FAC
vulgairement Varchidiacre de Flandre, était né a Suisy, village voisin de Laon. — D'abord archidiacre de Bruges, dans l'église de Tournay, il jouit ensuite de la confiance du roi Philippe le Bel, qui le fit garde dos sceaux en février 1290, puis son chancelier après Pierro Flote, depuis 1308 ;usqu'en 1301. Créé cardinal par le Pape Clément V, le 13 décembre 1305, il mourut à Avignon le 10 décembre 1311, et fut inhumé en l'abbaye de Saint-Jean de Laon, où se voyait son épitaphe. (Voy. Bertrand Gui, Vie de Clément V; — Lapeirb ; — Bouchbl ; — Go-
DEPBOT.)
ETIENNE AUBERT, Français, évêque de Clermonl, créé, en 1342, par le Pape Clément VI, prôlre-cardinal du tiire de Saint- Jean et de Saint-Paul, grand pénitencier de l'Eglise, évêque d'Ostie, fut Pape sous le nom d'Innocent VI.
ETIENNE, surnommé de Paris, chanoine, puis évêque de cette ville, naquit à Viirysur Seine de parents sans fortune. — Duehêne l'appelle Etienne de Poitty; mais il est certain qu'il a toujours porté le nom de la ville où il fut très-longtemps chanoine. Les lettres du Dauphin Charles, depuis Charles V, le nomment Etienne de Paris clerc, conseiller et maître des requêtes. Ce
Êriuee se chargea de négocier le traité de réligny qui avait pour objet la délivrance du roi Jean, mais qui ne reçut point d'exécution puisque le roi prisonnier mourut en Angleterre. Etienne, qui étsit un des six maîtres des requêtes existant alors, fut placé, en 1363, sur le siège de Paris, après Jean de Meularit, et, a la sollicitation du roi Charles V, il obtint un chapeau de cardinal que le Pape Urbain V lui doona en 1368. Grégoire XI appela auprès de lui, è Avignon, le cardinal Etienue, qui y mourut en octobre 1373. Son corps fut transporté à Paris.inhumé dans le chœur de Notre-Dame, où l'on voyait ses armes avec son épitaphe.
(Voy. Ducbeie, ttitt. dei cardinaux tt de» Pape»;— Fmzoïf, Gall. purp.; — Dcbskvl, Antiq. de Pari»; — Sainte Martor, Galiin Christ.; — Blanchard, Hi»t. de» maitrtt dtt requête».)
ETIENNE DE SAINT-SÊVER1N, Napolitain, nommé diaerp-cardinat par le Pape Urbain VI. remit l<> chapeau et se maria.
ETIENNE PAI.OSI, Romain, évêque de Todi, créé en 1385, par le Pape U'bain VL prêtre-cardinal du litre do Saint-Marcel et arciiiprêlre de Sainle-Marie-Majeure, mourut en 1398.
ETIENNE, Italien, général de l'ordre des Si-rviles, fut créé, en 1430 ou 1426, prêtrecardinal du titre de Saint-Marcel, par Martin V, Pape de 1417 è 1431, et qui créa dixhuit cardinaux.
ETIENNE DE VARAS, Hongrois, archevêque de Colocza, créé en 1464 par le Pape Paul II prêtre-cardinal du titre des Saints Nérée et Achillétf, mourut en 1471.
EUGÈNE III, précédemment Pum BERNARD, né à Pise, était religieui de l'ordre de CIteaux, disciple de saint Bernard et abbé du monastère de Soinl-Auaslase, hors des murs de Rome. — Il fut élu Pape le 25 février 1145, le jour môme de la mort du Pape Luce 11. ( Foy. le Dictionnaire dtt Pape».i
EUGÈNE IV (Gabriel CONDOI.MERIO), fils d'Angelo Condolmério. d'une famille roturière de Venise, était, du rôlé maternel, petit-neveu du Pape Grégoire Xll. D'abord chanoine de la congrégation d« Seint-Gwirge in Alga, puis évêque de Sienne, et cardinal en 1408, il se trouva au concile de Constance , fut légat dans la Marche d'Ancône, et succéda, le 3 mars 1431, h Martin V. (Vos. le Dictionnaire de» Pope».)
EX HI. Ml NUS DAHA, Espagnol, fut crtt, en 1409, par l'antipape Benoit XIII, prélrecardinal du litre de Saint- Laurent in Luma.
