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DES CARDINAI I.
BAEFFELIN. Nous lisons dansfMmt de la religion du 12 leplembre 1827:
m Mgr le canlinal Hs»ITelio, un des membres les plus âgés du Sacré Collège Tient «le mourir 4 Rome. Casimir Haeireliii, né le 12 janvier 1737 h Minleld, dans le duché de Deux-Ponts, entra dans l'état ecclésiastique, et parait avoir ou parla l'éducation du feu roi de Bavière, qui était né princo de Deux-Ponts. Il devint ensuite son bibliothécaire, obtint le titre d'évô'j no <io Chersonèse, et fut membre d'une société littéraire établie a Munich sous le litre d'Académie minervale; c'est ce qui donna lieu è l'abbé Barruel de le comprendre parmi les partisans de l'iHumiiisme. Le cardinal publia a ce sujet, en 1818, une déclaration que nous avons insérée textuellement dans ce journal, tome XVI, n4 364 ; nous avons donné aussi, u- 403, une lettre de l'abbé Barruel, relative à cet objel.M.Haeirelin était depuis quinze ans ministre du roi de Bavière a Rome, quand il fut déclaré cardinal Ie6 avril 1818. C'était lui qui avait été négociateur
Jour le concordat de Bavière , conclu Rome le 5 juin 1817, et le chapeau fut la récompense de sou zèle et de ses soins. Le cardinal Hacflelin continua de résider a Rome comme ministre de Bavière près le Saint- Siège; il avait le titre de Sainte-Anastasie et était membre de diverses congrégations. 11 est mort à Romo lu 27 août dernier daps sa 91* année. »
HALAN (Robbbt), Anglais de nation, vivait sous les règnes de Henri IVel de Henri V. — Né à Oxford, il fut successivement chancelier de l'université de celle ville en 1403, archidiacre de Cantorbéry, évèque de Salis- 4>urv, puis créé cardinal en .411 parle Pape Jean XXII. Ses talents bien connus le firent rhotf ir pour élre un des députés chargés de représenter le clergé anglais aux conciles <le Pise et de Bile. Il mourut en 1417.
HAllRACH (EnjEST-ALBEBT, comte de), fit s <Je|Cbarles, comte de Harrach. né à Vienne le 25 octobre 1598, fut élevé a Rome au collège des Jésuites allemands, où il écrivit ion Opusiyn,b9Uciicum,ûéil\èati cardinal Set pian JWghèse.— Dans la suite il fut de la chambre du Grégoire XV; en 1623, il obtinl l'archevêché, do Prague. Dibain VIII, à la sollicitation de l'empereur Ferdinand 11, l'éleva au cardinalat, le 9 janvier 1626, en lui conférant le titre de Saiute-Praxè je ; il lui donna le chapeau 4 Rome. L'empereur se servit du cardinal pour chasser du Prague les prédicateurs luthériens, et apaiser eu Bohème les (roubles de religion. Eu 1627, ce mémo cardinal couronna Etéonore, femme de l'empereur Ferdinand II, et Ferdinand III ; en 1637, Marie-Aune , première femme de Ferdinand III; eu 1646, le roi des Romains Ferdinand IV ; eu 1655, Léopold, ot eiilin Eléotiore, troisième femme do Ferdinand III,
comme roi* et reines de Bohême. Le dernier la nomma son conseiller privé en 1637, el l'envoya à Rome auprès d'Urbain VIII. H.irracli i était ausyi grand maître de l'ordre delà Croix de V étoile rouge, en Bohème, en Silésie eï en Pologne; chancelier dé l'université de Prague, el comprotecteur des Etats héréditaires de l'empereur. En 16V4, il faisait partie du conclave où fut élu Innocent X, successeur d'Urbain VIII. La môme année, il fut arrêté dans son palais par le colonel Knnenberg, lorsque les Suédois s'emparèrent d'une partie de Prague : il perdit, en celte occasion, une partie de ses biens, et dut sa liberté au cardinal Mazarin, qui ftt solliciter pour lui auprès de la reineChrisline, moyennant quinze mille écus de rançon <n un b llet de sa main, par lequel il promettait de ne point se venger. Le29odob o 1648. Il bénit le mariage de Philippe IV, roi d Espagne, avec Marie-Anne, lille de Ferdinand III, c» ensuite accompagna la nouvelle reine, a*, nom de l'empereur, jusque sur les frontière.* d'Italie. Le 4 mars 1654, il assista à l'aclc solennel par le.piol les deux académies do Prague, la Clémentine des Jésuites, et 1t. Caroline fondée par Charles IV, furent réu nies en une seule, sous h nom de l'unirei silé do CarotoFerdiaande. dont lo Jésuite Mol i toi* fui le premier recteur. L'année suivante, il entra dans le conclave qui élut Alexandre Vil, et contribua beaucoup 4 l'érection du nouvel évéché de L 'itmeritz, en Bohème. Nommé à l'évoché de Trente, après la résignation deSigismond-François, archiduc d'Autriche, il assistait encore, eul<»67. au conclave où fut élu Clément IX, et, tombé malade è Vienne, 4 sou retour, le 11 octobre, il y mourut le 15 du même mois 1667. (Voy.CAmrrx, Germania sacra; — le P. Baivia, UtisceUnnen Bokem )
HKLIE DE SAINT-IR1KR, Français, évéd*U«ès, créé, eu 1.156 , par Je Pape Innocent VI, pré:re-airdinal du titre de Saint- Etienne, in Calio monte, puis évèquod'Oilie, mourut en 1337.
