ALE DICTIONN
et humaines. Comrae il élnil cardinal et fort aimé, il fui, après lo mort d'Adrien IV, élu Pape par vingt-deux cardinaux. »(Voy. le Dict. des Papet.)
ALEXANDRE IV (Rainacd), issu des comtes de Segni, et neveu de Grégoire l\ et d'Innocent III. fut promu au cardinalat par Grégoire IX. - il fut élevé h la papauté en 1254. (Voy. le Dict. des Papes.)
ALEXANDRE V (Philargi), Grec, né dans l'ile de Candie. Ses parents étaient si pauvres qu'ils l'abandonnèrent a la charité publique. — Aussi, quand la Providence l'eut élevéJtu trône pontifical, disait-il qu'il avait cet avantage sur ses prédécesseurs, de ne pouvoir être tenté comme eux d'agrandir ses parents, puisqu'il n'avait jamais connu ni père, ni mère, ni frère, ni sœur. Encore enfant, comme il mendiait dans les rues de Candie, il fut remarqué par un Cordelier italien qui, charmé de sa physionomie, le mena au couvent pour y servir a l'église. On lui enseigna les langues anciennes, et il y fit tant de progrès, qu'on lui donna l'habit, dès qu'il fut en âge de le recevoir. Ses supérieurs l'envoyèrent perfectionner ses éludos a l'université d'Oxford, puis à celle de Paris, où il fut reçu docteur en théologie. Il retourna dans sa province de Lombard ie, où il s'acquit tant de réputation par son éloquence et par son savoir, queGaléas Visconli lui donna la première place dans son conseil, le fil créer évêque de Novare, puis archevêque de Milan, et l'envoya en ambassade vers l'empereur Venceslas, dont il obtint pour Galéas le titre de duc, et pour lui-même le litre de prince du Saint-Empire. Alexandre fut ensuite élevé au cardinalat par Innocent VII, qui l'envoya légat eu Lombardie, puis, à rage de soixante-dix ans, élu Pape au concile de Pise, 1409. (Voy. le Dût. des papes.)
ALEXANDRE VI (Rodebic Lenzoli), né à Valence, d'une des grandes maisons de ce royaume, prit le uom de Borgia, qui était celui de sa mère, sœur du Pape Calixte 111. Lo Pape Calixte , ayant appelé à Rome son neveu Rodcric, le fil cardinal en 1456 , et le combla de biens. Ce dernier succéda en 1492 à Innocent VIII. (Voy. le Dict. de» Pape s.)
ALEXANDRE VII (Fabio Cmoij , né en 1599, à Sienne, d'une illustre famille, avait été d'abord inquisiteur à Malle, vice-légal à Ferrare et nonce en Allemagne, où il fut envoyé par le Pape pour s'opposer à la paix de Westphahe, qui, en 1648, mit fin aux démêlés entre la maison d'Autriche et les - princes protestants. — A son relour, il fut fait évêque d'Iraola dans la Roroagne, puis cardinal et secrétaire d'Innocent X. Ce Pontife étant mort en 1655. Chigi fut élu Pape, sous le nom d'Alexandre VII, par les voix de 64 cardinaux qui se trouvèrent au conclave. {Voy. le Dict. des Papes.)
ALEXANDRE VIII ( Pierre Ottobom ), était lils du grand chancelier de In république de Venise. Né eu 1610, il acheva ses
LIRE AI.L *i8
éludes à Padoue, et quand il y eut été reçu docteur en droit civil et canon, son père l'envoya à Rome à l'âge de vingt ans pour qu'il se formât aux affaires ecclésiastiques, sous le Vénitien Coccino, doyen de la Rote. Urhain VIII, alors Pape, le fit prélat et référendaire en l'une et l'autre signature; il le nomma encore gouverneur de Terni, de Rieti et de Citta Castellana, et l'envoya-pour régler des différends qui s'étaient élevés à Spolète. Devenu auditeur de Rote à la nomination de la république de Venise, il fut créé, 1644, cardinal-prêtre par Innocent X, successeur d'Urbain VIII. el élu Pape en 1G89. (Yoy. ie 0tcf. des Papes ) 0 .
ALEXANDRE fut créé prêtre-cardinal du litre de Saint-Sylvestre el de Saint-Martin, dans la 3* et dernière promotion faile par Clément III. Pape de 1188 à 1191 .
