‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 257 sur 457 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

fut fait cardinal en 1801, par Pie VI. Il mourut Tannée suivante.

MANZUOLI (Ltc), né à Ponlormo, terre située près de Florence, prit l'habit de religieux dans l'ordre des Humiliés, et fut choisi pour gouverner, en qualité d'abbé, le monastère de son ordre à Florence. Il remplissait ses devoirs avec tant d'exactitude, que le Pape Grégoire XII lui donna l'évéché de Fiésole, en Toscane, et en 1408, le revêtit de la pourpre. Le cardinal Afanzuoli mil tout en œuvre pour porter le Pape à donner la paix à l'Eglise pendant le schisme déplorable qui la déchirait alors, et mourut peu après a Florence le 14 seplembre 1411, âgé de 80 ans. Son corps fut inhumé dans l'église des Humiliés, depuis desservie par les Cordeliers, et où l'on voit son tombeau.

MARAMAURE (Landolfe), archevêque de Bari, né dans le royaume du Naples, fut revêtu de la pourpre, par le Pape Urbain VI, aux Qualre-Temps de décembre 1381. Ce Pontife ayant ensuite pris les armes contre Charles III, roi de Naples, et craignant que le eardinol Maramnurene l'abandonnât, songea è le faire arrêter. Le cardinal le sut, et se relira à Naples. Sa retraite offensa (si fort le Pontife, qu il le déclara criminel, et déchu de la pourpre. Boniface IX le rétablit, l'envoya, revêtu du caractère de légat, dans la Roroagne, à Florence, puis à Naples, et l'employa dans d'autres circonstances. Innocent VII lui donna le gouvernement de Pérouse. En 1409, après la déposition des deux Pontifes, UjUi se disputaient la tiare, les cardinaux I envoyèrent en Allemagne, pour engager les princes è députer des légats au concile de Pise. Ils le firent, et on y élut Alexandre V, qui eut pour successeur Jean XXIII. Celui-ci donna mission au cardinal ilaraluaure de se rendre en Aragon, pour lâcher de fléchir l'antipape Pierre de Lune (Benoit XII J), qui s'y était retiré dans la forteresse de Peniscola, et qui entretenait le schisme dans l'Eglise par son opiniâtreté. Celte démarche lui sans succès. Le cardinal, qui se trouvait au concile de Constance, mourut dm* cette ville le 16 octobre 1415. (Voy. Thierry us Niem, Bi$t. schist. lib. i et m ; — Iurimbbbt; — Ciacomius.) MAHAZZANI VISCONTI (François Mabib), né a Plaisance en 1755, lut fait cardinal eu IfâC far Léon XII. Il mourut en 1829.

AIAKCde Vtierbe, Italien, général des Mineurs, lut fail cardinal par Urbaiu V,enl3l>6. Il mourut en 1369.

MA RCEL fut nommé, en 1180, par le Pape Alexandre III, diacre-cardinal du titre de &uiuMjeorge.« inVelabro.

MARCEL CEKV1N né a Fano, dans l'E'at ecclésiastique, ou était receveur pour le Saiot-Siége son père, originaire de Monte Ptilciano, en Toscane, étudia à Sienne, et •Ha a Roaiesousle pontificat de Paul 111, qui •t prit pour secrétaire. — Ce Pontife l'attacha vu»uite au cardinal Farnèse, son neveu, qu'il voyait, comme légat, en France et dans l«a Pays-Bas, afin de tâcher de terminer les ojtiéreodt oui divisaient François I- cl Char-

les-Quint. La mission était très délieale et très-épineuse; le Wgal en laissa tout le poids sur Marcel, qui avait alors le litre d'évêque de Nicastro, et qui eut depuis les évôchés de Reggio el d'Ugubio. A son retour, en 1539, Paul 111 le nomma cardinal, et ensuite un des présidents du concile général qui s'uu* vril à Trente en 1545, el qui ne se termina qu'en 1564. Après la mort de Jules III, Marcel, élu pour lui succéder le 9 avril 1555. ne voulut point changer son nom, el prit le nom de Marcel II. (Voy. \eDiet. des Papa.)

