‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 273 sur 457 · OCT · texte numérisé non relu

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qui le connaissait particulièrement, l'investit Je l'office du vice-chancelier Je l'Eglise , et le créa cardinal te 19 décembre 13(0. Quelque temps après il l'envoya comme légal en Angleterre, et il né cessa de lui témoigner l'estime et l'affection qu'il lui portait. Le cardinal Novelli mourut à Avignon en 1317.

NU.MALI (Christophe), né à Forli, évèque de Segui et d'Alairi, était d'abord entré dans l'ordre de Saint-François, dont il devint général. — Il fut élevé au cardinalat par le Pape Léon X, le 1" juillet 1517. On dit qu'il avait été confesseur de Louise de Savoie, mère de François I". Il est sûr au moins qu'il fit un voyage en France après sa promotion. Il était & Rome en 1527, lorsque celte ville fut prise et saccagée par les Impériaux aux ordres du connétable de Bourbon, cl fut très-maltraité par les soldats protestants, qui, n'ayant rien trouvé chez lui, s'en prirent a sa personne. Ce cardinal mourut neufou dix mois après à Ancone, le 23 mars 1528.

NUZZI (Ferdinand) , né lo 10 septembre 1645 , à Orta , dans l'Etat ecclésiastique , perdit son père 5 l'âge de 9 ans. — Comme il annonçait les plusueureuses dispositions, sa mère l'envoya a Rome pour y faire ses études. Il les ût avec le plus brillant succès, et obtint la permission de consulter les livres de la bibliothèque des Augustins; ce dont il sut bien profiler. Après avoir terminé ses humanités, il s'appliqua à la jurisprudence, lant civile que canonique, et fut bientôt regardé comme un des plus habiles jurisconsultes de l'Italie. En 1686, le Pape luno-

cent XI le'nomma commissaire J« la charobre apostolique , et chanoine de l'église de Saint- Pierre. Alexandre VIII , successeur d'Innocent XI, qui n'avait pas moins d'estime pour Nuzzi, le confirma dans ces, nnplnis, e| eut souvent recours h se» conseils. Après la mort d'Alexandre VIII, Nuzzi fut nommé par le Pape Innocent XII trésorier de la chambre apostolique, et successivement secrétaire de la congrégation du concile, assesseur du Sa i n l -OiDc o , e l m e m b re d e I a co ngréga l ton des lliles.Au milieu de tous ses emplois,il conservait son affabilité, sa douceur, son amour pour les sciences. Sa maison était le rendez-vous des savants, auxquels il proposait des questions sur toutes sortes de sujets : on eût dit que l'élude était sa seule préoccupation. El cependant il remplissait tous ses devoirs avec un zèle exemplaire. En 1715, le Pape Clément XI voulut reconnaître ses services et honorer son mérite , en le revêtant de la pourpre, et en lui donnant Pévèché d'Orviéto. Lo cardinal Nuzzi se rendit a son évêché, et y mourut le 30 novembre 1717, dans sa 73*' année. Son neveu lui fil faire des obsèques magnifiques, et élever un superbe mausolée dans sa cathédrale. Etnnl préfet de l'Annone , Nuzzi avait publié: Ditcorso intorno alla collivatione dtllaCanpagna di Roma , de l'imprimerie de laChambre apostolique , 1702 , in-fol. Il y signale les tristes effets du défaut de culture dans la Campagne de Rome. Mais les propriétaires trouvent leur intérêt à la laisser eo pâturage plutôt qu'a la mettre en culture.

OCTAVIEN DE MONT1CELLO, de la famille des comtes de Frascati, antipape, fut créé cardinal par le Pape Innocent II en 1138, etenvoyé légat en Allemagne. — Lorsqu'après la mort du Pape Adrien IV, Alexandre III eut été élu en sa place, Octavien, qui prétendait au pontificat, se lit élire par deux cardinaux , et prit le nom do Victor IV. L'empereur Frédéric soutint cet intrus, qui, eu 1161, ouvrit à Pavie un conciliabule où fut déposé Alexandre. Ce pontife fut contraint de s» réfugier en France, asile ordinaire des Pontifes persécutés. Par cette fuile, Octavien jouit de son usurpation; il mourut, dil-on, de frénésie, à Lucques, vers la fêle de Pâques de l'an U6i.

