‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 196 sur 457 · CAN · texte numérisé non relu

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La donna délie Gratte. (Koy. Guicbarmn, Hitt., liv. vm et xvi ; — Bbmbo, Hitt.% I. xu, et lib. xiv, epist. 2* ; — Paul Jov e, Hint. lib. xv ; — Ughblli, Italia taera; — Aubbbt, Hi$t. des cardinaux.)

GAMBARA (Jban-Fbançois) , neveu du précédent, était fils de Jean Brunero II, comte de Pratalbuino, qui rendit de grands services à la maison d'Autriche, et qui se distingua parmi les poêles latins de son temps. — On trouve plusieurs de ses poésies dans un recueil de vers de quelques poêles du xvi* siècle, recueil publié & Brescia par les soins de Jean* Antoine Tayet. Jean-Fran-

Îois Gambara, né a Brescia le 17 janvier 533, après avoir étudié à Pérouse elà Pndouo, fui envoyé a la cour de l'empereur Charles V. De la il se rendit à Rome, et occupa divers emplois sous les pontificats de Jules III et de Pie IV, dont le dernier le fit cardinal en 1561. Pie V le pourvut de l'évêché do Viterbe. Gambara y fixa son séjour ordinaire, et y fit bâtir une très-belle maison de campagne, dite Bagnaja. Un jour qu'il montrait cette maison à saint Charles, ce digne prélat lui dit naturellement que l'argent qu'il y avait dépensé eût été mieux employé à fonder un monastère. Le cardinal Gambara donna depuis 3elle maison à son église de Viterbe, où il fit plusieurs fondations, et qu'il répara avec un grand soin. Il mourut a Rome le 5 mai 1587, Agé de 54 ans. On trouve différentes pièces de vers, composées par lui, dans le recueil de poésies diverses, édité par Jérôme Ruscelli. {Voy. Zazzbba, Délia nobilit. (Vital.; — Ciaconius, in Continuât.; — Aubbbt, Hist. des card.; — Pbtbambllabio.)

GAM BÉR1NI (Antoine-Dominique), né à Imola en 1760. évôque d'Orviéio, fut fait cardinal par Léon XU en 1828. Il mourut en 1841.

GANDULPHE (db Plaisance), abbé de Saint-Sixte de Plaisance, un des deux seuls cardinaux créés par Urbain 111, Pape de 1185 à 1187, mourut en 1229.

GANGANELLI ( J ban-Vincent- Antoine), fils d'un médecin, naquit au bourg do Saint- Arcangelo, près Rimini, en 1705. — Dès sa plus tendre enfance , s'élevant au-dessus de son âge et de sa famille, il fit entrevoir une âme créée pour de grandes choses. On le voyait s'élancer par la pénétration de sou esprit hors de la petite sphère où un pays sans ressource le tenait concentré. Il lui semblait que ses camarades étaient trop vulgaires pour l'amuser, et, quoique toujours gai et toujours actif, il aimait mieux rester seul que les fréquenter. — Il Ut ses premières études è Ri mi m, et ceux qui prirent soin de son éducation eurent de fréquentes occasions de l'admirer. On voyait un disciplo qui promettait de devenir un grand maître, et l'on s'applaudissait de lui donner des leçons, comme d'une honorable fonction. « Il ne me laisse pas le temps de lui faire des questions, tant il est prompt à me prévenir,» disait un çuré qui l'avait pris en affection. La langue latine fit bicutôt ses délices. Il s'essayait à

la parler avec tous eeui oui vou.&ient lui répondre.

Il avait 12 ans quand il adressa a l'évêque de Rimini un compliment de sa composition. Le prélat, ravi, ne cessait de répéter : «Voilà un enfant qui, un jour, servira utilement la religion. » Une étude trop opiniâtro pensa précipi-ler au tombeau celui qui donnait de si brillantes espérances, et il n'y eut qu'un topique appliqué à propos qui lui rendit la vie. « Ma plus grande peine, » dit-il en revenant h lui-même,;» étaitde mourir sansavoir vu Rome. » il eut occasion do voir un religieux conventuel, nommé en France Cordeïier, dont la conversation aussi instructive qu'édifiante intéressait vivement, et c'est peut-être celte entrevue qui le détermina à embrasser la règle de Saint-François. Souvent la plus légère circonstance décide de notre vocation. Il ne pensa plus qu'à quitter son lieu natal, dès que la Providence lui en fournirait les moyens. Il y acquit toutefois un protecteur dans la personne d'un gentilhomme riche et éclairé, qui le prit en amitié. Outre que ce dernier lut offrit sa bibliothèque, il le mit en rapports avec la bonne société.

On conseilla vainement au jeune Ganganelli d'embrasser l'état ecclésiastique au lieu de se faire religieux, et il partit pour Urbiao dans le dessein d'entrer au noviciat: il avait alors 18 ans et une maturité dejugeraeol qui le mettait à l'abri d'une démarche inconsidérée

Son début dans le cloître lui gagna tous les cœurs. Il y porta cet air de candeur al de gaieté qui dénote une âme sans nuage et sans feinte. C'est alors qu'il prit les noms de François-Laurent. Toujours ami de ses devoirs, il servit Dieu comme un père qu'on aime. «Je ne suis jamais plus libre, • disait-»! souvent, «que lorsque j ai des obligations à remplir, parce que je me fais uti plaisir de tout ce que je dois faire. » Il s'accoujucn de bonne neure a ne répondre jamais qu'avec justesse et précision : « Ses reparties sont vives, » disaient quelquefois ses supérieurs; « mais il y met tant de raison, qu'on ne peut s'en offenser. » On le fit passer successitement à Pesaro, à Recanali, è Fano et à Rome môme, pour y étudier la philosophie et la théologie, et il s'appliqua avec ardeur à ces deux sciences. Devenu maître, il se lit admirer autant qu'aimer de ses disciples.

Jamais on ne l'entendit se plaindre. Etranger aux cabales du cloître, comme aux affaires du siècle, il n'aimait qu'à se renfermer dans ses devoirs. Son humilité le garantit toujours de l'ambition; les promotions qui se faisaient dans son ordre au temps des élections ne l'intéressaient nullement : < Peu m'importe, » disait-il, « que les supérieurs changent, puisque ta règle ne doit jamais varier. » L'élude étant son besoin, il °« pouvait être mieux placé que dans sa communauté. On sait que l'ordre des Frères mineurs produisit dans tous les temps une foule d'hommos distingués par leur savoir autant que par leur vertu. Gangauclli w

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