MARCK. (Evhabd de la), nommé par quelques-uns le cardinal de Bouillon, fils «le Robert 1", duede Bouillon, prince de Sedan, etc., et de Jeanne de Marly, fut élu évêquede Liège en 1505. — Agé alors d'environ trente ans, sans être engagé dans la carrière ecclésiastique, il se prépara par la retraite è recevoir les ordres, prit possession de son siège, et s'altacba à faire observer l'ancienne discipline. Il se mil d'abord sous la protection de la France, et, après avoir, la lance au poing, accompagné Louis XII dans son expédition contre Gênes, il obtint, en récompense de ses services, l'évéché de Char- Ires. François 1" lui avait promis un chapeau de cardinpl. Mais sous prétexte qu'un autre lui avait été préféré, l'évêque de Liège so jeta dans le parti de l'empereur, et, eu 1518, uni à Robert de la Marck , son frère aîné, il se ligua avec Ourles d'Autriche, roi d'Espagne, depuis Charles- Quint, contre la France. L'ingratitude des deux frères fut généralement blâmée ; nuis Evrard , s'en moquant ne garda plus de mesures. Après la mort de l'empereur .Maximilien l",il se trouva à In diète de Francfort, et lit si bien par ses cabales que François 1" fut écarté, el Charles- Quint élu, en 1519, à la place de Maximilien, son aïeul. Le nouvel empereur, satisfait du zèle d'Evrard, le fit archevêque de Valence, eu Espagne, et lui procura le chapeau de cardinal que le Pape Léon X lui donna en 1520. Peu après, Robert, prince de Sédan,se remit sous la protection de la France, et déclara la guerre ô l'empereur. Le cardinal princeévéque de Liège, son frère, aurait dû ou le défendre, ou lui faire prendre de meilleures mesures. Il fut, au contraire, le premier à se jeter sur ses terres, à lui enlever ses places, è le traiter comme le plus cruel de ses ennemis. Pur celle conduite il se ménagea une nouvelle grâce qui dallait son ambition ;

ui permit d'exercer

c'est que l'empereur dans les Pays-Bas les lonclions de légnt , qu'il avait obtenues du Pape Clément Vil. Ce prélat guerrier, outre ses ordonnances synodales, en publia de particulières contre les blasphémateurs, contre les impies, et contre les hérétiques. Il mourut à Liège le 16 février 1538. Son corps lut inhumé dans sa cathédrale, où l'on voyait sa statue sur son tombeau de bronze doté.

MARCO- Y-CATAI.AN (Jeas-Fbançois), né au diocèse de Serragosse en 1771, fut lait cardinal en 1828 par Léon XII. Il mourut en

MARCOLINI (Marc-Antoine), né à Faiio

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en 1711, fui fait cardinal par Pie VI en 1T77. Il mourut en 1782.

MAREFOSCH1 (Prospeii) naquit à Macérai», dans la Marche d'Aneône, le 29 septembre 1653.— Chanoine delà basilique deSaint- Pierre du Vatican, il Tulsacré en 1711. évêque de Cvrène in partibu$, et, l'année suivant*, le Pope Clément XI le nomma pour exercer la charge d'auditeur de Sa Sainteté, charge vacante par la promotion de Pierre Corrodi m au cardinalat. Le môme Pontife I ayant déclaré archevêque de Césarée, en Cappadoce, lui assigna en môme temps une pension de 300 écus sur l'évéché de Saint-Pierre de Riéli Le Pape Innocent Xlll, a son avènement en 1721, le retint pour son auditeur, et, en 172V, il fui coulinué dans cette charge par Benoll XUI. Ce dernier le déclara la ruôme année cardinal, cl lui accorda en mCmo temps un bref pour conserver jusqu'à nouvel ordre leliire et les fonctions de sa chai go d'auditeur. En lui donnant le chapeau, il lui fit présent d'une cédule de trois mille écas, MMU)AllIJ

pouV l'aider a prendre un équipage conve- > a )rès Jvoir fail d'exceller^

imble à sa nouvelle dignité, et le plaça dans o° * chanoine de Gïrone, et, en M), les congrégations des Rites, du tonci1e.de la ! " é sur e ^ge episcopal d'Elne.-Eloe, Propagande et de l'Immunité ecclésiastique. « ^V^hui petite ville du département des Le cardinal Marefoschi assista au Concile f^"x": nJ„ni«iA«. Autrefois ville impor-

l'année précédente, de la protection de l'ordro des Capucins. En 1708, il quitta snnliire presbytéral de Sainl-Bernanl aux Thermes de Dioclétien, pour prendre le litre de Saint- Laurent in Lucina, le premier des cardmaaiprêtres vacant par la mort du cardinal îierli. Sou *rand âge et ses infirmités le porièreiit h se démettre, en 1713, delà préfecture du Sainl-onice, et, deux ans après, en 17lo, a r. meitre ses bénéfices et ses pensions cotre les mains du Pape, sans vouloir se réserver aucun bénéfice ecclésiastique». Il mourut» Rome, le 3 juillet 1726 . dans sa 99' anne>, et la 52« de son cardinalat. Ce doyen du Sacré Collège s'était acquis le litre gloneux d e Pire de, pauvre,, par les grands b.ensqu I avait répandus de son vivant, tant en umoues qu'en œuvres pieuses. On les évaluait à plus de cent mille écus. Aussi ne lais* l-il à sa famille qu'une mince succession.

