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Souverain Pontife, qui reçut l'envoyé ovée les plus grandes marques d'estime et de tendresse, comme on le voit par la lettre do Galvam à Sanche 1", lettre rapportée par Brandam dans la quatrième partie de sa Monarchia Lusitana fila. xu. Innocent {III, qui conservait toujours la même estime pour le mérite de Galvam, ne permit point qu'ij quittât Rome pour retourner en Portugal ; il le nomma vice-chancelwr, et, en 1206, dans sa quatrième promotion de cardinaux, le créa cardinal-diacre du titre de Sainte-Marin in ScpticoUio, et en 1211, cardinal-prélre de Sainte-Cécile, et évéque d'Albe en 1215. Innocent 111, mort en 1216, eut pour successeur, le 18 juillet de la même année, Cincius, aussi chanoine régulier de Latran, et qui prit nom Honorius III. Ce Pontife avait pour Galvam la même amitié que son prédécesseur, tellement que saint Dominique s'adressa à celui-ci pour obtenir du Pape la confirmation de son ordre ; ee qu'il obtint dès la première année du pontificat d'Honorius, et le cardinal Galvam, évéque d'Albe, signa la bulle de confirmation avec dix-sept autres cardinaux. Quand Honorius invita les
grinces chrétiens |à la conquête de la Terraainte, et que Jean de Brienne, élu roi do Jérusalem* commandait l'armée des croisés, le cardinal Galvam était légat a latere dans celte expédition. On place sa mort en 12'»0.
GAMBARA (Hubbbt), né à Brcscia, en Lombardie, était fils de Jean-François, comte de Pratalbuino qui, en 1509, avait abandonné le parti des Vénitiens après la bataille de la Chiara d'Adda, et s'était joint aux Français, pour sauver la ville de Brcscia, sa patrie. — Cette désertion irrita contre lui les Vénitiens, qui furent apaisés parle Pape Léon X , ami particulier du comte. Ce Pontifo affectionnait le jeune Hubert Gambara ; il l'envoya en Portugal avec le caractère de nonce. En 1527, Clément VII l'envoya en Angleterre, auprès de Henri VIII, pour lâcher d'attirer ce prince dans uue ligue contre l'empereur Charles V, qui tenait prisonnier lu Pontife. Gambara s'acquitta si bien de cette mission, que Clément, pour lui témoigner sa reconnaissance, lui donna l'évêché de Torlone et la légation de Bologne. En 1539, élevé au cardinalat par le Pape Paul III, i( exerça la légation de Parme et do Plaisance, et favorisa habilement les dessoins des Farnèses qui prirent possessioude ces Etals. Léandre Alberti parle de ce cardinat comme d'un habile politique, aimant les lettres et les savaids, et ayant une mémoire si heureuse qu'il n'oubliait rien do ce qu'il avait appris. Ce cardinal mourut le ik février 15V9, à Rome, d'où son corps fui transporté à Brescia, où l'on voit son tombeau et son épilapbe dans l'église appelée
*r^eiL a b daie de lîi7, l'éloge suivant: Cuata fJtckUryt (mi iagemu, moribus, eloquenlia, litte- " rm libtTultum arlium, scirntia juris eancuiei el kC i». el Iffiê doetriua ntaiiotus iuter maquos.
rapporte une k-tirv d*liimx.r»l III, uûce ron- V ton an aux HorciUiiis ajail leur enrobait ton
(Ht bienaiméGuala, cardinal-diacre de Sainte- M arts ou Portique, dont la probité et la prudence éprouuée» lui étaient plut agréables que celles de tout le» autre* frère» ; qu'il leur enrouait Uuala pour établir la paix entre eux et tes citouens de Sienne, el détitrer ainsi les prisonniers.