HENNIN BOSSUT DE CHIM \Y (Tao*4<- Philippk ni), appelé leCardinall d'Alsace, second lils de Pbilippe-A iloino de Hennin, comte de Boussut , prince de Chimay, chevalier do la Toisou d'or, el d'Auue-Louise du Werrcgi k n, naquit 4 Bruxelles Je 22 novembre 1680; il était connu dans sa jeunesse sous le titre do comte de Beaumont. — A l'âge de 17 ans il fui nommé, par le roi d'Espagne Charles II, 4 la prévoé de l'église cathédrale do Gand ; el, après avoir fait si philosophie 4 Cologne, il alla 4 Ko ne y étu* dia en théologie dans le collège germanique deSainl-Apnliiuaire, et est le premier qui y ' soutint des thèses polémiques en présence d'une nombreuse assemblée de prélats et de docteurs. Après quatre ans d'études, il prit lo bonnet de docteur dans l'université grégorienne, et rcçut cusuito la préirise. De retour
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dans son pays, il fui nommé, en 1702, examinateur synodal par l'évôque do Gand, qui lo fil ton vicaire général en son absence. Knl7l3, il fUt désigné par le Pape Clément XI, dont il était prélat domestique, pour être évêqne d'Ypres ; mais , le 3 mars 1714, il fut nommé
Smr l'empereur a l'archevêché de Malines. /expédition do ses bulles ayant traîné eu longueur a la suite de quelques difficultés qui survinrent, il se rendit a Tienne, où il termina heureusement cette affaire; et, après que cet archevêché eut été proposé pour lui à Home dans un consistoire du 16 décembre 1715, il fut sacré, le 19 janvier suivant, dans la chapelle de la maison professe des Jésuites de la même ville de Vienne. Le 10 février, il lit prendre possession, en son nom. de son archevêché par l'évôque nommé de Bruges, chargé de sa procuration ; et s'élanl rendu à Malines, il y fit son entrée publique, avec les cérémonies accoutumées, le 15 mars de la même année 1716, et reçut Us paliium, le 22 suivant, par les mains de l'évôque de Namur. Il fut créé et déclaré cardinal de la sainte Eglise romaine, le 29 novembre 1719, par le Pape Clément XI , après la mort duquel il se rendit a Rome, et assista au conclave dans lequel lut élu Innocent Xlll. Ce nouveau Pontife fil la fonction d« lui donner le chapeau dans un consistoire pnblic le lOjuin 1721, et celle de lui fermer et ouvrir la bouche dans un consistoire secret tenu le 16 du même mors, -et lui assigna ensuite le titre presbytéral deSaint-Césarée. Il fut aussi déclaré membre des congrégations du Concile, de la Propagande, des Rites et de l'Indice. S'étant rendu a Vienne, il prêta serment, entre les mains de l'empereur, en qualité de conseiller intime en sou conseil d'Etat, le 15 septembre 1722.
HENH1, nommé, en 1127, par le Pape Honorius H, prêtre-cardinal du titre deSninte- Prisque, suivit le parti de l'antipape Anaclel 11.
HENRI, Français, abbé de Clairvaux, créé en 1160, par le Pape Alexandre III, cnrdinalévéque d'Albano , légat en France et en d'autres Etats, mourut en 1188.
HENRI DE SU LU, Français , archevêquo de Bourges, un des deux seuls cardinaux créés par Urbain 111, Pape do 1185 à 1187, mourut en 1200.
HENUI MINUTOLI.Napolilain, archevêque de Naples, créé, en 1389, par le Pape Boniface IX, prôlre-cardinal i.'u lilro de Siiiite- Anaslasie, évôque de Frascuti et de Sabine, tueur ni en 1417.
