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que d'Edesse, puis, le 17 août 1720, nonce a la cour de Vienne, où il n'arriva que le 1" octobre 1721 , après avoir pris congé du roi de Pologne a Dresde le 15 septembre précédent. Il fit son entrée publiques Vienne lo 21 avril 1722, et le lendemain il eut sa première audience publique de la cour impériale. Le 2 octobre 1730, le Pape Clément XI le créa, et déclara cardinal ; la barrette lui avant été envoyée à Vienne, il la reçut le 10 décembre suivant, dos mains de l'empereur, dans l'église atiliquo des Augustin» déchaussés. Le 11 du même mois de décembre, il fut déclaré, à Rome, légal de Bologne. Après avoir pris congé de la cour impériale, il partit de Vienne, le 17 mai 1731, pour retourner en Italie, ayant été honoré par l'empereur d'une croix d'émeraudes de grand prix, garnie de fort beaui diamants. Arrivé àRoruo le 26 juin suivant, il y lit son entrée solennelle par la porte du peuple le 10 juillet, et reçut le chapeau, dans un consistoire public, le 19 du même mois. Clément XI lit la fonction de lui fermer et ouvrir lu bouche les 6 août el 3 septembre de la même année, et lui assigna le tilre presbytéral de Sainle-Balbine. Il entra en même temps dans tes congrégations du Concile, de la Propagande, de l'indirect de la consulte, el ensuite seremlil a sa légation de Bologne. Ce cardinal allait par merde Gônesà Naplessur un vaisseau anglais, pour essayer de se rétablir d'une longue maladie par le changement d'air, lorsqu'il fut atteint d'un vomissement violent qui l'emporta è vingt milles de Naples, le 18 novembre 1733, dans la soixantième année de son âge, el fa quatrième de son cardinalat.
GRIMALDI (NicoLàs) né à Treia en W fut fait cardinal par Grégoire XVI en 183*. Il mourut en 1843.
GRIMANI (Dominique), de Venise, évêque de Porto, el patriarche d'Aquilée, remplit, jeune encore, des chargos importantes dans sa patrie. — Il était uti des quatre nobles, qui furent nommés pour accompagner l'empereur Frédéric III sur les terres de U république. Le Pape Alexandre VI le ûl cardinal en septembre 1493. Ce cardinal a laissé un bel exemple de piélé filiale. Son père, Antoine Griuioni, procurateur de Saint- Marc, et général d'une arméo navale, ayant été défait par les Turcs, el ayant perdu l« rifle de Lépante, fui mis en prison et traite avec une grande rigueur. Son fils s'offrit pour prendre sa place en prison ; et, <w pouvant oblonir des juges cette grâce, reuJit a son père tous les devoirs imaginables. Il eut le bonheur de le voir rétabli ; et Antoine Griiuaui, élu doge, en 1521, mourut 22 mois après, âgéjde 90 ans. Le cardinal Grimant servil utilement sa patrie, et mourut le 27 aoûl 1523, dans la soixante-troisième année do son âge. Ce noble prince de l'Eglise ai-
Grasse (grâce) en échange, lui aurait répondu k grand ministre. » Il obtint des bulles d'union ifc lëvécbédc Venceavcc celui de Crasse.
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mail les lettres, il nvait rassemblé une bibliothèque de huit mille volumes. Il a traduit de grec en latin quelques homélies de saint Chrysostome, et a laissé d'autres ouvrages qui furent trouvés dans la bibliothèque du cardinal Sirlpt, et depuis dans celle de Colonna. (Voy. Paul Jovb, I. v et vi; — Justi- ■ieî», Ui$t. de Venise, I. h;— Ciaconius, aux additions dnus la Vie d'Alexandre VI ; — Bembo ; — Guich ardin ; — Onuphrb ; — Ausirt : — I rmirr, De script, saculi xvi.)
GRIMANI (Marin), neveu du précédent, coadjntenrdu patriarcal' d'Aquiléeen 1517, fut élevé au cardinalat, par le Pape Clément VII, en 1527. — Après avoir occupé diverses locations, il mourut à Orviéto en septembre 1546. Marc Grimani, son frère, coadjuleur d'Aquilée en 1529, mourut en 1545. Le cardinal céda alors le patriarcat è Jean Grimant, -ni mourut en 1592.
