‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 155 sur 457 · CH A · texte numérisé non relu

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de l'Eglise reçut le chapeau dans un consistoire nublic le 12; el le 16 du môme mois. Sa Sainteté lui assigna le titre presbyléral do Saint-Laurent in pane et ptrnn. Elle le plaça en même temps dans les congrégations du Saint-Oflice, des Evêques et des Réguliers, de la Discipline régulière et de celle de propagande jide. Cozza quitta son premier titre et opia celui de Sainte-Marie in Ara cœli le 20 janvier 1727. Il mourut à Rome le 18 janvier 1729, dans la 75' année de son âge, et la troisième de son cardinalat. Sos obsèques furent célébrées le surlendemain dans l'église de Saint-Baribélemy en l'Ile, des Mineurs observanls de Saint-François, dans le couvent desquels il faisait sa résidence, et le soir du même jour son corps y fut inhumé. Ce cardinal est auleurde plusieurs ouvrages de théologie, qu'il avait publiés en neuf volumes, avant sa promotion au cardinalat.

CRAMAUD, CRÊMAUD (Simon de), né è Cramaud, près de Rochechouarl en Poitou, était un prélat instruit, zélé pour le bien; et son mérite lui valut l'estime des Souverains Pontifes ot des rois. — Après avoir été mattre des requêtes et chancelier de Jeun de France, duc de Berry, comte de Poitou et d'Auvergne, et (ils du roi Jean, il posséda successivement les Eglises d'Agen, de Beziers, d'Avignon et de Poitiers. Benoit XIII, ayant été élevé a la papauté le 28 septembre 1394, transféra la môme année Pierre de Saint- Martial, évôque de Carcassone, è l'archevêché de Toulouse, et nomma en même temps, pour administrateur perpétuel de l'Eglise de Carcassone, Simon de Cramaud. Celui-ci prit une grande part à tout ce qui se fit <>rt France pour mettre fin au schisme qui affligeait l'Eglise. Il assista è l'assemblée des prélats qui se tint à Paris pour cet objet. En celle même année 1394, les docteurs de l'Université de celle ville le députèrent au roi Charles VI, qui était alors à Perpignan,

IK>ur lui faireseutir la nécessité de réprimer es entreprises de l'anlipape Benoît XIII. Cramaud se trouva a une autre assemblée composée de l'empereur Weiiceslas, de Charles VI, roi de France, de Charles III, roi de Navarre, des princes et des principaux seigneurs du royaume; et, eu celle occasion, il eut l'honneur de s'asseoir à la table de ces trois souverains. Il fui envoyé en Angleterre et en Espagne pour engager ces deux puissances à ne point reconnaître Benoit XIII. Enfin le roi el I Eglise deFranco le députèrent vers Benotl lui-mêmo, afin de l'engager dans l'intérêt de la paix publique, è renoncer au souverain pontificat. Simon de Cramaud, n'ayant pu l'y déterminer, publia un ouvrage afin de prouver la nécessité de refuser I obéissance à l'antipape. Ses travaux ne furent pas inutiles. Charles VI convoqua une uorabreuse assemblée de prélats et de docteurs, de laquelle Cramaud fil l'ouverture par un discours en français, où il exposa tout ce qui s'éiail passé depuis la mon de Clément VU, el conclut pour le refus d'obéissance à Benoit. Ces conclusions turent adoptées dans une tecondu assemblée.

où il fut résolu d'Oler è l'antipape la colla, lion des bénéfices, et tout exercice de son autorité. On envoya deux commissaires à Avignon pour signifier à Benoit relie résolution ; mais celui-ci n'y ayant aucun égnM, el prétendant mourir Pape, on tint encore b Paris, en 1406, une assemblée du clergé français, dans laquelle on choisit douio théologiens el canonistes, dool les uns parlèrent pour Benotl, les autres contre. Simon de Cramaud fui le premier qui parla; et il conclut pour le refus d'obéissance. Le refus d'obéissance fut enfin ordonné, en 1409, par le concile de Pise, ol le décret en fui lu publiquement par Simon de Cramaud, dans la neuvième session, tenue le 17 mars de la même année. C'est pendant la tenue de ce concile, et en rérom pense des services rendus è l'Eglise par ce prélat, qu'il fut nommé à l'archevêché de Reim«, el ensuite créé patriarche d'Alexandrie. En 1413, il fui H*iè au cardinalat par le Pape Jean XXIII 11 mourut en 1429. Jean B«*dy dit qu i! fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre de Poitiers, el il rapporte son épitaphe.

