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Kécaiions et en menaces conlrc le prélat, i envoyèrent qnelque temps après des dénotés en Pologne, pour faire avec le roi une ligue contre les chevaliers leutoniques. Ils Surent si bien faire entendre que les Pères du concile (de Bâle n'improuvnient pas absolument leurs opinions particulières que l'archevêque de Gnesrie, pnmil du royaume et quelques autres prélats, les reçurent à leur communion, tandis que notre prélat flt cesser une seconde fois le service divin dans Cracovie dès qu'ils y parurent. Les députés ayant envoyé leurs plaintes au roi, ce prince entra dans une grande colère contre le prélat, et sans avoir égard aux remontrances de ce grand homme, il forma la résolution de le faire assassiner la nuit suivante. Celui-ci en fut averti ; mais , sans s'effrayer et an lieu de se renfermer dans son palais, il en sortit la nuit pour aller à Matines à sa cathédrale» suivi d'un seul aumônier et d'un valet. Le roi revint de son emportement, et l'évéque le força encore è chasser de sa cour un prêtre hérétique qui s'y était introduit ; il alla même jusqu'à menacer ce prince des censures ecclésiastiques, s'il ne restituait à des églises particulières certaines terres qu'il avait usurpées sur elles pour les donner pendant In gnerre à des gentilshommes voisins.
Enfin Ladislas ayant jeté les yeux sur lui pour le mettre è la tête de l'ambassade qu'il avait résolu d'envoyer au concile de Bâlë, il no put s'empêcher , avant son départ , de faire à ce prince une vive remontrance en pleine assemblée des états généraux, pour lui représenter les abus qu il tolérait, au préjudice des lois du royaume ; il lui reprocha sa vie peu chrétienne, à lui qui , pour être roi de Pologne, avait embrassé la religion catholique; il lui demanda le retranchement des superstitions qu'il avait retenues du paganisme ; il lui dit que , puisque les vives exhortations, qu'il lui avait plusieurs fois adressées en particulier, n'avaient rien produit, il était de son devoir de les lui faire en public; que, s'il ne se convertissait, il serait obligé de le traiter en pécheur public; qu'il aurait pu, a la vérité, comme bien d'autres, dissimuler, et par là, s'acquérir ses bonnes grâces ; mais que c'eût été prévariquer, agir eu évêque mercenaire et en mauvais conseiller; il finit en ajoutant qu'il préférerait toujours le bien de sa patrie à ses propres intérêts , et qu'en reconnaissance des bienfaits qu'il avait reçus du roi , il aurait toujours plus de soin de procurer le salut de ce prince, que de rechercher sa faveur. Le roi n'interrompit point sa harangue; à la Ûn, il le taxa d impudence, pour avoir ainsi parlé sans l'aveu de l'archevêque Gnesne, son métropolitain, et des autres prélats et seigneurs présents ; mais quand ce prince vit que toute l'assemblée applaudissait à la généreuse fermeté d'un digne successeur de saint Stanislas , il rentra en lui-même, résolut de changer de vie, et d'aimer plus qu'auparavant un prélat, qui se montrait le plus fidèle de ses conseillers. Aussi en mourant, peu de temps après, il lui
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laissa , par testament , comme marque sa bienveillance, l'anneau qu'il avait reçu autrefois de la reine Hodwige, sa première femme, et qui était à ses yeui l'objet le plus précieux. Le prélat , en se rendant h BMe, apprit la mort du roi , son maître. Il convoqua brusquement , à Posen . une assemblée où il fit déclarer roi, en le fils atnédo défunt. La jeunesse do ce prince flt mur. murer les Polonais ; mais l'évéque, revenu a Cracovie. ramena les esprits, et, par sa prudence , étouffa toutes les semences de division. Le Pape Eugène IV, informé du mérite de l'évéque de Cracovie, le nomma cardinal en 1439. L'antipapo Félix, qui voulait le gagner de son côté .lui conféra aussi li pourpre; mais Olesniki ne reçut le ebapm que des mains du Papo Nicolas V, en \WI. Le jeune roi Ladislas ayant été , eo 1140, élu roi de Hongrie, ce sage prélat l'y accompagna. Ladislas , attaqué par les Turcs, passa son court règne à leur résister , jusqu'à ce qu'il fut défait et tué à la lunaste journée de Varna en ltofc. L'évéque de Cracovie fil alors élire son frère Casimir pour lui succéder. Celui-ci était duede Liihuani', et ses peuples ne pouvant consentir a perdre un si bon princn , ne voulurent