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ment XI, et que Benoit XIII, qni était si fort singulier, ne voulut jamais faire aucun nonce cardinal, disant qu'ils n'étaient que des noutellistet. Massei ne montra pas la moindre impatience; mais, en attendant, il mourait de faim, car les nonces ont fort pou, et h ce qu'était celui-ci, son patrimoino ni les bénéfices n'y suppléaient pas. Il ne s'endetta pas le moins du monde, supporta son indigence avec dignité, mais il l'avouait pour faire excuser la frugalité de sa vie, et s'en alla sans rien devoir, véritablement regretté de tout le monde. Il ne quitta la France qu'avec larmes, et aurait désiré y passer le reste de ses jours. Le nouveau cérémonial des bâtards, dont Gualterio s'était si mal trouvé, car ils étaient rétablis alors, empêcha que la calotte lui arrivai à Paris. Dès que la promotion fut sur le point de se faire, Massei reçut ordre de prendre congé, de partir et d'arriver dans un temps fort court à Forli. » Il prit donc congé du roi le 12 septembre, partit de Paris le 21, arriva le 5 décembre a Rome, où il ût son entrée solennelle le 10; car, dès le 2 octobre 1730, il avait été créé et déclaré cardinal
(>ar le Pape Clément XII. Le 11 décembre de a même année, il fut déclaré légnt de la Roraagne, et le 18 suivant, reçut le chapeau dans un consistoire public, avec les cérémonies accoutumées. Après avoir pris possession du litre presbyléral de Saint-Augustin, il partit de Rome, le 19 février 1731, pour se rendre a sa légation. Le 21 mai 1731, il fut pourvu de l'évèché d'Ancône, devenu vacant par la translation du cardinal Prosper Larabcrlini à l'archevûcbé de Bologne. Ce cardinal modeste, intègre, de mœurs irréprochables, mourut dans son évôchô le 20 novembre 1745, dans la 83* année de son Age.
MASSEI (Paul), né à Monlepulciano, en 1712, fut fail cardinal par Pie VI, en 1785, et mourut la même année.
MASSIM1 (Camille), Romain et doyen de la chambre apostolique, préfet de la chambre du Pape, abbé de Saint-Séverin, et patriarche de Jérusalem, nommé, le 22 décembre 1670, par le Pape Clément X, cardinal et secrétaire d'Etat, mourut le 12 septembre 1677.
MASS1MO (François -Xavier). — « Son Emincnce le cardinal Massimo fut franpé, en 1848, d'une attaque d'apopleiio è I audience même du Saint-Père. Tous les soins lui furent aussitôt prodigués, et il put être ramené chez lui. Mais, en montant les escaliers de son palais soutenu par un domestique, il lot atteint d'une seconde attaque à laquelle il succomba immédiatement.
« Cette mort si imprévue a profondément ému toute la société romain». Le cardinal Massimo était aussi distingué par l'amabilité de son esprit et les nobles qualités de son cœur, que par l'éclat de son nom et l'illustration de son origine prineière. Sa mère était une princesse de la maison de Saxe. Il était né à Dresde le 26 février 1806 ; il fut
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ment grand maître de la chambre et majordome. » (Extrait de VAmi de la religion.)
La date de la création du cardinal Massimo est, croyons-nous, 1838.
MASTAÏ — Voy. Pib ix.
MASTROZZ1 (Valentin) . né à Terni en 1729, fut fail carlinal par Pie Vil en 1801. Il mourut en 1809.
MATHIEU (Jacqubs- Marie- Adribk-Cbsaire) est né à Paris le 20 janvier, 1796. Sa famille a constamment joui de l'estime publique. C'est contre le gré de sa mère que M. Mathieu voulut embrasser l'état ecclésiastique; elle le destinait au barreau. Mais le jeune homme triompha des obstacles suscités contre sa vocation et il entra au séminaire de Sainl-Sulpice. A peine eut-il reçu la prêtrise que Mgr Snlmon du Chatellier, évêque d'Evreux, le choisit pour son secrétaire; il sut remplir ses fonctions de manière à satisfaire le prélat qui l'honorait do sa confiance, et à se concilier l'affection du diocèse. tMais l'établissement du grand séminaire lui attira quelque contrariété. Il sortit néanmoins d'Evreux avec le titre de vicaire général ; et è son arrivée à Paris il fut nommé curé de l'Assomption par M. deQuélen, qui le pri* bientôt après pour son vicaire général. Comme administrateur, dans ces différents postes , Mgr Mathieu déploya un talent au dessus de tout éloge. 11 donnait beaucoup, et il donnait bien; ses aumônes répandues avec affabilité lui gagnaient les cœurs.