GRIMANI (Vincent), de la môme famille que les précédents, revêtu de la pourpre, ni 1697, nar le Pape Innocent XII, à la recommandation de l'empereur, aux intérôls duquel il était aveuglément dévoué, mourut le 24 septembre 1710, A^é de 58 ans, vireroi de Naples, alors possession de la maison d'Autriche.
GRIMOARD (Angmc ou Anoelic de) était fils de Guillaume de Grimoard, haron de Grisac, etc., en Gévaudan, et de Félice do Moniferrand ; il était frère du Pape Urbain V. — Il renonça, fnrl jeune, au mondo, pour se consacrer a Dieu, parmi Icschanoicc£ réguliers de saint Augustin, où il passa par divers degrés. Guillaume de Grimoard, s«-0 fière, abbé de Saint -Victor lès Marseille, ayant été élevé au trône pontifical, *ous le nom d'Urbain V, ouvrit a Angelic la carrière des honneurs. Ce Pontife le pourvut de l'évéclié d'Avignon, et le mil au nombre des cardinaux le 18 septembre 1366. Angelic de Grimoard prit alors le titre de Saint- Pierre aux Liens, et l'évêché d'Albano. Mariana ajoute qu'il alla, comme légat, dons la Homagne, dans la Marche d'Ancône et dans la Lombardie, cl qu'il prit possession do cet emploi è Bologne, en 1368, accotn pané de Galeolo et de Psndnlfe Alalatesla, es princes de la maison d'Esté, et de plusieurs autres seigneurs italiens. Après la mort d'Urbain V en 1370 le cardinal de Grimoard vint rendre eompte de sa légation ^Grégoire XI, successeur d'Urbain. Depuis, B suivit le parti de Clément VII, et mourut a Avignon le 17 mars 1387. Ce préîal employait presque loua ses revenus en fondalions pi eus» s. Les plus célèbres sont l'abbaye dea religieuses de Sainte-Croix d'Apt, da l'ordre de Ctteaux ; le monastère des religieuses du Four h Avignon, de Tordre do Srfint-Benoti, et le collège des chanoines de Saurt-Ruf à Alor.lpellier.
UROESBECK (Gérard dk) , de la famille «ta lurons de Groetbeck, dans le duché de *J»«-ldre, fut chanoine, nuis doyen, et enfin «Wjtie de Liège en 1546. — Le voisinage «ta proteslants dans les Pays Bas fut cou ta - B'vui pour son diocèse, et il travailla avec
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zèle et avec succès è y maintenir l'orthodoxie. Ha<seft se révolta h la voix d'un ministre protestant, mais Groësbeck, souverain indépendant comme prince temporel, soumit en peu de temps celle ville. Celle de Liège fut depuis assiégée inutilement. Revêtu, en 1578. du cardinalat par Grégoire XIII, qui voulut ainsi honorer la fermeté du prélat, il mourut le 29 décembre 1579. Son corps fut enseveli dans la cathédrale de Saint-Lamhert. où l'on veut son tombeau.
GROLAVE DE VILLIERS (Jean la). Français de nation, religieux de Saint-Benoit, puis évéque de Lombez, ville qui aujourd'hui fait partie do l'archevêché d'Auch, abbé de Saint-Denis, etc. , fut appelé dans le Sacré Collège, en 1493, par le Pape Alexandre VI. — Il avait exercé dans le royaume des charges considérables, s'était acquitté avec éclat «le doux ambassades, l'une auprès du même Pontife, l'autre auprès de Ferdinand V.roi d'Espagne. Eu effet Te roi Louis XI l'envoya, comme ambassadeur, en Espagne, où, en 1477, il conclut la paix avec Ferdinand ; et le roi Charles VIII l'envoya a Rome, où il mourut en 1499. Le cardinal la Grolaye a laissé un ouvrage sur te Maître des sentences, des conférences, etc. (Voy. les Antiquités de Saint-Denis; — Oncphre: — Frizon, G allia purpuraia; — Sainte-Marthe. Gallia Christ iana ; — Aursrt.)