.HENRI , cinquième fils d'Emmanuel , roi de Portugal, et de Mario de Caslillo, naquit -à Lisbonne le 31 janvier 1512. — Dirigé vers la carrièro ecclésiastique il étudia avec succès les langues et la théologie. Dès l'âge de quatorze ans, il était prieur commendataire du couvent de Sainto-Croix a Cuïnibro, ensuite archevêquo do Bragapuis d'iivoia. En 1545, Paul III le créait cardinal. Jean III, roi de Portugal , essaya de faire monter son frère sur le trône pontifical; mais n'eyant pu y parvenir, il lui procura, on dédomma-
gement, des bénéfices, et le litre de légat en Portugal. Jean III étant mort à la fleur de son âge en 1557, la régence fut déférée su cardinal Henri pendant la minorité de don Sébastien, son petit-neveu. Le cardinal parut n'accepter le pouvoir qu'avec répugnance, et s'empressa de le remettre entre les mains du jeune roi ; mais il ne l'eut pas plutôt quitté, qu'il le regretta. On sait que le chevaleresque Sébastien avait conçu l'audacieax projet d'aller conquérir l'Alrique; que, vaincu par le roi de Maroc, à la bataille d'Aicaçar, le 4 août 1578, il y périt, sans qu'on eût jamais retrouvé son corps. A cette nouvelle, le cardinal revint à Lisbonne, eue fil proclamer roi lo 28 août. Comme son Age avancé faisait croire que le trône ne larderait pas a être vacant , tous c«jux qui y avaient quelques droits se préparaient a les faire valoir. Le nouveau roi commença par disgracier et bannir de Lisbonne les conseillers de Sébastien , sous prétexte qu'ils auraient dû s'opposer è rovenlureusejfilrrprise du malheureux prince, mais en réalité pour exercer des vengeances. Cei endant les étals assemblés, en 1579, pour agiter la question de succession, le pressaient de dé* signer un successeur; il flotta longtemps indécia, puis sollicita de la cour de Rimel» permission de se marier. Comme il attendait In réponse, il mourut dans son palais d'AImeyren te 81 janvier 1580, âgé de 68 ans. Les Portugais étaient assez portés è loi donner pour successeur le prieur don Antonio de Crato, son neveu; mais Philippe M se prétendait des droits h celle couronne; il avait une armée, et il envoya le duc d'Albe faire la conquête du Portugal, qui resta 60 ans uni a I Espagne, jusqu'à ce que, après la révolution do 1640, Jean IV, de la maison de Bragauce, en oui été proclamé roi. Henri, prince séculier, se montra au-dessous du prince de l'Eglise. Il avait été un prélat distingué ; il avait fait un grand nombre d« fondations pieuses ou utiles ; il protégea les lettres, et engagea le Jésuite MarTei à écrire l'histoire des conquêtes des Portugais dans les Iodes. On a de lui, en portugais, d« Méditations sur les mystères de la vit <f» Sauveur, réimprimées à Lisbonne, 15J4, 111-8*; elles ont été traduites en latin parle j Dominicain Aul. de Serra, Louvain, 1575, in 12, et par le* Jésuites du collège d'Ewra, Lisbonne, 1576, in-8\ La Bibliothèque*rieuse de David Clément dorme les titres des autres productions du cardinal Henri.
HERBERT DE BOSHAM, Carme anglaise»
chancelier de Thomas Beckel, arehevéqoa de Cantorbéry, était présent lorsque ce prélat, depuis canonisé, fut assassiné dans circonstances suivanies : Beckel avait eu d« vifs démêlés avec Henri II, roi d'Anglelerr.- Un jour, dans un moment de vivacité, et prince s'écria : « Je n'ai donc pas un ami ouprôs de moi, pour me délivrer de ce pré're turbulent. • Alors quatro des courtisans, dont l'hisloiro a conservé les noms, se re«- I dirent au palais de l'archevêque, qu'ils accablèrent d'injures; puis, le suivant, comme
MON
il se rendait à l'église, sans gardes, pour lésie, il mourut le 25 février 1682 6c& de-
assister aux Vêpres, ils l'égorgèrent sur 60 ans. ^
l'autel même. Herbert alla en Italie, où le HIEROME, chanoine régulier de la con-
Pnpe Alexandre III le fit archovêque de Bé- grégalion de Saint-Fridien <fc Lucnues fut
lièrent, et cardinal en 1178. Il a écrit YBif créé, — "OL J!
toire d$ la mort de saint Thomas, dont lait mention Baronius dans lo tome XII de ses Annales ecclésiastiques, et une Relation de ses pèlerinages.
HERBERT. — Voy. J a cocas.
HER.M AN , sous-diacre et notaire apostolique, fut créé prêtre-cardinal du titre de Sainte-Susanne en 1164 par le Pape Alexandre III. i|ui régna de 1159 a 1181.
HER.M AN, fut nommé, en 1180, par le Pape Alexandre III , diacre-cardinal du titre de Saint- Ange.