M ARESCOTTI (Raynibr), Bolonais.ruttan, en tlW, par le Pape Luce H.d.acre.card.nal du titre de Sainl-Serge et de Saml-Bact MARGAR1T (J.aa), ,d une frm. Ile

romain, ouvert à Saint-Jean de Latran le 15 avril 1725. Déclaré protecteur du col égo grec è Rome en 1728, et vicaire général de Rome, continué par le Pape Clément XII dans ce vicariat , qu'il exerça jusqu a son décès, il mourut après quelques jours de rhume le 21 février 1732, dans la 79* année de son âge, et la 8' de son cardinalat. Quoiquo d'une naissance obscure, il voulut néanmoins perpétuer son nom. Il avait un frère qu'il fil son héritier universel, avec substitution en faveur d'un de ses neveux de la famille de Compagnon!, è la charge de porter le nom db Marefoschi, et h la réserve

d'Aragon, Alphonse V, envoya Ma g ru le royaume de Naples, pour y «-

taule, a été ruinée par les guerres. Son 6 c

a été Iran ^ ^ ^ ^ Margarit dm;

traiter d'aff^i-

r,s c ns1ieraD.eS. Jéànll, qui succéda * Alphonse en 1W8, nomma l'e\êqu« ■ *o u ambassadeur d'obédience jupjèjdj. J»£ Pifl H Ce nréiat su v t lu Pontife* âlanioue, ou "énonça un discours éhj^ exhorter les princes d Italie >en rcr dmM ligue que Pie II voulai former contre u> 7'urcs.Wgarit, revenu de ce k , ambas^ , futélu.en lltt, , évêquede ^n - UU

des biens qu il avait a vsunci : n w;« -o- -

biens à un autre neveu, appelé S.monell», J « « r« I iV de Jean II, roi de Navarre il

qu'il désigna pour succéder au premier, dans du ™ ^ { %£Q \9 COUvrail du prélrij

le cas où celui-ci mourrait sans enlanls. Il 1*3^° £ ements qu'il disait,»"

fit aussi quelques legs particuliers, mais mauvais iraueui ^nna nenr\QWi. n'eut pas le temps d'achever son codicile, ni de Faire transport do ses pensions.

MAREFOSCHI (Mabius), né à Macerata en 1714, fui fail cardinal en 1770 par Clément XIV. Il mourut in 1780.

MARERI(Hippolyte-Abtoinb-Vincert), né a Riéli en 1738, évôque de Sabine, fut fait cardinal par Pie VI en 179%. Il mourut en

MARESCOTTI (Galbas), Romain, né lel" octobre 1627, fut d'abord archevêque de Corinlhe, nouce en Pologne, puis en Espagne, pendant la minorité du roi Charles 11.— En 1675, créé cardinal par le Pape Clément X, l'aunée suivante, légat de Ferrare, il exerça ensuite la charge de secrétaire d Etal, et obtint, en 1679, l'évêché do Tivoli. Il remplit d'autres charges de la cour romaine, entre autres celle de préfet de la congrégation du Saint-OUice, et lui fait, en 1697, protecteur de l'ordre des Dominicains. Il s'était démis,

essuyés de la part de Jeanne ftmjg* seconde femme de son père Lévéqje Girone servit si bien le roi *o i £ dant la guerre qui, après la mort du n de Vian!, fui fomentée par le roi de >CifU £ qu'il fut nommé chancelier d'Aragon, qu'il exerça avec honneur sous Jean»

ïous Ferdinand V, depuis tholique, son successeur. Ce der i er ^ ploya encore dans une célèbre ambas^ pour rétablir la paix eutre le Pape et taj Ile Naples. Tant de services, rendus | « r ce éminenl prélat, lui Dronldéç^arla pou^; en 1W3 par le Pane Sixte IV, à la reco» mandalion du roi Ferdinand/Ha™» «; outre l'évêché de Girnne, celui de la" Sicile. Une jouit pas longtemps ides no neursdu cardinalat ; après avoir lait pj du conclave, où fut élu lePapeInnoçeni\ il mourut à Rome le 21 novembre H»