GROPPER (Jean), né h Z ëst, en Allemagne, savant dans la théologie, dans la jurisprudence civile et canonique, se distingua par son zèle pour la défense do l'Eglise, et par son amour de la vérité. Il fut un do ceux qui, en 1541, défendirent l'orthodoxie contre les protestants au colloque de Ratisbonne. — Retourné dans son pays, il soutint fortement les intérêts de l'Eglise et du clergé de Cologne contre l'électeur Herman, qui voulait y introduire la prétendue réforme. En 1547, il fut revêtu de la prévôté de l'église de Bonn, dont Frédéric, érêquc de Munster, frère de l'électeur, avait été dépouillé. Il était aussi archidiacre de Cologne. Il accompagna au concile de Trente le nouvel archevêque de celte ville, et y opina vivement sur les appellations. Le Pape Paul IV lui envoya, en 1555, le chapeau de cardinal, que Gronper refusa par modestie. Ce Pontile appela le saint prélat à Rome, où il mourut en mars 1558, figé de 57 ans.* On a de lui: ïnstitutio calhotica; des Ordonnances du diocèse de Cologne, etc. Son institution est un des meilleurs ouvrages de controverse que nous ayons. (Voy. Sposdk. Annales ; — Lbmirb, De script, setculi xvi; — Aubbrt, Hist. des card. ; — Posseun , et Dupin , Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du xvi* siècle.)
GROSPARMY (Raoil de), dit de Pirit, vit le jour au village de Périers, enlro Caen et la Délivrande, d'une race illustre, issue des anciens seigneurs de Beuville et de Fiers, laquelle se fondit, à la fin du xvi* siècle, dans la maison de Pellcvé. — Entré dans l'état ecclésiastique, où l'appelaient sa voealioo el sa piété, il fut successivement cha-
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noine de Baveux , trésorier de Saint-Frambour do Senlis, puis doyen de Saint-Martin de Tours. En 1253, le roi sainl Louis, qui connaissait son rare mérile, le fit chancelier, garde des sceaux de France, dont il fut toujours le fidèle dépositaire, depuis que ce saint roi fut revenu de sa première expédition en Terre sainte. En 1259, Grosparmy fut élu évéque d'Evreux, et sacré le 19 octobre en présence du roi, do Louis et de Philippe ses deux fils, de Simon de Montfort, du comte de Leicesier, du comte d'Eu, de plusieurs archevêques, évôques, et autres personnages de distinction. L'année suivante, il fit un voyage à Rome, où sa probité, sa capacité le tirent apprécier du Pape Alexandre IV, qui fit de lui un grand éloge dans une lettre qu'il écrivait au monarque. En 1261, le Pape Urbain IV, successeur d'Alexandre, le créa cardinal-évêque d'Albano. En 1265, le jour de l'Epiphanie, le nouveau cardinal, en qualité de lùgat apostolique, couronnait roi et reine de Sicile, Charles, comte de Provence et d'Anjou, et Béalrix, sa femme, dans la basilique de Constantin à Rome. Après ce couronnement, il accompagnait le roi Charles, qui avait pris les armes pour combattre Maiufroi, et le chasser du royaume de Naples, qu'il avait usurpé. En 1266, le 1" septembre, il consacrait, en •présence du Souverain Pontife, l'église de Sainte-Claire d'Assise, et souscrivait à la bulle du même Pontife louchant la confirmation des anciens privilèges de l'abbaye do Saint- Cybar d'Angoulême. Peu après, vers 1267, il fut envoyé, en qualité de légal,
Car le Pape Clément IV, successeur d'Urain, pour travailler à la réformalion du clergé, conformément a la discipline de France, et pour y porter l'indulgence de la croisade en faveur de ceux qui accompagneraient le roi en Terre sainte. En 1269, le 19 juillet, au rapport de la chronique do Saint-Etienne de Caen , il arriva avec le roi saint Louis en celle ville, et pendant Irois jours qu'ils y séjournèrent, le roi logea au château, et lui, dans l'abbaye de Saint- Etienne. L'année d'après, il suivit, encore en qualité de légat, le roi sainl Louis dans sa dernière expédition de Terre sainte. Arrivés en Afrique, ils y furent, l'un et l'autre, emportés par la pesle en 1270.