HÉRDI.O (Bérabd), né à Narni, en Omhrie, après aroir fait de bonnes éludes, tint, jeune encore, à Rome, où il fut référendaire apostolique, puis auditeur de Rote.— Il était évéque de Spolète quand le Pape Pie II le fit cardinal en 1460, et l'envoya à Pérouse en qualité de légat. Hérulo, habile jurisconsulte, homme d'une droiture et d'une équité bien connues, était d'une opiniâtreté obstinée. Il en usa avec une hauteur ridicule a Tégard de Frédéric, second (ils de Ferdinand, roi de Naples, qui vint h Rome, et qui fut logé dans le palais du Vatican, par ordre du Pape. Tous les cardinaux lui firent visite; Hérulo manqua seul è cette civilité. On lui en demanda la raison; il répondit qu'il voulait conserver l'honneur du cardinalat; ajoutant qu'un prince de l'Eglise ne devait point de visite au second fils d'un roi tributaire du Saint-Siège. Hérulo, évéque de Sabine sous le pontificat de Sixte IV, mourut à Rome le 3 avril 1479. (Voy. les Commenlairts de Pie II ; — Garimbkrt; — Cuennus; — Oiuiphre; — Ughklli; — Au-
BEflV. )
HERZAN DE, HARRAS (Fraiçois). né è Prague en 1735, ministre plénipotentiaire près le Sainl-Si^ge, fut fait cardinal par Pie VI en 1779. Il mourut eu 180t.
HESLER (Georges), né a Wurlzbourg, ville aujourd'hui à la Bavière, trouva moyen de se faire connaître a l'empereur Frédéric III, qui l'envoya comme ambassadeur en France, et lui obtint, en 1V77, de Sixte IV, le chapeau de cardinal. — Hesler se noya en passant le Danube dans un bateau, en septembre 1482. Garimhert ne fait pas l'éloge d« ce cardinal. (Voy. Philippe db Comisks, lir. ir, ch.ip. 2; — Gahimbebt, I. ir el vi; — Albert.)
HESSE-DARMSTAD (Frédéric dp.), fils de Loti i s l*r, landgrave de Hcsse-Darmslad, et de Madeleine de Brandebourg, naquit le 28 février 1616. el se fit catholique en 1G36. Ch valier de Malle el grand prieur d'Allemagne, il se signala comme général des galères (ourpre
. en 1164, diacre-cardinal du titre de Sainte-Marie la Neuve, par le Pape Alexandre 111. qui, pendant un règne de vingt-deux ans, créa cinquante cardinaux en cinq promotions.
HIEROME ASCULANO (de P.sb), général de I ordre des Frères mineurs, créé, en 1278 par Nicolas III, prêtre-cardinal du titre dé Sainte-Pudantlaoe , puis évéque de Palostnne. fut Papp sous le nom de Nicolas FV.
H1EROME SOUCHIEH, Français, abbé de Clleaux, fait, en 1568, par le Pape Pie V, prôtre cardinal du titre de Saint-Matthieu., mourut en 1571.
HILDEBERT fut créé, en 1180, par l« Pape Alexandre III, prêlre-cardinal du litre d*s Douze- Apôtres.
HILDKBRAND GROSSUS, Bolonais, curé •'f Satnl-Germininn de Modène, créé en»
1150. par le Papo Eugène Hl, diacre-car* 'iinal du titre de Sainl-Bustaehe, puis prêtre du litre des Douze-Apôlres, fui évéque de 3l'»dèno.
HOHENZOLLERN SIGMA R1NGKN (Eitelt rédébic db), ûls du comte de Holienzollern (petite principauté sur le Danube, au sud de Stultgardl, né le 16 septembre 1582; chanoine de Cologne et de Strasbourg, camérier du Pape Clément VIII, nomme* cardinal par le Pape Paul V, le 11 janvier 1621 , élu évéque d'Osnabruck en 1623, mourul le 25 septembre 1625, non sons s »ui>çon do poison.
HOMODEI (Louis), Milanais (de la famille du célèbre jurisconsulte Signorello Hoinod -i, qui florissait è Milan vers 1330), uommé, eu 1652, cardinal par le Pape Innocent X, et légat d'Urbin, mourul en 1685.
HOMODEI (Louis), ueveu du précédent, clerc du chambre, créé cardinal, le 13 février ltiDO, par le Pape Alexandre VIII, mourut la 18 avril 1706, Agé de 50 ans.
HONORAT! (Bernardin), né è Jési en* 1724, évéque de Siuigaglia, fui fait cardinal par Pih VI i'u 1777. Il mourut en 1807.
HONOKIUSU, Lambert de FAGNAN, évéque d'Ostio, parvint au pontificat d'un»
manière extraordinaire. — Après la mort d* Calixte 11, les cardinaux élurent Thibaud, cardinal du titre de Saint- Anaslase, qui prit le nonijle Céleslin niais tandis qu'on chan-
tait le Te Deumt en action de grâces de cette élection, Lambert était proclamé Pontife par Robert Frangipane et son parli, qui était fort puissant. Céleslin abdiqua volontairement, el Houorius pril le mémo narli ; maislus cardinaux approuvèrent l'élection du dernier, le 21 décembre 1124. (Voy. le Dict. des Papes.)
