‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 184 sur 457 · FIE · texte numérisé non relu

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Jours dans l'élude des lettres et des ans, et dans la prière, sans vouloir jamais consentir a se démettre de son archevêché, qui ne devint vacant qu'à sa mort, arrivée en 1839. Il était Agé do 76 nns. Pendant son séjour à Rome son diocèse élait gouverné par un administrateur. Le cardinal Fesch, qui voulait mourir archevêque de Lyon, avait formé une belle collection de tableaux , qu'il a léguée h la Corse, sa patrie. L'histoire du cardinal Fesch a été écrite au long par Mxr Lyonuoi, évô.juede Saini-FImir; et nous engageons nos lecteurs à la consulter. Du reste, pour la raconter ici, il faudrait faire presqu'en entier le récit des événements religieux i|tii se sont passés depuis 1801 jusqu'à 181'+. Ces fails sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de les répéter ici. — Voy. l'article consacré nu cardinal db Boxald.

FIDANT1US, créé par le Pape Céleslin 111, on 119*2, prctre-cardinal du litre do Saitit- Marrel, fui léi*nt en l.omhnrdie.

F1E.SCHI, FiESCO. FIESQUB (Simbalo), Génois, crért, en 1327, pnr Grégoire XI, préire-iardinal du litre de Saint-Laurent m Lncinn. fui Pape sous l« nom d'Innocent IV.

FIESCHI ou FIESQUE (Guillacmk), issu d'une des quatre principales maisons de Gênes, cl des plus illustres de toute l'Italie, était neveu du Pape Innocent IV, qui le flij on décembre 1*244, cardinal-diacre du titre de Sainl-Euslache. — Ce Pontife lui donna la protection des Aiiguslins, et l'envoya à la tôle de quelques troupes contre la France. Le cardinal se préparait à exécuter cel ordre, lorsqu'il appril In mort de son oncle. Il se trouva è l'élection du Pape Alexandre IV, et mourut, on 1256, à Rome, où l'on voil «-on tombrnu dans l'église île Saint-Laurent. (Voy. SiGomcs, De rébus italicis, 1. ni; — Cucomu«; — Aubbry, Ilitt.de» cardinaux.)

FIESCHI (Otobon), Génois, créé, en 1252, cardinal du litre de Saint-Adrien, |>nr lo Pape Innocent IV, sou oncle, fut Pape lui-roéiue sous le nom d'Adrien V.

FIESCHI (Luc), né a Gênes, fut promu «u cardinalat, en 1298, par le Pape Bouiface VIII. Il témoigna une vive reconnaissance à ce Pontife, dont il prit courageusement la défense à Anagni, lorsqu'il fut arrêté par Guillaume de Nogarcl et Sciarra Colonne.— Nommé, avec d autres cardinaux, par le Pape Clément V, pour procéder a la cérémonie du couronnement de l'empereur Henri VII, en 1308, il fui encore envoyé, par Jean XXII, en Angleterre, avec le litre de légat. Partout il se signala par la sagesse de sa conduite et par sa piété. Il mourut en 1336, et fut inhumé dans l'église métropolitaine de Gênes, où l'on voyait son tombeau. [Voy. ViLLATtf, I. il; — DucBfervR, flttl. d' Angleterri, I. xiv : — L* RoenerozAT , Nomenclator cardin.: — Aubbry, Hist. de» cardinaux.)

FIESCHI '{JEA-fj, évêque de Verceil, fut créé par Urbain VI, en 1385, prêtre-cardinal du tilro de Saint-Marc.

FIESCHI (Louis) fut appelé dans lo Sacré Collège en 1385, par le Pope Uibaiu IV. — Ce cardinal til partie du conclave où fut élu

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Boniface IX, oui l'envoya, revêtu da caractère de légat, dans la Campagne de Rome, où il soumit au Saint-Siège plusieurs villes qui s'étaient révoltées, et, entre autres, Ansgui, Depuis, il se retira de l'obéissance d'hmocent VII , pour suivre Bi*nntl XIII, n'écoutant point en cela los mouvements de son cœur, mais agissant par condescendance pour la ville de Gênes, sa pntrie, qui reconnaissait ce dernier. Il l'abandonna pourtant dans la suite, pour se rallier a Alexandre V, qui l'en avait fait solliciter après le concile dePise. Jean XXII lui donna le pjouvirnement de Bologne. De 1.1, il se rendil au concile de Constance, où il concourut à l'élection de Martin V. Envoyé par ce Pontife, comme légat en Sicile, il mourut a son retour a Rome, le 3 avril 1423. (Voy. Ciacosiw;

— At'BERY.)

