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coutumées; le 20, il lui introduit a l'audience [»ar Alexandre VII, le 15 février 1664, avec
du Pape, a qui il présenta ses lettres de le litre de Saint-Eusèbe. Il eut depuis celui
créance en qualité de ministre, chargé des des Douze Apôtres, obtint l'évêché de Mon-
a lia ires de l'empereur a la cour de Rome, tefiascone et fut sacré le 3 mai 1666. De
et, le 28, le cardinal Giudice lui remit tous cet évêché il passa à celui de Lodi, et,
les papiers concernant le ministère des affai- après son adoption, fut fait archevêque de
res de l'empereur. Le Pape fit le 16 sep- Rayonne, dont il reçut lepallium le 6 juillet
tembre la fonction de lui fermer et ouvrir la bouche, et ensuite lui assigna le litre de Sainte-Sabine. C'est sur les instances pressantes et réitérées qu'il fit de la part de l'empereur, que l'église épiscopale de Vienne en Autriche fut érigée eu archevêché. Après la mort de Clément XI, il assista au conclave dans lequel fui élu Innocent XIII, a l'audience duquel il se rendit, le 29 juillet, accompagné d'un nombreux
1670, légat d'Avignon, de la Romagne et d'Urbin, 1670; puis, préfet de la signature des brefs, protecteur de l'ordre des Dominicains et deN. D. de Lorette; nbbé de l'abbtye des Trois-Fontaines lès Rome, et camerlingue de la S. E. R., en 1671, toutes charges qui étaient devenues vacantes pat* la mort du cardinal Antoine Barbarfti. Eu 1673, il fut encore déclaré patron et surintendant de tout l'Etat ecclésiastique, puis
cortège, et lui présenta les nouvelles lettres préfet de la congréga lion Depropaganda fide,
de créance qu'il avait reçues de Vienne, abbé de Saint-Pierre del Olrao, dans le.Mi-
et qui l'accréditaient de nouveau, de la lanais, et protecteur de différents ordres et
part de l'empereur, auprès de Sa S iioteté. de plusieurs églises. Il opta pour l'évêché
' L'empereur, l'avant choisi pour être vice- de Sabine le 28 février 1689, puis pour celui
roi de Naples, au lieu du prince Borghèse, de Palestrine le 8 août 1691; fut fait ar~
.ui dépêcha de Vienne, le 30 avril 1722, chiprêtre de la basilique de Saint-Jean de
un courrier pour lui en porter 'la nouvelle La Iran, et, devenu sous-doyen, il opta pour
et le décret, qu'il reçut le 10 mai. Il se l'évêché do Porto le 27 janvier 1698. Il mou-
rendil, en cérémonie, le 10 juin suivant, au rut subitement a Rome la nuit du 29 juin
palais du Quirinal, où il fit entre les mains suivant, cl fui inhumé dans l'églisedeSainlp-
du Pape le serment, pour l'investiture du Marie in Campitello , dans Ta magnifique
royaume de Naples, en vertu d'une pro- chapelle qu'il y avait fait bâtir, curalion de l'empereur, qui l'avait choisi ALT1ERI (Laurent), né à Rome, le 9 juin
pour celle fonction. Ayant pris congé de Sa 1671, créé cardinal-diacre du litre de Saint—
Sainteté, il alla prendre possession de sa Nicolas in Carcere, par le Pape Atexandro
vice-royauté. Il arriva à Naples le 22 du VIII, lu 13 novembre 1690. et déclaré lég.-»i
même mois de juin, et le lendemain, le prince ;Borglièse, dernier • vicè-roi, luiremil le gouvernement dans l'assemblée du conseil collatéral. Lui et les comtes d'AIthann, ses frères, et leurs descendants à perpétuité, furent agrégés h la noblesse jlu royaume de Naples, par l'assemblée des nobles du quartier de la Montagne, le 8 avril 1724. Après avoir gouverné ce royaume pendant plus de six années, il fut remplacé par le marquis d'Almenara. Parti de Naples le 31 juillet 1728, il se rendit à Rouie,
d'Urbin par le Pape Innocent XII, le 24 septembre 1696, laissa la diaconie de Saint- Nicolas in Careere, pour passer à celle de Sainte-Agathe des Golhs le 14 novembre 1718. — Il quitta ce dernier titre, et opta, le 24 juillet 1730, pour celui de Sainte- Mario in via Lata, le premier de l'ordre des cardinaux-diacres, et duquel il prit possession le 3 août suivant.