, ii »u signant comme gênerai ues HONORIITS III, Cb*CIO SA V ELLI, noble i de la religion, et fut revêlu delà Romain, nommé cardinal en 1192 par Célese, par le Pape hmocent X, le 19 fé- lin III, fui élevé au pontifical, dans la villa vrîer 1652. Nommé par l'empereur pro- de Pérouso, lo 17 juillet 1216, le lendemain terieur d'Allemagne, évôque de Breslau en de la morl d'Innocent III. — Camérior de Silésie, l'an 1070, puis gouverneur de Si- l'Eglise romaiue sous Clément 111, il était
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devenu «uccessivement cardinal-diacre du litre do Snintr-Lucie el cardinal-prêtre dn litre dn 9aint-Jean cl de Saint-Paul. (Voy. le Die t. det Pape$.)
HONOUIUS IV (Jacques SAVBLLI), Romain, fut élevé sur lu Saint-Siège, a Pérnuse, le 2 avril 1285, quatre jours après In, mort île Martin IV, son prédécesseur. Il avait été rréé cardinal, en 1281, par Urbain IV. (Yoy. le Dict. de» Pape».)
HONOKIUS. antipape, s'appelait C A DA- NOIS on CADOLUS, évèque de Parra* ; il fut éiu Pape, en 1061, par la faction de l'empereur Henri IV, contre Alexandre 11, qui avait été élevé sur le siège par les cardinaux, après la mort de Nicolas II. Cadnlous fut reconnu, sous le nom d'Honoré 11, par les évéques et par les princes deçà les Alpes. Venu avec une armée devant Rome pour prendre possession de oette ville, il fut repoussé par les troupes de Godefroi, marquis de Toscane, qui avait pris le parti d'Aluxandre, el contraint de se retirer à Parme. Cette première tentative ne lui ayant pas réussi, il revint une seconde fois avec plus de troupes, et s'empara de la partie de la ville, nommée Léonine, et de I église de Saint- Pierre; mais il fut encore chassé, el ses troupes mises dans un si grand désordre, qu'il pensa être pris, et fut obligé de s'enfermer dans le château Saint-Ange, d'où il eut bien de la peine è se sauver, et en traitant, moy< nnant finances, avec ceux qui ravalent assiégé. Quelque temps après, un fonrile s'assembla a Mantoue, pour juger le différend pendant entre Alexandre el Cadalous. Ce dernier, après avoir donné de faibles raisons, se retira. Alexandre fut reconnu Pontife légitime, maison l'obligea à pardonner a CadaïotR Ce concile fut tenu, en 10Gb, eu présence d'Uannon, archevêque de Cologne, principal administrateur des «foires d'Allemagne sous l'empereur Henri IV. Cada) ûs mourut misérablement, sans avois voulu renoncer è son litre de Pape. (Voy. Léon d'Ostib, I. m, c. 20;— Platine, Yita Atexandri II ; — Bahonius, Annale» ; — Dlpih, Bibliothèque de* auteur» ecctétiatt. du xi* tièc le.)
HORNES (Abkovl de), Liégeois, évèque d'Ulrechl, puis de Liège, créé prêtre cardinal en 1963, par le Pape Urbain VI, n'accepta pas et mourut en 1389.
HOSIUS (Stanislas), un des plus illustres prélats du xvr* siècle, naquit en 1504, à CraeovJe, de parents qui s'étaient enrichis légitimement ilans l'administration des domaines du mi. — Il n'eut point d'enfance, montra de bonne heure un grand éloignemont pour les frivolités du monde, et une piété sincère. Elevé dans l'étude des lettres, il fut envoyé, pour se perfectionner, b Padoue, où il se lia d'uno étroite amitié avec Renaud Polus, depuis cardinal, comme lui, et où il eut pour maître Lazare Bonamicl. Après y être demeuré quelque temps, Il passa à Bologne, s'y Ht recevoir doclear *>n droit, et retourna on Pologne, où le roi l'avait fait son secrétaire ; et, depuis, ce prince,
MAIRE HOS \m
l'ayant avancé dans la chancellerie, lui rnn. fia les affaires les plus délicates. Hw»in$, s'élanl engagé dans les ordres sacrés, fut pourvu d'un canonicat a Cracovie, et reçut du roi Sigismwnd-Augnsle révèchéde Culm, aujourd'hui possession prussienne; de In il passa sur le siège de Warraie, un des plus riches de la Pologne. 