(Voy. Hisl. ecclésiastique et civile de Carcatsone, par In P. Bauges, in 4% p. 2f»f>;- Jeau Beslt. Evéquetde Poitiers, p. 19i> ; — Cmconils, t*n Joanne XXIII ; — Sroios, Annales; — Sainte -Marthe, G allia Ckristiana; — De put, Histoire du schisme.)

CKASSO (François), né a Milan, d'une famille noble et ancienne, fut d'abord avocat, puis conseiller au sénat, procureur généra du duché de Milan, et président au criai* nel. — S'étnnl fait connaître è l'empereur Charles-Quint, souverain du Milanais, il dovint conseiller intime de ce prince, dont il prononça, en 1559, l'oraison funèbre. Le Pape Pie IV, qui avait connu Crasso, et avait été à même de l'apprécier, l'appela à Rome, quand il fut veuf, el lui donna le gouvernement de Bologne. Crasso déploya dans fonctions les qualités d'un habile administrateur, el le Pontife le décora, en 1563. df In pourpre romaine. L«* nouveau canlintl mourut à Rome le 1" septembre 1566.

Son corps fui transporté a Milan dansl'églisM des religieux de bainl-François où sesfiU Pierre, Antoine el Hippolyte lui firent ériger un tombeau. (Voy. Aubery, Histoire itt cardinaux ; — Pstrauellario. )

CREQUY (Antoine de) sire de Cré'piy ai de Cauaples, prince de Poix, chancelier de Tordre du Saint-Michel, hérita des grand* biens de sa maison, après la mort de ses deux frères, et les laissa 5 Antoine de Bianchelort, fils de sa sœur. — S'é ant cons/un4 de bonne heure à la carrière ecclésiastique, il eut les abbayes de Suint Julien de Tours, de Seliucourl et de Valloires, en Picardie puis l'évêché de Nantes, qu'il permuta en 1501, pour celui d'Amiens. Le roi Cbarle* IX demanda pour lui un chapeau de cardf nal que lui accorda le Pane Pie IV le 12 mars 1565. Ce prélat s'attacha & son E^ise, à laquelle il acquit de grands biens, et m"u' rut, âgé de 42 ans, le 5 juin 1574, la mime année que le rvi Charles IX. Jacques Se*

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gui or, chanoine et chancelier d'Amiens prononça l'oraison funèbre de ce cardinal, dont le corps suivant quelques-uns, fut enterré dans l'église de l'Abbaye de Moreuil, près d'Amiens. Le prélat portait pour de» vise la colonne qui servit de auido nu peuple d'Israël, avec ces mots : Pri$ca lux, lux errta salutis. (Toy. La Morlièrb, Antiquités d* Amiens;— Aubert, Hist. des cardinaux ; — Fbizo*. Gallia purpuratn; — Sautb- .Nf autre, ('(ill. Christiana ; — Rivoire, Descriptions de la cathédrale d'Amiens.)

CRESCENTIO (Marcel) naquit à Rome, d'une famille noble et ancienne. Dès son jeune âge, il ût de grands progrès dans les lettres, et surtout dans la jurisprudence canonique et civile. — D'abord chanoine dans l'église de Sainte-MarieMajeure, puis auditeur de Rote, il fut nommé, par le Pape Clément Vil, a l'évêché de Marsico, dans le royaume de Naples.— Paul 111 le promut au cardinalat le 2 juin 15fc2. Crescenlio fut prolecteur de l'ordre de CIleaux, légat perpétuel è Bologne, évoque de Conserans, etc. Le Pape Jules III l'envoya, en qualité de «on légat, pour présider au concile de Trente, et il y présida à cinq sessions, la onzième, la douzième, la treizième, la quatorzième et la quinzième. Cette dernière, qui finit en 1552, était loin de la clôture de ce concile, puisque la clôture du concile de Trente n'eut lieu que douze ans plus tard, i*n 1564. Crescontio demeura malade a Trente. On publia que sa maladie était venue de ce qu'après avoir travaillé presque toute la nuil du 26 mars pour écrire au Pape, comme il se levait de son siège, il s'imagina voir un chien qui ouvrait effroyablement la gueule, et qui lui parut, les yeux eo feu et les oreilles baissées, prêt à se jeter sur lui comme s'il eût été enragé. Crescentio aurait appelé ses valets, demandé de la lumière; mais ce chien ne se serait pas trouvé : de sorte que le cardinal, épouvanté, tomba dans une grande mélancolie, et, de cette mélancolie, dans uue maladie qui lui lit désespérer de sa guérison, bien que ses «mis et ses médecins l'assurassent qu'il n'y avait rien à craindre. Quoiqu'il en soit do ce récit, qui ressemble à un conte, le cardinal mourut à Vérone le 1" juin 1552. Son corps fut transporté à Rome. (Voy. Ughelli, tiali* sacra ; — Bzovius et Sposde, Annula;

— Aubert, Hist. des cardinaux; — de Tbou, I. v. vin, ix; - Slbidas liv. xxiu; — n'Aumg«e, I. i; — La Rochepozat, Nomencl. tard.; — ViCTORBLLt.)