Aux renseignements de celle noliee, nous ajouterons les détails suivants que nous puisons aux sources les plus authentiques.
A l'époque où il était curé de la paroisse de l'Assomption, Mgr Matthieu s'était attiré la plus haute estime ; il en fut de même dans ses fondions de vicaire général. C'est donc à la considération que ses vertus lui avaient méritée, qu'il doit son élévation à l'ôpiscopat : il fut toujours è la hauteur de son ministère dans les circonstances les plusdifficiles. Nous avons le même hommage è rendro à son administration dans le diocèse de Langtes. Il était adoré, et c'est précisément la confiance ou l'attachement extraordinaire qu'on lui témoignait, qui amena sa nomination à l'archevêché de Besançon.
Les qualités de M. Mathieu le désignaient d ja, dès 1832, pour un évêché. Il fut nommé à celui de Langres par ordonnance royale du 7 avril 1832 ; mais il ne fut sacré que le 10 février 1833. Il ne Qt que passer, pour ainsi dire, sur ce siège épiscopal; et cependant il y avait conquis lous les cœurs pendant le peu de temps qu'il administra le diocèse. Le 16 juillet 1834, il fut nommé à l'archevêché de Besançon.
Une foislcdevoir conçu, il est résolu pour lui; mais une fois résolu, il faut quille remplisse; les obstacles ne sont rien pour lui. Il est pieux, et il affectionne les pratiques do dévotion. C'est dans ces pratiques
créé cardinal le 24 janvier 1842 par le Pape qu'il cherche L* repos, au milieu des bruyan- CirOgniio XW, dont il avait été successive- tes distractions qui l'assiègent maintenant.
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Tous ces efforts teodenl à inspirer à son roiist». L'arrhcvêoue consacra (oui son rt> clergé les mêmes sentiments de dévotion, tenu a les secourir. En 1797, 1e général Bocomme la meilleure sauvegarde contre les naparte, maître de la haute Italie, descw dangers du ministère et le moyen le plus dait sur Rome ; le cardinal Mattei, chargé utile pour travailler au salut des âmes. f par Pie VI de négocier avec le vainqueur, Ce prélat si pieux, si zélé, si (idèle obser- fut obligé de siçner le traité de Tolenlino, valeur des devoirs de l'épisoopat, et qui par les qualités du cœur, son affabilité, sa simplicité avait su gagner l'affection de ses administrés était digno des honneurs de la pourpre romaine. Aussi fut-il créé cardinal In 30 «septembre 1850.
li est inutile de rappeler toutes les preuves
par lequel le Saint-Siège abandonnait è la France le Comtat, et, à la république cisalpine, le Bolonais, le Ferrarais et.la Romagne. Encore ces sacrifices ne devaient-ils pas sauver Rome. En effet, l'année suivante, elle était envahie par les Français , Pie VI était enlevé et les cardinaux dispersés. Après dezèlc, d'activité, do sollicitude pastorale la paix de Lunéville (1801) le cardinal Matqu'il a données dans ce poste éminenl. Lo toi rnvinl è Rome , qui venait d'être rendu» vénérablecardinal vient de les compléter, en "iantavec la candeur la plus admirable et
pu
la plus haute raison, une longuo circulaire è son clergé, pour lui expliquer toute sa conduite dans l'affaire du retour de son Eglise à la liturgieromaine. Cet écrit, en latin, est d'un style d'une rare élégance, et l'on sait que M^r Matthieu le parle avec une rare facilité. Nous croyons que celle pièce hisiori-
3ue restera comme un monument du savoir, e la piété, du dévouement et du zèle vraiment épiscopal de ce vertueux pontife. Elevé aux plus grands honneurs, on ne voit pas qu'il s'en prévale en quelque chose, pour apporter lu moindre changement è la simplicité et à l'activité de sa vie. C'est Mgr 'archevêque de Besançon, qui, après avoir reçu le chapeau do cardinal, apporta un calice d'or offert par k»s- Romains è slgrj'archevêque de Turin, exilé de son diocèse.