point le laisser partir; ainsi quelques Polonais ôlnrent Boleslos, duc de Mazovie ; mais l'habile cardinal fit avorter l'élection, et Casimir, ayant quitté la Liihuanie, convoqua la diète à'Pelrikow. La , un différend éclata entre le cardinal et l'archevêque de Gnesne au sujet de la préséance , de manière que ce prélat quitta l'assemblée, emmenant avec lui plusieurs seigneurs de la .Grande-Pologne , q»' ne pouvaient souffrir qu'un prélat de la Poli le , quoique cardinal , eût le premier pai- Le cardinal Olesniki, pour ne pas rompre les états , prit aussi le parti de se retirer, afin de laisser à la diète toute liberté de trancher celle importante question. La décision ui fut favorable; mais en même temps on décida qu'à l'avenir aucun prélat polonais »e pourrait accepter le cardinalat, ni la légation dans le royaume, sans uuo autorisation cipresse du roi et de la diète. Dans uneaulra assemblée de la Petite-Pologne, il reprit, avec sa liberté ordinaire, les fautes publique* du roi Casimir , et lut reprocha le tort qo » faisait'à Michel , lils de Sigismond, duc «le Liihuanie , en lui retenant l'héritage de ** pères ; il l'exhorta à le lui rendre, et lui déclara qu'il ne voulait plus être son coq»?" afin qu'on ne lui imputât point d'approoter ses désordres, et qu'il ne viendrait plus à» cour que pour y servir de protecteur wi opprimés. Il le reprit encore une autre fou que co prince avait répondu avec menace» aux ambassadeurs du duc de Mazovie; 11 lui disait qu'un roi ne devait jamai* offenser personne de fait ni de paroles , eooore moins les ambassadeurs d un ancien de la Pologne et proche parent de Sa ■»* jesté. Le mariage de Casimir ayant été conclu avec Elisabeth d'Autriche, lille itietopereur Aiberl II, il y eut encore à Cracnw un différend eutre le cardinal et Vutbe-
12*1 CLI PUS CARDINAUX. OLl I2!X>
vêque de Gnesne pour la cérémonie dos acheva â Bologne, pairie do sa mère.— épousailles. Pour les mettre d'accord, on Après avoir subi arec succès l'épreuve du fui d'avis de déférer cet honneur a saint doctorat en droit civil et en droit canonique, Jean Capislran , qui se trouvait sur les dans l'université de celle ville , il y fol a\tlieux, passant par Cracovie pour aller se pelé a occuper une chaire, n'ayant encore mettre a la tête de l'armée chrétienne mar- que 24 ans. Etant al ré à Rome, il fut appré* chant au secours de Belgrade , assiégée par cié du Pape Pie IV, qui le nomma auditeur les Turcs ; mais comme ce saint religieux de Rote. Pendant quarante ans, il fut attan 'entendait pas parfaitement l'allemand ni ché4 ce corns, dont il finit par être doyen. Je polonais, on conclut que le cardinal ferait Grégoire XIII, Siile Y, Clément VIII, Ternie mariage du roi et de (a reine, et que l'ar- ployèrent en diverses nonciatures. Ce dercbevéque les couronnerait et les sacrerait, nier Pontif» lui conféra le litre de patriarche Ce fut le dernier aole du cardinal Olesniki, d'Alexandrie, et, en 1604, le revêtit do qui mourut a Sandomir le 1" avril 1455, la pourpre 4 la recommandation du roi âgé de 66 ans. Il ne voulut point d'autres Henri IV. Olivier avait servi les intérêts de héritiers que les pauvres, qu'il avait tou- ce prince, et contribué à le faire absoudre, jonrs aimés , et laissa tous ses biens à des Aussi avait-il encouru la haine des Espanonitatix et a des monastères. gnols, qui mirent tout en œuvre pour l'eni- ÔLIVA (Alexandre), naquit 4 Saxoferrato, pêcher d'arriver au cardinalat. Nommé a de parents pauvres. — A 1 âge de 3 ans, il i'évêché de Rennes , après le cardinal d'Ostomba dans l'eau, d'où l'on dit qu'il fut tiré sat, il résigna cet évéché , sans en avoir pris mort. Sa mère le porta dans une église con- possession, et mourut le 9 mars 1609, âgé sacrée â la sainte Vierge, où il recouvra la de 71 ans, laissant un recueil de la jurispruvie è la stupéfaction des assistants. Entré dence du tribunal qu'il avait si longtemps fort jeune chez les Angustins, il étudia è éclairé de ses lumières. Ces Drc\$iont$ Rotv Ri mini, 4 Bologne, è Pérouse. Après avoir Romanœ, publiées è Rome, en 1614 . 2 vol. professé la philosophie dans la dernière de in-fol., ont été réimprimées à Francfort, en ces villes, il fut encore chargé d'y enseigner 1615, avec des additions et des notes, la théologie. Dans la suite , élu provincial , Voici son éloge historiqae par le P. Alby et, quelque temps après, forcé d accepter la [1644] :