11 remplissait avec zèle tous les devoirs de l'épiscopal, instruisant el édifiant son troupeau. Il combattit victorieusement, soit dans la chaire, soit par ses écrits, les a poires de la prétendue réforme, qui cherchaient à faire en Pologne des prosélytes. Le Papo Pie IV l'envoya auprès de. l'empereur Ferdinand 1*', pour lai annoncer la réouverture du concjle J« Trente , interrompu par les guerres religieuses de l'Allemagne. On dit que ce prince, après qu'Hosius se fut entretenu avec lui, el lui eut fait connatire le stijetde sa légation, lui dit en l'embrassant, ow'ilar mouvait pat rétitter à un homme dont /• louche était un temple, et la langue un orarft du Snint-Etprit. En 1561, le même Potrtife envoya le chapeau de cardinal à Hosius, qui était alors à Vienne; celui-ci refusa cet honneur par humilité; mais, sur l'ordre formel de Pie IV, ii fut contraint d'accepter. Pie IV lui ordonna encore d'aller rouvrir le concile de Tronic, comme son légat, avec les cardinaux de Manlouoet Séripaode. Il s'acquitta de cette mission avec tant du bonheur qu'après la clôture du célèbre concile, il reçut du Pontife une lettre flatteuse de félicitations. Une maladie, dont il fut affligé assez longtemps, l'empêcha de se trouver è la vingt- jualrième session de ce concile» qui était la huitième du pontifical de Pie IV et où il s'agissait des mariages claiideslins.il ne laissa pas néanmoins pendant ce temps d'envoyer p.-ir écrit Son opinion, d'indiquer ses répugnances, s'en remettant toujours pour le tout au jugement do Sa Sainteté. Il se retira ensuite dans son évêcliô, où il travaillait à retoucher quelques-uns du ses ouvrages. Les prolesuots I appelaient le Dieu de» Polonatt, el donnaient à l'orthodoxie le nom de Foi hoiienn* Appelé à Rome, pour y traiter d'affaires relatives 5 l'Eglise de Pologne, il y fut retenu par Grégoire XIII, qui le lit grand pé< nitencierde l'Eglise. Il mourut de la mort des justes, à Caprarola, où il s'était retire pour se garantir des grandes chaleurs de Rrîme, le 5 août 1579, âgé de 76 ans. Le* Souverains Pontifes, et les écrivains de son temps l'appelaient la colonn* de lEgli», C Augustin de ton tiède. Les ouvrages d'ttV sius ont été plusieurs fois imprimés. L* plus complète des éditions de aes Œuvre* est celle de Cologne, 158V, 2 vol. in-fol. Se* éerils de controverse en sont la partie M plus estimée. Voici les titres de quelquesuns. 1. De expretto Dei verbo, Rome, 1559, in-8"; II. Dialogui, num calicem laicit et uxoret tacerdotibut permit ti , oc dieina offei" vulgari lingua peragi fat fit, DiNeugeii, 1559, in-8* ; Ul. Judieium et censura de dicto minittrorum Tigurxnorum el Bedil-
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bergenttum de doqmnte contra adorandam trinitatem in Polonia nuprr $par$o, f56i; IV. Conffttio eatholieœ fidei Chrittinnet , $it>e txplicalio confeesionie a Puthbus facta in njnodo provinciali habita Petrieoviœ.
anno 1551, Mayence, 1557, in-fol. ; Rome, Paul Manuce, 1565, in-i*. Plusieurs de ses ouvrages ont élé traduits en français, en italien, en allemand, en flamand, en polonais, en anglais, en écossais et en arménien ; et imprimés dans les principales villes de l'Europe, quelques-uns même jusqu'à trente fois du vivant de l'auteur. L'aversion que cens qui étaient séparés de l'Eglise portaient a ses doctrines, n'a pas empêché plusieurs de rendre pleine justice ace grand homme. Rescius a écrit sa Vie; Petrauiellarius et Victorel son Eloge. (Voy aussi Gbnkrhard, Chron.; — Sponoe, Annales ; — Pallavicis, Hiti. du concile de Trente, liv. xxii, c. kt ii. 6.)
Voici son éloge par le Père Àlhy [161V]. « Tous ces grands sages des siècles passés,
3 ni ont recherché la vertu pour l'amour 'elle même, ont fait encore du mérite, nui tient a elle, comme & sa racine, la fin de leurs mouvements; et de la conscience du mérite, l'accomplissement de leur repos; vivants comme animaux de gloire (Tbrtull.), qui remâchent leur nourriture, et se paissent de la vanité d'avoir bien fait. Mais tous ceux qui ont reconnu des vertus plus hautes que les' morales, et sur qui il s'est levé une lumière plus pure que celle de la philosophie, comme ils ont eu une visée plus élevée que les premiers, ils ont aussi eu des mouvements plus nobles et plus vigoureux au bien*; agissant, non pour l'amour de la vertu, ou des couronnes du mérite qu'elle pNe de ses branches ; mais pour l'amour du souverain bien, qui est la fin de la vertu, et qui couronne tous les mérites.
■ Donnons place parmi ceux-ci au cardinal Hosius, qui a laissé au monde un exemple très -accompli d'un philosophe chrétien, et de qui ses belles actions ont haussé de grade par-dessus celles de ses grands, sages du siècle, pour avoir été produites selon l'esprit de fa grâce, et le génie du christianisme.