ALEXANDRE, patriarche d'Aquilée, fils de Zamovili, duc de Mazovie, un des douzn palalinats delà Grande-Pologne, fut nommé évêque de Trente, puis patriarche d'Aquilée. Créé cardinal par Félix V, en 1440, il fut chargé par cet antipape de la légation de Pologne, pour tâcher d'y soustraire les peuples i l'obéissance au Pape Eugène IV ; mais il échoua par suite de l'opposition qu'il rencontra de la part du roi et des seigneurs. (Voy. Aubf.rt, Hist. des cardinaux.)
ALEXIS fut nommé en 1188, par le Pape Clément III, diacre-cardinal du tilre de Saint- Nicolas in Carcere, puis prêtre du tilre do Sainte-Suzanne.
ALLEMAND. — Foy Aleman.
ALLEN, ALAN, ALLYN, ALAIN (Gcix.laciie), dit lo Cardinal d'A ngteterre, naquit en 1532, d'une famille noble dans le comté de Lancastre. Après avoir fait ses études au collège d'Orial, dans l'université d'Oxford, il fut chanoine Téglise métropolitaine d'York. — Elisabeth, fille de Henri VIII, roi d'Angleterre, et d'Anne de Boleyn, était montée sur le trône et avait ordonné au clergé de la reconnaître comme chef de l'Eglise anglicane. Allen s'y refusa, et, craignant la rigueur des édils, il se relira h Louvain sous la proleclien du roi d'Espagne. Il s'y perfectionna dans la théologie, écrivit des livres do controverse contre les anglicans, et un traité Du purgatoire contre Jervel. Les dérangements de sa santé l'ayant déterminé â retourner en Angleterre, il y publia divers écrits qui irritèrent le gouvernement el lo contraignirent une seconde fois à fuir les persécutions. Il repassa dans les Pays-Bas en 15G8, enseigna avec succès la théologie dans un monastère h Malines, puis alla à Rome avec Jean de Vaudeville, professeur en droit dans l'université de Douai, el der puis évêque de Tournai. Ce prélat le fil recevoir docteur en théologie dans cette université, lui obtint un cauonicat de l'église de Cambrai, et l'aida à rétablir a Douai un séminaire pour les Anglais exilés de leur
riatrie pour leur attachement à la foi catho ique. Allen fonda aussi un séminaire h Rome, où il fit un second voyage. Il en lit deux en Espagne, et, à son relour en
France, pendant les troubles des Pays-Bas, il établit un autre séminaire à Reims, qui fut fondé par la libéralité du cardinal de Lorraine, lequel donna un cauonicat dans sa cathédrale au savant Allen. C'est la qu'il publia une seyante apologie pour les Catholiques qu'on persécutait en Angleterre. Cet écrit et d'autres encoco se répandaient eu Angleterre, y échauffaient les esprits au point qu'Elisabeth rendit un bill pour en défendre non-seulement la vente , mais même la lecture; il fut déclaré trattre h son pays; toute correspondance avec lui fut traitée comme un crime de haute trahison. Un Jésuite fut jugé et condamné à mort, pour avoir apporte en Angleterre quelques ouvrages d'Allen. Le principe qui dominait dans tous ses écrits faisait regarder toutes les obligations morales, civiles et domestiques, comme entièrement subordonnées aux obligations qu'imposait le service du Christ et de l'Eglise romaine. Ainsi, si un homme se séparait de cette Eglise pour embrasser l'hérésie, sa femme pouvait l'abandonner, ses enfants no lui devaiont plus obéissance, et le souverain entaché d hérésie perdait toute autorité sur ses peuples. Allen, de concert avec son ami, le Jésuile Parsuns, se lia avec plusieurs seigneurs anglais, catho* liqaes comme eux, et qui s'étaient réfugiés en Flandre. Ils engagèrent Philippe 11, roi d'Espagne, et veuf de Marie, reine d'Angleterre, à tenter d'envahir ce royaume. Le • onseil, on le sait, fut suivi par Philippe qui fil équiper la célèbre Armada. Elle portait plusieurs milliers d'exemplaires d'un livre imprimé à Anvers, et composé par Allen et Parsons. Ils devaient être répandus en Angleterre, après le débarquement des Espagnols. Cet écrit était divisé en deux parties; Ta i" contenait une bulle de Sixte V qui déclarait que • la reine Elisabeth était excommuniée et