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San-Severino, de Fabrieno, d'Icsi, du duché «le Caroerino, de Noire Dame de Lnrette, et entin la vice-légation d'Avignon. Il finissait la quatrième année de cette vice-légation, quand le Pape Innn.ont XII le nomma nonce en France le 27 février 17(K). Aimant les Français, qu'il se plaisait à appuyer de son crédit, il lut reçu avec empressement h Paris et à Versailles. Il se plaisait en Frnn- I ce, ei on y était content de lui. Rome n'était pas moins satisfaite de son administration; et. avant de le rappeler en Italie, Clément XI lui conféra l'abbaye de la Trinité dans le duché de Milnn. le nomma è l'évéché d'Imola, le fit cardinal on 1706, et le désigna légat a latrrt dans Ravenne et toute la Rnmagne. Cependant il quitta la France avec regret après sit ans de nonciature : son amour pnur les lettres l'y avait lié avec M/ibillon, Malebranche, L'Hôpital et d'autres savants. Il visitait assidûment les bibliothèques publiques, faisant des extraits de nos manuscrits uniques ou rares, et recueillant les matériaux dont il avait besoin pour une histoire universelle, à laquelle il travaillait depuis l'âge de 20 ans, et qui, suivant de Bozc, eût été véritablement la bibliothèque du monde. Il fit embarquer à Marseille tous ses matériaux, avec un choix considérable de livres de tout genre, de médailles antiques et modernes, d'instruments de mathématiques, et d'une infinité d'autres objets : mais toutes ces richesses périrent avec le vaisseau qui les portait. Pour lui, il était déjà arrivé dans son diocèse, a Imola, quand il apprit celte triste nouvelle. Il eut le courage de racheter des livres, des médailles et d'autres curiosités savantes; mais la perle de ses manuscrits était irréparable. Deux ans après, il éprouva un sort pareil à Ravenne, où il était légat. Dans le cours de la guerre de la succession d'Espagne, succession disputée par les maison! de France et d'Autriche, les troupes impériales étant entrées a Ravenne, pillèrent son palais et tout ce qui lui appartenait, pour le punir de son attachement à la France , et l'obligèrent à se retirer à Rome pour y mettre sa personne en sûreté. En 1710, a I époque de nos plus grandes calamités, il fil arborer les armes de France à la porte de son palais, comme pour annoncer gue lout Français y trouverait un asile. Louis XIV le récompensa de a dévouement par le don de l'abbaye de Saint-Rerai de Reims, et par une pension considérable.
Ajrrès la paix d'Ulrecht, le cardinal, plein de reconnaissance pour la France, s'empressa de venir remercier le roi, qui lui doriua le nom d'ami, le logea près de lui à Versailles, à Marly, & Fontainebleau ; et, lorsqu'après quelques mois, le cardinal voulut partir, le roi lui fit promettre de revenir tous les cinq ans, autant' que sa santé le lui permettrait; mais la tombe allait s'ouvrir pour Louis XIV. Dans la première année de la régence, le cardinal fut pourvu de l'abbave de Saint-Victor de Paris, et nommé commandeur de l'ordre du Saint-
Esprit, dans la promotion que fit LouisXV, après sa majorité. Lorsque Louis XIV augmenta le nombre des académiciens honoraires de l'Académie des inscriptions, le cardinal Gualterio avaiïeu la première place, et il ne manquait pas de la remplir, quand il venait à Paris. Il mourut a Rome le 21 avril 1728, dans la 69' année de son âge et 'a vingt-deuxième de son cardinalat. Malgré les perles qu'il avait éprouvées, il laissait une bibliothèque composée de plus do 30,000 volumes, de précieuses collections de médailles, de camées, d'antiques, de morceaux rares d'histoire naturelle et d'instruments de presque tous les arts. Par son testament, qui fut ouvert le lendemain do sa mort, en présence des cardinaux Barberin et de Polignac, ses exécuteurs testamentaires, il laissait à chacun de ses domesti ques six mois de gages, outre le deuil, et instituait pour son légataire universel le comte Gualterio, son frère. On trouve dans le tome VII des Mémoire» de l'Académie des inscription», son Eloge par de Roze.
GUALTERIO (Louis), né à Orviéto en 1706, légat de Bologne, fut créé cardinal par Clément XIII en 1759 et mourut en
GUARINI, Bolonais, chanoine régulier de Sainte-Croix de Morlare, nommé, en 11H, par le Pape Luce II, cardinal -évêque de Palestine, mourut en 1159.
GUASTALDI (Jérôme), né d'uno bonne famille, è Taggia , sur la côte de Gènes, embrassa de bonne heure la carrière ecclésiastique, et alla se fixer è Rome.— En 1656, pendant ta peste qui désolait celte ville, on jeta les yeux sur lui pour le charger de la surveillance des hôpitaux. Loin de décliner une mission si périlleuse alors, il l'accepta comme un devoir, et même avec bonheur; il y déploya un zèle ; une charité, un courage qui trouvèrent plus d'admirateurs que d'imitateurs. Bientôt après, nommé commissaire général de la santé, il montra la môme
ftrévoyance, le même talent d'administration, a même sollicitude pour le bien public; il savait se multiplier suivant les besoins. Une
telle abnégation ne mène pas souvent à la fortune et aux honneurs; mais justice lui fut rendue. Devenu trésorier de la chambre apostolique, dans le consistoire du 12 juin 1673, il fut élevé nar le Pape Clément X au cardinalat, sous le litre de Sainte-Polentiane. Il avait encore été archevêque de Bénévanl et légat de Bologne, quand il mourut a Rome le 8 avril 1685. « Sous le titre de Tractatu» de avertenda et prottiganda peste polilico'legalis, Bologne, 168», in-fol., il a laissé un ouvrage justement estimé, dans lequel il a transmis è la postérité le résultat de ses observations sur la peste de Rome, et 1'hisloire des mesures de salubrité, de police et autres moyens qui furent employés avec le plus |de succès contre cette terrible maladie. » ( Michaud, Biographie t art. Gattaldi. )
GUASTAVILLANI (Philippe), Bolonais, créé en 1572, par le Pape Grégoire XIII. son
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oncle, diacre-cardinal du lilre de Sainte-Marie la Neuve, puis de Sainte-Marin inCosme* din, camerlingue de la sainte Eglise, mourut en 1587.