• Il naquit à Cracovre en Pologne d'une ancienne et noble famille, dans les exemples de la vertu, qo'it cultiva dès son bas âge, avec la science; faisant aller d'un pas égal ses avancements en l'une et en l'autre, Comme un soleil qui croh depuis son lever en chaleur, et en lumière jusqu'à la perfection de son jour.
■ La crainte de Dieu, qui est comme le premier langage, et lo première bande qui enveloppe la sagesse quand elle nafl dans l'âme des grands hommes (S. Gbegor.), parut a si bonne heure dans les actions de sa vie, qu'il sembla en avoir eu l'usage, aussitôt que de la vie. Un « hacun était ravi de voir les ardeurs de sa dévotion au pied des autels. Il ne pouvait se séparer de la reclure des vies des saints, d'où comme un
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soignent peintre spirituel, il traçait sur son cœur le tableau de la vertu, accomplie sur tant de belles idées, que ce livre lui fournissait. Il ne savait que deux rues à Cracovie, et depuis à Pavie, où il continua ses éludes; celle qui le menait au collège, et celle qui menait a l'église, où il allait toujours les yeux baissés gardant soigneusement tous ses sentiments comme des temples dédiés èl'honnéieté, et ne craignant rien tant que de voir, ou d'être vu des femmes, desquelles il fuyait l'abord et la conversation, comme l'on1 fuit les serpent» et la peste.
« Il commença dès son jeune âge h nourrir la secrète flamme du zèle de la religion qui éclata eu tout le reste de sa vie. Vt comme un bon chien qui apprend re bonne heure à abboyer en la salie In peau 'du lièvre, qu'il doit après courre en ra campagmv il grondait déjà dos invectives, faisait de petites tempêtes de sa bouche contre les religionnaires, et brûlait tout . autant de livres hérétiques qu'il pouvait rencontrer: ce qui fut comme le signal des combats qu'il devait livrer contre les nouvelles sectes, et l'éclair des tonnerres qu'il devait lancer, et de la bouche et de la plume, contre les monstres du temps.
• Il enta Pavie l'heureuse rencontre de Lazare Bonnmie pour son maître, et de Kegnaud Polus pour son compagnon de conversation et d'étude, qui lui communiquèrent avec avantage, l'un par sa saine instruction, l'autre par l'exemple de sa sainte conversation, toutes leurs bonnes qualités ; et furent pour lui, ce que l'arc du ciel est aux fleurs de la terre, quand il courbe ses cornes sur leurs boulons et les parfume d'une céleste odeur.
• Comme il vivait dans une merveilleuse pureté d'inclinations et d'amitiés, et connaissait bien combien lui valaient ces deux personnes, il les suivit de Pavie a Bologne, où il acheva ses études, et apprit toutes les sciences qui sont capables de faire un habile homme, prit ses degrés de docteur, et acquit en ces occasions tant d'applaudissement et d'eslime, qu'un chacun commença h se promettre des premiers essais de su suflhance, tout eo que donne do prix et de fruits une doctrine accomplie.
• En effet, il ne fut pas plutôt ae retour en Pologne, que lo roi jeta les yeux sur lui pour s'en servir au cabinet, et pour expliquer par sa plume les plus importantes résolutions, desquelles dépendait le servicedu prince, et le salut du royaume: il entracucoro dans la chancellerie, c'est-â-dire dans le sanctuaire do l'Etat, pour avoir part à ce» augustes mystères, dont la révérence fait une partie de l'obéissance des peuples.
m Mais reconnaissant bien que «'engageant tous les jours plus avant dans les alfa ires delà cour, il rencontrait autant d'obstacles au repos de sou âme, que de commodités pour sa fortune, pour ne corrompre la pureté de ses mœurs, il embrassa le sacré célibat, et se dédia à la profession ecclésias-
DF.S CARDNAL'X.
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tique: dont il fut premièrement chanoine an l'Eglise deCrncovie; puis nonobstant ses résistances, pourvu de l'ôvôché de Culm, à l'itHlnnco du roi Sigismond I" ; et fur les inviolables assurances que Sa Majesté avait prises de sa suffisance, employé en toutes sortes d'importantes négociations; envoyé à Rome vers le Pape Jules III et peu après en Allemagne vers l'empereur, et le roi des Romains, pour conclure un traité de paix, dont le succès salutairo à tout le royaume, fut le caractère aulaot de sa fidélité, que de sa sagesse généreuse dans les affaires publiques.
■ Il fut ensuile nommé par le roi à Pévéchô vacant de Warmie, dans laquelle les vices et les hérésies naissautes avaient fait de notables dégâts, et qui servit désormais d'attache à ses soins, et aux devoirs plus religieux de sa profession, de sujet à son industrie, et d'exercice aux ardeurs du zèle incroyable qu'il avait contre les faussos religions, qu'il choqua partout, comme l'adversaire juré de tous les partis contraires à l'Eglise romaine, et poursuivit sans repos comme des furies et des monstres d'enfer capables de jeter le désordre et le venin dans toutes les parties du monde.
