‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 150 sur 457 · COR H · texte numérisé non relu

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ne put tenir contre son ardeur de conquérir; il menaçait même les Ftoreotins, et peutêtre allait-il porter plus loin ses vues ambitieuses, son humeur entreprenante et vagabonde, lorsque la vérité commença à se faire jour, et qu on découvrit une partie de ses desseins. On mit tout en œuvre pour les traverser, et ce vainqueur de tant d'autres fut vaincu lui-même, et fait prisonnier par Antoine de Padoue. Il voulut se défendre, mais il reçut trois blessures dont il mourut le huitième jour, en i&lO.On porta son corps, pendant la nuit, dans le temple de Minerve; la vue de ce cadavre causa beaucoup plus de joie qu'elle n'apporta de tristesse. On le transporta dans la suite à Corneto, où il fat inhumé dans la cathédrale. Ciaconius dit qu'on y voit son épitaphe, et il la rapporte dans ses Vies des Papes, au tome II.

Pour plus de détails sur Corneto, voycx le curieux ouvrage du Florentin Pogge Brsc* ciolini, intitulé : De varietate fortuaœ. Il n'a été imprimé pour la première fois qu'en 17-23, & Paris, sur un manuscrit de la bibliothèque Oltoboni, et par les soins de l'abbé Oliva, bibliothécaire du cardinal deRohsn. C'est au livre m* qu'il est question de Corneto.

CORNETO (Adrien Castellesi, dit U cardinal), comme le précédent, prit le nom du lieu de sa naissance. — Il eut le talent de s'élever à la cour de Rome, et le Pape Innocent VU l'envoya, avec le caractère de nonce, en Angleterre, où il sut si bien captiver les bonnes grâces du roi Henri VII qu'il en reçut les évôchés d'Harlford.deBalli et de Wells. De là il passa en France avec )i même qualité de nonce. De retour è Rome, il devint clerc et trésorier de la chambre apostolique ; et, en 1503, Alexandre VI, dont il avait été le secrétaire, lui donné lécha-

Seau de cardinal. Peu de mois après, César orgia, qui voulait s'approprier les dépouilles de Corneto, et qui avait pris ses mesures pour l'empoisonner, engagea son père à venir, avec lui, souper à Ta maison de campagne d'Adrien ; mais le Souverain Pontife, qui n'était pas dans le secret, but lui-même le vin préparé pour ce coupable dessein et il en serait mort. Tel est le récit des corotemporains; mais la critique moderne le ré* voque en doute. Le cardinal , échappé a ce péril, n'échappa pointé l'inimitié de Jules Ht qui alla si loin que Corneto fut obligé d'il* 1er se cacher dans les Alpes rhéliques, pour s'en mettre è couvert. Rappelé par Léon X, il eut l'ingratitude d'entrer dans une conjuration ourdie par le cardinal Petrucci contre ce Pontife. Quelques-uns disent qu'il engagea dans l'espérance d'arriver a la papauté, s'appliquent une certaine prédiction qui promettait la tiare à un Adrien de basse naissance mais illustre par son savoir : prédiction qui se réalisa , en effet , dans la personne d Adrien d'Utrecht, qui fut le P'P'1 Adrien VI. Léon X pardonna h Corneto, I"' en fit expédier des lettres d'abolition; mais celui-ci , qui avait avoué son crime plein consistoire , se voyant condamne

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avec le cardinal Solderin , h une amende de 10,000 écus, crut ne pas devoir se lier à la parole du Pontife. Il prit donc le parti, c'était en 1517 , de sortir de Rome , la noitf déguisé en moissonneur, et depuis on n'a jamais pu savoir ce qu'il était devenu. Plusieurs versions ont bien circulé, mais vagues et sans apporter aucune certitude. Suivant Pierius Valerianus, qui écrivait en 1534, le cardinal aurait été assassiné par son valet qui convoitait l'argent que Corneto portait sur lui. 'D'un antre côté, le P. 01doini rapporte que le Pape Léon X, ayant dégradé Corneto de la pourpre et de ses bénéfices, celui-ci craignit tant pour sa vie, qu'il s'enfuit en Thrace, où il mourut, sans

Îu'on ait su ni le jour ni l'année. Ce carioal, humaniste distingué, a écrit un traité, rempli de recherches savantes, dont le titre, De srhnone Latino, fait assez connaître l'objet, et qu'il dédia au jeune Charles d'Autriche, qui devait être un jour l'empereur Charles-Quint. Pour travailler à ce traité, il avait interrompu une traduction latine de la Bible des Septante. On doit encore à Corneto l'onvrage De ttra philosophia , imprimé a Cologne en 1548. Et, comme s'il devait réunir tous les talents, il était poëte aussi; témoin son traité De poelit; son poëme sur La chaise; un autre intitulé : lier Jutii 11, Pontifieis Romani ; des vers a la louange de la sainte Vierge, et la description du palais qo'il avait fait bâtir a«sez près du Vatican, lequel fut nommé Le patate anglais, parce qu'il le légua au roi d'Angleterre, et lequel a. depuis, appartenu a la maison de Colonne. — (Foy. Pierius Valeriakcs. De infelicitate litteratorum; — Oldoiji, Athen. Rom.; -Paul Jore, Vie de Léon X )