charge de procureur général de l'ordre, il « Comme l'on estime avec raison que la
dut se rendre è Rome , où furent admirés justice est l'âme qui conserve le monde,
son savoir et sa vertu , malgré son extrême réglant les saisous, et tenant les éléments
humilité qui le portait 4 se cacher. Le car- dans le devoir, sans permettre que les plus
dinal de Tarente, protecteur de son ordre, faibles souffrent l'oppression des plus puis-
be put le déterminer 4 se trouver dans les 8ants.etquedanelasociétéeivile,c'estellequi
conférences publiques, où on aurait désiré bannit le désordre et la violence, liant dou-
l'entendre, et où aurait brillé sa grande cernent les esprits des hommes par l'obli-
érudition. Cependant comme il était orateur galion qu'elle impose, aux uns de coraman-
aussl éloquent que profond théologien , il der avec amour, et aux autres d'obéir avec
écrivait et il prêchait avec une force entrai- plaisir; dont se forme le repos et la félicité
nante. Il parut avec éclat dans les chaires des peuples. Aussi a-t-on toujours cru que
des premières villes d'Italie , k Rome , à les esprits qui avaient été formés entre les
N»ples, 4 Venise, à Bologne , 4 Florence , à mains de la justice, étaient d'ordinaire ca-
VI su ton e et a Fcrrare; fut élu vicaire général pables d'entrer au gouvernement de l'Eglise,
de son ordre, puis général en 1459, et, pour y conserver l'ordre et l'union dont In
l'année suivante , élevé au cardinalat par le Saint-Esprit a lié toutes ses parties, et pour
pApe Pie 11. Ce savant Pontife lui donna y conduire les hommes 4 une félicité qui
ensuite I'évêché de Cnmériuo » et utilisa sa ne finit point avec le temps. C'est en condr-
capacité en diverses occasions. Le cardinal mation de cette créance qu'un enfant au-
Oli va mourut 4 Tivoli, où était la cour ro- trefois, par une élection miraculeuse, nomma
inaine «r le 21 août 1463, dans la cinquante- l'incomparable prélat de Milan, et le Qt pas-
einqtiième année de son âge. Son corps fut ser du siège où il rendait la justice, comme
transporté dans l'église des Auguslins de docteur et comme évôque, pour vérifier que 1a
Rome, où l'on voit son tombeau de marbre justice est la mère des grands prélats. C'est
avec son éptlaphe. On a de lui : D$ Chritti aussi pour ce sujelque le Pape Clément VIII
or tu srrmomes cenium : Dt Cana cum apo- lira le cardinal Séraphin du sein delajus-
ttoti* fûcto; Depeecato inSpiritmm tanctum; tice, pour lui donner quelque part au gou-
Oraiionti élégante, etc. vernement de l'Eglise, le jugeant digne do
OLIVIER SAXON, Al lernan»l , évêqne de le conduite des âmes, après l'avoir jugé
Pad^rboru , créé, en 1229, par le Paf* Ho- digne du soin de la fortune et des biens des
nnré III, cardinel-évéque de Sabine, tut peuples.
légat auprès de l'empereur, et mourut eu • H naquit 4 Lyon et fut pupille avant que
12*7. naître, aussi n'avail-il pas beaucoup besoin
OLIVIER (Richard) , né a Longueil , évê- de père pour le dresser, puisqu'il venait au
que de Coutauees , fut fait cardinal en U5G monde avec un naturel excellent, et de
j»ar Celixte III. Il mourut en 1470. grandes inclinations au bien, et qu'il avait
OLIVIER (Séraphin), né 4 Lyon en 1538. une mère qui, faisant remarquer en sa p»r-
commença ses élu.tes â Tournon, et les sonne la sagesse d'une femme, l'affection
Diction*, des Cardinale. 41
ou
ohe
un
d'une mère el ta piété d'une veuve, prit des qu'il en avait, et le desseiu de récompenser — ■ ' encore son mérite de plus d'honneur: ce
qu'il fit deux années après, lorsqu'il le nomma cardinal du titre de Saint-Sauveur, autant par inclination d'honorer sa vertu, que pour satisfaire à la recommandation «Je Henri le Grand. Il fallait que la justice que Séraphin avait rendue si longtemps, lui rendit aussi l'honneur qu'il méritait, et qu'elle couronnât d'un chapeau de prixl'iotégrité irréprochable et les autres grandes
soins extraordinaires à l'élever è la vertu, et à cultiver le fonds d'un esprit qui dans le bas âge ne promettait rien de médiocre. Aussi rendit-il à sa mère durant toule sa vie des soumissions si 'tendres et des devoirs si pleins de respects, pour les obligations de nature et d'instruction qn'il lui avait, que l'on a jugé l'avancement de sa fortune être une récompense de sa piété et un fruit de sa reconnaissance.
