IM7 ISO DES CA
let suivant, après un conclave de plus de rinq mois, et fui couronné" le 15. (Voy. le Diet. de* Pape$.) <
INNOCENT XIII (Mîchbl-Akok CONTI), fils de Charles Conti , duc de Poli, de l'une des trois plus nobles maisons de Rome, et où la charge de grand mettre du palais apostolique élmt héréditaire, naquit le 15 mai 1655. — Gouverneur de Viterne en 1893, en 1695 archevêque titulaire de Tarse et nonce apostolique auprès des cantons suisses, il passa en 1698 a la cour do Lisbonne en la môme qualité. Il y était encore le 7 juin 1766 , lorsqu'il Tut promu au cardinalat par Clément XI ; il ne revint du Portugal qu'en 1711 , avec le titre de vice-protecteur des affaires de ce royaume. L'année suivante il lut pourvu de l'évôché de Vilerbe, dont il se démit volontairement en 1719. Enlln , après avoir exercé divers emplois considérables à la cour de Rome, il fut élu le 8 mai 1721 , pour succéder au Pape Clément XI, mort le 19 mars précédent, et prit le non d'Innocent XIII, en mémoire d'Innocent ni, le plus illustre des Papes, que les diverses branches de la maison de Conti eussenldonnés à l'Eglise. Il ne fit que quatre cardinaux, dont un tristement célèbre, le cardinal Duboia, dont on lui a reproché la création. Si ce reproehe devait tomber sur quelqu'un, c'est sur la courde France. (Foy. le Dicl. des Papes.)
ISIDORE, né à Thessa Ionique ou à Couslaotinople, religieux de Saint. Basile, assista, en 1W9, avec l'empereur Jean Paléologue et Bessarion au concile de Florence qui avait pour objet la réuuion des Eglises grecque et latine. — Créé cardinal par le Pape Eugène IV, il passa en Russie , nour y établir lu culte de I Eglise latine, et tut jeté en prison par ces peuples srhisnialiques. Il en sortit, revint à Rome , et fut renvoyé par le Pipe Nicolas V a Constantinople , où il se trouvait quand cette ville fut prise par les Turcs, sous Mahomet II, en 1453. Il a écrit, *.ur ce sujet , une lettre que nous avons encore dans le Spicilegium (recueil) de dom Luc d'Acheri. Il échappa au massacre, grâce h un déguisement. Il changea ses habits de cardinal contre ceux d'un soldat étendu parmi les morts ; et lorsque les Turcs eurent trouvé ce corps revêtu des habits du légat , ils fui coupèrent la tête, et la portèrent au bout d'une lance par toutes les rues. Le lug.it fut pris sous l'habit du soldat, paya trois cents aspres de rançon , et retourna a Rome, où il mourut, eu 1463, revêtu du titre de palriardie de Constauiinople. {Voy. les Commentaires du Pape Pie II, publies sous le pseudonyme de Gobelis ; — la Grande chronique de Flandre ; — Saist-Antonis ;— Sto.iDK ; — Hamaldi ; — Aubehy.)
ISOARD(JoACBm-JEA»-XAViEaD') naquit à Aix , en Provi nce, le 23 octobre 1766, d'une famille ancienne. — Il perdit sou l»ère de bonne heure. Envoyé par sa pieuse roère au séminaire d'Aix, pour s'y préparer a la première communion , il y trouva un précieux aiui dans le jeune Fesch, dont lo neveu Napoléon allait quelques années plus Dictiosn. des Cardinaux.
