‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 192 sur 457 · GAB DES CARDINAUX. GAB 9»G · texte numérisé non relu

GAB DES CARDINAUX. GAB 9»G

comme camérier secret ©t .e 01 évéque de Terracine. Le même Pontife le nomma peu après archevêquede Chalcédoine," secrétaire du vicariat, puis de la congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires. Le Pape actuel lui confia la charge de secrétaire de la Congrégation consistoriale et du Sacré Collège. Réservé in petto le S3 juin 1834, M. Frezza fut proclamé cardinal le 11 juillet 1835. Il conserva sa manière de vivre simple et modeste. Une longue et douloureuse maladie le surprit dans la force de l'Age. Il la souffril, ut mourut avec calme le IV octobre, muni de tous les secours de la religion. M. le chanoine Pacifici, qui lui a consacré un article dans le Diario, loue ses talonts, sa prudence, sa capacité pour les affaires, son penchant à obliger et è répandre dos bienfaits. >

FR1AS [Pierre db), fait cardinal par Clément VII en 139fc, mourut en U29.,

FROS1N1 (Antoine), né à Modène en 1751, fut fait cardinal par Pie VII en 1823. 11 mourut en 1834.

FDR1ETT1 (Josbph-Alexandm}, néàBergarae en 1685, fut fait cardinal par Clément XIII en 1759. Il mourut en 1764.

FLRSTEMBERG (Guillaume-Egon, prince de), longtemps connu sous le nom de prince Guillaum*, naquit en 1629, et, comme son frère François Egon, était un dea chefs du conseil de l'électeur de Cologne, Maximilien- Henri. — Comme son frère, il s'attacha à la France, et en soutint les intérêts avec une fermeté qui lui attira bien des désagréments. L'empereur Léopold était si irrité contre lui qu'il le fit enlever à Cologne, le lk février 167k. par des officiers et soldats du régiment de Graoa, quoique revêtu du caractère de ministre plénipotentiaire de son maître le prince électeur, aux conférences de la paix qu'on avait ouvertes dans cette ville. Il fut conduit dans les prisons de Vienno, puis transféré dans celle de Neuslodt. L'empereur parla même de le mettre au ban de l'empire.' Beaucoup d'écrits furent alors publiés pour attaquer cette entreprise, et beaucoup pour la justifier. Louis XIV, justement indigné d'un pareil attentat, rappela de Cologne ses plénipotentiaires. Le procès fut fait au prince; mais on n'osa jamais pousser plus loin, et Guillaume recouvra 1a liberté en 1G7D, après la paixdeNimègue. Louis XIV l'avait nommé évéque de Metz en 16G3, après la démission de son frère; mais lui-

même s'en démit 1 année suivante. Après h mort de son frère, évéque de Strasbourg, il fut élu à sa place le 8 juin 1682, et succéda à ses dignités dans le chapitre de Cologne, à la prévôté de Saint-Géréon de la même ville, et è l'abbaye de Stavélo. Le nouvel évéque de Strasbourg établit dans cette villo un séminaire et un collège, qui furent par lui confiés è la direction des Jésuites. A l'exemple de son frère, il s'occupa à foire rentrer l'église de Strasbourg en possession de différentes propriétés situées sur la rivo gauche du Rhin, et il y parvint, grâce à l'influence de LouisXlV, qui lui donna aussi les abbayes de Gorze, de Saint-Evroul, de Saint-Vincent de Laon et de Barbeaux. Sur la désignation de ce prince, Guillaume-Egon fut élevé au cardinalat par Innocent XI, le 2 septembre 1686, et le 2 janvier suivant il recevait la barrette dos mains du Roi. Là ne se borna pas la reconnaissance de celui-ci; il fit solliciter l'électeur de Cologne de prendre le cardinal pour coadjuteur. Le 7 janvier 1688, le chapitre de Cologne, assemblé au nombre de 21 capitulant $t postula le cardinal pour coadjuteur de cet archevêché. Il eut 19 voix; mais la cour de France et celle de Rome étaient alors en lutte au sujet des franchises, et Innocent XI refusa les bulles de coadjutorerie. L'électeur archevêque de Cologne étant mort le 3 juin suivant, on procédait une nouvelle élection. Le chapitre, s'étant rassemblé, donna au cardinal un plus grand nombre de voix ; mais le prince Clément de Bavière, à peine âgé de 17 ans et déjà évéque de Ralisbonne, avait eu aussi des voix ; il contesta l'élection. Innocent XI, pour punir Louis XIV d'avoir enlové au Saint-Siège Avignon et le comtat Venaissin, mit tout en œuvre pour faire échouer son protégé, et le n/ince de Bavière l'emporta. Pou après, la France et le cardinal de Fursteruberg furent déclarés, par la diète de Jlatisbonne, ennemis de l'empire. Louis XIV, pour donner au cardinal les consolations qui étaient en son pouvoir, le fit commandeur de ses ordres et lui donna la riche abbayo de Saint-Germain des Prés. Après la mort d'Innocent XI, en 1689, le cardinal se rendit à Rome pour user de ses droits, et prit part au conclave où fut élu Alexandre VIII. Il mourut à Paris, en son abbaye de Saiul- Gerranin des Prés, le 10 avril 1704, dans la 75* année de son âgo.

