‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 183 sur 457 · FI R · texte numérisé non relu

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quâl d'activité el «Je capacité pour les affaires-; il avait signalé ses talents quand son devoir l'exigeait, et dans plusieurs occasions importantes. Ce saint prélat mourut h nome le 24 août 1716, dans le monastère do Sainte-Sabine, qu'il avait institué son héritier; il s'y était fait une retraite, el y fut inhumé.

FERRARO (Jean Baptiste), né à Modène.

après avoir terminé ses études, se rendit h Rome, y acheta une charge dans la chancellerie, et s'insinua dans les bonnes grâces du cardinal Borgia , vice-chancelier de l'Eglise, qui lo chargea de différentes missions. •— (juand ce cardinal eut été élevé à la papauté sous le nom d'Alexandre VI, il nomma Ferraro dalaire, puis référendaire , régent de la chancellerie, lui donna l'évôché de Modôtie, l'archevêché de Capoue, et enfin le chapeau de cardinal en septembre 1500. Cette élévation ne satisûl pas la cupidité de Ferraro, h qui la soif du gain fit commettre toutes sortes d'exactions. La chancellerie, disent les historiens, était devenue un antre de brigandage; il n'épargnait personne; tout lui était de bonne prise. Les poètes, ses contemporains, et Pasquin , ne tarissaient pas sur son avidité et sur ses concussions. Le 27 juillet 1502, on le trouva mort dans son lit. César Borgia et ses complices furent accusés de cette mort, el regardés comme les instruments de la justice divine. Après s'être servis du valet de chambre du malhoureux cardinal, pour lui faire administrer du poison, comme il l'avoua depuis, dit-on, sous le pontificat de Léon X, ils enlevèrent sa succession qui valait plus de quatre-vingt mille écus, laissant è François Ferraro, frère du mort , le soin de faire transporter son corps à Modène, où il fut inhumé. (Voy. *Guichardin , Hi$t.% I. vi; — Uohelli, Italia sacra; — Bzovius ; — Garimbeat; — Cucomos; — Aubery.)

FEHREMO (Antoine), né a Savone, dans .es Etats de Gênes, d'une basse extraction, fut d'abord écuyer du cardinal de Récanati, puis entra dans la maison du Pape Jules II, qui le fil protonolaire et son maître -d'hôtel.

— Il eut ensuite les évôchés de Noie, de Gubio, de Pérouse, et fut enfin élevé au cardinalat en 1505. Plusieurs cardinaux, qui le connaissaient bien, s'opposèrent vainement a sa promotion. Le Pape eut bientôt lieu de s'en repentir, car Ferrerio, ayant été envoyé, en qualité de légat, à Bologne, y exerça une tyrannie incroyable sur les habitants, en fit mourir plusieurs, et leur extorqua, dit-on, jusqu'à trente mille ducats d'or. On ajoute même qu'il avait voulu attenter à la vie du Pontife, qui le fit arrêter, et fit vendre ses meaMes pour indemniser les victimes de ses extorsions. Ferrerio mourut de chagrin bientôt après, le 13 juillet 1508. [Voy. Garimbert, lltst. du card.t I. iv ;— Albert;— Omjphhe;

— Ugheili.)

FERRERIO (Vinrent), évêque d'Alexandrie et de Verceil, fut fait cardinal en 1729 par Benoîl XIII.

FERRERO {Jea*-Etieîhe) naquit à Bicllj,

en Piémont. — Sa famille élait une brandie de celle d'Acciaïoli, de Florence, qu'elle quitta pendant les guerres civiles des Guelfe* et des Gibelins, pour aller se fixer dans la Lombardie. Jean-Etienne se fit remarquer par de grands progrès dans les lettres, et par sa piété. D'abord auditeur de Rote, ensuite évêque de Verceil, puis de Bologne, il fut, en 1500, promu au cardinalat par le Pape Alexandre VI. Ce prélat distingué, qui se plaisait dans la société des savants, mourut le 5 octobre 1510, dans la trente-siiième année de son Age. Il a écrit les Décisions de la Rote, ci fiit composer par Paris Grazzi, chanoine de Bologne, depuis évêque de Pcsaro, le Cérémonial des cardinaux. (Voy. Si- Goitics, De epiteopii Bononiensibus, I. iv ; — Uohelli ; — Aubebt; — Denys Smo.i, Biblioth. des auteurs de droit.)