FABRI (Jban) était Dis de Pierre Fabri, qui possédait des propriétés dans le Limousin, et il naquit è Maumont dans la même
firovince. — Il fut fait, en 1364, doyen da 'église d'Orléans , et le Pape Urbain V lui conféra, en 1369, l'évèché de Tulle, eu Limousin. Grégoire XI, son compatriote et son parent, ayant succédé dans 1 évêché de Rome à Urbain Y (le Pape résidant à Avignon), le créa» en 1371, cardinal- prêtre du titre de Saint-Marcel. Jean Fabri mourut à Avignon le 6 mars 1372. — [Voy. Balozb, Hittoria Tatell.t p. 206, 306 et 722; lo., Vitct Paparum Avenieniium, p. 1092.)
FABROM (Charlbs-Auoustin), né à Pistoie, en Toscane, le 28 août 1651, fut nommé secrétairedea mémoriaux en juillet 1691 , par le Pape Innocent Xll , qui, en septembre 1695, lui donna aussi In charge de secrétaire de la congrégation de Propaganda Fide. —
Il exerçait cette dernière charge lorsqne le Pape Clément XI le promut au cardinalat le 17 ma,i 1706. Le titre de Saint-Augustin lui fut assigné le 25 juin suivant. Il fut encore
Kréfet de la congrégation de l'Indice, met»re de presque toutes les autres congrégations de la cour de Rome, protecteur des chanoines de Saint-Jean de Latran, et de h congrégation régulière de Vallombreuse.il mourut è Rome le 19 septembre 1727, dans la soixante et dix-septième année de soi» âg» et la vingt-deuxième de son cardinalat; il fut inhumé dans l'église de son titre.
FACCHINETT1 (Jean-Antoine). Bolonais, évêque de Nicastro, patriarche de Jérusalem, créé, en 1583, par Grégoire XIII, l'* Ire-cardinal, fut Pape sous le nom d'Innocent IX.
FAt.CHINETTl (Antoine), Bolonais, créé, en 1591, par lePajie Innocent IX, son granu-
m FAL DES C
n»cle, niacre-cardioal du titre des Quatre- Saints-Couronnés, mourut en 1606.
FACHINETT1 (Cbsab), né è Bologne le 17 septembre 1608, éleit petit-neveu du Pape Innocent IX, et le dernier de sa maison. — Après avoir été nonce en Espagne, secrétaire de la congrégation des Evêques et des Réguliers, il fut nommé, le 13 juillet 1643, par le Pape Urbain VIII, cardinal du titre des Quatre Saints-Couronnés. Pourvu successivement, des cvéchés de Sinigaglia , de Spolète, d'Albe, de Frascali, de Palestine, de Porto, il mourut évêque d'Ostie et de Vellelri, doyen des cardinaux, le 31 janvier 1683, dans la soixante et quinzième année de son âge, et fut inhumé h Sainte-Marie detlu Scala des Carmes déchaussés.
FA I DIT D'AIGREFEUILLE, Français, évôipie d'Avignon, créé, en 1383, par l'amipapo Clément VII, prêtre-cardinal du titre de Saint-Sylvestre et de Saint-Martin aux Monts, mourut en 1390.
FALCONIEIU (Lblio), an bevêque de Thèbas, fut nommé nonce en Flandre. Mais on ne voulut pas l'y recevoir, parce qu'il avait séjourné trop longtemps è Paris, lorsqu'il passait par cette ville pour se rendre à Bruxelles. — Promu, en 16(3, parle Pape Urbain VIII, au cardinalat, avec le titre de Sainte-Marie du Peuple, depuis légat a Bologne, il mourut à Viterbe le 17 décembre
FALCOMERI (Albxandbb), Romain, né le 8 février 1657, clerc de la chambre apostolique en décembre 1701, auditeur de Rote le 23 février 1707, fut, le 21 juin 1717, dét aré gouverneur de la ville de Rome et de son district, et vice-camerlingue de l'Eglise romaine. — Il reçut le bâton de commandement, et prit possession de cette charge le 25 du même mots. Il y fut maintenu sous le* pontificats d'Innocent XIII, et de Benoit XIII. Ce dernier le r.evôtit de la pourpre sacrée le 11 septembre 1724, fit la cérémonie de lui donner le chapeau le 16 suivant, celle de lui fermer la bouche le 27 du même mois, et de la lui ouvrir le 20 novembre de la môme année; il lui assigna ensuite le titre diaconal de Sainte-Marie de l'Echelle, dont il prit possession le 14 décembre. Déclaré prolecteur de la vénérable archiconfrérie de Sainte- Marie de l'Oraison en février 1726, de l'égl i se et du collège des Ecossais a Rome, en 1727, il mourut dans celte dernière ville le 26 janvier 1734, d'une inflammation de poitrine, après cinq, jours de maladie, dans la 77* année de son âge, et la dixième de son cardinalat.