CRESCENTIO (Pierre-Paul), Romain, créé, en 1611, par le Pape Paul V, prélrecaniioal du liire des SS. Nérée et Achillôe, puis évéque de Porto, mourut en 16V5.

CRESCENTIO (Alexandre), Romain, maître de chambre du Pape, patriarche d'Aletaudrie en 1670, d'Antioche en 1671, fut nommé cardinal du titre de Sainl-Prisque, par le Pape Clément X, le 27 mai 1(375, évéque de Loretle et de Recanali en 1676.

- En célébrant la Messe le 7 mai 1688, il tomba en apoplexie, mourut le soir, Agé de

Dicno**. des Cabdijucx.

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81 ans, et fut inhumé en l'église de Saint- Philinno de Néri.

CRESCENZI (Marcel), Romain, nonce en France, fut fait cardinal en 17W, car, le Papa Renott XIV.

CRESCINI. — Nous lisons dans l'Ami de la religion du 12 août 1830.

« On apprend de .Montefiascone ia nouvelle de la mort de M. le cardinal Crescini, arrivée dans celte villo le 21 juillet. M. Rémi Crescini était né a Plaisance le 5 mai 1757; il entra de bonne heure dans h congrégation des Rénédictins du Monl-Cassin, et après avoir fini le cours de ses études, il fut employé pendant quinze ans à professer la philosophie et la théologie dans la maison de son ordre. Nommé a la chaire publique de droit canonique à Parme, il la remplit avec distinction pendant (renlo ans, jusqu'à ce qu'il obtint sa retraite et le litre de vice-recteur de l'université do Parme. Il gouverna en môme temps en qualité d'abbé le monastèro de Saint-Jean l'EvangiMisle à Parme , et dirigeait aussi le collège dus nobles qui était confié à son institut. Parvenu aux premiers honneurs de sa congrégation, il avait été destiné au cardinalat par Pie VU; et Pie VIII, qui connaissait son mérite et ses vertus, le nomma cardinal lo 27 juillet 1829. Déjà Léon XII l'avait promu à l'évêché de Parme le 23 juin 1828. Une grande maladie que le cardinal avait essuyée cet hiver, l'avait empôchéde venir plus tôt h Rome pour y recevoir le chapeau. Enfin, il y arriva au mois du mai dernier, et reçut la chapeau dans le consistoire du 5 juillet On le sollicitait de prolonger son séjour; mais, pressé de retourner au milieu de son troupeau, il partit le 17 juillet, voyageant à petites journées. L'affaiblissement de ses forces le contraignit de s'arrêlor, le 19, à Montefiascone, où il est mort au bout de deux jours, muni de tous les secours de la religion, qu'il reçut en parfaite connaissance et avec de grands sentiments de piété ; ce cardinal était un des membres les plus distingués du Sacré Collège. »

CR1BELLI (Alexandre), Milanais, évéque de Cariati, fait cardinal par Pie IV en 1505, mourut en 157V.

CR1SPO (Tiberio) naquit à Rome le 31 janvier 1498. — Son esprit et sou érudition lui ouvrirent la maison du cardinal Farnèse. Ce prélat, ayant été élevé au pontifical sous le nom de Paul III , couûa des emplois importants à Crispo , et le revélit de la pourpre sacrée en décembre 15ifc.Le nouveau cardinal fui ensuite pourvu de l'archevêché d'Amalfi , des évêchés de Sutri, de Sabine, etu , ei mourut à Sulri le 6 octobre 1566 , dans la soixante-neuvième année de sou âge. (Voy. Aobert , Histoire du cardinaux; — Victorblli ; — Petramellarius.)

CR1STALD1. — Nous lisons dans F Ami ds ta religion du 29 mars 1831 :

« Le cardinal Bélisaire Cristaldi, qui vient de mourir, était né à Rome le 11 juillet 176%, do la famille des barons de Noha. Elevé au collège romain, il nril les degrés de docteur

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