Nous avons de lui une histoire d bsm en dix livres, sous le litre de Parmp99*

Hft9 NAIV DES CA

Hispaniœ, impiiuié à .Grenade en 1545, cl inséré dans Ici" volume de VHispania illu* ttratadH P. André Srhotl, Francfort, 1603, in-fol. Lo prélat y avait recueilli toutes les omissions des écrivains espagnols sur l'histoire de la Péninsule, depuis l'arrivée prétendue d'Hercule jusqu'au règne de l'empereur Théodose le Grand.

MARGOT1 (Lanfranc), Parmesan, nommé en 1608, par le Pape Paul V, prêtre-cardinal du litre de Sainl-Calixte puis de Saint-Pierre ès-Liens, évôque de Vilerbo, mourut en

MARI (Christophe), Romain, évêque d'Isemia, créé en 1389 par le Pape Roniface IX. prêtre-cardinal du titre de Sainl-Cyriaque, archi prêtre de Saint-Pierre, mourut en 1404.

MARIN1 (Charles). Génois, créé en 1715, par le Pape Clément XI dont il était maître de chambre, cardinal du titre de Sainte-Marie in Aquiro, puis président d'Urbin, préfet des rites, mourut en 1747.

MARIN! (Pierre), né à Rome en 17%, fut fait cardinal par Pie IX en 1846.

Il a été chargé, eu 1851, par le Pape Pie IX, de la surveillance des fonds appartenant à la célèbre congrégation Propaganda do Fide.

MARQl'KMONT (Dbkis-Simow db), né & Paris, était fils de Denis Simon, sieur de Marqnemont, receveur des tailles de Paris , et de Marie Rouillart. — Envoyé à Rome par le roi Henri IV, au commencement de son règne, avec Duperron, alors évêque d'Evreux et depuis cardinal, il y fut fait auditeur de Bote, puis accompagna de Silléry à Florenco pour négocier le mariage de Henri IV avec Marie de Médicis. En récompense de sps services, le roi Louis XU1 le nomma, en 1612, a l'archevêché de Lyon. L'archevêque présida deux ans après pour le clergé, en qualité de primat, aux états généraux, tenus h Paris , quoique François de la Guesle , archevêque de Tours lui voulût contester la préséance, comme plus ancien selon le rang de promotion. Ces états généraux de 1614 furent les derniers de la monarchie, si l'on ne compte point ceux de 1789. L'archevêque de Lyon signala son zèle dans le gouvernement deson diocèse par de fréquentes tournées, par ses prédications, par les synodes qu'il tenait souvent. Il établit a Lyon treize maisons religieuses, et quelques autres, où la piété était cultivée. Celle de la Charité est aussi son ouvrage. C'est par lu conseil de ce prélat que saint François de Sales mit en clôture les religieuses de la Visitation, qu'il avait instituées. Ce prélat avait établi une congrégation de docteurs, qui s'assemblaient une fois la semaine dans son palais, ci qu'il consultait pour les affaires qui regardaient l'administration de son diocèse. £uvoyé en qualité d'ambassadeur extraordinaire auprès de la cour de Rome, il reçut c-i» 1626 le chapeau de cardinal des mainsdu Pape Urbain VIII, qui, en le donnant, ne Al que suivre lesintcnlions de Ciément VIII, de Paul Vetde Grégoire XV, sesprédéceseors. Le cardinal de Marquemout mourut

DINAUX. MAR «9*

peu après à Rome le 16 septembre 1626, Agé de 54 ans, et fut inhumé dans l'église des Minimes de la Trinité du Ment, qui était celle de son titre de cardinal.