MATTEI (JérGwk), Romain, créé, en 1586, par le Pape Sixle v, diacre-cardinal du titro de Saint-Adrien, puis prêlre du litre do Saint-Pancrace, mourut en 1603.
MATTEI f Gaspard) , Romain, archevêque d'Athènes, fait en 16W, par le Pape Urbain VIU, prêlre-cardinal du litre do Saint-Pancrace, puis de Sainte-Cécile, mourut en 1650.
MATTEI (Horace), Romain , archevêquo de Damas, auditeur de Rote, majordome du Pape Innocent XI, qui le créa cardinal en 1686, mourut en 1688.
MATTEI (Lotis), Komain, auditeur de Rote, né le 17 mars 1702, fui fait cardinal par le Pape Benoît XIV, le 26 novembre.1753.
MATTEI (Alexandre), de la famille des princes de ce nom , naquit à Rome on 17fc&. — Entré dans l'étal ecclésiastique, où le portait sa vocation, et devenu chanoine de Saint-Pierre, il signalait son zèle en prêchant dans les maisons religieuses, en visitant les malades, en catéchisant les entants dans les paroisses, enfin en s 'acquittant avec dévouemeul de loules les fonctions pastorales. Après avoir rempli, avec distinction , différentes charges, il fut, en 1777, élevé è I archevêché de Ferrare, et, en 1782, revêtu de la pourpre. Ce prélat offrait un parfait modèle de l'évêque chrétien. Après la révolution de 1789, le clergé français avait émigré en masse, et s'était répandu par toute l'Europe; ceux de cei proscrits qui se réfugièrent dans lo diocèse de Forrare y trouvèrent l'hospitalité la plus géné-
h Pie VII ; il conservait toujours l'archevêché de Ferrare. En 1808, Napoléon anéantit l'Etat Ecclésiastique ; la plus grande partie fut réunie à l'empire français , le reste annexé nu royaume d'Italie. Pie VU était emmené à Savone, puis h Fontainebleau. La cardinal Mattei, avec les cardinaux romain», reçut l'ordre do so rendre è Paris. Maiss'fitant abstenu , comme la plupart de ses collègues, d'assister au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, il fut exilé à Relhel,dans les Ardennes. Les événements de 181k rétablirent le Saiut-Siége plus solidement que jamais. Le cardinal qui, depuis longtemps déjà, appartenait à l'ordre des cardinauiévêques, devint alors évêqued'OstieelVellelri, et, commo tel, doyen du Sacré Collège. A toutes les époques de sa vie, sa piété, sa charité ne se démentirent jamais. Dao< ses dernières années, on le voyait, malgré son âge et sa dignité, visiter les malade», comme dans sa jeunesse, assidu aux Offices, aux cérémonies. Lo 16 avril 1820, il assistait à l'Office dans la basilique de Saint- Pierre, lorsqu'il fut atteint du mal qui l'emporta quatre jours après, dans sa 77' année. 11 avait publié un recueil des actes d'un synode qu'il tint en 180k à Palestine dont il était évêque; dans ce recueil se trouvaient aussi les statuts qu'il avait donnés; Rome, 180i, 1 vol. in-fc\ Dans son exil à Relhel,» nvait aussi écrit un livre ascétique, intitulé: Méditations des vérités étemelles, pour fair* tes exercices spirituels suivant la méthode « saint Ignace; distribuées en huit jours.
MATTEI (Laurent). — Nous empruntons à l'Ami de la religion les lignes suivantes: « Mgr le cardinal Laurent, duc Mattei, est mort le 24 juillet 1833 au soir, dans *•!»• année. En lui s'éteint une des plus anciennes et des plus illustres familles de Rome. Il remplit plusieurs charges, et fut pendant soixante-deux ans chanoine de Saint-Jean de Latran. En 1822, il reçut le titre de patriarche d'Antioche. Il était aussi secrélsira de la visite apostolique. Léon XII I avait nommé à l'archevêché de Ferrare ; mais le modeste prélat refusa, en disant qu il n était plus capable à son âge de remplir une si grande charge. Grégoire XVI le fit cardinal le 15 avril 1833. A toutes les époques, Il simplicité de ses moeurs no fut pas moins remarquable quo son zèle pour les fonctions ecclésiastiques. Le cardinal s'est élciut J»
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sMtMblcment, ayant pourtant eu le temps do recevoir les secours de la religion. Il élnil né a Rome le 29 avril 1748. •
MATTEi (Msmus), né à Pergola en 1792, Mt «»ntré dans le Sacré Cnllégo en 1832. — î)'al>ord cardinal-diacre , puis évêque de Frasceti et sous-doyen du Sacré Collège. Son Eminence vit encore à l'heure où nous écrivons. On nous envoie sur elle une Ion* gue notice italienne que nous traduisons , en l'abrégeant un peu.
