‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 283 sur 457 · PAT · texte numérisé non relu

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cèse de Brescia ; et, ai très la mort de celai» ci, en 1755, il le remplaça comme eonsemleur de ce riche dépôt des connaissances humaines. Hélait là an comble de ses vœux, elè môme de satisfaire ses goûts, lorsqu'il fui emporté a Frascaïi , par une attaque d'apoplexie, le 5 juillet 1761, dans sa80' année. Comme beaucoup de gens de lettres, ce prélat était très-irritable; ce qui, dil-on,

des brillantes nu eollége Clementino.— 11 se mille écus romaine, après la mort du eardi. Hvra a une étude approfondie des antiquités nel, fut réunie à la bibliothèque Angélique sacrées el profanes, et entra en relations des Auguslins. Outre toutes ses charge», avec les principaux savants dn son époque, Passionei suppléait. dans le soin de la bibiioavec Martianay, Gronovius, Montfaucon et thèque Vaticanc, le cardinal Quirini.qui autres. C'est lui qui empêcha la emigréga- passait une partie de l'année dans son diction de l'Indice de censurer lea Mémoire* pour servir à l histoire ecclés. de Tïllemont, qui avaient été déférés à ce tribunal. En 1705, Fontanini lui avait dédié la Défense de la Diplomatique de Mabillon, enrichie de notes de Passionei. Chargé, en 1706, de porter la barrette h G uallerio, nonce apostolique a Paris , Passionei profita de cette occasion pour s'instruire dans la société des étrangers. Il resta deux ans à Paris, passa en Hol- l'empêcha d'être élu au conclnre de 1758, lande, où, quoique sans aucun caractère où il eut un grand nombre de voix, et où public, il jouit des mômes privilèges que les Clément XIII finit par l'emporter. Il avait ministres accrédités, telle était la considéra- souvent de vives discussions avec Benoit lion accordée au savant. Il allait partir pour XIV, qui finissait presque toujours | ar céder. l'Angleterre, lorsqu'en 1712 Clément XI la Ce caractère lui avait valu le surnom de nomma son légal au congrès dUlrecht,des~ Scanderbeg, «C'est ainsi, » dit le P. Pa«*ianrfï, tiné a mettre fin a la guerre de la succession dans ses lettres an comte de Caylus, publiée d'Espagne. Le légat suivit ses instructions à Paris, 1803, in-8*,« que nous appelons le avec une grande fermeté. Passant par Paris, ' cardinal Passionei, qui gronde, qui braveet

four retourner a Rome, il fut présenté è qui menace toujours. » Mais ces moments

ouis XIV, qui lui fit l'accueil le plus dis- passés, il était bientôt revenu h lui, etmon*

lingué. Bientôt il fut envoyé au congrès de trait toute la bouté de son cœur. Il édit

R.-Hle en Suisse, où devait se compléter, en membre de la plupart des sociétés littéraires

17U, la paix d'Utrechf, et où fut signée la d'Italie et associé étranger de l'Académie de*

paix entre la Fiance et I Empire. Le légat, inscriptions et belles-lettres, où Lebeaupro-

n 'ayant pu faire accueillir ses demandes, nunça son éloge, inséré dans le tome XXXI

publia une protestation, dont il déposa l'o- du recueil de cette académie. Outre la i*rt

riginal a Lijcerne. L'année suivante, Clé- qu'il eut avec Fontanini à la révision du

ment XI le chargea d'aller le représenter à lifter diurnus Pont i fi mm , on a de ee savant

Stdfore, à la cérémonie du renouvellement cardinal deux discours latins, insérés par

de l'alliance entre la France et les cantons Pcx dans le VI* volume de la fliaw*

helvétiques. En 1721, Innocent XIII avait à theca ascetica; VOraison funèbre du printi

peine ceint la tiare, qu'il vint arracher Pas- Eugène, Padoue, 1737, in-4* et in-*, tr«-