détrônée; que sa couronne était transférée au roi d'Espagne. » La seconde partie était un appel à la noblesse et au peuple d'Angleterre; elle déclarait • Elisabeth schismalique et hérétique, non reine, mais usurpatrice, et, en conséquence, ses sujets déliés, à son égard, ' de leur serment de fidélité, • Tout le monde connaît le triste sort de \' Armada. Quant à Ail. -ii, il avait reçu, l'année d'avant, en 1587, le chapeau de cardinal. Philippe 11 lui donna une riche abbaye dans la Calabre, afin qu'il pût soutenir sa dignité; et, en 1590, il le nom» a à l'archevêché de Malines, dont Sixte. V ne lui permit pas de prendre i>ossessioii.Cesava:itétail devenu nécessaire A Home dans les consistoires. Il travailla aussi avec le cardinal Colonne et Bellarmin & la révision de la Bible, qui fut imprimée par l'ordre de Sixte V, et revue par les soins Ue Clément VIII. 11 avait entrepris du revoir tous les ouvrages de saint Augustin, lorsqu'il mourut d'une rétention d'urine, en 15%, âgé de 63 ans. Outre beaucoup d'autre* écrits, il a laissé : 1* Défense du pouvoir lé' gilime et de l'autorité du tncerdoce, pour la rémission de* péchés, avec un supplément sur
01NAUX. ALT KO
la confession et 1rs indulgences, in-8*, Lonvain 1567; 2* Sur les sacrements, Anvers 1576, in V; 3* Culte des saints et de leurs reliques ; modeste et sincère apologie des Chrétiens catholiques qui ont souffert pour la foi, soit dans leur pays, soit ailleurs, 1583. — On lui attribue aussi un traité où l'auteur se propose de prouver que tuer un tyran n'est pas un meurtre. Ce traité a été traduit en français. Lyon, 1658. (Voy. Bellarmin, De script. Eccl. ; — Pitseus, De script. AngL, p. 192 et suiv.; — Bullart, Académie des sciences.)
ALLUCINGOI.I (Hubert), de Lncques,fut créé par le Pape Luce III, en 1182, prêtre* cardinal du litre de Saint-Laurent in Damaso.
ALLUCINGOLI (Gérard), de Lucques, nommé par le Pape Luce III. en 1182, diacre cardinal du titre de Sainl-A<Jrien, puis évêque do Lucques, légal en France el en Sicile, mourut en 1201.
ALMEYDA (Thomas), Portugais, fut nommé cardinal, en 1737, par le Pape Clémenl XII. |
ALTAEMPS , Altikmpi (Marc), fils do Wolfang , comie de l'empire, au diocèse de Constance, el d'une sœur du Pape Pie .IV, fut fait cardinal en 1561, après avoir été élu évêque de Constance. — Il présida au concile de Trente, en qualité du légat, au retour de sa nonciature en Allemagne; fut rappelé de Trente pour lever des troupes, el pour s'opposer aux luthériens allemands qui menaçaient Rome, où il mourut en 1595.
ALTHANN (Michel-Frédéric, comte d') naquit à Glatz en Bohême, le 20juillul 1682. Il fut d'abord chanoine des églises cathédrales d'Olmulz el de Breslau ; el nommé par l'empereur pour aller remplir à Rome la charge d'auditeur de Rote pour la naliou germanique, il partit de Vienne, en 1714, pour s'y rendre. — Depuis, étant de retour en Allemagne, il fut nommé, en 1718, par l'empereur à l'évôché de Vaccia. Ce souverain le déclara on môme temps conseiller d'Etal du royaume de Hongrie, à la noblesse duquel la maison d'AIlhann était agrégée depuis plus d'un siècle. Le Pape Clément XI le créa et déclara cardinal lu 29 novembre 17J9, et, la barrette lui ayant été envoyée à Vienne, il la reçut, en cérémonie, des mains de l'empereur, le 18 février 1720. S. M. 1. le déclara, le 18 mars, son conseiller d'Etal intime, et, le 21 du u.êmo mois, il prêta serment en cette qualité. Il se rendit ensuite à Rouie où il Ot 8011 entrée, le 18 août 1720, avec une magnificence extraordinaire. Il était dans lu < arrossu du cardinal Paulucci, secrétaire d'E al, qui était allé le prendre à Aquatravursa, el six heiduques marchaient aux portières du carrosse; marque de distinction qui lui fut accordée eu faveur du litre de ministre de l'empereur, dont il était revêtu, et non h cause du sa dignité de cardinal. Le 22 du même mois, ij reçut le chapeau dans un cousisloiru public avec les cérémonies ac-