MNAUX. ISO 1098
tard exercer une influence si extraordinaire- Cette liaison s'étendit aux deux familles, qui se rendirent des services réciproques ; d'Isoard emmenait avec lui son ami îlans sa famille , qui accueillait le jeuno Corse avec bienveillance. Après la révolution de 89, d'Isoard se réfugia en Italie. Il passa quelque temps è Vérone auprès du corn le do Provcnco, depuis Louis XVIII. En 1794, lors de la réaction royaliste qui se fit surtout dans te midi de la France , d« retour h Aix , il fut assez heureux pour sauver Lucien Bonaparte, poursuivi comme ardent révolutionnaire. Après le 18 fructidor 11797], d'Isoard, retourné en Italie, ne revint en France que sous le consulat. Il fut bien accueilli par son ami Fesch , qui se trouva bientôt archevêque de Lyon en 1802, cardinal en 1803 , et ambassadeur do France à Rome. Le nouveau dignitaire emmena avec lui son ami , et le fit nommer auditeur de Rote. Dans ces fonctions , celui-ci se fit remarquer par ses lumières et sa doctrine. En 1809, s'associent aux infortunes du Saint- Père, il le suivit en France. L'empereur, qui voulait s'attacher les hommes de mérite, lui fil offrir dos postlions élevées , et même un siège au sénat; le modeste auditeur du Rote ne se laissa pas éblouir par ces offres , et les refusa. Après les désastres de 1812, Napoléon, aigri par les rovers , cherchait à arracher au Souverain Pontife des concessions préjudiciables 2k l'Eglise. Il s'agissait de prémunir Piu VII contre trop do faiblesse; et c'est M. d'Isoard que les prélats présents à Paris, choisirent pour être l'interprète de leurs vœux auprès du Pontife. Il présenta donc au Saint-Père, ce qui n'était pas alors sans danger, le mémoire qu'il avait été chargé de préparer. C'est à ce mémoire qu'il est fait allusion dans une lettre que le cardinal Consalvi écrivait, le 18 janvier 1814, au prélat français : t Sa Sainteté me charge do vous dire que vous acquérez tous les jours de nouveaux droits è son estime et h sou affection. Elle voudrait que tout le monde connût et appréciât vos rares qualités, et vous aimât autant que vous lo méritez. J'ai reçu votre dernière lettre toute (Heine de vues et de réflexions dignes de votre sagesse , et qui peuvent être trèsutiles. Il m'est nécessaire de vous dire que j'en ai été très-content, et que je pense tout a fait comme vous. » Pendant les cent jours, M. d'Isoard allait se rendre comme chargé d'affaires à Rome pour Napoléon , lorsque survint la défaite do Waterloo. La restauration nomma comme auditeur de Rote français auprès du Saint-Siège, M. de Salamon, évêque d Orlhosie. Mais la courde Rome alléguant que ta charge d'auditeur de Rote est inamovible , M. d'Isoard reprit ses anciennes fonctions. Il eut une grande part è la conclusion du concordat de 1817, et, en 1823, fut un des exécuteurs testamentaires de Pie VII , qui avait pour lui la plus grau de estime. Des scrupules de conscience "avaient fait différer d'entrer dans les ordres, et ce n'est qu'en 18ii5 qu'il reçut a Rome la
tm jac
prôlrise. Alors s'ouvrit pour lui la carrière «les honneurs el des dignités. Le 95 juin 1827, élevé au cardinalat par le Pape Léon XII , il était, en janvier 1829, nommé pair de France par Charles X, cl sacré, à P.iris, archevêque d'Audi. Le prince de l'Eglise se rendit à son archevêché qu'il quitta deux fois pour aller a Rome, en 11829 et en 1831, prendro part aux conclaves d'où sortirent Pie Y1I1 et Grégoire XVI. Après l'élection de ce dernier Ponlife, il s'empressa de retourner dans son diocèse, où sa douceur et son affabilité lui avaient gagné tous les cœurs, où l'on admirait ses manières nobles el distinguées. Pénétré de l'étendue de ses devoirs, il les remplissait avec zèle. Cependant sa santé s'affaiblissait, et paraissait souffrir du climat du pays qu'il habitait ; il était obligé d'aller passer l'hiver sous le ciel plus doux de la Provence, sa patrie. Le cardinal d'isoard avait refusé les archevêchés d'Aix et de Bordeaux qui lui avaient été offerts successivement ; il accepta l'archevêché de Lyon, qu'avait rendu vacant, en mai 1839, la mort de son ami d'enfance , le cardinal Fesch; mais il ne lui fut pas donné d'en prendre possession.
Comme il passait par Paris, il s'y trouva indisposé, sans cesser , néanmoins, de sortir et de visiter chaque jour une église. Le 1" octobre 1839 , sortant de l'église de Saint-Laurent, il se sentit plus mal. Une maladie se déclara; le cardinal demanda les sacrements qu'il reçut avec ferveur, et en pleine connaissance, et il s'éteignit le 7 octobre.
• Cette mort, » disait l'Ami de la religion du 10 octobre , « laissera de vifs regrets parmi
JA( no)
tous ceux qui ont pu apprécier les belles qualités du cardinal, sa piété tendre, sa bienveillance constante, sa politesse eiquise. Le Sacré Collège perd un de ses membres les plus dévoués a 1m religion...* 1SOLAN1 (Jacques), né à Bologne, était un habile jurisconsulte. — Devenu veuf, il se consacra à Dieu daus l'étal ecclésiastique. Ei JM, le Pape Jean XXIII le revêtit delà pourpre, et le laissa son vicaire à Rome, où le cardinal fut retenu prisonnier par les troupes de Ladislas, roi de Naples; mais il recouvra la liberté par les soins de Jacques Sforce Attendole, el fut nommé gouverneur de Gênes par Philippe-Marie Visconli. Après aTVoir été chargé d'autres emplois considérables, il mourut à Milan le 19 février 1V31. On a de lui des ConteiU et d'autres ouvrages de droit. (Voy. Gui Panciroli, Dt daris jùrii interpretibut ; — Bumaldi, Bibliolk. Bononientit; — Sigosius; - Uobeui; -
AUBBRY.)