• Le Pipe Pie IV voulant remettre le conr.iJe de Trente, sursis par l'espace de dix ans, bien informé des grandes qualités do l'évoque du Warmie, l'envoya son légat vers l'empereur Ferdinand, et Maximilien, vers le roi de Bohême, et les autres princes d'Allemagne, pour les disposer . à consentir au concile, et à y envoyer leurs députés et ambassadeurs. A laquelle négociation il se prépara par beaucoup de prières, de jeûnes et d'aumônes: et dans laquelle il su comporta avec tant de sagesse, de zèle et de piété, que l'empereur à son abord, et aussitôt qu'il eut ouvert la bouche pour expliquer sa commission , reconnaissant véritable le dire de cet ancien (Socrat.), que la bouche d'un homme sage était un temple à l'ouverture duquel on voyait les merveilles des vertus, se leva de sou trône, et se penchant sur In téln du légat, lui dit en pleurant, qu'il n'avait pns de quoi résister à un homme, de la bouche duquel le Saint-Esprit avait fait son temple, et de sa langue un oracle.
« H ne fut pas moins puissant envers les autres princes, qu'il u>a tous à s'accorder aux intentions du Pape et auprès desquels il donna tant de preuves de sa piété vers Dieu, de son zèle vers le public, de compassion vers les dévoyés et de charité vers les misérables, qu'il paraissait parmi les hommes comme s'il fût venu du chœur des séraphins; et quoi qu'il ne fût pas moins savant et habile homme qu'il était homme de bien et fort capable de défaire par les éclairs de la vérité l'illusion des nouvelles erreurs qui occupait ces grandes provinces; si est-ce q*J il y convertit plus d'hérétiques par les exemples de sa vertu que par les discours de sa raison, et par les effets de sa bonne vie que par les paroles de sa doctrine.
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« Il était à Vienne, en Autriche, occnpé aux louables exercices de sa profession, unnd le bonnet de cardinal lui fol apporté e la part du Pape Pic avec un eommandement exprès de l'accepter sans contredit, ce qu'il fit enfin après beaucoup de larmes qu'il versa dessus et après d'honnêtes reproches que l'empereur lui fit, qu'il n'y avait point de parti assuré dans la vertu où l'on pensait quitter celui do l'obéissance. Il écrivit au Saint-Père plutôt une complainte qu'un remercîmenl, avec une protestation qu'il ne reganterait jamais le présent qu'il lui avait envoyé que comme la livrée des martyrs, qui (avertirait tous les jours de pâtir tout, voire la mort, pour la défense de la religion et pour l'honneur de l'Eglise et du Saini- Siége, et qu'il ne gardait pas une goutte de sang qui refusât de sortir pour d'aussi glorieux sujets.
« Deux mois après il reçut un nouveau commandement du Pape d'aller ouvrir le concile a Trente, comme son légal, avec les cardinaux de Manlouo et de Séripande, où il se rendit en diligence, et n'y présida pas moins par l'exquise suffisance Je son savoir, par la clarté de son jugement et par la gravité de son éloquence que par la dignité de sa charge qu'il y exerça jusqu'à la Ho. En uni il rendit de si grands services au Saintiége et à l'Eglise qu'il mérita du Pape, à la clôture du concile, une lettre de remerciaient, et eut pour organe de ses louanges b bouche par laquelle la vérité souverain) parle.
« Après ce grand emploi il obtint congé du Pape de se retirer en son Eglise de Warmie, où était l'attache de son cœur, et où, non une simple bienséance, mais la nécessité des peuples et de sa charge l'appelait. Là il n'eut rien de plus à cœur que d'éialiiir comme il fit les saints décrets du concile de Trente, et d'opposer sou zèle et la force do son esprit comme un rempart de feu et un mur de bronze aux funestes ravages de l'hérésie. Là il devint un trompette de vérité et une voix de tonnerre contre les sectaire*, un flambeau de bon exemple et un astre pour verser les influences de sa doctrine et de sa charité sur le petit monde qu'il arait en charge. Ce fut le premier qui donna entrée en ses provinces et en la Brussie et y fonda les Pères de la Compagnie de Jésus, pour servir d'aides et d'instruments » ses pieux desseins. Ce fut lui qui étouffa du poids de son autorité le de>sein factieux d'introduire en l'assemblée dus états ra coufession d'Augsbourg, qu'il appelait le ôrerfrçuin polonais et V abcès de Vhérésie luthérienne. Et ce fut enfin lui, dont la piété généreuse et agissante, comme devait être celle d'un grand prélat, s'opposa à la puissance et aux menées des grands, soutint tout l'etfort de la faction protestante, retira une infinité de personnes abusées d'entre l«* bons du schisme et de l'erreur; servit «le bouclier à la foi, de langue h la vérité, d'or* uemeut et d'appui aux autels, de lampe ar-