra bataille à Antoine Pisaro, qui s'était emparé de la plus grande partie de la Campanie, le battit, le fit prisonnier, et ensuite le fil pendre. Après plusieurs autres expéditions semblables, Eugène, pour le récompenser, l'éleva en 1W7, au cardinalat. Mais la fortune ne le favorisa pas toujours. Il était à peine parvenu è cette dignité, qu'il fut battu, à son tour, ci obligé d'abandonner une partie de ses conquêtes. Dans cette triste conjoncture, il laissa là son armée, rnonla secrètement sur un vaisseau, s'enfuit è Venise, et alla trouver Eugène à Ferrare, où ce Pontife tenait le concile, qui prit le nom de celte ville. Sa défaite, loin de lui inspirer des pensées plus humbles, n'avait fait que redoubler son outrecuidance. Il arrangea si bien les choses, qu'il fil croire qu'il travail pas cessé de se conduire avec prudence et avec courage, et que, s'il eût été secondé, le cours de ses prospérités ne se fût point ralenti. A un homme si zélé pour les intérêts du Saint-Siège, que pouvait-on refuser? Aussi le Pontife, aveuglé, lui donna-t-il la légation de tout l'Etat ecclésiastique. Corneto fit alliance avec les Vénitiens et les Florentins, tourna toutes ses forces contre Conrad, souverain de Foligno, le fit prisonnier et le priva de sa liberté. La citadelle de Spolète