Monei à ses études, pour lui confier la non- dune en français par Mme Dnbuccage; des

ciaiure de Suisse, en le nommant archevêque Lettres, deux Pièces diplomatiques cl dw

titulaire d'Ephèse. Dans cette nonciature il taie de traduction, intercalés par Gnllritiita'i

déploya la même fermeté inébranlable, dont l^s Mcmorie per sereire alla storia delbtUe

il avait déjà donné des preuves, et finit par deleard. Domin. Passionei, Rome, 1762, ioA*.

triompher des prétentions du conseil de Lu- L'abbé Goujet a |iublié V Éloge historiqut du

cerne. De 1780 è 1738 il futnonco a Vienne, cardinal Passionei, la Haye, 1763, iu-li

Clément XII le rappela alors j>our lui confier la charge de secrétaire des brefs, el le revêtit de la [>ourpre dans sa dixième promotion de cardinaux; il le nommait eu môme temps dans les principes congrégations.

Le cardinal Passionei savait se multiplier assez pour remplir ponctuellement ses différentes fonctions, et pour trouver encore du

PASTEUR, dil d'jluoenii* ou dn Samlt, né h Sarrate en Vjvarais, prit l'habit do rr-li-

fjieux de Saint-François h Aubena*, d'où 'I ut envoyé à Paris.— Reçu docteur dans l'Université de cette ville, il revint dans son pays, où il fut élu provincial de sou ordre. Eu 1337, nommé évéquè d'Assise par le Pape Benoit XII, il succéda bientôt après, sur le

temps è donner à ses travaux littéraires et siège de l'église métropolitaine d'Embrun,

scientifiques. Il était en correspondance au cardinal Rertrand d'Eux. Pasteur, fait

avec les principaux savants de l'Italie el lie cardinal, en 1350, par le Pape Clément VI,

l'étranger. Il échangea même des lettres avec fut employé à la cour de ce Pontife, et m«>u-

Vollaire. Il avait formé è Frascati un riche rut le 10 octobre 1356, à Avignon, où il fut

musée d'antiquités, de statues, de tableaux, inhumé dans l'église des Cordeliers. Il av"1

de marbres avec inscriptions. Ces dernières écrit divers ouvrages sur des sujets sacu'-*

ont été publiées par sou neveu, prélat égale- et profanes , et une Histoire, ecclésiastique ic

ment distingué par son goût pour l'étude son temps.

des antiquités, sous ce litre: Inscrizioni on- PATRASSUS DE GUERRIN (Lions») •

tifhe con annolazioni, Lucques, 1765, in-fol. oncle de Bonifnce VIII, fut tait par Im est-

A ce musée était jointe une riche bibliothè- dinal-évôque d'Albauo, eu 1300 II mourut

(jue, dont le |K>ssesseur taisait les honneurs en 1311.

av.u une urbanité qui ravissait tous les PATHIZI (Jea*), Romain, né le 24 décem-

étiangers. Cette bibliothèque, achetée 32 bre 1658, »uice*siveujcfil clerc de la chaai-

:$ PAT DfcS CAI

re apostolique, volant de la signature de racocnlG96, surintendant do la voirie en i701, puis nommé nonce apostolique à Natles, et archevêque de Séleucie ; établi, en 702, par un brel particulier du Pape, admU ijstraleur du spirituel et du temporel de archevêché de Naples, le siège étant vacant, ,î collation dos bénéfices seulement réservéo h Saint-Siège, fut, en 1707, déclaré trésoier général de la chambre apostolique. Le tyie Clément XI lui donna une pension de inq cents écus en 171i, et le créa cardinal année suivante. Ce cardinal occupa la tréorerie jusqu'à ce que, nommé légal de Fernre.en 1718, il partit pour sa légation, qu'il emplit jusqu'à sa mort arrivée à Ferrare, > 29 juillet 1727, dans la 69* année de son La cominanderie de Saint-Etienne, dont était investit valait 28 mille écus do rc* en».