FIESCHI (G forges) fut mis au nombre «les cardinaux, par le Pape Eugène IV, dans lo concile de Florence, le 18 décembre 1439, et porta le litro de Sainte- Ana»lasie. — Nicolas V lui relira l'évêché d'Osiie, ei le nomma légal en Lignrie. Aimé et estimé de Calixte III et de Pie II, il mourut à Rome sous le pontificat du dernier, le 11 ocloure 1461. Son corps fui transporté a Gènes, sa patrie, et inhumé dans l'église, où l'on voil son tombeau. [Voy. Ciacomcjs; — Osupbbe;

— la Rochbpozay; — Aubbry.) FIESCHI (Nicolas) était frère de Franco

oe Fiesque , comte de Lavargne. — Le P-*p<? Innocent VIII avait eu dessein de le mettre au nombre des cardinaux ; tuais il était réservé à Alexandre VI de l'élever è cette dignité, ce qu'il lit. en mai 1503, a la recommandation du roi Louis XII, qui portait un vif intérêt aux seigneurs do !a maison de Fiesque, en qui il avait d. s partisans, des amis dévoués. Ce cardinal avait en France lesévêdiés deToulon et de Fréjus, ainsi que l'archevêché d'Embrun, bien que Claude d'Arcès eût été nommé par le chapitre do cette église. Il obtint encore en Italie l'archevêché de Ravenne, auquel il avait choisi pour successeur Urbain de Fiesque, son neveu, qui mourut avant lui. Les historiens vantent sa droiluro, sa probité, sa franchise, dont il donna maintes preuves, cl surtout lorsqu'il s'opposa au dessein qu'avait Alotatidro VI de déposer févêque de Cilla de Cas* telion, quoiqu'il fût irréprochable. Il parla de même avec beaucoup de liberté à Jutes 11. è qui il reprochait sou humeur trop belliqueuse; ut dit à Adrien VI, qui avait un conseil secret, dans le sein duquel il décidait les plus importantes affaires, qu'il devait cousuller le Sacré Collège, comme avaient fail ses prédécesseurs, et ue pas prendre, » la dérobée, des résolutions désavantageuses fijii chrétienté. Après la mort de ce Pontife, plusieurs cardinaux pensaient à élever Fiesquo sur le trône poulilical. On dit même quo sa famille lui offrit des sommes considérables pour acheter les suffrages qui ne lai étaient pas acquis, mais qu'il repoussa ces propositions comme indigues de son carto 1ère. 11 mourut le lt juin 1524. (Voy. Fo-

DICTKWHAïKE

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clieta, Elog.; — Paul Jo?b, Adrian. 17; — Jérôme Ri'RCi,//i«/. Ravenn.f I. 11 ; — Samte» Marthe, G allia Chrittiana ; — Aibrrt.)

FIESCH1 (Lacrest), archevêque d'Avignon, puis de Gênes, nouce extraordinaire en France, créé, en mai 1706. par le Pape Clément XI, cardiual du litre de Sainte-Marie de la Paix, mourut en 1726.

F1ESCHI (Adrien-Marie-Dominique-Jean), des comtes de La vagne et deSainl-Valenlin, cardinal-prêtre de Sainte-Marie de la Victoire, dans les Etats sardes, le 7 mars 1788. — Grand prieur commendataire du saint ordre militaire de Jérusalem, il est le dernier rejeton mêle de la famille Fiescbi , Fiesco, de Fiesque, d'où sont sortis deux Papes, Innocent IV et À'Irieo V, un certain nombre de cardinaux, plus de cent archevêques ou évôques, et des notabilités dans les armes et dans l'administration. — Adrien-Marie-Dominique a rempli, dans l'Etat de l'Eglise, différents emplois, au nombre desquels ceux de vice-légnt de Bologne, de délégué apostolique de Spolète, ensuite de la proTince do Pérouse, euûn de la délégation de Macerata et de celle de Camerino. tes divers gouvernements l'ont occupé seize ans consécutifs et non interrompus. — Investi, pendant sept ans et demi, de la charge de maître de chambre de Grégoire XVI, de celles de majordome du même Pontife, et de préfet des saints palais apostoliques, il a été élevé le 29 juin 1834 a la dignité de diacre-cardinal. — Entré au conclave de Pie IX, on sait la part active qu'il prit à celle élection si rapidement faite en moins de deux jours. Grégoire XVI était mort le 1" juin 18V6. Le 15 Juin, après la communion générale des cinquante cardinaux présents, le scrutin s'était ouvert; le 16, un Pape de 5i ans était proclamé sous le nom de Pie IX. Rien n'était prêt pour une si prompte élection, une des plus extraordinaires dont l'histoire fasse mention. Les puissances temporelles n'avaient fias eu le temps d'envoyer leurs instructions aux ambassadeurs, ni de faire arriver a Rome leurs cardinaux. En 18V7, envoyé par S. S. Pie IX pour gouverner l'importante légation d'Urbin et-Pésaro, le cardinal Fiescbi s'y trouvait dans les circonstances douloureuses qui signalèrent ces temps déplorables (Voy. Vuiitoire contemporaine de Gabussi.)