OCTAVIEN, Romain, créé cardinal par le Pape Luce 111, en 1182, fut légat en Sicile, puis en France, a Toccasiou de l'affaire du roi Pbilippo-Augusle , qui avait quitté sa femme Ingeburga de Danemark, pour prendre Agnès de Méranie. — Le cardinal Octavien fut aussi évêque d'Ostie. On suppose qu'il mourut en 1200.

OCTAVIEN, né a Florence.de la maison des Ubaldins, fut élevé à l'évéché de Pologne, où il avait été chanoine et archidiacre. — Nommé cardinal en 1244 par le Papo Innocent IV, il fut légal dans la Romagne, pais

en Sicile , afin de réclamer du tyran Meinfroi, au nom du Pontife, la tutelle do jeune Conrad in , que son oncle Mainfroi Gnit par dépouiller de la couronne. Octavien fui encore légat a Venise , en Lombardie , en France, et mourut vers 127i.

OCTAVIEN OCTAV1ANI, Florentin, fut créé prêtre-cardinal en H08 , |«ar le Pap« Grégoire XII, qui fil H cardinaux.

OCZKO D'WLASSIM (Jean), d'uoa des

Crémières maisons de Bohême, jouissatl do i confiance de Charles IV, empereur d'Allemagne et roi de Bohême , dont il chapelain. — Ce prince lui lit avoir féréche d'Olmutz, en Moravie, et l'archevêché Prague. Urbain VI, qui craignait que rem-

rjereur ne s'attachât a Clément VII pendant e long senisrne, chercha à gagner ce pria» en approuvant l'élection qu'on avait faite de son lit s Wenceslas comme roi des Romains, et en revêtant de la pourpre JeanOcxko,

Su'il nomma en même temps son légflJLJu ohôme. Charles IV étant mort en 1308, Wenceslas, son successeur, s'abaudunnaa tous les désordres. Oczko seul osa le reprendre, et lui tenir le tangage qui convenait à son caraclère , mais sans sucrés, le cardinal remplit tous les devoirs d'un ho" prélat, s'opposa aux partisans de WiiM &

des fondations pieuses , et mourut subitement en 1381.

ODD1 ou pDI (Jacques), de Pérousb, nonce en Portugal, fut nommé cardinal en 1743, par le Pane Benoît XIV.

ODDI ^Nicolas), né à Pérouse en!7l5, archevêque de Ravenne , fut fait cardinal en 1766, par Clément XII ; il mourut en 1767.J

ODERISK, de la maison des comtes de Ma r ses , dans la Terre de Labour, fut reçu jeune dans l'ordre de S.iinl-Benotl.— L'abbé Ricber pr?dil qu'il serait un des grands hommes de son temps, et ne se trompa point. Oderisse , dont la vertu égalait la science, fut fait cardinal , en 1059, par le Pape Nicolas II. Depuis, élu abbé du Mont- Cassin; il mourut saintement eu 1105. Ses ouvrages , en prose el en vers, ne sont pas venus jusqu'à nous.

ODER1S1US, abbé de Saint-Jean inVenere, créé diacrc-cardin.il , en 1163, par le Pape Alexandre III f mourut en 1177.

ODESCALCHI (Benoît), cardinal en 1645, évêque de Navarre , élu Pape en 1676, sous le nom d'Innocent XI. — Voy. Innocent XL