« Après avoir pris des bonnes lettres ce vertus qui avaient signalé toule sa vie, et qui était nécessaire 'pour achever de polir qu'il fit paraître depuis avec d'autant plus son esprit, il alla è Bologne pour s'em- d'avantage, qu'il était en un plus beau jour; ployer à quelque étude plua sérieuse dans honorant encore plus sa pourpre, qu'il n'en relie université florissante, où il parut d'à- avait reçu d'éclat, bord avec éclat, et dans peu de temps se rendit si savant an droit civil et au canon, qu'on lui offrit une des chaires de l'université. Il y enseigna les 4ois durant deux ans avec un concours merveilleux, et emporta l'approbation générale de tous les meilleurs esprits de celle noble académie, comme celui qui, après avoir égalé la gloire de ses devanciers, y devait par sa rare suffisance exciter l'émulation de ses successeurs.
« Mais son mérite l'appelait plus haut, et il fallait déployer avec plus de fruit ses ayant mieux aimé mériter longtemps uu avantages éminenta d'esprit, de savoir, et de honneur que d'en jouir, vertu en un théâtre plus illustre. Il vint è « Cet jY/oa» est tiré de celui d'AnioineSan- Roroe, et comme les vertus médiocres ont dere, et de Jean du Bois en son OrMtnf*besoin de temps pour s'avancer, et d'intro- nibrt; Juste Lipse et plusieurs antres ont ducteur pour se faire connaître : aussi les recommandé son érudition et sa vertu.» grandes et excellentes frappent les yeux OLUVIERI (FABio),de Pésaro, majordome tout d'un coup et se font rendre des non- du Pape, son cousin germaip, créé, ta 1715, neurs, sans prendre la peine de sesdemande*. par le Pape Clément XI, cardinal du titre
« Soudain que le Pape Pie IV l'eut vu , il des Saints Vite et Modeste, fut secrétaire le fit auditeur de Rote, où il demeura- qua- des brefs en 1721. renie ans dans l'exercice continuel de la OPIZIO PALLAVICINI (LAiiiB),néà Gê-
I'ustice, el fut longtemps doyen de celle il- nés, en 1719, légat de Bologne, fut bit carustre et savante assemblée, n'y présidant dinal en 1766, par Clément X1U. Il mourut pas moins par son esprit que par sa charge, en 1785.
et y rendant autant d'oracles que de juge- OPP1ZONI (Charles), riét» Milan, en 1769. ment comme le témoignent les décisions archevêque do Bologne, fut fait cardinal eo qu'il nous a laissées parmi ses savants écrits, 1804, par Pie VII. Il est mort en 1855. qui lui font tenir rang entre les premiers ORDEON, Portugais, archevêquedeBraga, jurisconsultes, comme T'éojuilé de ses juge- «créé, en 1278, par le Pape Nicolas Ui,
« Il lut bientôt après nommé à l'évêché de Rennes en Bretagne, après qae le cardinal d'Ossat l'eut quittée ; mais il la céda de son gré en faveur d'un homme de bien qu'il jugea le pouvoir dignement servir pour la capacité et le zèle qu'il avait d'aider ceuxde celte nation ; ne voulant point tenir de charge en litre seulement el a profil, ni l'oocuper sans la remplir. Il mourut cinq ans anrès sa promotion au cardinalat, le neuvième do mars de l'anuée 1609, comme
es premiers ma-
dinal-évèque de Frasceti, mourut en
ORFGIUS (Aloostim) ne dut son élévaiion qu'à son mérite. Né, en 1577, dans un boutt de la Toscane, de parents pauvres, il •»
inents le lui douna entre gistrats.