1T1ER ou 1TER1I (Pierre), né à Périgord, et l'un des plus célèbres jurisconsultes de son temps, fut élevé -sur le siège d'Acqs (Aquœ Tarbetlicœ, aujourd'hui Dat,cbellieu d'arrondissement des Landes). — La 17 septembre 1361 , créé cardinal par Innocent VI , et évêque d'Aine par Urbain V , il mourut a Avignon le 19 mai 1367, et fut inhumé dans I église des Dominicains , où l'on voyait son épitaphe, qui lequaliûaiide Doelor legum egregiut. (Voy. Oacraw et Bosquet, Innocent VI; — Frison, G«'Im purpurata ; — Saintb-M arthb , Gallh Ckristiana; — Duché* s et Albert, flisl.
card.)
JACOBATH (Dominique), en latin JACO- BATWS, né à Rome, el hahilejurisconsulte et théologien, fut employé à la cour de Rome sous lespontiûcatsde Sixte IV, Innocent VU), Alexandro VI, Jules 11 el Léon X. — Ce dernier le promut au cardinalat le 2 juillet 1517, h Tage de 74 ans. Jacobalii avait déjà l'évôché de Lucera.au royaume de Naples; il eut encore ceux de Massano et de Grosselo, et mourut le 2 juillet 1527. Il avait composé un traité des conciles, dont on a plusieurs éditions.
JACOBATH (Christophe), neveu du précédent, chanoine de Saint-Pierre, puis évêque de Massano, el promu au cardinalat par le Pape Paul III, en 1536, à la recommandalion de l'empereur Charles V, mourut le 7 octobre 15W). — (Voy. Victorbl. , in Jacobat.; — le P. PossBviif ; — Àuberl Lbhsrc ; - Aubert.)
J ACQUITS fut créé, en 1159, par le Pape Adrien IV, prêtre-cardinal du tilrode Saint- Jean el de Saint Paul.
JACQUES fut nommé, en 1180, par le Pape Alexandre 111, diacre-cardinal du litre de Sainte-Marie in Cosmedin.
JACQUES HERBERT, religieui de I ordre de Clleaux, créé, en 1252, i>ar le Pape Innocent IV, cardinal-évêquede Porto, mourut en 125*.
JACQUES THOMASI, religieux de 1 ordre des Frères mineurs, fait en 1295. prêtre* cardinal du litre de Saint-Clémenl, par I» Pape Boniface VIII, son oncle, mourut en
JACQUES D'EUSA, Français, évêque de Fréjus, puis archevêque d Avignon, cw.
en 1312, par le Pape Clément V, cardioalévêque de Porto, fut Pape sous le nom « Jean XXII.
JACQUES FOURN 1ER, Français, évêque t Mirepoix, créé, en 1327, par le Pape Je"1 XXII, prêtre-cardinal du litre de Samie- Pri»que, fut Pape sous le nom de Benoit
JACQUES DE VIS, Français, archevêque d'Otrante et patriarche de ConstaulinopK nommé par l'anlipape Clément VII, en la«s prêtre-cardinal du titre de Satiile-Prisqu<-'» el légat a Naples, mourut en 1387.
JACQUES DE MONTENAI, chanoine Je Paris et^archidiacre de Rome, créé, en 13»>
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par l'antipape Clément VII, prô Ire-cardinal du tilro de Saint-Clément, mourut en 1391.
JACQUES D'ARAGON, Espagnol, créé en 1388, par l'antipape Clément VII, prêtrecardinal et évêque de Sabine, mourut en
jours après la mort d'Alexandre Y, le 14 mai 1410; il fut élu dans cette Tille par seize cardinaux. Après sa démission et l'élection de Martin V-, il fut doyen des cardinaux. {Voy. le Dict. des Papes.) JEAN, Bolonais, généra! des Camaldules,
JACQUES, né à Udineen Frioul, fut nom- fut nommé cardinal-évèque d'Oslic, par le
mé, en 1408, parle Pape GrégoireJXH, diacre- Pape Honoré II, dans sa première promo-
carJinal du titre de Sainte-Marie-laNeuvo. lion, en 1125.
JEAN XXI (Pierre- Jolie jO, nommé aussi JEAN, chanoine régulier de Saint-Fridien
PETRUS HlSPANUS, cordinal-évêque de de Lucques fut, en 1144, créé, par le Pope
Frascaii, fut élu Pape le 13 septembre 1276 Céleslin II, diacre-cardinal du titredeSainte-
dans le palais de Vilerbe. Il n'est que le ving- Marie-la-Neuve.
lième du nom pour ceux qui ne metlent JEAN DESUTRI, créé par Eugène III, en
point au nombre des Papes Jean, (Ils de 1150, cardinal du titre deSiinl-Jean et de
Robert, qui mourut quatre mois après son Saint-Paul, fut légal en Allemagne et en
élection, sans avoir été sacré. Après la mort Orient.
d'Adrien V, les cardinaux; prétendant que JEAN DE MERCONE, do Pise, archidiacre
fa constitution avait été suspendue par ce de Tyr, fut nommé, en 1150, par le Pape
Pontife, se refusaient h procéder à l'élection. Eugène III, prêtre-cardinal du litre de Saint-
Les Romains les y contraignirent par la force, et les tinrent enfermés jusqu'à ce qu'ils eussent élu Jean XXI. Le nouveau Pontife, né à Lisbonne, s'était d'abord distingué comme médecin et comme philosophe. Il fut ensuite archidiacre et archevêque de Braga eu Portugal, et élevé au cardinalat en 1268 par Grégoire X. {Voy. le Dict. des Papes. )
JEAN XXII, Jacques d EURE, succéda, le 7
Sylvestre et de Sainl-Martin-aux-Monts.
