‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 191 sur 457 · FRE · texte numérisé non relu

FRE

vires chargés de grains et do marchandises ; les succès de ces barbares avaient jeté la consternation dans le commerce génois. On résolut de faire prendre la mer è une année navale, et le commandement en fat donné à l'évêque de Gubbio. Il surprit Cortogoli dans le port de Rizerie, près de Tunis, passa ensuite à Tunis même et h l'Ile de Gerbi, qui en est voisine; pula, il revint è Gênes, chargé de bntin et couvert de gloire. En 1522, cette ville fut pillée par les Impériaux, qui la surprirent dans le temps même où on traitait des conditions pour la rendre. Oclavien Frégose y fut fait prisonnier, et Fréléric se jeta dans un esquif, d'où, voûtant passer sur un des vaisseaux français qui étaient alors dans le port, il tomba è la mer et faillit être noyé. Le roi François 1" l'accueillit avec la plus grande bienveillance et lui donna l'abbaye de Saint-Bénigne de DU jon, où Frégose se retira. Il y resta plusieurs années, partagé entre les exercices de piété et son élude favorite, l'élude des langues, particulièrement celle de la langue grecque et de la langue hébraïque ; car il aimait à lire les Livres saints dans les Joriginaux. Lié avec les principaux érudits de son temps, de ce siècle de renaissance, il n'était pas demeuré étranger a ce grand mouvement si diversement jugé. En 1529, retourné en Italie, il alla prendre possession de son évêchéde Gubbio, où il remplit avec édification tous les devoirs de son ministère, distribuant tout ce qu'il possédait, ce qoi le fit appeler le Pire des pauvres et le refugede* malheureux. Le Pape Paul III lui donna, en 1539, le chapeau de cardinal. Il fallut, dit on, lui faire violence pour obtenir qu'il l'acceptât. Ce digne prélat mourut à Gubbio le 22 juillet 1541. Le cardinal Sadolet, évêque deCarpentras, prononça son oraison funèbre- Le cardinal Frégose a laissé les écrits suivants : I. Trattato deC oraxione; II. Meditaxioni sopra salmi cxxx e cxlv; III. Oraclone a Genovesi; l\tParafrasi sopra il Poter noster in terra rima. Le P. Tirabosrhi, dans son excellente Histoire de ta littérature italienne, dit que si Frégose avait voulu s'adonner à le poésie, il serait devenu bm dos premiers poêles italiens; V. On a aussi de lui des lettres latines qui se trouvent dans les recueils des lettres de Rembo, de Sadolet, etc. — [Voy Foglietta, Historia (if nuensium tibri xu.au dernier Ii vre. — Bfmbo, Epistol. ; — Sadolet; — Guicbardih; — (Jon elli ; — Aubery.)

FREZZA. — Nous empruntons à l'Ami dt la religion du 16 novembre 1837 les ligues suivantes :

« H. le cardinal Louis Freizn, qui vient de mourir, était né à Civitalaviuia le 17 mai 1783, d'une famille ancienne. Elevé au séminaire romain et au collège grec, il se consacra à l'état ecclésiastique, fui ordonné prêtre et fut nommé sous-promoteur de la Foi et consulleur de plusieurs congrégations. M- le cardinal Pacca, préfet des études dans l'Université grégorienne, le choisit pour le remplacer. Léon XII se hâta de se l'attacher

Page 1