‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 210 sur 457 · GON · texte numérisé non relu

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la 11* de son cardiiial.il; il y fut inhumé en l'église des Capucins, ainsi qu'il l'avait demandé.

GOIZON fol, en 1138, créé, par le Pape Innocent II, prêtre-cardinal du titre de Sainte- Cécile.

GONDI (Pierre de), d'une famille illustre, originaire de Florence et alliée aux Médicis, évêqne-ducdeLangres, puis de Paris, prélat d'un grand mérite, qu'on no.put jamnis engager dans les complots <le la Ligne, fut nommé cardinal en 1587 par le Pape Sixte V. — Le roi Henri III l'avait fait commandeur de l'ordre du Saint-Esprit a la première création dn 31 décembre 1578. Il avait été chancelier et premier aumônier de la reine Elisabeth d'Autriche, et s'était trouvé aux Etats de Blois. fl fut aussi ambassadeur à Rome, mourut a Paris le 17 février 1616, âgé de 84 ans, et fut inluimédons lachopelledeGondi, en l'église cathédrale de Paris.

GONDI (Henri de), dit leCardinal deRetx, était le second tils d'Albert de Gondi, duc de Retz, marquis de Belle-Ile, pair et maréchal do France, etc. et de Claude-Catherine de Clermont. — Maître de l'oratoire du roi, évéque de Paris par la démission de son oncle, il officia, en 1610, aux obsèques du roi Henri le Grand, se trouva aux états-généraux tenus à Pariscn 161%, et fut, en 1618, revêtu de la pourpre sacrée par le Pape Paul V. Commandeur des ordres dn roi en 1619, il fut employé, dans les affaires, par Louis XIII. et mourut, le 3 août 1622, a Béziers, où il avait suivi le roi qui, par. son conseil, marchait,- les armes h la main, pour réduire les huguenots.

GONDI (Jean François-Paul de), cardinal de Retz ; souverain de Coromercy, prince d'Euvill»», second archevêque de Paris, était fils de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères, etc., qui, devenu veuf; H après s'être signalé dans plusieurs expéditions navales, se retira parmi les Pères de l'Oratoire, se fit prêtre, et mourut a Joigny, au milieu des oxerrices de la plus fervente piété, le 29 juin 1663, âgé de 81 ans. — Sa mère était Françoise Marguerite de Silly dame de Commerce, femme aussi vertueuse que son époux, et qui mourut jeune. Le jeune Gondi, né a Montmirail en Brie en octobre 1614, eut pour précepteur le vénérable Vincenl-de-Paule,

Soi fut depuis aumônier de la reine Anne 'Autriche, et fondateur de la congrégation des Prêtres de ta mission de Saint-Lazare. Destiné dès l'enfance à l'état ecclésiastique, il' fut pourvu, en 1627, d'un canonicat de Notre-Dame de Paris, par son oncle qui était alors archevêque de cette ville. Il avait déjà les abbayes de Buzai et de Quimperlé en Bretagne, et celle de la Chaume dans le duché de Retz. Il Gt ses éludes avec distinction, et, dès sa jeunesse, on vit se développer en lui les heureuses dispositions qu'il avait naturellement pour les affaires. Le cours d'études fini, il fut reçu de la maison et société de Sorbonne, et prit le bonnet de docteur. En 1643, il fut nommé coadjuleur de l'archevêque de Paris, avec le litre d'arche-

vêque Je Corinthe, et fut sacré par son onde le 31 janvier de l'année suivante. Quelle dégoût que le coadjuleur sentit pour l'état ecclésiastique, qu'il n'avait embrassé que malgré lui, il sut pourtant bientôt s'assujettir à la décence qu'exigeait son caractère, et il rempli* les fonctions de.l'épiscopnt avec tant de zèle et d'assiduité, qu'on aurait dit qu'il était né pour être ecclésiastique; mais le désir de la popularité. la vanité et l'ambition étaient ses mobiles, et les véritables motifs de sa régularité et de sa vigilance pastorale. Voici comment, dans ses Mémowtt, il justifie son père contre ceux qui lui reprochaient d'avoir fait de son fils un ecclésiastique : « Je ne crois pas qu'il y eût an monde un meilleur cœur que celui de mon père; et je puis dire que sa Irempe était celle de la vertu. Cependant et mes duels et mes galanteries ne t'empêchèrent pas de faire tous ses efforts pour attacher è l'Eglise l'âme la moins ecclésiastique qui fût dans l'univers. La prédilection pour son Olsalné, et la vue de l'archevêché de Paris qui était, depuis près d'un siècle, dans sa maison pro» duisirent cet effet-là. Il ne le crut pas, et ne le sentit pas lui-même. Je jurerais qu'il aurait lui-même juré, dans le plus intérieur de son cœur, qu'il n'avait en cela d'autre mouvement que celui qui lui était inspiré par l'appréhension des périls auxquels la profession contraire aurait exposé mon âme. • Le coadjuleur joignait a une mémoiro extraordinaire un génie hardi, intrigant, plein tic ressources, une pénétration étendue, un caractère d'esprit libre et indépendant, et une vivacité surprenante. Le clergé lui confia souvent les affaires les plus importantes de l'Eglise; c'est lui qui, en 16M>, porta la parole ou nom du clergé de France, dans M remontrance qui fut faite nu roi en présence delà reine-mère. Il joua un des plus grands rôles pendant les troubles qui agitèrent!» minorité de Louis XIV, et dont on peut voir le détail dans les Mémoires qu'il a laissés, et dans les histoires du temps. Dans ces tristes circonstances, il se para de beaucoup de zèle pour la défense du bien public; mais on convient qu'il n'avait d'autres vues que de croiser les projets de Mazarin, et de se venger avec éclat du mépris qu'avait faille cardinal de son entremise lors de la fameuse journée des barricades. Le cardinal Mazarin, qui était persuadé que le coadjuleur voulait occuper sa place dans le ministère, le traversait en tont, et il mit tout en œuvre pour empêcher qu'il ne parvint au cardinalat; mais le coadjuleur fit mouvoir tant de ressorts qu'il força, pour ainsi dire, le prince à lui accorder ce qu'il recherchait avec tant de passion. Louis XIV le nomma donc canlni*' en septembre 1651, et le Pape Innocent X rai accorda le chapeau.

