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pereurs y joignirent les leurs. Au lemps de saint Grégoire le Grand [600], lus biens de l'Eglise romaine étaient déjà immenses, comme l'atteste la magnificence des aumônes que ce grand Pape répandait dans tout l'univers. Les empereurs et les rois catholiques tinrent è honneur de payer tribut au Pontife romain ; ils eurent l'intelligence des besoins de la royauté spirituelle, et voulurent qu'elle possédât aussi son royaume temporel. Il lui donnèrent des terres, des filles et des provincos. »
FIGDEREDO DE CUNHA EL MELLO (Pierre-Paul), né au diocèse de Coimbre en 1770, archevêque de Braga, fut fait cnrdinal par Pie IX en 1850. il est mort en 1856.
F1LLASTRE (Guillaume), naquit en 1317, a la Suze, dans le Maine, ou, suivant d'autres, è Huillé en Anjou, près de Durelal. — Il Sises études dans l'université d'Angers , et s'éleva par son mérite è la dignité de doyen du chapitre de Reims, où il enseignala théologie et les mathématiques. Député à Paris, pour l'assemblée générale du clergé, qui s'y tint en 1406, dans le palais du roi Charles VI, et en présence de ce prince, il y parla pour le Pape Benotl XIII, qui n'était plus reconnu en France. Sou discours fut une complète apologie du Pontife, et une vive condamnation de la conduite de la France. En exallant l'autorité de Benoit , il s'attachait 5 abaisser l'autorité légitime du roi, qu'il menaça même indirectement de
Iiunition divine. Aussi ce discours déplut-il teaucoup au prince» et l'orateur lut obligé de faire amende honorable en pleine assemblée. Néanmoins il parla avec plus de liberté encore le 16 novembre suivant, dans un autre discours qu'il prononça en faveur de Benoit, et il ne paratl pas qu'il en ait été repris. En 1411, créé cardinal par lean XXIII, il n'en fut pas plus favorable h ce Pontife; et, quoiqu'il eût condamné, en 1406, la voie de cession ou d'abdication volontaire, pour mettre fin au schisme qui durait depuis si longtem|>8, il conseilla ce parti en 1415 , et présenta au concile de Constance un Mémoire dans lequel il trouva que c'était la voie la plus courte et la plus sûre pour ramener la paii. Sa réputation, déjà étendue, et l'estime particulière qu'il conquit dans ce concile, le tirent choisir, dans la cinquième session, pour un de ses commissaires, avec pleine autorité et dans les matières de foi et contre Jean XX11I. Il prêcha dans la trente-quatrième session du même concile tenu le 5 juiu 1417. Dans la trente-septième, tenue le 26 juillet suivant, il lut la sentence de déposition de Benoît XIII, et donna sa voix à Martin V, qui fut élevé sur le Saint- Siège dans ce même concile. Le nouvel élu l'envoya bientôt, en qualité de légat, avec le cardinal des Ursins, en France, pour y pacitier les troubles; en 1421 il le nomma archevêque d'Aix. Le cardinal Fillastre, de retour à Rome, y mourut en 1428, le 6 novembre, âgé de 80 ans. 11 lut inhumé dans l'église de Sainl-Chrysogoue, où on lit cette épilaphe sur son tombeau :
Sépulcral» Coilletmi, liiuli Sanrti Marei, frethyieri cardinal!*, minislri ttdesise SanciiChrf sogont.oliiu decani Rhemensis, jorii uiriusque dociori». Habeal Ueus quant creavil anima») : liabcat nalura qnod suunt esi. Expeclant rewirreclionem ei uirinsqtie vilain anernam : oporiti enim corrupiiliile hoc induereintorruptionrffl;el morlale hnclnduere îmmorialiuicm. OUiilauno Domiul MCDXXVIH, die vero seiio oovemb.
œlat.
LXSX.
Tombeau de Guillaume, pritre-cariinal du titrt de Saint-Mare , protecteur de Ciglite de Saint- Chrt/iogone , ancien doueu de Beimt, docteur cadrait e>rit et canonique. Que Dieu reçoive Càmt qu'il ■ criée : que la nature reprenne ce qui lui appartint. Attendant la résurrection et la vie étemelle de Cime et du corpt : car il faut que ce qui eA cotruptMt revête Cincorru^ttbititi , que ce qui en mortel rctétt Cimmortatilé. Mort ran du Seigneur UÎ8, te 6 novembre, à l'âge de 80 ant.
Ce prélat, versé dans les lettres grecques cl latines, a traduit quelques livres de Platon, la cosmographie do Ptolémée, et a hit sur Pomponius Mêla des notes qui ne sont pas sans mérite, et dont le manuscrit est conservé dans la bibliothèque de la ville de Reims, après avoir appartenu au chapitre Je la même ville, auquel il avait légué ses livres. (Vou. Lexf4Nt. Bi»t. du concile de Pitt, édition de Paris, t. I, p. 168 et suiv., 180 et suiv. ; t. II, p. 70; Hi$t. du concile d* Constance, 2' édition de Hollande, 1. 1, plOi, 105; t. Il, p. 73, 92, 307.)
FILOMARINI (Ascawio), né au château de Chianchisella, dans le diocèse de Bénéveat, suivit le cardinal Ladislas d'Aquin a Rome, où il se Ht estimer de loua ceux qui lecoouurent, et surtout du cardinal MalTée Barberin, lequel, ayant ceint la tiare sous le non d'Urbain VIII, le mit au nombre de ses rimer i ers secrets, nommés participant a '* cour de Rome. — En 1625, Filomarioi accompagna le cardinal François Barberin dan* ses légations de France et d'Espagne. If fut envoyé une seconde fois en Espagne, et refusa l'archevêché de Salernc que voulait lui donner le roi d'Bspagne, maître encore du royaume de Naples à celle é|>oqne. A son retour à Rome, il continua de servir le Souverain Poniife et son neveu avec zèle d dévouement. On dit qu'Urbain VIII lai ds* manda un jour s'il espérait devenir cardioil- « Sainl-Père, » lui répondit Filomarini, • si je me considère moi-même, je ne dois point espérer cette dignité; mais si Je regarde votre générosité, je puis y avoir quelque prétention. » Il n'en avait pourtant plus lorsqu'il vit que des gens, qui étaient loin d'avoir rendu les mêmes services que luit avaient été élevés aux premières dignités. L'archevêché de Naples étant devenu vacant par lu mort du cardinal Biioncompagnoui, Filomarini le demanda T. le Pontife lui répondit en riant que cet arche éché <HJ,t destiné à un cardinal. Cette réponse mortifi* extrêmement lesollieiteur.qui se relire fort triste. Cependant le Pape, qui était génèrent, uyaut tenu un consistoire, lui donna le chs-