JEAN fut créé, en 1150, par le Pape Eugène III, cardinal-diacre du titre de Saint- Serge et de Sainl-B.icche.
JEAN, Français, religieux de l'ordro de Saint Benoit, et abbé de Déols, fut nommé cardinal en 1150, dans la troisième et dernière promotion, par Eugène III qui rég-ia do 1145 à 1153. ° JEAN, Napolitain, fut créé cardinal, en
août 1316, à Clément V, après la mort duquel 1155, par le Pape Adrien IV, qui régna de
le Saint-Srége, alors transféré à Avignon, va- 1154 a 1159.
qua plus de deux ans.— Les cardinaux, assem- JEAN CONTI, d'Aniano , créé, en 1158, blés a Carpenlras au nombre de vingt-trois, parle Pape Adrien IV, diacre-cardinal du no pouvant s'accorder sur l'élection, Philippe tilro de Siinte-Marie in Porticu, puis prêtre le Long, comte de Poitiers, depuis roi de du litre de Saint-Marc, évêque de Paleslrine, France, se rendit à Lyon par ordre du roi légat en Lombardie, en Franco, en Hongrie Louis X, son frère, pour travailler 5 faire et en Angleterre, mourut en 1196. remplir le siège vacant. Après six mois d'ef- JEAN fut, en 1178, nommé diaere-cardiforts, ce prince parvintà rassembler vingi- nal du litre de Saint-Ange par Alexandre III, trois cardinaux , qu'il enferma en conclave Pape de 1 159 à 1181, et qui, pendant un pondans le couvent des Dominicains de Lyon, tilicatdo vingt-doux ans, créa cinquante caries prévenant qu'ils n'en sortiraient qu'après dinaux on cinq promotions, avoir fait un Pape. Quaranto jours après, ils JEAN fut, en 1180, proclamé, parle Pape élurent d'une voix unanime Jacques d'Euse, Alexandre III, prêtre-cardinal du titre de qui prit nom Jean XXII , ot fut couronné le Saint-Jean et de Saint-Paul. 5 septembre dans l'église de Saint-Jean de JEAN fut créé, en 1185, par le Pape Lyon. Il alla ensuite tenir le siège a Avi- Luce III, prôlre-cardinal du litre de Saintgnon. Ou est loin d'être d'accord sur son Marc.
origine : on sait seulement qu'il était né h Cahors, en Qucrci, et que sa fortune fut extraordinaire. Dans un frêle corps, il renfermait un grand caractère, était instruit pour son temps, surtout dans la jurisprudence civile et canonique, qu'il avait étudiée en France et en Italie. Dans sa jruuesse il s'attacha à la cour de Charles II, comte du Provence et roi do Naples qui, vers 1382, le donna pour précepteur & Louis, son tifs. Evêque de Fréjus en 1299, il devint, en 1308, chancelier de Sicile. Vers 1310, le Pape Clément V le transféra à l'archevêché d'Avignon, et, deux ans après, lu lit cardinal et évêque de Porto. (Voy. le Dict. des
ÏÉAN XXni, BALTHAZAIl COàSA, né à Naples, d'une famille noble, mais pauvre, fui fan cardinal, en 1402, par Bjniface IX, qui \\ ivoyaàBologno.en qualité de légat. Oiws
JEAN FÉLIX, Romain, fut créé, en 1188, par le Pape Clément III, diacre-cardinal du titre de Sainl-Eustache, puis prêtro du tilro de Sôinte-S usaune.
JEAN M A LA BR ANC A, Romain, fut nommé, dans la môme promotion, diacre-cardinal du titre de Saint-Théodore par Clément 111, Pape de 1188 5 1191, et qui créa vingt, quatre cardinaux e:i trois promotions.
JEAN, de Lombardie, créé, en 1188, par le Papo Clément 111 , prêtre-cardinal du litre de Saint-Clément, fut évêque de Vilerbe et d'Albano.
JEAN BARRATI , Romain , fut nommé diacre-cardinal , dans la troisième et dernière promotion, par Clément III, Pape do 1188 à 1191.
JEAN fut créé dans la mémo promotion, par Clément III, diacre-cardinal du titre dé Saint-Serge et de Saint-JJacchi*,
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JEAN, de Salerne, créé par Céleslin III, en 1191, prêlre-cardioal du titre de Saint- Eiienne in Cctlio monte, fut légat en Allemagne, en Sicile, en Angleterre, en Irlande.