FERRERO (Bomfacb), frère du précédent, fut revêtu de la pourpre par Léon X, la 1" juillet 1517. — Par cette promotion, le Pontife voulait témoigner à Sébastien Ferrero, père de Boni face, sa reconnaissance des services qu'il lui devait. On appela alors le nouveau cardinal le cardinal d'IWe, parce qu'il était évêque de celte ville. Il le fut ensuite de Nice et de Verceil. Il se trouva aux élections d'Adrien VI, Clément VII et de Paul III. Ce dernier le destinait pour présider le concile qui avait été indiqué à Viceoce, et qui fut tenu è Trente. En attendant, il l'envoya, avec te caractère de légat, à Bologne, où Ferrero fonda un collège pour les gentilshommes de Piémont' sans fortune. Ce cardinal fit d'autres fondations pieuses, el mourut i Rome le 2 janvier 15i3. (Voy. Bembo, Epi$t., I. ix, episl. 37; I. xv, epist. M ; — Guichardir ;-tOnuphre; — Acbbrt; — Uohelli-)

FERRERO (Pibrre-François), né è Biella, en Piémont, élait fils de' Geoffroi, seigneur de Casaievalone, président au sénat de Milan, pour le roi François I". — Abbé de Saint-Elionnede Verceil, il s'attacha a la cour de Rome, fut référendaire apostolique, et ensuite évêque de Verceil. C'est en celte qualité qu'il assista au concile de Trente, dont il fit publier les décrets dans son diocèse, où il établit un séminaire pour les ecclésiastiques. Le Pape Pie IV le fit cardinal le 26 février 1561, alors que Ferrero était nonce è Venise. Le cardinal Ferrero résigna l'évêché de Verceil à Gui, son neveu, et mourut à Rome le 12 novembre 1566, àv^ de 63 ans. Son corps fut inhumé dans l'ég'i>e de Sainte-Marie-Majeure, où l'on voyait son tombeau. ( Voy. son Eloge par Augustin Vektura ; — Ughrli.i ; — Petrasiellaiio;

— AuBKRY.)

FERRERO (Philibert), frère du précédent, créé, en 1549, par Paul III, prêlre-cirdinal du titre de Saint-Vital, mort e,i 1549, était évêque d'Yvrée, en Piémont. •

FEKREKO(Gui), fils de Sébastien, œar.joi« de Romagnano, et de Madeleine Bormoiée, et neveu des deux précédents, naquit en août 1537 —Sa mère, d'une piété exemplair fonda à Milan un monastère de filles lentes. Veuve de boune heure, elle élevase»

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OKS CARDINAUX.

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(rois fils dans l'amour de Dieu. Les deux premiers moururent sans postérité; Gui Teur succéda au marquisat de Romagnano, et aux terres de sa maison. Le cardinal Pierre- François, son onclu, le 'fit instruire dans les belles-lettres, dans la philosophie , dons la

FERRON1 (Josepu-Marib), Florentin, secrétaire de la congrégation des Evêques et des Réguliors, né le 30 avril 1693, fut Tait cardinal pnr le Pape Benoit XIV, le 26 novembre 1753.

PKSCH (Joseph), né a Ajaccio en 1763,

jurisprudence. Il lui remil l'abbaye de Saint- était oncle maternel Ue Napoléon.— Én sup

Etienne, et ensuite l'évêchô de Verceil. De puis. Gui Ferrero fut nonce 5 Nice, cl, en mars 1565. élevé ou cardinalat par Pie IV. Il r« çul labarretledes mains de saint Charles, qui tenait alors à Milan un concile provincial. Ce prélat lut encore légat de l'Exarchat et de la Romogne;il fonda deux collèges à Verceil, et mourut a Rome le 16 mai 1585. Son corps fut inhumé dans l'église de Saifile-Marie- Majeure.au près de celui de Pierre-François, sou oncle. IVoy. son Eloge par A. Ventura ; — Aubbby.i

FERRERO DELLA MARMORA (Thérèse Marie-Charles-Victoire), né à Turin, en

posant qu'il doive, en partie, aux circonstances politiques, les hautes dignités qu'il a obtenues, il faut avouer que lu cardinal Fesch, laisse une mémoire justement honorée. Les bienfaits dont il a comblé le diocèse de Lyon, son attachement inébranlable à ce siège illustre, la régularité de sa vie, la fermeté ruême qu'il a montrée dans les circonstances les plus difficiles, forcent aujourd'hui les esprits les plus hostiles à lui rendre jus* tice. Tant il est vrai qu'il ne faut jamais apprécier les hommes et les événement*, avec les préjugés de l'esprit de parti. Lo souvenir du cardinal Fesch est encore vivant à

1757, fut lait cardinal par Léon XII en 182* Ly°n* et 'cs institutions qu'il a fondées I ho

Il mourut en 1831.