GUERRIERI GONZAGA (Césarih)', né a Mantoue. en 17 W, fut fait cardinal par Pie VII, on 1819. 11 mourut en 1832
GDEVARRA (F erna jid-Nuhex de), Espagnol, créé en 1596, par le Pnpe Clément VIII, prêtre-car»! inal du titre de Saint-Biaise, puis de Soint-Martin aux Monts, grand inquisiteur d'Espagne, archevêque de Séville, mourut en 1609.
GUGLIELMI (Pierre-Jérôme), né a Jesi, en 1691, fut fait cardinal par Clément XIU en 1759. 11 mourut en 1773.
GDI, évêque de Tivoli , fait cardinal en 1127, par Honorius II.
GUI, des comtes de Caprone, de Pise.créé en 1130, par le Pape Innocent II, diacrecardinal du titre de Saint-Corne et de Sainl- Dniuiun, légat en France et en Allemagne, chancelier de l'Eglise romaine, mourut en
GUI fut créé diacre-cardinal du titre de Saint-Adrien , en 1130, dans la même promotion, par le même Pape Innocent II.
GUI, évêquedu Tivoli, rut nommé cardinal en 1131, par Innocent 11, dans la troisième promotion.
GUI, de Pise, fut, en 1140, créé diacrecardinal par le Pape Innocent II.
GUI MORICOSI,dePise, fut, en 1142, créé par Innocent 11, diacre, puis prêtre-cardinal du titre de Saint-Laurent in Damas o.
GUI , Français, nommé, en 1144, diacrecardinal du lilre de Sainte-Marie in Porticu, mourut en 1156.
GUI DE CRÈME, diacre-cardinal, nommé par Eugène III en 1150, puis prêtre du titre de Saiut-Calixte , fut antipape sous le nom de Pascal III.
GUI, Romain , créé en 1205, par le Pape Innocent III, diacre -cardinal du titre de Saint-Nicolas in Carcere, nuis évêque de Palestine et légat eu Lombardie , mourut en 1227.
GUI, curé de Grinfort, dans le diocèso de Durham , en Angleterre, fut créé diacrecardinal du litre de Saint-Adrien en 1237, par Grégoire IX, Pape de 1227 à 1241, et qui créa quinze cardinaux pendant ce règne de quatorze ans.
GUI GROSSUS ou GUI FOULQUE, Français, archevêque de Narbonne, créé en 1261, par le Pape Urbain IV, cardinal-évôque de Sabine, fut Pape sous le nom de Clément IV.
GUI, né en Bourgogne, abbé et chef de l'ordre deCiteaui, alla à Rome sous le pontifient d'Urbain IV, qui le créa cardinal en 1262. — Clément IV l'envoya en qualité do légat, dans les pays septentrionaux, avec pouvoir de terminer le différend qui s'était élevé entre le roi de Danemark et l'archevêque de Lunden. Arrivé en Danemark, il fit mettre en liberté l'archevêque de Lunden, qui était retenu en prison depuis l'avènement du roi Christophe l*',et leva l'interdit
(AIRE CU1 m
qui pesait sur ce royaume. Ce prélat mouroi en 1273, pou d'années après son retour en Italie. ( Voy. Ughelli; — Kraxtz; — Au-
BEBT.)
GUI D'AUVERGNE, 01s de Robert Vin, comte d'Auvergne, et de Marie de Flandre,' sa seconde femme, archevêque de Lyon en 1340, fut, deux ans après, élevé au cardinalat par Clément VI. Ce Pontife, après avoir réduit le jubilé de cent à cinquante ans, envoya en 1350 le cardinal d'Auvergne avec le cardinal Geccano, à Rome, pour y faire l'ouverture de l'année sainte; ils y apaisèrent la sédition excitée par Rienzi. Peu après, Gui d'Auvergne alla en qualité de légat en Hongrie et en Espagne. Après avoir été encore employé en France, il fut de nouveau envoyé par Grégoiro XI en Espagne, |iour rétablir la paix entre les rois de Caslille et de Portugal. Il réussit dans sa mission pacifique, et, à son retour, il mourut a Léri<i» le 25 novembre 1373. Son corps, transporté en France, fut inhumé dans l'abbaye d;i Val-Luisant, dite duBouchtt, en Auvergne. {Voy. Bosquet, Vitn démentis VI ;— h-mi, Mit. d'Auvergne; — Frizon, G allia par/mrata;— Sainte-Marthe, GalliaChristiana;- OnupnRE; — Ciaconius, l'ita et gesta «Y manorum Pontificum et curdinalium ; — At-