JEAN COLONNE, créé, en 1192, par le Pape Céleslin' 111, prêtre-cardinal du liUe de Saint-Prisque, fut évôque de Sabine, et légat à Pise.
JEAN, nommé par le Pape Innocent III, en 1205, diacre-cardinal du titre de Sainte- Marie m via Latat fut légal en Angleterre el en France.
JEAN fut créé, en 1206, diacre-cardinal du titre de Saint-Côme et de Sainl-Damien par Innocent III, Pape de 1198 à 1216.
JEAN fut déclaré, en 1211, par le même Pape Innocent III, prêlre-cardinal du titre de Sainle-Praxède.
JEAN fut nommé, en 1252, cardinal évêque de Sabine par Innocent IV, Pape de 1243 h 1254, et qui, pendant son règne, créa vingt-trois cardinaux.
JEAN, de Plaisance, créé, en 1272, par le Pape Grégoire X, son oncle, cardinal-évêque de Sabine, mourut en 1278.
JEAN BUCCAMATCS, Romain, archevêque de Monréal, en Sicile, cardinal-évêque de Frascali, en 1285, légat en Allemagne, doyen du Sacré Collège, mort en 1309, fut le seul cardinal créé par Honorius IV, Pape de 1285 à 1287.
JEAN DE CASTROCALI, natif et archevêque de Bénévenl, nommé, en 1294, par le Pape Célestin V, prêlre-cardinal du litre de Sainle-Vesline, mourut en 1295.
JEAN DE CAR1IIN . Français» , créé , en 1350, par le Pape Clément VI, diacre-cardinal du tilre de Saint-Georges in Velabro, mourut en 1361. Il était neveu du Pape Jean XXII.
JEAN LASSI, Espagnol , religieux de Tordre du la Merci, mort en 1366, fut créé prêlre-cardinal du litre de Sainle-Marie au delà du Tibre par Innocent V] qui, pendant son règne de 1352 à 1362 , nomma 16 cardinaux.
JEAN, archevêque de Corfou, nommé, en 1378, prêtre-cardinal du tilre de Sainte- Sabine par Urbain VI, fut mis è mort par ordre de ce Pontife, en 1385, avec quatre autres cardinaux.
JEAN, Espagnol, évêque d'Urgel , fut créé prêtre-cardinal en 1378 par Urbain VI, Pape de 1378 o 1389, et qui, pendant son règne, créa cinquante-six cardinaux.
JEAN STEPHANESCI, Romain, fut créé par le Pape Ui bain VI, en 1385, diacre-cardinal du litre de Saint -Georges in Velabro, puis prêtre du litre de Sainle-Cécile.
JEAN DE P1ZZOLPASS1S , Bolonais, fut nommé, en 1385, cardinal-évêque d'Ostie, par Urbain VI, Pape de 1378 à 1389 el qui , créa cinquante-six cardinaux.
\ JEAN DE MUROL, Français, évêque de Saint-Paul Trois Châteaux (Drôme), créé, en 1385, par l'antipape Clément VII, prêlrecardinal du tilre de Saint-Cyriaque , mourut en 1404.
JEAN DE MORELL1S, Français, évêque
de Genève, fut nommé, dans la même promotion de 1385 prêtre-cardiDal du tilre de Saint-Vital.
• JEAN ROLLAND, Français évêque d'Amiens, créé prêtre-cardinal, dans la même promotion de 1385 , par le même Clément VII , mourut en 1388.
JEAN FLANDRINI, Français, archevêque d'Auch, fut créé, en 1390, prêtre-cardinal du titre de Saint-Jean el de Saint-Paul, cl évêque de Sabine par Clément VII qui, pen» dant son règne de 1378 a 139V, créa trentehuit cardinaux en treize promotions.
JEAN CARRÈRE, Français, bachelier-èslois, fut créé, en 1409, prêtre-cardinal du titre de Saint-Etienne in Calio monte par l'antipape Benoît XIII.
JEAN, Portugais, évêque de Coïmbre, puis archevêque de Lisbonne, créé en Ml, par lo Pape Jean XXIII, prêtre cardinal du litre de Sainl-Pierre-ès-Liens, mourut en Ula
JEAN KEMP, Anglais, archevêque d'York, puis de Cantorbéry, nommé en 1437 ou 1439 par le Pape Eugène IV, prêtre-cardinal du tilre de Sainte-Balbine, mourut en 1156.
JEAN IV, archevêque de Besançon, en 1427. — Il devint cardinal, chancelier de l'Eglise romaine, et légat du Pape a Bologne.
JEAN, Mossinois, abbé de Saint-Paul de Padoue, créé en 1446, par le Pape Eugène IV, prôtre-cardiual du titre de Sainte-Sabine mourut en 1449.