FERRETTI (Gabriel), né à Aucune, er 1795, évéque du Sabine, grand pénitencier, fut fait cardinal eu 1838 par Grégoire XVI il jouît delà plus grande considération.

FERMER (Guillaumb) était prévôt dt Marseille, quand il fut fait cardinal, en 129i, par le Pape Célestin V. — Envoyé comme légat en Espagne, il mourut a Perpignan, sur son retour en 1295. On croit qu'il était Provençal, et que Célestin l'admit dans le Sacré Collège pour faire plaisir à Charles II, roi de Naples, comte de Provence, qui avait contribué à l'élever sur le trône pontifical. (Voy. No&tbadamus, Hist. de Provence, |». iy; — Ojicphbb ; — Albery.)

FER RIZ (Pierre), né à Cnccentayna, petite ▼iltedeCalalogne,éludiaaValenceelàLérida; pais Tint en Italie, où il se fit recevoir docteur a Bologne. — Il se fit ensuite connaître a la cour de Rome, et y obtint une charge d'auditeur de Rote. Le Pape Pie II, juste appréciateur du mérite, l'euvoya a Liège, en qualité de commissaire apostolique. Ferriz, h son retour, entra chez le cardinal de Saint- Marc, qui, peu de temps après, fut élevé au souverain pontificat sous le nom do Jules II, et qui lui donna l'évéché de Tarragone. Ce Pootife lui confia même une partie des affaires de l'Etat ecclésiastique, qu'il dirigea avec tant de prudence, du modération et de capacité, que Sixte IV, successeur de Paul, voulut encore se servir de lui et utiliser ses talents. En 1*76, il le revêtit de la pourpre sacrée, et lui conféra le titro de Saint-Sixte. D'autres ont tiré leur lustre du cardinalat, Pierre Ferriz honora celle dignité par son savoir, par sa conduite, par sa modestie. Il mourut a Rome le 25 septembre l'«78, dans la soixante-quatrième annéo du son âge, et fut inhumé dans l'église des Dominicains de la Minerve, où l'on vo t une épilapheque. lui firent placer h cardinal Dominique de laRovère, son ami intime, et André Martine*, son Oeoreu, et son successeur a l'évéché de Taridgooc.fYoy. Garimbbrt. Mit. des card., I. v.

noreront dans tous les âges. C'est rhomin&ge que nous recueillons de son vénérable biographe.

Le cardinal Fesch fut h la hauteur de sa position, et montra une noble indépendance. Eutré au séminaire d'Aix, en Provence, le jeune Fesch se lia d'une étroite amitié avec Xavier d'Isoard, depuis cardinal comme lui. Des ieunes gens ces liaisons s'étendit aux familles; quand la famille d'Isoard accueillait la famille Bonaparte, alors si humble et si gênée, elle ne se doutait pas que celle famille verrait à ses pieds, quelques années

R lus tard, les premiers potentats de l'Burope. ommé archevêque de Lyon, cardinal et ambassadeur à Rome, Fesch fit 'son entrée dans celte ville, sans cérémonie, le 2 juillet 1802. Cacaull, son prédécesseur, et lui, devaient régler quelques temps les affaires ensemble ; mais la manière de voir, de procéder, d'écrire, étant différente dans chacun d'eux, la bonne intelligence convenable cessa de régner , dès les premiers jours. Eu 180*, le cardinal accompagna le Saint- Père se1 renaaul à Parts pour ie sacre, et justice fui rendue au zèle, a l'empressement qu'il mit è adoucir les fatigues du voyage, à en lever tous les obstacles. L'année suivante, il fut élevé aui dignités de grand aumônier de l'empire, de comte et du sénateur. Il refusa l'archevêché de Paris, et ne craignit pas de s'opposer aux voloniés de Napoléon b l'égard de Pie VU. L'empereur avait convoqué en 1810 un comité ecclésiastique pour rechercher quel était le moyen de donner, sans le Pape, l'institution canonique. Le vénérable abbé Emcry écrivit au cardinal qu'on ne pouvait, sans anéantir l'Eglise, condescendre aux propositions du ministre des cultes, Bigot do Préameneu, propositions subversives de l'autorité du Saint-Siège. Fesch alla trouver son neveu et lui dit : « Tous les évôques résisteront, et vous allez faire des marlyrs. » Napoléon renonça a son dessein. Tombé en disgrâce, le cardinal so , relira dans son diocèse, où il resta ju«onV*i 181*. Après l'abdication de l'empereur,. il alla vivre à Romo où il uassa ses dernier»

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