MARTELLI (François), Florent in, patriarche de Jérusalem et secrétaire de la consulte, créé en 1706 par lo P8pe Clément XI cardinal du litre deSainl-Eusèbe, mourut en

MARTIN IV élait Français; mais on n'est pas d'accord sur son origine, los uns le faisant naître en Brio, d'autres en Touraine. Après avoir été trésorier de Saint-Martin do Tours, il fut, en 1260, nommé garde des sceaux parle roi Louis IX, et, en 1261, cardinal parle Pape Urbain IV, Français comme lui, qui l'envoya, avec le litre de légat, auprès du roi de France, pour proposer la couronne de Sicile à Charles d'Anjou, sous certaines conditions. En 1274, il vint encore de la part de Grégoire X, avec la même qualité de légat, pour déterminer Philippe le Hardi à entreprendre uno nouvelle croisade. Le Saiul-Siége élait vacant depuis six mois, lorsque enfin le cardinal Simon y fut porté malgré sa résistance, le 22 février 1281 , après Nicolas III. Le nouveau Pontife prit le nom de Martin IV,

MARTIN V (Othoh ou Eudes Colohwa), fait cardinal, en 1405, par Innocent VII, avait exercé diverses légations.— Après que Grégoire XII eut fait, au concile de Constance, une abdication volontaire du ponlilR-at,que Jean XXIII y eut été déposé, aussi bien que Pierre de Lune, qui se faisait aj>

f»eler Benoît XIII, les Pères du concile, vouant mettre fin au schisme qui affligeait l'Eglise depuis quarante années, iugèrent à propos de procéder à l'élection d un Pontife unique qui, pour celle fois seulement, serait élu par les cardiuaux, conjointement aveu trente prélats ou ecclésiastiques, tirés des nations représentées nu concilo. Les cardinaux et ces électeurs s'assemblèrent en conclave dans l'hôtel de ville-dje-Constanco où, six jours après, ils élurent Martin V, qui ceignit la tiare le 11 novembre 1417

MARTIN, Portugais, évêque de Lisbonne, fut créé, en 1383, prêtre-cardinal, par Clément VII, antipape de 1378 à 1394, et qui créa trenle-huil cardinaux en treize promotions.

MARTIN SALVA , Espagnol, évêque de Pampelune,créé, en 1390, par Clément VII, prêtre-cardinal du litre de Saint-Laurent in Lucina, mourut en 1403.

MARTINIANA (Charlbs-Joseph-Flipote de), né à Turin en 1724, évêque de Verceil, fut fait cardinal par Pie VI en 1778. Il mourut en 1802.

MARTINUSIUS ou MARTINUZZI (Georges), sorli de la famille des (Jlissenoviski, naquit en 1482 à Namiesaz, château situé sur la Variécba en Croatie. — Il prit le nom de Martinusius, qui élait celui de sa mère, par déférence pour Jacques Martinusius, son oncle, évêque de Scardona. Après la mort -le son père et de son frère aîné, Martinus:u5,

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entré comme religieux dans le monastère de Saint-Paul, ermite, près de Bude, s'y distingua par son mérite, occupa différentes charges dans son ordre, et fut enfin supérieur du couvent de Cesloçoniano en Pologne. Lndislas VI, roi de Hongrie, éiait morl en 1516, laissant Louis II , qui fui. en 1520, • né par les Turcs à la bataille de Moliacz en Hongrie, et Anne, mariée à Ferdinand d'Au- Iricbe, frère et successeur de Charles V au trône impérial. Après la mort de Louis II, une partie des Hongrois élut roi Jean Zapolski, voyvode de Transylvanie, qui fut "couronné le 11 novembre 1526, puis chassé par Ferdinand, appelé par le reste delà nation hongroise. Zapolski implora le secours de Sigismond, roi de Pologne, dont il avait épousé la fllle Elisabeth. Martinusius, ayant eu occasion de connallro ce prince, le reçut dans son monastère, et (Il divers voyages en Hongrie', pour disposer les peuples b le recevoir. Ses négociations ne furent pas infructueuses ; Zapolski fut rétabli sur le trône, et les soins do Martinusius v contribuèrent au» tant que les secours des Turcs, que lui avait ménagés le polonais Jérôme Laski. Ce prince témoigna sa reconnaissance à Martinusius, en lui donnant In charge de trésorier du royaume, ensuite l'évôché de Varadin, et en le faisant conseiller et ministre d'Etat. Il avait tant de conUance dans la tapacité de rr> ministre, qu'étant au lit de la mort en 1540. il l'institua seul tuteur du jeune prince Jian-Eiienne, son fils, ordonnant en outre que la reino Elisabeth et ce prélat fussent régents du royaume. En vertu d'un traité conclu entre Ferdinand et Zapolski, la Hongrie devait retourner h Ferdinand après la morl du second, dont le fils se contenterait de la Transylvanie. L'évé jue de Varadin, déchirnnl ce traité, fit couronner roi de Hongrie le jeune Jean-Etienne. Ferdinand mil alors en campagne une armée dont il donna le commandement à Roccandolphe, qui prit plusieurs places en Hongrio, et alla assiéger Bude. Le jeune prince, sa mère et Martinusius étaient dans cette ville. Ils envoyèrent demander du secours à Soliman II, empereur des Turcs. Ce prince ordonna aux pachas de Bosnie et de Belgrade de marcher du côté de Bude, où ils détirent Roccandolphe. Soliman les suivit bientôt après avec une armée de deux cent mille hommes, se rendit maître de la môme ville de Bude et d'autres places considérables de la Hongrie, el envoya le prince et la reine en Transylvanie, dont il donna le gouvernement à Martinusius, en le confirmant dans la charge de trésorier. Ce prélat traita si mal la reine qu'ello fut obligée de s'en plaindre à Soliman, qui commanda au pacha de Bude de lui donner du secours. Marlinuzzi, no perdant point de temps, assembla ses amis, mil sur pied une armée du 50,000 hommes; assiégea dans Albe-Royale ta reine qui fui réduite à composer avec lui, puis il alla se présenter devant les Turcs qui se retirèrent. Soliman dissimula son ressentiment, ut lui écrivit des lettres amicales. Dans la suite,