Notice sur Son Kminence le cardinal Mario Matlti, étéque de Porto, Sainle-ltttfine, etc.
■ Le G septembre 1792, iiaquit, dans la ville de Pergola, province d'Urbin, dans l'Etal pontifical, Mario Maltei , du parents nobles (le comte Marc Maltei et la comtesse Crsini-Bianchi-Matlei ). Il fut tenu sur les fonts du baptême par l'archidiacre Chiaramonto, frère de Pie VII. Ayant passé tes premières années de son enfance, partie dans sa ville natale, partie dans d'autres tilles de l'Etal pontifical, où la famille Maltei avait des propriétés, et arrivé à l'âge et 10 ans. il alla à Rome pour entreprendre la carrière des éludes dans le collège Ghisiieri en suivant les cours de l'université romaine, dite collège romain, alors dirigé par des préires séculiers sous la protection et l'autorité d'une dôpulation de cardinaux de la sainte Eglise romaine. Ayant accompli le cours ordinaire des éludes classiques, le jeune Maltei fut admis dans l'académie pontificale des nobles ecclésiastiques de Rome, où il suivit le cours de théologie et de jurisprudence canonique et civile, donnant en même temps ses soins à l'élude du grec et de l'hébreu. Ensuite il voulut achever ses éludes de jurisprudence h l'université Alexandrine, dite de la Sapience, dans laquelle, selon les méthodes eu vigueur alors, il remporta le litre de maître [tnagittero) en droit public et criminel, et enfin /a palme de docteur dans l'un et l'autre droit.
Nommé, par la bienveillance de Pie VII, chanoine de la basilique libérienne, il fut a5Sidu au service de celte église patriarcale, et il se pré|»ara à recevoir les ordres sacrés jui lui Turent conférés par son frère, alors archevêque de Cameriuo. C'est alors qu'il prononça en latin l'oraison funèbre de S. M. irès-tidéle, Mario 1", reine de Portugal, la Brésil et d'Algarve, en présence du Sacré ^«jf/ége, réuni dans l'Eglise de celte nation, iour les funérailles de l'auguste défunte ; elle oraison funèbre fui publiée eu 1820.
En 1819 Mgr Maltei entra au tribunal do a Kote, auprès de l'auditeur de Toscane, i&r Co»ioio do Marchesi Corsi ; il s'était *jè initié à la pratique des ahTaires dans les lifre* tribunaux de Rome. Pie VII, dans les rentiers jours de 1822, le nomma son préil domestique, et peu après président de la icrée *-«>norégation du bou gouvernement ; t'introduisit aussi parmi les prélats atta- \és h. la sacrée congrégation du concile, >ur l'examen des relations des évêques r J'étaxt de leurs diocèses respectifs.
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Léon XII étant devenu Souverain Pontife en 1823, Mgr Maltei fut nommé secrétaire de celte même congrégation du bou gouvernement, charge qu il remplit pendant quatre aus. En 1825, il fut élu clnnoino <le la basilique vaicauo. E i 1829, il fut promu a la chargo de trésorier général de la chambre apostolique, chargo qui est une des quatre principales do la prélalure; et en mémo temps, il fut nommé membre de la commission spéciale préposée à la réédificalion de la basilique de Saint-Pau! sur la roule d*Oslie, entreprise à laquelle s'appliqua Mgr Maltei avec une ardeur qui doit lui faire attribuer les principales dispositions architectoniques adoptées dans la restauration de cet édifice si intéressant pour les arts, ,1a religion et l'histoire ecclésiastique.