JEAN. Allemand, évêque de Strasbourg fut créé, en 1440, par l'antipape Félix V, prêtre-cardinal du litre de Saint-Xisle.
JEAN l)ERAGUSE,de l'ordre des Frèrei prêcheurs, fut fait cardinal en 1444, par l'antipape Félix V.
JEAN D'ARAGON, fils de Ferdinand, rot de Naplos, créé, en 1477, par le PapeSiilelV, diacre-cardinal du tilre de Saint-Adrien , puis prêtre du titre de Sainte-Sabine et de Sa int- La u rent in Lucina , mourut enlMB-
JEAN DE CASTRO, Espagnol, évêque de Girgenli, en Sicile, et administrateur de l'évêché Sleswig, en Danemark, créé, en 1496, par lo Pape Alexandre VI, prêlre-cardinal du tilre de Saiut-Prisque, mourut en
JEAN VERA, Espagnol, archevêque de Salerue, créé, en 1500, par Alexandre VI, prêlre-cardinal du titre de Sainte-Balbme, mourut en 1507.
JEAN CASTELLAN, Espagnol, archevêque de Trani, créé, en 1503, par Alexandre H prêtre-cardinal du litre de Sainte-Marie »« delà du Tibre, el archevêque de Monré»', mourut en 1505.
J EAN, ambassadeur du duc de Saxe a Rome, fut fait prêtre-cardinal du tilre de Sainw- Croix de Jérusalem par Alexandre VI, P«P8 de 1492 è 1503, et qui nomma quarantequatre cardinaux. . „
JEAN DE LORRAINE, fils de René 11.
duc de Lorraine, et de Philippe de Gueld/es. Irère de Claude, premier duc de Guisd remplit, pour sa part, cette vie commune tous les princes de sa race établis en Fraocef
•103 jor
de réunir dans .eur famille les (rois principaux moyens d'influence sur les peuples:
les dignités ecclésiastiques, la gloire do* armes et l'administration de l'Etat. — Né en U98, il reçut, n'étant alors â«é que de quatre ans, du Pape Alexandre VI, le 3 novembre 1501, des bulles de coadjuteur de son grand-oncle Henri de Lorraine-Vaudemont, évêque de Metz, mai» à condition qu'il n'exercerait l'administration que quand il aurait atteint l'Age de vingt ans. En 1518, le Pape Léon X le fil cardinal du litre de Saint-Onuphre. Le cardinal de Lorraine , outre l'évêché de Me<z, eut les archevêchés de Reims , do Lyon , de Narbonne , les évôchés deTnnl, de Verdun , de Thérouane , d'Alby, de Vab nre et de Lnçnn, les abbayes de Gorre, de Cluny, de Fécarup, de Marmoutier, etc. Il fut ministre d'Etat sous François l'r et Henri 11. Sa maison était l'asile des gens de lettres et de la vertu. Sa libéralité, qui allait jusqu'à la profusion, a été célébrée par ses contemporains. Un aveugle lui ayant demandé l'aumône à Rome, et recevant de lui une somme considérable , s'écria : « Tu es le Christ ou le cardinal de Lorraine , « tanl la réputation du cardinal était bien établie. Il mourut en 1550, dans Sd ÎS«i* h n (' o
JEAN D'ORLÉANS , dit /* Cardinal de Longueville , archevêque de Toulouse, et évéque d'Orléans , né en 1484 , était fils de François, comte de Dunois, duc de Longueville, et d'Agnès, fille de Louis, duc de Savoie , et d'Anne de Chypre , et sœur de Charlotte, femme de Louis XL— Leduc d'Orléans, qui fut depuis le roi Louis XII, prit soin de son éducation, elle pourvut de l'abbaye du Bec. En 1502, il lui fil obtenir l'arche vénhé de Toulouse, et depuis lui confia des affaires importantes. Le roi François 1" lui obtint un chapeau de cardinal, qu'il reçut en 1533, du Pnpe Clément VII; mais ce prélat ne jouit pas longtemps de sa nouvelle dignité, car il mourut à Tarascon en octobre de la même année , en se rendant au-devant du Pontife, qui devait se trouver a Marseille pour le mariage de sa nièce Catherine de Médias, avec Henri, duc d'Orléans, depuis Henri II. (Voy. Bertrand, Hitt. de Toulouse; — Robert ei Saimtb-Marthe, GalliaChristiana.
JONATHAS, diacre, fut fait par le Pape Calixie 11, en 1119, cardinal du litre de Sainf-Côme et de Snint-Daraien.