PATRIZI (Constantin) est né en 1798, du larquis Naro Patrizi et do la princesse Cuégonde, fille du prince Xavier de Saxe. — on père était sénateur de Rome. Sa famille si une des plus nobles et des plus ancienos de Rome. Le chef de la famille est portotendsrd héréditaire de l'Eglise romaine Enré fort jeune dons la prélature, Mgr Patrizi ut bientôt élévé à la dignité d'auditeur dd 1.(0. Nommé successivement nonce è Flocnce, majordome de la cour pontificale, il

été promu au cardiualat le 11 juillet 1836. ippclé a faire partie des priucipales confiions qui se partagent le gouvernement cclésiaslique, il a été promu à la dignité c cardinal-vicaire sous le pontifical de Gréfjïrc XVI. A ce litre il exerce au nom du nui-Pèro les fonctions épiscopales dans le '.ot-èse do nome; c'esl-è-dire qu'il est le t'iitenanl du Pape, non comme souverain jfliporci, ni comme chef de l'Eglise univerelle, mais comme évêquede Home.

N'jmmé légal a tolère et avec la mission >ute spéciale do représenter le Saint-Père, n qualité de parrain, a la solennité du bapïme du prince impérial, il partit de Rome î i juin 1856, et alla s'embarquer à Civita-

eccliia, où l'attendait une corvette francise. Des piquets de cavalerie, échelonnése distauce en dislance, so relayaient pour siro escorte è Son Eminence.

Arrivé a Paris, il y fut reçu, le 13 juin, n audience publique, dans la sallo du rêne, par f empereur qui, au discours latin u légal répondit en ces termes : « Je suis rès-reconnaissant envers Sa Sainteté le Pape 'ie IX, de ce qu'il a bien voulu être le paraiu de l'enrant que la Providence m'a donné. • i lui demandant celle grâce, j'ai youIu allier «l'une manière particulière sur mon lils i sur la France, la protection du Ciel. Je •iis qu'un ucs moyens les plus sûrs de la icriter, c'est de témoigner de toute ma vétration pour le Saint-Père, qui est le ressentant de Jésus-Christ sur la terro. •

Lo cardinal présenta ensuite è Sa Majesté prélats et les personnes attachées a sa Jiuion, et l'empereur s'est entretenu quclnes inslauls avec Son Eminence.

DlCTIO.Vfl.URS Cabdivui.

iULNAUX. PAT 1354

Le cardinal-légat, conduit a l'audience impériale avec des voitures de la cour, fut, après l'audience, reconduit avec le môme cérémonial au pavillon Marsan, assigné pour sa résidence.

Le ihf il procéda, en présence de tous les grands corps de l'Etat, à la cérémonie du baptême, dans la basilique de Notre-Dame, qui avait été peinte à l'intérieur, et qu'une décoration splendide avait complètement transformée.

Le 20 juin, après la Messe célébrée dans la chapelle du palais de Saint-Cloud par Son Eminence le cardinal légat, a eu lieu la cérémonie de la remise de la rose d'or à l'impératrice.

Le présent pontifical consistait en un rosier d'or couvert do roses en fleur, au-dessus desquelles domine la fleur consacrée. Le rosier sort d'un vase également d'or massif, et le vase pose sur un socle de lapislazuli où sont incrustées en mosaïque les ormes du Pape et celles do l'empereur.

Après la cérémonie, le cardinal légat a ollerta l'empereur, au nom du Pape, un tableau en mosaïque, de très-boau travail, représentant saint Jean-Baptiste an désert. Son Eminence a remis ensuite pour le prince impérial un magnifique reliquaire , orné d'émaux et do pierres précieuses gravées, contenant une relique de la sainte crèche

La haute réputation de science et de piété du prélat lui assure la considération univer- . solle. Dans les fêles auxquelles il a élé invité, on a été touché de l'affabilité et de la dignité pleine de bienveillance qui distinguent Mgr Patrizi. Le 5 juillet il a quitté Paris pour retourner è Rome.

On lit dans les Mémoires du cardinal Pacca : « A la tin de l'année 1811, on conduisit à Fenestrelle, pendant que j'y étais détenu, un illustre prisonnier qui mérite une mention particulière, le marquis Naro Patrizi. Il arriva le 28 décembre, jour où l'Eglise fait mémoire du massacre des Innocents. »

Les Mandements que l'illustre caramel publie a différentes époques, au nom du Souverain Pontife, dont il est le vicaire, se font remarquer par une grande élévation d'idées , une prolondo sagesse do vues , et l'onction la plus suave de la piété. Je citerai eutreautres la belle Instruction pastorale, ou invilo sacro , pour ordonner des prières publiques en 1851.