Pour que l'on puisse se faire une idée des fonctions remplies par le cardinal Fiescbi, nous extrayons les lignes suivantes de la brochure : Election, etc. {Voy. l'Inlrod.)

c Aujourd'hui que les Etats de l'Eglise avoot partagés en six légations, gouvernées pair des cardinaux-lôgals, et qui sont : Vell«rlri, Bologne, Ferrare, Forli, Ravenne, fJrbin-et-Pésaro ; une présidence : celle de i a Cooiarche de Rome, qui comprend la Camf>»gne de Rome; un commissariat ; celui de lai sainte maison dé Lorelte, et treize délégations, dout les gouverneurs ont le titre de «joints, savoir : Macerata, Aucune, Fermo, pérouse, Spolète, Riôii, Vilerbe, Frosinone dont dépend PonleCorvo, Ascoli, Camerino,

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Civila-Veccbia, Orviélo et Bénévent.— Quant à la division ecclésiastique , les Etals pontificaux comprennent : Rome et ses six évêcbéssuburbiculaires; huit archevêchés : Bénévent, Bologne, Camerino et Tréia, Ferrare, Fermo, Ravenne, Spolète, Urbin: sous la dépendance de ces métropoles, vingt évéchés suffragants, et enfin Iretile-six évecués relevant directement du Saint Siège.

« Autrefois, l'Eglise romaine possédait les duchés de Parme et de Plaisance, et, en France, Avignon avec le Comtat venaissin. Benoît XII (1340) céda Parme et Plaisance aux Visconti. Il fut stipulé que, ie haut domaine demeurant au Saint-Siège, les nouveaux possesseurs lui payeraient un tribut annuel de mille florins, et l'acte d'investiture portait qu'il en serait ainsi toujours.

« Les mêmes traités qui garantissent au Saint-Siège les principautés de Bénévent et de Ponte-Corvo, comme domaine à lui appartenant, obligent le roi deNapIes au payement d'un tribut annuel et à l'envoi d'uno haquenée. Depuis longtemps, ce roi et les souverains de Parme et Plaisance refusent de remplir leurs obligations, et, chaque année, le jour de la Saint-Pierre, le Pape proteste solennellement, en général, contre tous ceux qui retiennent les possessions du Saint- Siège, ou qui négligent de payer les tributs qu'ils lui doivent, ot, en particulier, contre l'occupation des duchés de Parme et de Plaisance, et contre la non-prestation de la hauenée et du tribut dus par le roi des Deuxièmes. Il n'y a point de protestation expresse contre l'occupation d'Avignon et du Comtat que réunit à la France l'Assemblée nation» lo

}>ar décret du 14 septembre 1791, sans autre orme de procès, bien que le Saint-Siège les eût achetés de ses deniers. A la paix de Tolentino 11797], Pie VI fut contraint par In force de céder Avignon et le Comtat , à la France; le Bolonais, le Ferrarais, et la Romagne, è la république Cisalpine. En 1815, le congrès de Vienne rendit ces trois légations au Saint- Siège, mais la cession du Comtat fut maintenue, malgré les protestations du cardinal Consalvi.

« En 1817, de nouveaux sièges étant érigés en France, et Avignon déclarée métropole, le Pape fit encore valoir ses droits. « Nous « attendons de la religion du roi très-chré- « tien, écrivait Pie VU à Louis XVIII, la « restitution de ces prorinces au domaine « des saints apôtres, ou du moins une corn- « pensation proportionnée ; ainsi Sa Majesté « remplira les promesses de son glorieux « frère Louis XVI , faites à notre prédôces- « seur de sainte mémoire. »

m II n'y a pas de possessions dont l'origine soit plus pure que celles du Saint-Siège. Dès les premiers siècles, les fidèles comprirent

3 ne le Suprême Pontife ne pouvait, s il était énué de ressources, subvenir aux nécessités de l'Eglise; ils s'empressèrent d'offrir è Dieu, dans la personne de son Vicaire, les prémices de leurs biens. Lorsque Constantin eut donné ta paix aux Chrétiens [312], ces pieux dons s accrurent encore, et les em-

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