MON DES CA
MONTI (Antoine), né à Monle di Sansnvino, en Toscane, et habile jurisconsulte, était très considéré a la cour de Rome sous les pontificats d'Innocent VIII, d'Alexandre VI et de Jules II, nui utilisèrent souvent sos services. — Il navaiteu d'abord pour récompense qu'un ofliee d'auditeur de Rote, et l'évêché de Sipoute, quand Jules II, qui avait souvent éprouvé son dévouement, le créa cardinal en 1511. C'est à la persuasion du nouveau cardinal que ce Pontife assembla le concile de Lntran. Lo cardinal Monli en recueillit les éléments, les mit en ordre et les lit imprimer à Rome. Après avoir été légat a Pérouso et dans l'Ombrie, il mourut le 20 septembre 1533, âgé de 72 ans.
MONTI (Jeas-Marie), fait cardinal par le Pape Paul III, en 1536, fut él«vé en 1550, sur le trône pontifical. — [Voy. Jules 111.)
MONTI (Innocent), créé, eu 1550, par le Pape Jules III, diacre-cardinal du litre de Saint-O.iuphre, puis de Sainte-Mario in Portieu et de Saiote-Marie la Neuve, mourut eu
MONTI (Christophe), créé cardinal par son oncle Jules III, en 1551, mourut au bourg de Suint-Ange-du-Guei,prôs d'Urbain, le 2i septembre 1564, disgracié par le Pape Pie IV.
MONTI (François-Marie), revêtu de la pourpre, en 1588, par le Pape Sixte V, mourut a Rome, évfique d'Oslie. doyen du Sacré Collège, le 29 août 1626.
MONTI (César), Milanais, patriarche d'Antiovne, archevêque de Milan, nonce apostolique en Espagne, fait cardinal par le Pape Urbain Vlll, en 1629, mourut le 16 août
MONTI (Philippe-Marie), né h Bologno en 1675, fit d'excellentes éludes et entra dans la carrière ecclésiastique. — .Venu a Rome, il y fut apprécié et remplit différents emplois. Il était secrélaire de la congrégation de i'ropaganda fide, quand Benoit XIV le créa cardinal, en 1743, dans la première promotion qu'il fit. Le cardinal Monti, ami des lettres et des arts, entourait de sa bienveillance ceux qui les cultivaient. Il mourut & Rome, en 175*, Agé de 79 ans, après avoir lép-ué à l'institut de Bologne sa belle bibliothèque. On a de ce prélat : Elogia cardinatium pietate, doctrina ac rebut pro Eccle$ia gesti» ittustrium a pontificatu AUxandri 111 ad lienedutumXUt; Rome, 1751, in-V.
MORICHINI (Charles-Louis), né à Rome en 1805, évôquo de Jesi, a été fait cardinal par Pie IX en 1852. Son Eminence vit encore.
MOR1COTTI (Henri), de Pise, religieux de l'ordre de Ctleaux, créé, en 1150, par le Pape Eugène III, prfilrc-cardioal du titre des Sainls-Nérée et Achillée, légat eu Sicile vers l'empereur Frédéric, en France et en Angleterre, mourut eu 1179.
MOlUCOTTI. — Voy. François.
M OK ICI A (Antoine), religieux Barnabilo,
MNAL'X. MOR |«fl
fut précepteur du prince de Toscane et théologien du grand-duc, qui lui procura l'archevêché de Florence. — Le Pape Innocent XII le fit cardinal in pttto dans la promotion du 12 décembre 1695, el ne le publia que dans le consistoire du 19 décembre 1608. déclarant en même temps que Morigia aurait le pas sur tous les cardinaux faits en 1695. parce qu'il l'avait réservé avec cette intention. Il lui donna ensuite deux abhayes et le nomma a l'archevêché de Pavie. Ce cardinal mourut le 8 octobre 1768, Agé de 76ans.
MORLOT (François-Nicolas-Madeleine/, cardinal-archevêque do Paris, est né à hongres (Haute-Marne) en 1795. — Après avoir lait ses premières études , comme externe , au collégcdesa ville natale, il so rendit au séminaire de Dijon pour y suivre les cours de théologie. Bientôt après, il entra comme précepteur dans l'honorable famille de M. de Saint-Seine, et s'y concilia toutes les affections. Admis dnns les maisons les plus recommandables de la ville, il ne cessa d'y mériler l'estime générale, et ce début répond admirablement au reste de la carrière qu'il a jusqu'à présent parcourue.
Il en est qui ont vu dans son élévation l'influence de puissantes protections ; mais c'est là une hypothèse ridicule. Que la reconnaissance et un attachement puisé dan* les plus nobles motifs, aient inspiré quelques déraarches, il n'y a rien là que de légitime et de naturel. Mais on comprend que les plus hautes médiations devaient échouer, s'il n'y avait pas choz le vertueux pontife le mérite le plus sûr et le plus incontestable.
Après avoir exercé peu do temps le saint ministère, il se vit porter par la voix publique à la tête de l'administration diocésain*», et reçut de Mgr Haillon les pouvoirs de vicaire-général. Sous Pépiscopal de Mgr Rey, une scission malheureuse troublait le diocèse. M. Morlot, dont les intentions étaient louables, et qui tenait de toutes les forces de son zèle h la discipline ecclésiastique, se rangea malgré lui dans les rangs de 1 opposition , mais avec une prudence et une charité qui déterminèrent Mgr Rey lui-même à le nommer chanoine de la cathédrale.
C'est alors qu'il publia une édition de VExplication de ta doctrine chrétienne» en forme de lecture, 2 vol. ln-12. On y trouve un extrait parfaitement coordonné du Catéchisme de Couturier. Cet ouvrage fut suivi du Catéchisme du diocèse de Dijon, expliqué par des sous-demandes et des récapitulations : volume gros in-18. Cette forme a été souvent imitée pour les catéchismes des autres diocèses. Mgr Morlot a également coopéré b la publication des Heures choisiest ou Recueil de prières, pour les divers besoins do la vie, avec des instructions pratiques nour toutes les fêtes, par Mme la marquise d'Andelarre. On cite encore les Œuvres de piété de Mme de Fenouil , comme ayant reçu les conseils el la collaboration du saint prêtre.
Décoré de la Légion d'honneur après le baptême du comte de Paris, M. Morlot fui appelé au siège <l'Orléa,n$ au mois de mars