Pendant lo séjour qu'il a fait a Pans en 1836, pour le baptême du prince impérial, S. E. le cardinal Patrizi a visité les principales églises et les institutions religieuses, en moulranl partout non -seulement une piété profonde , mais une rare intelligence. Il s'est fait un bonheur de distribuer les grâces et les bénédictions attachées a sa haute dignité ; il a laissé dans tous les cœurs des encouragements dont on gardera le précieux souvenir. Ses remarques sur bien des institutions dont la ville de Paris est enrichie par une providence miséricordieuse, ne seront pas perdues, et ou les ve-- «"•->

#355 PAO DICT10*SA1RE PAY m

vainement appliquées, autant quo possible, avec Q.è an de Thiennes, pour l'établisse-

à la TiHe de Rome, qui, sous ce rapport, ment d'une congrégation de clercs réguliers,

donne encore l'exemple au monde entier. dits depuis Théatins, dont il fut le premier

L'influence du vénérable cardinal est supérieur pendant trois ans. Saint Gaétan

gronde, et s'exerce dans une multitude de lui succéda ; et, trois ans après, Caraffa fut

bonnes œuvres i tout ce q»t peut aider au élu de nouveau pour le remplacer. Paul M

triomphe de la religion, à l'exaltation du !e nomma cardinal en 1536, et voulut qu'il •Siège et aux intérêts matériels du

Saint-Siège et aux

peuple, trouve en lui un protecteur assuré. Ou vient d'en avoir encore la preuve daus les projets de chemins de 1er pour les Etals- Knmain3. S.. E. Pairizi veut y contribuer non-seuiement par ses conseils , mais par les sacrifices qu'il s'impose, ofln de bâter la réalisation des entreprises commencées. Au moment où le Pape entreprend un long voyage dans les provinces , le cardinalvicaire est resté b Rome pour veiller aux intérêt» de la religion et au bien spirituel des fidèles.

PADL II (Pibbbb 8ARBO). Vénitien, fut ék), après Pie II, le 31 fioul 1464, à l'Age de quarante-huit ans. — Il était (ils de Nicolas Itorbo, et de Polixène, sœur du Pape Eugène IV, qui l'avait fait archidiacre de Bologne, évêque de Cervia, en Romagne, protonotaire apostolique participant, et enfin cardinal en 1440. Calixte III l'avait envoyé comme légat dans la Campagne de Rome. Le cardinal Barbo était bien fait, plein de nob'esse dans son extérieur, aimant l'éclat et la magnificence. (Voy. le Dict. des Popes.) . PAUL III (Albxandbb FARNÈSE), fut élu d'une commune voix, par 34 cardinaux qui se trouvaient au conclave, un mois après la mort de Clément Vil. — La famille Farnèse, originaire de Toscane, était avantageusement connue depuis Rainuce, un de ses auteurs, qui, en 1268, commandait avec gloire les troupes de l'Eglise. Le nouveau Pontife avait été fait eardiual par Alexandre VI, en 1493, et élevé successivement aux évêchés de Parme, deFrascali,de Paleslrine, de Sabine, de Porto et d'Oslie. Légal à Viterbo, il avait servi utilement le Saint- Siège, et le Pape Clément VU, prisonnier des Impériaux. On l'avait proposé pour le trône pontifical après Léon X, et après Adrien VI. li y lut appelé le 13 octobre 1534, et couronné le 3 novembre daus la 68* année de son âge et la 42*de son cardinalat. (Voy. le Dict. des Papes.)