c 11 ne fut point de Pape durant tout ce temps-là qui ne reconnût son mérite, et qui
ne l'employât dans les plus importantes af- envoyé à Rome, âgé de dix-sept ans, pour faires. Grégoire XIII l'envoya nonce à y continuer ses études. — Logé dans uno Henri 111 pour se conjouir avec lui de son petite maison bourgeoise, il s'y trouva eiélection au royaume de Pologne. Sixte IV lit posé aux mêmes dangers que le patriarche dessein de l'envoyer en Frauce pour apaiser Joseph chez son maître en Egypte, et ne lu les troubles qui suivirent la mort du même pas moins fidèle à son devoir. Le cardinal prince, jugeant que dans ces grands soulèvements dont la France était agitée, les propos de paix et d'union ne pouvaient être mieux reçus que d'une bouche qui avait
servi si longtemps de temple à la justice. , ,
« Clément VU I, après quarante ans deser- un collège où étaient élevés les jeunes vice que Séraphin avait rendusau Saint-Siège des premières familles de Rome, et ou ** dedaus la Rote, crut qu'un homme qui avait vertu fut un litre pour Je faire r6C*J?iT\ traité si dignement fa justice, ne Jaillirait Chargé par le cardinal Barberin , alors léfljj paa de faire honneur à la religion. Aussi le de Bologne, et depuis Pape sous jus lit-il patriarche d'Alexandrie, avec des élo- d'Urbain VIII, d'examiner quelle était I ges qui témoignèrent l'excellente opinion nion d'Aristole sur l'immortalité de U^e»
uu UIU1M0 uuoig a wu uaivii, — • ..
Bellarmin informé que ce jeune eco"*' avait eu la force de fuir de la maison, et ua passer toute une nuit d'hiver dans la rue sans habits, se le fit amener, le combla u é* loges, le prit en affection, et le plaça dan>
!*i3 ORS DES CAI
Oregius publia h ce sujet nne dissertation intitulée : Arittolclis vera de rationalis anima itnmortalitate sentcntia, Bologne, 1621, >n>4*. Bientôt «près il fit imprimer ses traités do théologie sur les matières de la première partie de la Somme d<* saint Thomas, et sur le mystère de l'Incarnation, traités qu'il avait composés pour l'instruction du cardinal Barborin , neveu, et qui furent mis au jour pour être du même usnge aux jeunes prélats romains. Le cardinal Bellarrain appelait Oregius son théologien, et le Pape Urbain VIII le nommait son Bellarmin. Ce Pontife, auquel seul Oregius -voulut s'attacher, et dont il fut théologien, le nomma , en 163%, cardinal et archevêque de Bénévent, où il mourut en 1635, à l'Âge de cinquante-huit ans. Nicolas Oregius, son neveu, a donné une édition complète de tous les ouvrages de son oncle en 1637, in-folio; on y trouve d'abord une espèce de métaphysique, plus courte que celle de Suarez, ensuite les traités De Deo; De Trinitate; De angelis; De opère ses dierum; Depeccads, etc.
ORF1NI (Vivien), né à Foligno en 1751, fut fait cardinal en 1823 par Pie VII, II mourut la même année.
OR1GO (Cirsr), né à Rome en 1661 , était protégé par le Pape Clément XI , a qui il dut son élévation. Ce Ponlife lo nomma successivement secrétaire des mémoriaux en 1700, chanoine de la basilique de Saint- Pierre du Vatican en 1705,el en 1706, secrétaire de la congrégation de la Consulte. — Origo exerçait encore celle charge lorsqu'il fut créé cardinal le 18 mai 171*2. Il fut alors réservé in petto, et ne fut déclaré que le 2G septembre suivant. En 1717, il fut déclaré légat de Bologne. Le Pape Innocent 111, h son avènement, lui donna, le 9 mai 17-21, la charge de préfet de la congrégation du Concile, qu'il occupa jusqu'à sa mort, et où il eut pour successeur le cardinal Genlili , Romain , de la création du 16 mai 1731. Le cardinal Origo mourut à Rome, le 9 mars 1787, dans sa soixante et dix-septième année.
ORIOL1 (AsTOisB-Fiunçois), né au diocèse de Faenza en 1778, conventuel, fut fait cnrdinal en 1838 par Grégoire XVI. Il mourut en 1852.
On cite du lui une Lettre importante sur lo discipline des maisons religieuses. Il était préfet des évôques et des réguliers.
ORLAND WLPELLI, Lucqnois, fut créé, en 1396, diacre-cardinal du litre do Sainte- Mûrie in Vialala, par Benoit XIII, antipape de 1394 à 1424, et qui nomma vingt-quatre cardinaux.
ORSI (Joseph- A ugusti>), né Florence, en 1692, se fil, à l'âge de dix-huit ans, religieux chez les Dominicains è Fiésole, près de Flo rence. — Bientôt il alla enseigner la philosophie el la théologio dans un couvent de son ordre de celte dernière ville, où, par ses écrits, il attira sur lui l'attention. En 1732, appelé è Route par le cardinal Corsini, neveu du Pape Clément XII, Il se montra