JORZ, ou JOYCE (Thomas), Anglais, religieux de l'ordre de Saint-Dominique , docteur eu théologie dans l'université d'Oxford , et prieur du couvent de son ordru dans la même ville , succéda, en 1296, à Gautier de Winterburn dans l'emploi de
firovincial d'Angleterre , et fut aussi après ui confesseur d'Edouard III , qui , en octobre 1305 , l'envoya a Lyon avec Henri de Laci, comte de Lincoln, Hugues le Dépensier, Amanien, seigneur do Lebret, Otlon lie Grandson, un autre Frèreprêcbeur nommé if an de Wrolham , Jean de Beneslède , et Philippe Marlell , pour traiter avec le Pape Clément V, ou tous , ou au moins quatre
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ensemble, d'affaires qui intéressaient l'honneur, l'Etal, et la couronne de ce prince. — C'est le 15 décembre suivant que Thomas de Jorz fut fait cardinal-prêtre du litre de Sainte-Sabine. Depuis, il fut employé dana «les affaires importantes. On le trouve enlro les commissaires nommés pour écouter les témoins qui , vendus à Philippe le Bel , se présentaient pour déposer contre Boniface VIII ; et encore entre ceux qui examinèrent la doctrine do Jean Olive, religieux de Saint-François, persécuté par ses confrères. C'est à cette occasion qu'il composa un Traité de la pauvreté de Jésus-Christ , traité qui s'esl perdu comme ses autres ouvrages, à l'exception de son Commentaire sur le premier livre des Sentences , où il prend à lâche de réfuter Jean Duns Scot, partout où le Docteur subtil pense autrement que saint Thomas. Le Commentaire sur les vjngt-sepi premiers psaumes , que Sixle Lamberli a publié à Venise en 1611, sous le nom de ce cardinal, n'est pas de Jorz, mais de Thomas de Galles, à qui appartiennent encore d'autres ouvrages , que divers écrivains ont voulu attribuer a Jorz. Cet illustre cardinal allait à Rome avec quelques autres pour la cérémonie du couronnement de l'empereur Henri VIII, lorsqu'il fut retenu à Grenoble par une maladie, dont il mourut en décembre
1310. Son corps, transporté à Oxford , fut inhumé dans le couvent de son ordre, où il avait cinq frères. L'un d'eux , Gautier de Jorz. après avoir enseigné à Oxford, fut fait, en 1307, archevêquo d Armagh, en Irlande; puis, préférant la viu religieuse à la dignité épiscopale, il renonça à son archevêché en
1311, et eut pour successeur un autre de ses frères, qui se démit aussi en 1330. {Voy. Ecuard, Scriptores ordinis Pradicatorum recensiti , nolisque historicis et criticis illustrait. Tom. 1", Paris, 1721,2 vol. in-ful.)
JOURDAIN de Ceccano , abbé de Fosse- Neuve, ordre de CIteaux , nommé par le Pape Clément III , en 1188, diacre-cardinal, nuis prêtre du litre de Sainte-Pudenliane , légal en France et en Allemagne , mourut en 1206.
JOURDAIN, Espagnol, fut fait diacrecardinal, en 1100. par Benoit XIII, antipape, de 139V à 1424.
JOYEUSE (François db), second fils de Guillaume II , maréchal de France, gouverneur du Languedoc, etc., et de Marie de Batarnai , naquit le 24 juin 1562 , reçut une bonne éducation , et fut élevé en 1582 à l'archevêché de Narbonne. — L'année suivante, il fut revêtu de la pourpre par le Pape Grégoire XIII, et quoique très-jeune encore, appelé , sur la réputation de son mérite , par le roi Henri UI , qui lui donna entrée dans son conseil , et l'enroya b Rome pour y être protecteur de France. Il y soutint avec fermeté les droits de la couronne contre l'ambassadeur d'Espagne qui lui disputait la préséance , et sut détromper Sixle V, à qui on faisait accroire que Henri III soutenait les hérétiques. A son retour en Franco, il fut transféré à l'archevêché de Toulouse,
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et retourna b Rome, on 1591 , pour prendre pnrt au conclave où fut élu Clément VIII. Il y fit encore un voyage en 1593, pour travailler a la réconciliation de Henri IV avec le Saint-Siège , et fut un des trois commis- •aires ecclésiastiques qui prononcèrent la dissolution du mariage de ce prince avec Marguerite de Valois. En 1600, il alla reco- Marseille la nouvelle reine Marie de
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Mérircis, et, l'année suivante, il tint sur les fonts baptismaux , au nom du Pape, qui l'avait fait son légnt , le dauphin , qui fut depuis l« roi Louis XIII. En 1604, il succéda a Charles III de Bourbon en l'archevêché de Rouen, et présida, en 1605, l'assemblée générale du clergé, « en Inquelle, » suivanl un contemporain ( l'Etoile , Journal de Henri 1Y, tom. III , p. 223), « so firent de belles propositions, peu ou point de résolutions , de fasle assez , de profit pas , de dépenses beaucoup. » La même année 1605, il se trouvait h Rome aux élections des Papes Léon XI et Paul V. Ce dernier Pontife le nomma son légat en France. Henri IV le renvoya encore en Italie pour réconcilier la cour de Rome avec les Vénitiens; ce qu'il négocia avec tout le succès qu'on s'était promis de son tact et de sa prudence. Il les signala en plusieurs occasions; aussi les Papes et nos rois, qui étaient pleins d'estime pour lui, lui en donnèrent-ils souvent des preuves. Nommé membre de la régence établie par Henri IV peu de temps avant sa mort , il sacra , en 1610 , la reine Marie de Médicis h Saint -Denis, et le jeune roi Louis XIII à Reims. Eu 16H, il présida au nom du clergé, les états généraux, et, le 23 août 1615, il mourut à Avignon, doyen des cardinaux, Agé de 53 ans , illustre par ses emplois, par sa dignité, par sa libéralité , dont il laissa des témoignages en fondant un séminaire h Rouen, une maison pour les Jésuites h Ponioisc , une maison à Dieppe pour les Pères de l'Oratoire.