FALCOMERI MELLlNl (Chiabissimo), né i Rome en 1794, archevêque de Revenue, fut fait cardinal en 1838, par Grégoire XVI, Son Eminence vit encore a l'heure où noua écrivons.
FALKENSTEIN (Eusoji db), Allemand, archevêque de Trêves, nommé prêtre-cardinal en 1385, par le Pape Urbain VI, n 'accepta pis, et mourut en 1388.
FA LZACAI'PA (Jban-Frajiçois), né a Cornélo eu 1767, évêque d'Ancône, fut fait car*
IDINAUX. FAR 890
dinnl par Pie VII en 1823. Il mourut en 18*0.
FANTUZZI (Gaétan), né à Ravenne en 1708, fut fait cardinal pnr Clément XIII en 1759. Il mourut en 1778.
FARB (Annb-Locis-Hbxri db la) , petitfils du spirituel marquis de la Fare, a qui J.-B. Rousseau adresse une de ses odes, naquit, en 1752, au diocèse de Luçon. — Il fit des études brillantes au collège Louis le Grand , sous la surveillance particulière de l'abbé Labdan, le même qui fut dans la suite précepteur du duc d'Enghien , mort si héroïquement , en 1804 , dans les fossés de Vincunnes. Ayant reçu la prêtrise, il fut nommé, en 1775, grand vicaire de l'évêque de Dijon et doyen do la Sainte Chapelle de celle ville. En 1784, il fut l'élu général du clergé aux Etats de Bourgogne , ce qui lui donnait une part importante à l'administration de cette province. Dans ce* fonctions qu'il remplit jusqu'en 1787. l'abbé de la Fare sut mériter l'estime publique. Ces fonctions, qui le mettaient en évidence , le firent appeler à l'assemblée des notables de 1787. C'est en celte mémo année qu'il fut nommé & l'évôcbé de Nancy. Député par le clergé de son uouveau diocèse aux états généraux, il prononça, è In Messe du Saint* Esprit, le discours d ouverture de cette célèbre assemblée. Quand les étals généraux se furent constitués en assemblée nationale, il fil partie de la, minorité, et s'éleva avec force, le 13 février 1790, contre la suppression proposée des ordres religieux , demandant que la roligion catholique, apostolique el romaine fût , séance tenante , déclarée la religion nationale. Ou sait comment fut repoussée celle proposition. Il se prononça contre l'admission des Juifs aux droits de citoyens actifs, et signa, avec ses collègues, V Exposition de$ principes sur la constitution civile du clergé. Après avoir fait preuve de talent et de zèle pour la religion dans le sein de l'assemblée constituante, il se relira è Trêves, dans les Etats de son métropolitain, l'archevêque- électeur, d'où, le 26 mai 1791, il adressa.au clergé el aux fidèles du diocèse de Nancy, une Instruction pastorale a l'occasion du schisme naissant. A la fin de 1792, il partit pour Vienne , et devint le chargé d'alfaires de Louis XVIII et des princes français en 1795. C'est en celte môme année qu'arrivait à Vienne la fille de Louis XVI, à> qui son échange avec les commissaires de la convention avait ouvert les portes de la prison du Temple. M. de la Fare fut choisi pour être l'aumônier de celte princesse , et pour négocier son mariage avec le duc d'An» goulême, son cousin. L'Angleterre accordait des subsides à l'armée de Condé ; M. de la Fare se chargea encore de distribuer aux ayant-droit la portion qui leur revenait. Il fut alors en bulle à des accusations au-dessus desquelles l'élevait la noblesse de son caractère. En 1814, l'évêque de Nancy rentra en France avec les princes, dont il avait partagé l'exil» et qui recouvraient leur splendeur. Il fui charge de plusieurs missions de coo-