ALTJERI (Jean Baptiste), né à Rome le 6 août 1673, était, dès 1713, président dos chemins. — Le Pape Benoit XII I, à son avé-
où il séjourna jusqu'au 5 avril 1729, et en neraent au Sainl-Siége, lui donna le titra
partit pour se rendre à son évêché de Vac? d'archevêque de ïyr, qu'il proposa dans son
cia. Il mourut le 21 juin 1734. premier consistoire, le 12 juin 1724. Or-
ALTIERl (Jean Baptiste), descendait J'AI- donné prêtre, AUieri fut sacré le 16 juillet,
tieri Parraluci, mort le 4 juillet 1431, à l'âge et, le 15 août suivant, déclaréévêque assis-
de 110 ans. D'abord majordome du cardinal Scipiou Borghèsc, qui était neveu du Pape régnant Paul V, il fut ensuite évêque de Camerina, vice-gérant et visiteur apostolique des six évêchés propres aux six anciens cardinaux, nonce à Florence, et enfin créé cardinal par le Pape Urbain Vlll, le 13 juillet 1643. Il eut encore l'évêché de Lodi, el mourut le 26 novembre 1654.
ALTIKR1 (Emile). - Voy. Clément X.
ALT1ERI (Paluzzo Pallxzi Ai.bertoni).
— Ce cardinal changea sou nom pour prendre celui d'Aliieri, ayant été adopté par Clément X, après que ce Pontife eut perdu son frère Antoine, qui était mort sans enfants mâles. Il avait été auditeur général
tant au Irène. Cardinal le 11 septembre de la même année, il est le premier qu'ait créé Benoit XIII. Ce Pontife lui assigna le titre presbvlérial de Saint-Mathieu in Merulana.
ALTILRl (VixcBvr-MiRiB), Romain, né en 1724, fui fait cardinal en 1777 par Pie VI. — Il dut donner sa démission en 179S.
ALTIERI (Louis). Ce prince de l'Eglise est né è Rome le 17 juillet 1805.11 fit eu particulier ses éludes de philosophie, de droit el de théologie. Pour ces dernières, il suivit les cours des PP. Manera et Perrooe, célèbies professeurs du collège romain.
En 1826, il fut nommé camérier secret surnuméraire de Sa Sainteté Léon XII, et envoyé à Paris pour porter, comme ablégal de la chambre apostolique, gouverneur de apostolique, la barrette cardinalice è Mgr de Lorette, el honoré de la pourpre romaine Laiil, archevêque de Reims.
Il fui appelé l'année suivante auprès du même Poolife, comme premier camérier secret pontiQcai, 4 la fonction de coppiere (érhanson).
Jusqu'en 183G il servit en la même qualité Léon XII et ses deùi successeurs , Pie V III et Grégoire XVI»
Ce dernier le chargea en 1843 (année où il reçut lesordres sacrés) de porter la barrette cardinalice h Mgr Caracciolo, archevêque de Naptes;
En 1834» il fut nommé secrétaire de la congrégation des Eludes, sous les cardinaux Zurïn ci Lambruschini qui en étaient préfets.
Sacré parte même Pape, le il juillet 183(1, archevêque d'Ephèse, il fut immédiatement nommé nonce apostolique près la cour de Vienne, où il resta iusôu'4 la Gn de juillet 18V5, ayant été proclamé cardinal le 21 avril de la même année, avec le titre nresbyléral (pour toute la vie) de S. M. in Portico. Sa création remonte au 14 décembre 18i#.
De retour è Rome, il remplit l'emploi de secrétaire des Mémoriaux, pour lequel il avait été Choisi par le 8ainl*Père dans l'acte même de sa promotion au cardinalat.
Conûrmé dans la même charge par le Sou* verain Pontife régnant, 9. S. Pie IX, il la conserva jusqu'en 1847, époque 4 laquelle Il reçol la charge de président de la ville de Rome. et de la Camargue, après avoir présidé la commission chargée de proposer le rétablissement de la municipalité romaine.
Il exerça provisoirement sa charge desecrétaire dos Mémoriaux pendant que le Saint Père séjournait 4 Gaëte.
'L'autorité 'pontificale avant été rétablie à Rome, il fut un des trois cardinaux composant la commission de gouvernement qui administra pendant neuf mois les Etals de l'Eglise, jusqu'au retour du Pape à Rome.
Enfin au commencement de 1855, s'élant démis de sa charge de président, il demanda et obtint d'être rétabli dans son poste de secrétaire des Mémoriaux , qu'il occupe encore.