Pie VIII, devenu Pape en 1829. confirma Mgr Maltei dans sa charge de trésorier; de sorte que celui-ci publia, en 1830, le nouveau tarif des douanes et les généreuses dispositions administratives pour l'encouragement de l'agriculture et de l'industrie. Sa Sainteté daigna aussi lo nommer président de la congrégation spéciale instituée pour régler les congrues de toutes les paroisses de l'Etat pontifical; el il fut si distingué par le saint Pontife, qu'étant près de mourir, celui-ci l'appera près de son lit, et lui fit connaître quelques-unes de ses dernières volontés.
Grégoire XVI, arrivé au souverain pontificat en 1831, n'hésita pas à se servir encore du zèle de Mgr Maltei pour la place de trésorier; el il eut tant à s'en louer que, dans le consistoire secret du 2 juillet 1832, il le promut au cardinalat, dans l'ordre des diacres, lui conférant, avec de grands éloges, le titre de Sainte- Marie in Aquiro. Les années suivantes le Sou veraiu Pontife conféra, au cardinal Maltei, un grand nombre de missions des plus honorables. Le nombre en est trop considérable pour que nous pensions à les énumérer. Disons seulement que Rome ayant été visitée par le choléra en 1837, le cardinal Matlei fut appelé avec deux autres cardinaux, à former la congrégation extraordinaire de la sauté publique, el qu'en 18V0 il fui promu au poste éminent de secrétaire jw>ur les affaires intérieures de l'Etat. En 18^3 le cardinal Maltei pas:>a dans l'ordre des cardinaux-prêtres, avec lo litre do Sainte-Mario des Anges; il reçut alors les charges d'archiprêtre de la basilique de Saint-Pierre, du préfet de la congrégation de la fabrique de celle basilique, de visiteur apostolique, etc., etc. En 18'»1, S. S. Grégoire XVI, malgré ses 76 ans, voulut faire le voyago de Lurette, pour satisfaire a la fois sa piété el le désir filial de ses sujets ; il conféra au cardinal Matlei lo soin d organiser co voyage. Celui-ci participa ainsi au continuel triomphe qui consola le cœur de Grégoire XVI depuis son départ (30 août 18H) jusqu'à sou retour (6 octobre). En I8ii, l'archi-suburbicaire de Frasc-ali vint à vaquer, parce que lo cardinal Micua, dojeu du Sacré Collège, opta pour celui
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d'Oslie et Velletri. Grégoire XVI donna ret évéché ou cardinal Mattei qui le garda dix ans. En 1845, lo gouvernement pontifical s'étanl déterminé h acquérir de vastes domaines situés dans ses Etats, appelés de r apanage, et possédés alors pnr le duc de Leuchtemberg, Sa Sainteté confia au cardinal JUallei la négociation de cette affaire, et celui-ci la conduisit a heureuse tin, à la pleine satisfaction du Saint-Père : aussi futil encore chargé de rerendre ces domaines, a des conditions égales à celles de l'achat, à des princes romains et a d'autres habitants distingués des Etats Romains, qui firent cette acquisition solidairement. Enûi, Grégoire XVI donna au cardinal Mattei la plus grande faveur d'estime en le nommant son exécuteur testamentaire, arec lus facultés les plus amples et avec tes bienveillantes paroles qui se lisent dans le testament autographe ouvert dans le malheureux jour do ss mort, le 1- juin 18*0.
Pie IX, peu après son avènement, nomma • e cardinal Mallei visiteur apostolique des hôpitaux de Saint-Jacques et de Saint Gallican. Pendant la révolution, celui-ci suivit le Saint-Père dans le royanme de Naplea, il fut nommé membre de la congrégation chargée de proposer ce qn'il y avait à faire au sujet du dogme de l'Immaculée Conception, dogme proclamé ensuite aux acclamations de toute l'Eglise, le 8 décembre 1854.
Après le retour triomphal de Sa Sainteté h Rome en 1850, le cardinal Mattei, outre ses autres fonctions, fut chargé de réorganiser les administrations de la commission des subsides, de la bienfaisance publique, des hospices de Sainte -Marie des Anges aui thermes de Dioctétien, et de la santé régio* naire de Rome et de l'institut des sourdsmuets ; réorganisation qui, opérée avec un plein succès, fut récompensée par la charge de préfet du tribunal suprême de la signature de justice ; presqri*en même temps, le cardinal Mattei opta pour l'évâché de Porto et ftainte-Rufine, et pour la charge de sousdojen, laissée vacante par la mort du cardinal Lambruschini (le 12 mai 1854).