l'ambition de Marlinuzzi donna encore à la reine de nouveaux sujets de plaintes ; ce lut la cause d'une autre guerre. A la fin le turbulent minislro se jeta dans le parti de Ferdinand, obligea la reine à signer un irailé peu avantageux au jeune prince, puis voulut encore rompre ce même Irailé. La reine en préféra l'exécution au chagrin de se voir toujours exposée aux emportements de Mm. tinuzzi qui demanda l'archevêché deSirigonie ou Gran, qui lui fut accordé, et un chapeau de cardinal que le Pape Jules Ul lai conféra en 1551. Quelque temps après, et U môme année, l'empereur Ferdinand, redoutant de nouvelles inlrigues de la part du prélat, donna ordre à Gaslalde son général do se défaire de Martinuzzi ; ce qu'il exécuta au moyen de quelques assassins oui relièrent tuer dans son château de Binch, où l'on trouva d'immenses richesses. Telle fut la fin de Martinuzzi qui, en maîtrisant el trompant la reine Elisabeth , en jouant lour a tour et l'empereur Ferdinand el Soliman II, avait fait do ses talents un si déplorable usage. (Foy. de Thou, Hisf.;— Fvukt, Hi$t. de Hongrie; — Mbzbray, Jïiif. de France',— —Paul Jovb ; — Sponde ; — Aubeby .

MARZAT1 (Anselme), Italien, Capurin.

fait, en 1601, par le Pape ClémeulVIU, prêtre-cardinal du litre de Saint-Pierre au Mont-d'Or, dit /« Cardinal Monopolu, mourut en 1607.

MASSEI (Barthélémy) naquit, le 2 janvier 1663, de parents très-obscurs à Mwlepulciano, petite ville do Toscane. — Entré fort jeune dans la maison du prélat Albani, depuis cardinal et Pape sous le nom de Clément XI, il devint chanoine delà basilique de Sainte-Marie-Majeure, puis en 1712, chanoine do Sainl-Pierre du Vatican. Trois ans eprès envoyé en France pour porter la baretle au cardinal de Bissy , il plut a la cour de Versailles, et en 1720 fut nommé nonce auprès de celte cour. Nous laissons maintenant parler le caustique Saint-Simon qui. dans ses Mémoire» , trace de ce prélat le portrait suivant : c Massei avait été petit gsrçoo parmi les bas domestiques du Pape et lors simple prélat. Son esprit et sa sagesse percèrent; il s'éleva peu à peu dans la maison, et de degré en degré devint le secrétaire confident de son maître, et enfin son maître de chambre, quand il fut cardinal. Sa douceur et sa modestie le firent aimer dans la cour romaine. Il perdit son emploi à l'exaltation du cardinal Albani ; il était de trop bas aloi pour être maître de chambre du Pape ; mais il en conserva toute la faveur cl la confiance. Le Pape lui parlait presque de tout, le consultait et se trouvait bien de ses avis. Il le fit, en 1726, archevêque d'Athènes in partibut, pour le mettre è la porlée d'une grande nonciature. Massei se conduisit* durant le grand feu de la constiluliou avec beaucoup do modération, d'houneur, de sagesse , el se fit généralement aimer el estimer. Il languit longtemps nonce, parce qu'il n'y eut point de promotion pour le* ^cardinaux sous le pontifical du Pop* Oc

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