‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 227 sur 457 · HOS · texte numérisé non relu

HOS

dénie el de parfum de bonne odeur h l'Eyliso de Dion.

« Et comme il n'y avait rien d'oisif en lui et que tout allait à la .piété et au zèled'avancer de tout son pouvoir le règne de Dieu, il exerça sa riche et savante plume à écrire des lettres pleines de saintes ardeurs el des livres remplis d'une si excellente tradition pour la défense de l'Eglise et des vérités catholiques, qu'il suffit de dire pour leur reeotnman lation qu'ils furent imprimés en divers endroits et en différentes langues du vivant de l'anlenr jusqu'à trente-deux fois, et que les ennemis même de l'Eglise, pour l'estime qu'ils en faisaient, appelèrent la foi catholique romaine la foi Hosit*nne et le cardinal Bosiusle Dieu des Polonais, en même sens que les Huns nommèrent autrefois le grand évèque Théolime, pour ses éminentes vertus, te Dieu d«*s Romains.

• La Pologne était trop heureuse d'avoir cet homme incomparable, quand Romo jalouse de ce bien l'attira en sa cour, où il no fut pas plutôt arrivé que le Pape Grégoire XIII le nomma eu plein consistoire g-and pénitencier arec cel éloge d'honneur, qu'il mettait entre les mains les plus nettes qu'il connaissait la charge d'absoudre les crimes des autres et de nettoyer les ordures du monde. Il exerça ce saint office dans l'église du Saint-Pierre avec les aulres moindres pénitenciers, avec un soiu et une assiduité non parodie, n'estimant pas produire d'acte de charité plus excellent que de retirer les âmes de leur gouffre de perdition, ni prendre d'emploi plus noble que de recueillir dans ces sacrés tribunaux le sang du flls de Dieu.

■ Il vivait a Rome dans une merveilleuse innocence et dans une grande réputation de sainteté, amassant une infinité de bonnes œuvres dans les exercices de piété et de charité qu'il pratiquait sans relâche, quand les chaleurs excessives de l'été l'ayant contraint de quitter la ville el de se retirer à la campagne, allumèrent la lièvre dans ses veines qui l'emporta en peu de jours; il ne manqua pas néanmoins de loisir pour se préparer à sa sortie du monde et éclairer des actions de sa piété le chemin qu'il avait à faire à l'éternité. Il prit tous ses sacrements avec une merveilleuse tranquillité d'esprit, ne se troublant non plus à sa mort par le regret de sa vie qu'il s'était jamais troublé en sa vie par la crainte de la mort. Il se lit lire, un peu devant que de mourir, la Passion riu Sauveur pour fortifier lus faiblesses de sa nature et la confiance de son Âme. Récita fritue, Tierce el Sexte de son Office, et sentant les forces lui défaillir, dil eu abandonnant doucemeut sa télé sur le chevet, qu'il s en allait dire None en paradis avec les, auges. Puis répéta ni le mol qu'il avait souvent en bouche, Seigneur demeurez avec noue, il trépassa doucement, le 5 du mois d'.inôi de l'année 1579, de son &go la soiian)le-.«eizièiue.

• Les éloges que les Papes, les grands |>erionnages et le> écrivains du temps lut ont

donnés, le "nommant lu grand Rosius, laeo

lonne de l'Eztise, le marteau des hérétique*, le boulevard du Siège apostolique, l'ornement du sénat romain, le phénix des cardinaux, l'Augustin du son temps, le mira( le du monde, et les autres, seront les monuments éternels de sa vertu incomparable et de son mérite. »

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