Les congrégations auxquelles appartient aujourd'hui le cardinal Mallei, sont celles : du Saint-Office, de la Visite, de la Consisloriale, des Evéques et des Réguliers, du Concile, de la Propagande, de Lorettc, des Etudes, de l'Examen des synodes, de l'Etat des réguliers, etc., etc. Outre la décoration de la croix de Malte, le cardinal Mattei est du petit nombre des personnages décorés du grand cordon de Saint-Janvier, qui lui a été conféré par S. M. le roi des Deux-Sioiles, alors que, en 1852, Son Emicence répondant au pieux désir de ce monarque, alla, comme archiprêlre de la basilique valicane, dans la province. Je Pouille, pour couronner solennellement l'image miraculeuse do la vierge dite du Poxzo.
Beaucoup de villes et de communes de l'Etal pontifical se glorifient d'avoir pour protecteur le cardinal Mattei, qui protège aussi beaucoup de corporations religieuses,
séculières et régulières, de l'un et i'antr» sexe, des cl»apitres, an M -confréries, eonfréries, conservatoires et hôpitaux, ivee diverses universités d'arts et de métiers de Rome!
MATTHIEU DE PISE, fut créé diacre-cardlsial du titre de Saint-Adrien par Cnliite II, Pape de 1119 à 1124.
MATTHIEU, était d'une famille noble de la province de Reims. Jeune encore, il embrassa à Laon l'état ecclésiastique, et bieetôt fut pourvu d'un canonicat dans l'Eglise de Reims. — Mais touché du désir de quitter entièrement le monde, il se démit de ce bénéfice et entra dans l'ordre de Clany, au prieuré de Saint-Martin des Champs à hris. Son mérite ne permit pas qu'on ry laissât longtemps simple religieux, et il fut bit prieur de ce monastère dans les premières années du xu' siècle. On le compte comme le troisième prieur de cette maison. Heu remplissait les fonctions en 11 19, comme on le voit par un diplôme qui lui est tirent par le Pape Calixte II. Pierre l* ThérM l'ayant mené avec loi a Rome pour défendre sa cause contre Ponce, abbé de Cluny, qui fit tant de bruit dans ce siècle-là, le P»P« Honorius II conçut une si grande estiaw pour Matthieu, qu'il le retint auprès de n personne; et en 1125 il le créa cardinal et évêijue d'Albano. Son élévation, loin d# nuire à sa piété, ne fit qu'augmenter wn abnégation et son zèle. Sa vie était iomi régulière que celle du religieux le pta exact. Il servit l'Eglise en plusieurs attisions; dans toutes il montra auldDt de capacité que de sagesse. Ses nombrease> occupations ne l'empêchaient pas d'entretenir une correspondance avec Pierre le Vénérable et avec saint Bernard; dans les lettres de l'un et de l'autre, on en trouve qui lui sont adressées. Légat en France fers 1128, le cardinal Matthieu tint un comkj Troyes où se trouvèrent un grand non»1" d'archevêques et d'évôques, avec pwj abbés, au nombre desquels étaient iw Etienne, abbé de Citeaux, et saint Bernr abbé do Clairvaux. La môme année, lelrpj tint un autre concile à Rouen, où U fW rendu pour saluer Henri I, roi d'Angiet^ el pour traiter avec lui des affaires de m glise. En 1131, le Pope Innocent U, q< était alors en Frauce, ayant appris II *j funeste de Philippe, fils atné du rci w" le Gros, jeune prince qui avait été <ué J u'j chute, à l'âge de 15 ans, envoya le caru* Matthieu auprès de ce monarque, pour^ fan e de sa part des compliments de co; léance sur celle perle cruelle. La mè«- ' J née, le Pontife donne la légation é»
magne au cardinal, qui convoqua un eo-M è Mayeoce, où Bruuon, évèque de m bourg, fut contraint de renoncer a safl 1 ché. En 1134, il accompagna è Milan >** Bernard et les autres députés chargé» «eu
veiller à réconcilier avec le Pape l»n**T les Milanais qui avaient pris d'abow parti de l'antipape A na ciel ; grâce à ceflJJ tertention, la réconciliation fut oou;; ' Le cardinal Matthieu roourul l'aooé*
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