ODESCALCIli;(BBNOÎT-EKBA),néà Milan le 19aont 1679, était tils d'Alexandre Erba, sénateur de Milan et de Lucrèce Odescalchi, sœur du Pape Innocent XI. — Successivement «:amérier d'honneur du Pape Clément XI, vicelégat de Ferrare, puis de Bologne, il fut, en 1711, nommé à la nonciature de Pologne Il prit alors le nom d'Odescalchi, pour satisfaire au vœu de don Livio Odescalchi , duc de Bracciano, son oncle, qui, n'étant point marié, avait institué pour son héritier Balthazar Erba, frère de Benoit, à la charge de porter le nom et les armes d'Odescalchi , et de sY'lublir à Rome. L'archevêché de Tbessalouiquc, in partibu$ infidelium , fut peu après proposé pour lui. Pendant sa nonciature en Pologne, Clément XI l'ayant nommé à l'archevêché de Milan , proposa pour lui celle église en consistoire le 5 octobre 1712, et, le 21 novembre suivant, il lui accorda le pallium. Le même Pontife le créa et déclara cardinal le 30 janvier 1713. Revenu do Pologne, lo nouveau cardinal fit son entrée à Rome te 10 mars 1715, et s'étanl rendu en cavalcado au consistoire le 1 4 du même mois, il y reçut lo chapeau. En juin 1736, voyant augmenter Ji-s infirmités dont il était attaqué , il fit ose démissiou de son archevêché de Milan, et il la ratifia le 16 janvier suivant. Ce cardinal mourut è Milan le 14 décembre 1740 , dans sa 62* année.

ODESCALCHI. — Nous lisons dans VAmi de fa religion , du 11 septembre 1841 : « On transmet deModène, à la date du 24 août. les détails suivants sur la mort et les funérailles du P. Odescalchi:

«Notre villeetl'illustre Compagnie de Jésus ont fait une porte très-grave dans la personne du P. Charles Odescalchi, autrefois archevêque de Ferrare, cardinal de la sainte Eglise, évêque de Sabine, vicaire de Sa Sainteté, etc., etc., mort dans la matinée de mardi dernier, 17 courant, à l'Age de 56 ans et 5 mois accomplis, malgré tous les secours el tous les

efforts de l'art pour le sauver. En attendant qu'une plume habile raconte les actions vertueuses d'un si grand personnage, nous nous bornons à cette triste nouvelle, que ressentiront vivement lous les appréciateurs du vrai mérite, et surtout ceux qui ont pu l'approcher el le connaître dans les diverses po» sitionsde sa vie. Ce n'est certes pas sans une disposition admirable de la Providence que, mourant de la mort des justes, il a déposé sa dépouille mortelle dans ce même collège de Modène, où, il n'y a pas encore Irois ans, par un acte sublime, objet de l'admiration universelle, il déposa la pourpre romaine, et renonça à toutes les dignités ecclésiastiques pour revêtir l'humble laine des fils de Loyola. Ses frères en religion, affligés d'une si grande perle, lui ont rendu, dans là journée du 18, les derniers devoirs religieux, au milieu d'un concours continuel d'habitants de Modène et d'étrangers. Dans la matinée du 19, Mgr notre évêque, qui avait reçu la consécration épiscopale des mains du cardinal Odescalchi, a voulu, en témoignage de vénération et d'estime, célébrer ponlificalement la Messe de Requiem, suivie des cinq absoutes prescrites par le Pontifical romain pour les évêques défunts, et données par le

firélat et par quatre chanoines dignitaires de a cathédrale. La cérémonie funèbre a eu lieu dans l'église des RR. PP. Jésuites, avec l'assistance du chapitre et au milieu d'une foule immense de peuple qui venait contempler pour la dernière fois les traits, que la mort n'avait point altérés, de l'illustre défunt, et rendre hommage b la renommée, répandue en tous lieux, de ses vertus chrétiennes. Le corps a été enseveli dans la tombe des Pères, après avoir été mis dans une triple caisse, avec un mémoire écrit, enfermé dans un tulre de plomb; le cœur et les viscères ont été enterrés a part. »

Un numéro postérieur du même Journal contient ce qui suit :

■ On n'en a pas dit assez sur la sensation que la démarche du cardiual Odescalchi a faite è Rome. Cel exemple d'humilité doit produire le plus grand bien. Il étonne les indifférents, il console les fidèles, il touchera les ennemis de la religion, il venge les Jésuites des attaques dont ils sont l'objet. On dit qu'il a déjà produit d'heureux retours. Un cardinal, qui depuis bien des années sollicite comme une faveur de se démettre de ses dignités, oui s'en va dans un noviciat pratiquer l'obéissance absolue, et se dévouer aux plus humbles fonctions, c'est unegrando leçon donnée au monde

« Le Saint Père a tenu, le 30 novembre, un consistoire secret à l'occasion de la démission de M. le cardinal Odescalchi. Sa Sainteté l'ouvrit par un petit discours.