CORRA DINI db Sezza (Pierre Marcelli*), naqoit è Sezza. ancienne colonie romaiue au pays des Volsques, le 3 juin 1658. — Né avec un goût prononcé pour la jurisprudence, il s'y livra avec ardeur dès sa première jeunesse, et devint un des plus célèbres avocats de Rome. Il fut successivement auditeur du Pape, et préfet de la signature du concile; mais voyant que la confiance, qui lut était témoignée par le Pape dénient XI , lui suscitait des envieux , H se relira & Monlefiascone, où, libre des affaires, il reprit l'étude des belles-lettres et de l'histoire que ses occupations l'avaient force d'interrompre en grande partie. Il vivait dans cette retraite, lorsque Innocent XIII, rendant justice a son mérite, l'éleva en 17-21 au poste de dataire ; il faisait partie du conclave de 172», où fut élu Benoit XIII, et où loi-mémo recueillit plusieurs voix pour le souverain pontificat. Il mourut a Rome le 8 février 1743, dans sa 83* année.

On a de lui quelques ouvrages, savoir : I. Vêtus Latium profanum et sacrum, lova. I, in quo de Latio gentili agitur, Rome, 1704, infol. Le second volume parut dans la même vdle en 1707. C'est un ouvrage rempli d'érudition et de profondes recherches. Ou y voit que l'auteur est également versé dans l'antiquité profane et l'antiquité ecclcsias-

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tique. 11. De civitate et Ecclesia Setina, Rome, 170?, in-4*. C'est l'histoire de la patrie de l'auteur. — On lui attribue aussi une dissertation sur certains droits contestas entre l'empereur d'Occident et le Pape, /)* jureprecum primariarum, imprimée, en 1707 sous le pseudonyme du jurisconsulte Conradus Oligenius.

CORRA DO (Jacques) , Ferrarnis, créé en 1G52 par le Pape Innocent X, prêtre -cardinal du titre de Sainte-Marie au delà du Tibre, évoque de Jési, mourut en 1G66.

CORREGIO(Jérômk i>k 'était fils du prince de Corrégio, principauté d'Italie qui aujourd'hui fait partie du duché de Modène. Après avoir achevé ses études à Bologne, il embrassa la carrière ecclésiastique et se rendit à Rome. P<iul 111 le chargea d'une mission pour la France: en 1561, Pie IV le fit entrer dans le Sacré Collège , et, en 1569, le nomma à l'archevêché de Tarente. Envoyé par Pie V dans la Marche d'Anrône, pour y faire fortifier les places maritimes contre les Turcs, qui menaçaient d'y descendre avec une puissante armée, Corrégio s'acquitta de celte, mission avec intelligence ; et, après la mort du pontife, il fut l'un de ceux que propo- «èrent les cardinaux pour le remplacer. Il mourut quelques mois après, le 8 octobre 1572. (Voy. Sansovin; — Conso, Vie de Gilbert ///, seigneur de Corrégio.)

CORSI ( Dominique-Maris), évêque deRimini, né, en 1637, d'une des plus illustres familles de Florence, après avoir été clerc de la chambre apostolique , fut nommé auditeur de la même chambre, et promu au cardinalat , le 2 soptembre 1686, par le Pape Innocent XI , qui lui assigna le litre de Saint-Pierre in Monte aurea. Il mourut , dans son diocèse, le 9 novembre 1697, Agé de 61 ans.

CORSI (Cosme), né à Florence en 179S, archevêque de Pise, fut fait cardinal en 18i2 par Grégoire XVI. Son Eminence vil encore aujourd hui.

CORS1N1 (Pierre), naquit h Florence , d'une bonne famille. Reçu docteur en droit , il fut pourvu d'une charge d'auditeur du sacré palais, et ensuite de l'évêché de Volterre. En 1363, le Pape Urbain V l'envoya, avec le caractère de légat en Allemagne; il lui donna, a son retour, l'évêché de Florence, et, en 1370, l'éleva au cardinalat. La même année, Grégoire XI, qui résidait a Rome, tandis qu'Urbain V était à Avignon, nomma ce cardinal évêque de Porto. Depuis, Corsini s'attacha au parti de Clément VU , et mourut le 16 août 1405, à Avignon , où son corps fut déposé dans l'église des Au gustins. L'abbé Ughel dit qu'il fut depuis porté è Florence, et inhumé dans l'église cathédrale, où l'on voit encore son portrait et son épilaphe. Le cardinal Corsini a écrit les Vies de plusieurs Papes, et un livre où il indiquait les moyens de mettre fin au schisme. — Voy. Scipion Ammirato , Yesc. di Volt. ; — Uguelli, Italia sacra ; — Bzovius et Sponde, Annales ecclésiatt.; — Aueeby; — Vossio.J

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