(Voy. Albert, Histoire du cardinal de Joyeuse, avec plusieurs mémoires , lettres , dépêches, ambassades, relations et autres pièces. Paris, 165V, in-fol. Les lettres, dont on voit des extraits dans cet ouvrage, existent en original à la Bibliothèque impériale. On y remarque celle qu'il écrivit à Henri IV, Je 2 octobre 1598, sur ta jonction des deux mers, et qui contient la première idée du canal du Languedoc, exécuté par Riquel. — Voy. encore de Thou . Uist., I. 137; — Sainte-Marthe , Gnll. Christ., t. I, pag. 392, 606 se j. , et 705; — Spojidb; — Petrambllarils; — Frizon; — le continuateur de Ciaionius; — Gautier, Chron.; — le P. Anselme , Hitt. génial, et chronologiq. 44 la maison de France et des grands officiers de la couronne.) Voici son éloge par le P. Alby [164V] : « La vertu qui ne fait de couronne que do Torde sa mine, et qui n'a de prix plus beau qu'elle-même, tire néanmoins souvent sa recommandation et son prix des sujets cù elle déploie son action. La main de Phidias était, Jil-on, autrefois adorée aussi bien en
l'argile et en bois commun, comme en l'i. voire et en IVbène : il faisait tout dans la perfection que pouvait avoir la matière qu'il maniait ; mais, k vrai dire, las plus belles pièces étaient toujours les plus riches.Ausst voit-on souvent que la vertu a plus d'éclat dans les richesses que dans la pauvreté, dans la noblesse du sang que dans la bassesse de l'extraction. Ce qui ne provient pas seulement de ce que la gloire do la naissance porte l'instinct des actions glorieuses, et qu'il est plus aisé de bien faire dans lus commodités que dans les incommodités de la fortune; mais encore do ce que le bien faire est plus précieux dans le pouvoir et la licence du mal; et que tous les avantages qui sont externes è la vertu, prêtent de la vigueur à son action et du crédit à ses exemples. Ce qui est tout visible en la vie du cardinal de Joyeuse, qui a produit toutes sortes de grandes et éclatantes actions , qui ayant été conçues, pour ainsi dire, sous les éclairs des grnnls astres «le la famille trèsilluslre dont il était issu, naquirent depuis sous la faveur «les dignités et des granJs moyens qu'il posséda, tant do sa maison comme de l'Eglise.
« Son père, qui fut maréchal de France et gouverneur pour le roi durant trente-cini ans, en la province de Languedoc, a> anl reconnu, dans les amusements do son enfance après les images et les autels, son inclination auxfonctionsde l'Kglise.l'y destin» sérieusement, dans l'espérance q11'' l,r'' qu'il pourrait mériter les prélaluresipieceut de sa famille avaient autrefois possédées,»! qu'il ne relèverait pas moins l'honneur de sa maison sur les croix de l'Eglise,que ses autre! enfants le feraient sur les palmes du siècle. Donc il fut envoyé h Paris, pour étudier au collège de Navarre; où se voyant engagé par le dessein de son pèro dans la roule qui était plus selon son humeur, »1 passa tfS premières études épineuses sans peine , et avec autant de satisfaction sionnf» qu'il m donna aux autres ; (il son cours de philosophie, apprit le droit civil et le caonn, et comme il s'était encore plus sérieusement appliqué à l'intelligence de la srience la plus convenable à la profession qu'il entreprenait, il prit le degré de docteur au canon, cl se tint en étal d'acheter désormais, au prix de la verlu, tout ce qu'il poutad espérer de la faveur des hommes.
« Il fut pourvu de l'archet éché de Narbonne en l'âge de 23 ans, ses mœurs et sa doctrine lui donnant tous les avantages qu'un autre moins vertueux que lui neiîl pu espérer que du temps. El comme il élait, aussi bien que ses frères et tous ceux de « maison, grandement cher au roi Henri lu, il fut par lui appelé pour avoir place en soi» conseil étroit, sur la réputation de prudence qu'il avait déjà acquise en un âge où elle parill toujours plus bello, quand elle en la saison des fleurs comme un fruit aran» cé. Ce qui porta encore le Papo Grégoire XIII à le créer cardinal do la sainte Egl"'« et à donner son agrément è la demande du