Il appartient en même temps aux congrégations de la Visite apostolique, de la Propagande, des Rites, des Indulgences et reliques , des Etudes , de l'Index , de Lorelte , de l'étal des réguliers.
Il est protecteur de l'Académie pontificale des nobles ecclésiastiques, des collèges Capranica et Clemenlia, et de la chapelle et du collège Poolino dans Sainle-Marie-Majeure.
A M AN ATI. — Voy. Thomas.
AMANATl (Bonifaci), de Pistoie, protonotaire apostolique, créé en 1397, par l'antipape Benoit Xlîl, diacre-cardinal du litre de s. Adrien, mourut en 1399.
AMAT DE SAINT-PHILIPPE E SORSO (Locis), né 4 Cagliari on 1796, fut fait cardinal en 1837, par Grégoire XVI. — S. B. vit encore 4 1 heure où tious écrivons.
AMAURY ds Lautbu, Français, évêque de Cominges, créé en 1885 , par l'antipape Clément VII, prêtre-cardinal do litre de S. Eusèb*, mourut en 1390.
Dictions, sas Ca»dis*uk.
AMDOISK (Georges d"), connu d.ins l'histoire sous le nom de cardinal d'Amboise, naquit en 1460 au château de Chauroont-sur- Loire , près d'Amboise. — Il était fils de Pierre d Amboise, seigneur de Chnumout, etc., et d'Anne de Beuil. Dès l'âge de quatorze ans il fut fait évêque de Monlauban.ce oui prouve le désordre où, grflceal'inHuence des puissances temporelles , élait tombée 4 cette époque la discipline ecclésiastique. On peut le dire avec d'autant moins d'hésitation que d'Amboise, devenu ministre, porta h réforme dans celle partie, comme dans toutes les branches de l'administration publique. Choisi par Louis XI, pour être un de ses aumôniers, il montra tanl de désintéressement et d'aversion pour l'intrigue que ce monarque défiant et soupçonneux ne le remarqua point. Il avait besoin cependant de prudence ; car il aimail beaucoup le jeune duc d'Orléans, qui était assez mal 4 la cour pour due ce fût un crime d'être de ses amis. Louis XI en mourant, ayant confié la régence du royaume 4 Anne de Beaujeu* sa fille at« née, le duc d'Orléans, premier prince du sang , humilié d'un choix qui l'excluait des affaires prit une résolution qui imprimo uno tache 4 sa mémoire; il fit un appel aux armes, fut vaincu 4 Isihataillc de Saint- Aubin du Cormier et enférmô. D'Amboise travailla avec un zèle iofaiigable pour le faire sortir de prison. Son zèle le porta même un peu loin, carilfutarrêlé lui-même. Charles VIII parvenu 4 sa majorité rendit 4 la liberté les deux amis. Le duc d'Orléans acquil bientôt un grand crédit; d'Amboise partagea la nouvelle fortune du duc et obtint l'archevêché de Ifarbonne qu'il échangea (1493) pour celui de Rouen. Le ministère de ce prélat peut dater de cette époque, puisque le duc d Orléans qui était gouverneur de la Normandie lui abandonna toute l'autorité, et que les heureuses réformes, qu'il introduisit dans celte province étaient le prélude de celles qu'il devait bientôt opérer dans tout Ut royaume. Charles VIII étant mort (1498) sans laisser de fils, le duc d'Orléans monta sur le trône sous le nom de Louis XII et le pouvoir que d'Amboise exerçait sur la Normandie s'étendit sur la France entière.
D'Amboise, premier ministre, conserva toute sa vie ce titre'et l'amitié du monarque. Il est peu d'exemples dans l'histoire, d'un: faveur si longtemps conservée; elle s'explique par les rapports intimes qui existaient entre le caractère du prince el celai du ministre, rapports qui, un' siècle plus tard, devaient également immortaliser Henri IV el Sully. C'est 4 tort qu'on a reproché à d'Amboise de n'avoir pas détourné Louis XII de la conquête du Milanais. Le désir d'aller guerroyer en Italie élait une fièvre qui s'était em parée de la noblesse française ; et rien n'aurait pu retenir Louis XII , qui voulait revendiquer le duché de Milan sur lequel il avait des droits incontestables du chef de Valentine Visconli, son aïeule. Pour juger les hommes , il ne faut pas les séparer do l'esprit ée leur lemps. — Dès 1498 , César