GABRIEL DE VERONE , religieux de l'ordre des Frères mineurs, nommé, en IV77, par le Pape Sixte IV, prêtre-cardinal du titre de Saint-Serge et de Saint-Bocche, évôque d'Albe et d'Agria, mourut en U86.

OABRIEL1, dit Gabriel ue Gabmeli, oé * Fano dans la Marcho d'Ancône, s'atla<;faa au cardinal Julien de la Rovèro, qui, •j>rds «on exaltation sous le nom de Jules II,

luf donna l'évêchê d'Urbin, et ie promut au cardinalat en 1505. — Depuis, légal à Pérouse, il mourut le 6 novembre 1511, à Rome, où il Tut inhumé dans l'église de SaintePraxède, qui était son litre. — (Voy. Okupiibb, in Julio 11; — la Rocbepozat, Nomenclator cardinalium; — Aubbby, Mil.

de* curd.)

GA Bit Il-XI (Jules), Romain, créé, en 16U,

en GAB

par le Pape Urbain VIII, diacre-cardinal du tîtrt* de Sainte-Agathe, puis prêtre du titre de Sainte-Prisque, de Sainte-Prajède et de Saint-Laurent in Lueinn, évêque d'Ascoli et de Sabine, mourut en 16T7.

GABRIEL! (Jeaîi-M4rib), né do parents pauvres, a Caslelloen Halie, le 12 janvier 1654, s'élev* au cardinalat par son mérite et aussi par des circonstances heureuses. — Entré dans Tordre des Bernardins, de la réforme dite des Feuillants, il y fit profession. Dès qu'il eut achevé ses premières éludes, il se livra h celles de la philosophie, fie la théologie et de la jurisprudence canonique, à la lecture des conciles et de l'histoire ecclésiastique. Los lumières qu'il acquit, jointes à la sagesse de sa conduite et à sa prudence, le firent aimer et considérer dans sa congrégation. Il fut lecteur des novices en plusieurs monastères, passa par toutes les charges de son ordru et en fut élu supérieur général. Devenu président (de la congrégation de la Propagande, il se concilia dans ce poste l'estime et l'amitié du secrétaire des Mémoriaux, Fabroni, qui le recommanda au Pape Innocent XII. Ce Pontife goûta le P. Gabrieli, et, le H novembre 1609, l'éleva au cardinalat. Avant sa promotion, Gabrieli avait été un des dix consultants nommés par le Pape pour examiner le livres des Maximes des saint i sur la vie spirituelle de Fônelon, dont il approuva la doctrine et mémo chaque proposition en particulier. Aussi fut- il toujours, dit-on, en rapports d'amitié avec le prélat, qui cependant condamna lui-même son propre ouvrage. Gabrieli n'était pas heureux dans le choix des causes dont il embrassait la défense : témoin encore le Nodus prœdestinationis du cardinal Sfondrate, qui fut imprimé a Rome avec son approbation. Le cardinal Gabrieli mourut le 17 septembre 1711. — (Voy. la Relation du quiétisme, par Pnéu- PEAtx.) Cet ouvrage s'étend longuement su» lo zèle déployé par le cardinal Gabrieli en faveur de Fénelon et des Maximes des saints, surtout pag. 310 et suivantes du tome I" et en plusieurs passages du tome II, à commencer a la page 15, notamment pages 258 et 259 où il est parlé de la nomination de Gabrieli au cardinalat, et où l'on apprécie son mérite.)