Mazarin, vivement piqué de cet événement, entreprit de se venger du nouveau eardinal en le perdant dans l'esprit de la reine régente et il parvint h le faire arrêta dans le Louvre. On le conduisit au château de ViBcennes. Apres qu'on lui eut fait don-

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ner sa démission de l'archevêché de Paris, en le flattant de l'espoir dosa liberté, on te transféra dans le château d>- Nantes. Il fut ass.iz heureux pour s'échapper de celte nouvelle prison, et, dès qu'il se vit en liberté, il rétracta sa démission et sortit de France. Le cardinal de Retz passa en Es» pagne, d'où il se rendit à Rome où il prit pari au conclave qui élut Alexandre VIL Le nouveau Ponlife ne paraissant pas disposé à prendre ses intérêts aussi chaudement qu'il aurnit désiré, il quitta l'Italie et se retira en Franche-Comté, alors possession espagnole, d'où il alla pendant longtemps errer en Hollande, en Flandre et en Angleterre. Après la mort du cardinal Mazarin, arrivée en 1661, il se rendit aux volontés de la cour et donna enfin sa démission dans la forme qu'on exigeait de loi. C'est alors que le roi lui donna l'abbaye de Saint- Denis. Quelques au nées après il prit le parti de la retraite, il voulut même se démettre du cardinalat ; mais Clément X, alors Souverain Pontife, n'y voulut jamais consentir. On peut dire que celle retraite du cardinal de Retz Tut l'action la plus éclatante de sa vie. En se séparant du monde, son premier soin fut d'acquitter les dettes immenses qu'il y avait contractées. Il vendit noblement ses deux souverainetés; et ne se réservant que vingt mille livres de rente pour sa subsistance, il abandonna tout le reste de ses revenus à ses créanciers. Il vint heureusement h bout de les satisfaire, et après avoir acquitté pour onze cent dix mille écus de dettes, il se trouva encore en état de créer des pensions pour ceux de sec amis qU| en avaient besoin. Ce prince de l'Eglise mourut a Paris dans I hôtel de Lesdiguièn-s, le 2* août 1C79: Son corps fut transporté dans l'abbaye royale de Saint-Denis dont il a été le dernier abbé.

Voici le catalogue des ouvrages qui nous restent de lui : 1. >lri* de M. le coadjuteur, prononcé au Parlement pour ïéloignement de* créatures du cardinal Mazarin, /«Il ;utïlei 1651, in-*\ IL Avis désintéressé sur la conduite de M. le coadjuteur, 1651, in »'. III. Le bon frondeur qui fronde les mauvais frondeurs et qui ne flatte pas la frondt-maxa- Tine de ceux qui ne sont plus bons frondeurs, 1*151, in-*\ IV. Apologie de l'ancienne et légitime Fronde, 1651, in-*". V. Le vrai et le hux de M, le prince et de M. le cardinal de Rets,, 1652, in-*'. VI. Le vraisemblable sur la tond ui le de M. le cardinal de Rets, 1652, i»-*\ VIL Les contre-temps du sieur de Cha~ ttgni, premier ministre d'Etal de M. le Prince, 1652, in-*\ VIII. Les intérêts du temps, 1652, in-*\ IX. Le solitaire, 165*2, ^ri-(*. X. Avis aux malheureux, 1652, in-»\ Xl. Le manifeste de M. de Beau fort, par le 9uei il déclare se joindre à Son Altesse royale, **u Parlement et à la ville de Paris, 1(152, î»i-4*. XII. L'esprit de paix, 1652, in-»', ^fclll. Lettre d'un bourgeois désintéressé, *<852, in **. XIV. Harangue faite au roi à ^^nmptèf/ne /e 12 septembre pour ta paix géérate. 1652, in-*'. XV. Réponse de M. le ^ordinal de Retz faite au nonce du Pope le

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