« Vénérables Frères, nous vous avons « convoqués aujourd'hui pour vous annon- « cer une chose, sinon entièrement , du « moins en partie, nouvelle et inattendue, « fâcheuse humainement parlant, mais qui « otfreun grand exemple d une haute vertu. « Ce que notre véuérable frère le cardias!

DES CAHDIÏNAUX.

« Odescalchi, êvêque de Sabine et notre vi- « caire à Rome, avait demandé souvent, et « ce qu'il avait appuyé de graves raisons ; « savoir que nous lui permissions de se dô-

• mettre du cardinalat et des fonctions « ecclésiastiques , de se reluire è l'état « d'hommo privé et d'entrer dans la Société « de Jésus ; il le sollicite de nouveau, par sa

• lettre du 21 novembre, tellement que nous « n'avons pas cru pouvoir différer de cou- « sentir è sa demande. C'est avec la plus « grande peine que nous avons cédé, comme

■ il peut l'attester, et comme vous en êtes « sans doute persuadés, Vénérables Frères, « car vous savez quelle est notre bienveil- « lance pour lui, et combien nous estimons « son caractère, sa candeur, la douceur de « ses mœurs, son zèle pour le salut des « âmes, ses austérités personnelles, son in* « dulgence pour les autres, ses largesses « pour les pauvres, enfin sa conduite irré- « prochable et bien digne d'un homme placé c dans un rang si élevé: de telle sorte qu'il « était regardé comme un ornement de votre c collège. Hais voyant la justice des raisons « qui l'ont porté à cedessein, comme vousal- « lez en juger par ses lettres, nous avons résolu « de lui accorder la permission qu'il désire.»

«M. Cadolini, archevêque d'Edesse.el chargé du pouvoir du cardinal, a été ensuite introduit, ainsi que M. Bontadosi, avocat consislorial ; M. Soglis, patriarche de Constanlinople; M. Pialti, patriarche d'Antioche et vice-gérant à Rome, et plusieurs antres prélats. M. Bontadosi a prié le Saint-Père de permettre la lecture de la lettre du cardinal Odescalchi; il a remis la lettre à M. de Ligne, maître des cérémonies ; et celui-ci, par l'ordre do Sa Sainteté, è M. Gaspérini, secrétaire des brefs aux princes, qui a lu la lettre du cardinal en italien.

■ Très-Sainl-Père, il y a longtemps que « je sens une forte impulsion d'abandonner « la position élevée dans la hiérarchie eccié- « siaslique,où je me trouve placé contre tout

■ mérite de ma part, et d'embrasser l'insli- « tut de la Compagnie de Jésus.

« Pour ne point me tromper dans une af- « faire si grave, je n'ai point cessé d'avoir un « humble recours a Dieu, et de demander « aussi l'avis des guidesdocles, prudents et

• habiles, pour connaître si colle impulsiou « était ou non la volonté de Dieu. Et puis-

• qu'après un long et mûr examen, j'ai dû me « convaincre de l'évidence de la vocation

■ divine, j'ai résolu de la suivre. Un plus « long délai no ferait que prolonger des an- « goisses qui ne me laisseraient pas en re- « pus, comme plus d une fois je l'ai mani- « lesté ingénument avec une confiance fl- « liale a Votre Sainteté.

. « Prosterné au pied de son trône, je la « supplie humblement , avec une grande « traiiquillitéd'esprilel dans toute l'effusion

• de mon cœur, de me permettre de résigner « entre ses maius la dignité de cardinal, dont « Pie VU m'honora le 10 mars 1823, de me c démettre en même temps de l'ôvôché de « Sabine, qui m'a été conféré par Votre Sain-

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