GABR1ELLI (Jules), né a Rome, le 20 juillet 1748, d'une famille noble, déploya, dans des circonstances dilficiles, une grande fermoté.— En 1808, le général Miollis enlevait au Souverain Pontife le cardinal Joseph Doria son pr#secrétaire d'Etal et lui signifiait d'avoir a se rendre à Gênes, sa patrie. En même temps il nommait, le 27 mars, pour le remplacer, le cardinal Gnbrielli. Celui-ci, a peine ertré en fonctions, écrivit aux ministres étrangers résidant a Rome, à l'occasion de l'ordre d'exil prononcé contre quatorze cardinaux : « Le Saint-Père ne peut plus ignorer qu'on veut non-seulement détruire sa souveraineté temporelle , mais qu'on attaque de boni le régime spirituel de la cour rumaiue représentée dans le Sacré

GAB m

Collège qui forme le sénat du Souverain Pontife. Tout le monde a vu avec le plus grand étonnement que ce principe et cette maxime destructive des liens les plus sacrés qui attachent les cardinaux au Pape par la force du serment, ont été proclamés et se sont manifestés dans le temps où le chef de l'Eglise se tmuve au milieu des tribulations. On n'en rencontre d'exemples que dans l'histoire du temps républicain [1798], qui fut pour Rome le temps subversif des principes les plus saints. Jamais aucun prince séculier, qui protège la religion catholique, n'est allé jusqu'à obliger les cardinaux à rentrer dans leur propre pays sous prétexte qu'ils sont sujets de ces Elats. Chacun a respecté en eux le caractère éminent qui lus lie étroitement au Souverain Pontife. Jamais aucun n'a entrepris de les faire déporter par la force, ni d'arracher ainsi i leur chef tant de coopérateurs au bien de l'Eglise universelle. Quant au reste le Saint-Père, toujours résigné au jugement de Dieu, rassuré en même temps par la pureté de sn conscience, sachant qu il souffre pour la justice, et fidèle à ses devoirs, après avoir fait tous ses efforts pour détourner la tempête qui agite le Saint- Siéxe,en laisse au Ciel le soin et la protection, et lègue à la postérité le jugement de cotte cause. » Le même jour, Miollis publiait décret de Napoléon, portant, entre autres choses, que jamais h l'avenir des soldats ne se soumettraient è des prêtres. Le 7 avril, le cardinal écrivait au général Miollis qu'un détachement entré par surprise dans le palais de Monte-Cavallo avait désarmé les troupes pontificales. Il poursuit en ces termes : « Le Sainl-Père, instruit de ces énormes attentats, a expressément ordonné de s'en plaindre hautement et de vous dire avec franchise que chaque jour on comble de plus en plus la mesure des outrages et qu'on foule aux pieds ses droits souverains. Sa Sainteté déclare solennellement qu'elle n'a opposé et n'opposera jamais h ces outrages que la patience; à la dureté de pareils traitements, que la mansuétude qui lui est enseignée par son divin Maître ; et qu'étant devenue, par son injuste et longue prison, un spectacle au monde, aux anges et aux hommes, elle attend avec une sainte résignation, accompagnée toujours de la fermeté inébranlable du ses principes, tout ce que la force voudra tenter contre le chef de la religion catholique. Sa Sainteté étant bion assurée que les humiliations qu'elle souffre tourneront è la gloire de cette même religion. » Le 11 avril, le cardinal annonce à M. Lefebvre, chargé d'affaires de France, que le Saint-Père a changé lu cocarde de ses troupes, et que le gouvernement pontifical agit ainsi |>our prouver qu'il ne reconnaît plus pour sienne celle que portait sa troupe incorporée à une armée étrangère. Le 19 avril, lo cardinal dont toutes les paroles étaient aussi nobles que prophétiques (Miciuud, Bioaraphie, art. Gabrieli») écrit ainsi au même M. Lefebvre : « Le Sainl-Père ne se rè£lo pas sur des considérations huuiùi-

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