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auprès du roi de Caslille, le fit son premier 4 ; — Ciaconius ; — Albert, Histoire des ministre, et, en 1476, obtint pour lui du Pape cardinaux.)
Sixte IV, le chapeau de cardinal. Une si grande faveur lui attira dos envieux. Le prince, fils d'Alphonse V, et son successeur sous le nom de Jean II, conçut entr'autres une haine violente contre ce favori. Un jour que la cour se trouvait à la maison royale de plaisance d'Almereim, le prince monta a cheval pour se promener, {dit au cardinal de le suivre, puis se séparant de son escorte, il s'arrêta au pont d'Alpiaca. Là, après s'être répandu en reproches amers contre da Costa, il finit par le menacer de le faire jeter'dnns la rivière par quatre valets de pied, ajoutant que rien n'était plus facile que de persuader au roi que lui, da Costa, s'était noyé en passant la rivière. Dès ce moment, le cardinal prit la résolution de se retirer à Rome, ce qu'il exécuta en 1480, sans en bvoir informé personne. Le bonheur, qui l'avait accompagné en Portugal, le suivit à Rome. Sixte IV le nomma son légat à Venise ; et après la mort d'Innorent VIII, il eut un certain nombre de voix pour être élevé à la papauté. Mais il céda à Alexandre VI, à condition néanmoins qu'il aurait la direction des alfaires du Portugal, aiin de pouvoir se venger du prince qui l'avait offensé ; ce qu'il fit en plusieurs rencontres. On dit que le roi Jean 11, au lit de la mort, se repentit de la haine qu'il avait vouée au cardinal, et qu'il lui en demanda pardon publiquement. Le roi Emmanuel, moulé sur le trône en 1*95, chargea le cardinal da Costa de rendre, eu son nom, l'obédience au Pape Alexandre VI. Il l'invita mémo è retourner à Lisbonne, pour l'aider de ses conseils ; mais le grand Age do prélat le retint à Rome, où il ne fut lias, d'ailleurs, inutile au roi, son maître. Il était le plus riche ecclésiastique de son temps; car outre un grand nombres de bénéfices, dont la mémoire ne s'est pas conservée, il eut plusieurs évêchés: ceux d'Alhano, de Porto et de Vellelri, comme doyen du Sacré Collège. Eu Portugal, il possédait les deux seuls archevêchés qu'il y eût alors en ce royaume, ceux de Braga et de Lisbonne, avec les évêchés de Porto et de Vizeu, sans compter celui de Ceula, en Afrique : il jouissait en même temps de huit abbayes de l'ordre de Saint-Benoit, de deux de Saint-Augustin, et de six dans l'ordre de Clteaux. Il possédait encore les doyennés des chapitres de Braga, de Lisbonne, de Porto, do Laroego.deGuardn, de Vizeu, de Silves, de Burgos, avec le bénéfice de chantre de la dernière cathédrale; il avait aussi une abbaye a Venise, et la seule abbaye qu'il y eût au royaume de Navarre, outre la seigneurie séculière de la villed'Arpanîca, qui était d'un revenu considérable. Après avoir joui de tous ces bénéfices différenta, il y reuonça quelques années avant de mourir. Il mourut à Rome, âgé de cent deux ans, le 14 septembre 1508. et fut enseveli a Notre-Dame de Popolot dans une chapelle qu'il y avait fait ériger. (Voy. Car val ho dk Parada, Vida do thesoureiromor Bartholomto da Co$ta (parent du cardinal), dialog.
COSTA DE AR1GNANO (Balthazar Gaktah-Victor-Marib), néà Turin en 1737, et archevêque de cette ville, fut fait cardinal narPie VI en 1789. Il mourut en 1796.
COSTAGUTI ( Jban-Baptistb), Romain, doyen des clercs de la chambre, élevé au cardinalat le 13 février 1690, par le Pape Alexandre VIII, qui lui donna le titre do Sninle-Anaslasie, mourut è Rome le 8 mars 1704, d'une attaque d'anloplexie. Agé de 78 ans, et fui inhumé en l'église de Sdint-Charle* de Calinari.
COTHURNO (Barthblbmi db), Génois, renonça à ses biens, qui étaient considérables, pour entrer dans l'ordre de Saint- François, où il se fit remarquer par son savoir et par son taleut, pour la prédication. Son mérite Péleva à l'archevêché de Gêne*, et ensuite au cardinalat, auquel il fut promu par Urbain VI, le 16 septembre 1378. — Quelques années après ce Pape, l'ayant soupçonné de trames contre sa personne, le traita avec dureté. Charles de Durazzo roi de Naples les réconcilia ; mais ce ne fut pas pour longtemps. Les soupçons du Pape se renouvelèrent ; il crut que Colhurno voulait attenter à sa vie; il en eut quelques indices, qu'il crut fondés. Pour prévenir ce qu'il craignait, il fit arrêter Colhurno a Luceria, dans le royaume de Naples, le 11 janvier 1385, et lui fit donncV la torture :1e cardinal, sous la pression de la douleur, avoua la conspiration. Après cet aveu, Urbain le fit noyer, a Gênes, avec quatre autres cardinaux, ses complices, au mois de décembre de la môme année, On lui attribue, l.Summa theologica ; II. PoitUla sermonum iacrorum; III. Commenlar. inConticum cantieor.; et quelques autres nuvrages.(Koy. Wading, Annales A/mer. ; — Jokcblin, Etog. tard. ord. min.)
COTI (Vincent), Polonais, archevêque de Gncsne, primat de Pologne, fut créé cardinal, eu 1444. par l'antipape Félix V.
COURCELLES (Thomas db ). Français, chanoine Je l'église de Paris fut fait cardinal en 1444, par l'antipape Félix V.
COZZA (Baltbasar), Napolitain, archidiacre de Bologne, crée, en 1402, par le Pape Bonifflce IX, prêtre-cardinal du titre de Sainl-Eustflche , fut Pape sous le nom de Jean XXIII. S 'étant démis de la papauté, il fut nommé par Martin V doyen des cardinaux et mourut en 1419.
COZZA (Laurent), né à Saint-Laurent de la Grotte, dans le diocèse de Monlefiascone* le 31 mars 1654, entra dans l'ordre des religieux Mineurs du l'étroite observance de la règle de Saini-François,sous le nom de frire François Laurent de Saint- Laurent. — Après avoir passé par les emplois de professeur en théologie, de gardien de la Terre-Sainte, et de vice-commissaire, il fut élu ministre général le 15 mai 1723. Il remplissait ces fonctions lorsqu'il fut élevé au cardinalat, le 9 décembre 1726, par lo Pape Benoit XIII, qui ie même jour lui donna la barrejtle avec le cérémonial accoutamé. Le .nouv&m jv-ime