‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 181 sur 457 · FAR · texte numérisé non relu

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fiance , cl eut part a leur» foreurs. Il était

ftremier aumônier de la duchesse d'Angouême, quand , le 17 janvier 1815, il fut un des commissaires chargés de faire exhumer du cimetière de la Madeleine, puis ensuite transporter dans les caveaux de IVglise de Saint-Denis, les restes de Louis XVI et de M i rie-Antoinette. En 1817, il fut nommé archevêque de Sens , et successivement pair de France, commandeur des ordres du roi et ministre d'Etat. Le cardinalat ne pouvait lui manquer; il y fut porté, en 1823, par Pie VII, qui mourut peu après. La même année , le nouveau cardinal usait de son droit dans le ronrlavc on fui élu Léon XII. Lors du sacre de Charles X a Reims , en 1823 , ce prince voulut que le cardinal de la Fare prononçât le discours par lequel s'ouvraient les cérémonies. Ce fut un rapprochement remarquable, et qui n'échappa à personne, que le môme homme qui avait , en quelque sorte ouvert les états généraux de 1789, prélude des malheurs de Louis XVI, se trouvait encore chargé de prendre le premier la parole a une fête qui allait consacrer le frère de Louis XVI. En 1829 , après la mort de Léon XII, le cardinal retourna è Rome pour prendre part aux travaux du conclave, d'où ' sortit Pie VIII. Dans cette assemblée, comme dans le précédent conclave, il sut gagner l'estime de ses collègues, et défendre les intérêts français qu'il ne séparait pas de ceux de la religion. De retour à Paris» il y mourut a la fin de la même année.

FARCIS (de). — Voy. Raymohd.

FAR1GNANO (Thomas de), général des Cordeliers, naquit è Farignano,dans le territoire de Modène, d'une famillè originaire de Bologne. — Après avoir pris l'habit dans l'ordre de Sa inj- François, il fut choisi pour v enseigner la théologie dans l'université !de Bolognp, prêcha dans les principales chaires de l'Italie, exerça les premières charges de son ordre , et fut entin élu général en 1368. Quelques religieux, jaloux.de «on élévatiou, ou mus par d'autees motifs , l'accusèrent d'hérésie devant le Pape Drbaiu V, qui nomma des commissaires pour l'examiner.

Son orthodoxie fut reconnue de tout le monde, et le Pape Grégoire XI en fut si convaincu, qu'il lui conféra, en 1373, le patriarchat de Grado ; c'est une ville d'IMyrie, où fut transféré , vers 568 , le patriarchat d'Aquilée. Ce Pontife lui confia aussi des affaires délicates, et n'eut qu'a s'en applaudir. Pour l'en récompenser, Drbain V lui donna, en 1378, le chapeau de cardinal. Thomas continua de rendre de bons services au Saint-Siège , et mourut à Rome en 1381. {Voy. Wading., Annales Minor.; — Cuco- NIUS ; — Uohei.li ; — Aubbry.)

FARINIER (GcilladmeJ , de l'ordre de Saint-François, né a Gourdon, dans le diocèse de Cahors , fut un des plus savants hommes de son temps. — Après avoir achevé ses études à Toulouse , il prit le bonnet de docteur, et fut élevé dans son ordre aux premières charges. Il exerça celle de provincial en Guyenne, et, peu anrè?, il fut nommé

général dans le chapitre assemblé, en l&H, a Vérone. Lui-même en tint deux célèbres, à Lyon en 1351 , et à Assise en 135V. Dam ce dernier, on résolut de s'attacher strictement aux constitutions de saint Bonaventure : ce sont celles qu'on a nommées depuis les Constitutions de Guillaume Farinier, quoique ce général n'y eût contribué que par le soin de les faire observer. Il reçut, en 1350, du Pape Innocent VI, le chapeau de cardinal ; fut pourvu depuis d'un prieuré dans le diocèse de Pamiers , et mourut, en 1361, a Avignon, où il fut inhumé dans l'église de son ordre. Il avait écrit plusieurs ouvrages, et, entre autres, un sur le change et sur l'usure. ( Voy. Bosquet, Vita noeentis VI ; — Wadingub , Annal. Minor.; — Faizoït , Gall. pur p.; — Acbbhy, Mit. des eard.; — la Rochepozay, NomeneU; -

OM'HHHE )

FARNÈSE (Alexandre) , né le 29 février H68, nommé cardinal, en H93, par le Pape Alexandre VI , ceignit la tiare sous le nom de Paul III, en 1534, et mourut le 2 novembre 1549 , dans sa quatre-vingt-unième année. {Voy. le Dict. des Papes.)

FARNÈSK (Alexafcwre) était le fils aîné de Pierre Louis Farnèse , duc de Parme et de Plaisance, et de Hiéronyme des Drsins, dame distinguée par sa piété et par son mérite. Né à Rome le 7 octobre 1520, il ; commença ses études , et alla ensuite les achever a Bologne. — Il montra dès soo enfance tant de piété et de modestie, que le Pape,, Clément VII lui donna l'évêché de Parme ; peu après, le 18 décembre 153V, âgé de 1* ans, il était élevé au cardinalat par son aïeul paternel Paul III. L'année suivant", il fut archevêque d'Avignon; en 1556, archevêque de Monréale, en Sicile, puis, honoré du litre de patriarche de Jérusalem, et devenu le doyen des cardinaux, il pass» successivement à plusieurs évéchés. L'empereur Charles V disait que si tout le Sacré Collège était composé de grands hommes tels que Farnèse, ce serait l'assemblée du monde la plus illustre et la plus augusle. Le Pdpe Paul III employa ce cardinal eo diverses légations , eq France, en Allemagne, dans les Pays-Bas ; il aurait voulu concilier les intérêts opposés do François 1" et du Charlos V; mais la politique de ce dernier rompit les mesures les plus sages du Saint- Père. Le cardinal Farnèse vécut avec honneur et avec gloire sous plusieurs pontificats: il fut le père et le protecteur des gens de lettres ; il avait coutume de dire qu'il ne trouvait rien de plus insupportable qu'un soldat sans courage, et un ecclésiastique ignorant. Il sauva d'un grand danger son petit-neveu Ranuce, depuis duc de Parme. Le Pape Sixte V, après avoir renouvelé les défensos de porter des armes cachées , fui averti que le jeune prince avait sur lui «les pistolets ; il le (il arrêter dans une des salles du palais ponlilical, au moment où il se présentait à l'audience. Le cardinal Farnèse, son grand-oncle , mit tout en œuvre pour obtenir sur-le-champ son élar«isseiueol ;

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