GRUVENVALDER ( Jean), fils naturel de Jean, duc de Bavière, Allemand , évéque de Frisingen, créé, en 1440, par l'antipape Félix V, prôtre-cardinal du titre de Saim-Martin aux Monts, mourut en 1453.
GUADAGN1 naquit le 14 septembre 1674 de Donat-Marie, marquis de Guadagni, d'une des plus nobles familles de Toscane, et de Marie-Madeleine Corsini, sœur du Pape Clément XII, — Il reçut au baptême les noms de Bernard-Cajétan; mais il prit coux de Jean-Antoine de Saint- Bernard en entrant dans l'ordre des religieux Carmes déchaussés, où il fil profession dans le couvunl d'Arezzo, en Toscane, le 11 novembre 1700. Après avoir été successivement mailro des novices, plusieurs lois prieur du couvent de
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son ordre à Florence, et provincial, do ta province , il fut nommé à l'évêché d'Arezzo par le Pape Benoit XIII, la 20 décembre 1724. Sacré le 31 du môme mois, il fut le leodemain déclaré évéque assistant au trône. Après l'exaltation de Clément XII, il se rendit a Rome en 1730, et Sa Sainteté ayunt honoré en sa faveur l'église épiscopalc d'Arezzo du palliura , il' le reçut, des mains du Pontife, dans la chapelle secrète da palais du Quirinal. Créé et, déclaré cardinal le îl septembre 1731, il es't le premier de son ordre, depuis la réforme, qui eût été élevé à celle dignité. Le 22 novembre suivant, il reçut le chapeau dans un consistoire public, avi'C le cérémonial accoutumé, et le 17 septembre, Sa Sainteté fit, dans un consistoire secret, la fonction de lui fermer et ouvrir la bouche, en lui assignant le litre presbytéral de Saint-Martin aux Monts, dont il prit solennellement possession dnns l'église de Saint-Sylvestre et de Saint-Martin, le 30 da même mois. Le Pape lui assigna en môme temps les congrégations des évêques et des réguliers, de l'Immunité, de la Discipline r^iilièreet des sacrés Rites. Le 28 février 1732, il le déclara vicaire-général de Rome et de son district, à la place du feu cardinal Maréfoschi , Sa Sainteté l'ayant dispensé d« la teneur d'une ancienne bulle, suivant laquelle cette dignité ne pouvait être conférée qu'à un sujet de l'Etat écclésiaslique, ot jamais à un étranger. Les fonctions de cette charge ne permettant pas au cardinal Guadagni de résider en son évêché d'Arezzo, il s'en démit en novembre I73î,avec réserve d'une pension de douze cents écus.
GCALTERIO (Charles), né à Orviéto, dans l'Etat écclésiaslique, avocat consislorial, référendaire de l'une et de l'autre signature, fut promu au cardinalat, dans le consistoire du 6 mars 1654, par Innocent X.
aui lui donna l'archevêché de Fermo, dont se démit en 1668. — Frappé d'apoplei»" le 1" janvier 1673, il mourut le même jour, en la dix-neuvième année de son cardinalat et la 58' de son âge.
GUALTURIO (Piiilippb Antoine), né le 24 mars 1660, à Sainl-Quirice de Ferma, dans la Marche d'Ancône , d'une fciwW* très-ancienne originaire d'Allemagne, fui élevé, jusqu'à l'âge de 12 ans, par les soin? du cardinnl Charles Gualterio, son grandoncle, alors archevêque de Fermo. — A l'âge de 12 ans on l'envoya à Rome continuer ses éludes au collège Clémenlin. Lof** qu'il eut fait sa philosophie, il retourna i Fermo, où il fil un cours de droit, et un autre de théologie, et à l'âge de 19 ans il fut reçu docteur en ces deux facultés. Betourné à Rome, il s'y perfectionna dans lude des lois sous Dominique Targi, s*" parent, depuis cardinal, et évéque de Ferrare. Il n'avait pas 25 ans, lorsqu'il fui admis au nombre des prélats référendaire5 de l'une ot do l'autre signatures. Dans la suite il eul successivement l'inspection générale de l'anoone , c'est-à-dire, des approvisionnements . et les gouvernement* ^
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