PAUL IV (Jean-Pierre CARAFFA), d'une famille napolitaine illustre, naquit en 1476. — Dès l'âge de 18 ans, camérier secret du Pope Alexandre V], il fut, après la mort de ce Poulife, nommé, b 28 ans, archevêque de Chiéli, dans le royaume de Naples, par Jules 11. Celui-ci l'envoya bientôt après, en qualité de nonce, auprès do Ferdinand d'Aragon , qui prenait alors possession du royaume de Naples. En 1513, il assista au concile de Lalran, d'où Léon X l'envoya nonce vers Henri VIII, roi d'Angleterre, puis il alla, avec le même caractère, en Espagne, auprès du roi Ferdinand. Charles V, succeaaeur de ce prince, nomma Caraffa à l'archevêché deBrindisi, qu'il garda peu de temps, l'ayant remis ou 1524, avec celui de Chiéli, •titre les mai us du Pape, afin de s'associer

reprit l'archevêché de Chiéti; depuis il fut élevé à l'évêchô de Naples, dont les Espagnols l'empêchèrent de prendre possession. Enfin il succéda, sur te trône pontifical, à Marcel II, 22 jours après la mort de ce Pontife, le 23 mai 1555, il était dans sa 80* année. (Voy. le Dict. des Papes.)

PAUL. Y (Camille BORGHÈSE), néen 1552, à Rcme, mais originaire de Sirnm*, fut élu, après Léon XI, le 17 mai 1605. — Clément Vlfl l'avait envoyé en Espagne, comme son légat a /a/ere, nommé cardinal en 15%, puis gouverneur de Rome. (Voy. le Dict. da Papes.)

PAULUCCI (Fabbicb) naquit à Fôrli, dans les Etats pontificaux le 3 avril 1651. — Nommé, à I'âgede34ans, évéque de Macérais et Tolentino, unis, dans la Marche d'Ancâne,. nonc« apostolique è Cologne, et archevêque de Fermo en 1696, et, deux ans après, nonce extraordinaire en Pologne , et eu même temps évêque de Ferrare, il fut déclaré ordinal en décembre 1698. A' son avènement au trône, Clément XI le nomma, en 1700, premier ministre et secrétaire d'Etat. Pour être tout entier è ses nouvelles fonctions, le ministre se démit de son évêché de Ferrare, et fut investi, en 1709, de celle do grand pénitencier. Le Pape Innocent Xlll.aprèssoo exaltation, lui demanda sa démission des charges de secrétaire d'Etat et de grand pénitencier, et lui offrit la charge de vicaire général de Rome, vacante par la mort du cardinal Paracciaui. Il l'accepta, et donna sa démission de la charge de grand pénitencier en faveur du cardinal Conli, frère du nouveau Pontife, après la mort duquel il fut rétabli, en 1724, par Benoit XIII, son successeur, dans la cfiarge du secrétaire d'Etal, et conservé dans h> vicariat de Rome. Devenu sous-doyen du Sacré Collège par l'avénemeot d'e Benoit XIII, puis doyen par la morldu cardinal Giudice, il fut enlevé, à Rome, par une longue et cruelle maladie, la li juin 1726, dans la 76' année de son âge, et la 29* de son cardinalat.

PAULUCCI (Camille), de Forli, nonce I Vienne, fut créé cardinal en 1743, par le Pape Benoit XIV.

PAVIB (Jacqi.es M KNSBONA. cardinal de), connu sous le nom d'AuatAXATO etdePiccolomini, et né h Lucques d'une famille pea considérable, fit d'excellentes études, et alla à Rome, où il fut secrétaire du cardinal Capranica, puis deCaliite III, et enfin de Pie II. — Ce dernier, ami des lettres etdeceui qui les cultivaient, conçut pour lui une grande estime, l'adopta dans la famille de Piccolomini, qui était la sienne, le nomma évêque de Pavie, et eardiual en 1461. w cardinal de Pavie exerça des emplois élevas sous ce poulilical et sous celui de Sixte I».

ui I envoya comme légal en Qœbrie, et lui onna les évêchés de Frasent i et de Lucques. Il nous reste de lui un volume de lettres, et l'histoire de son temps, publiés par Jacques de Volterre, soo secrétaire, qui a aussi écrit sa Vie. Ce savant cardinal, attaqué d'une fièvre quarte, se tla à un médecin de village, qui lui administra un remède si violent, qu'il fut enlevé peu de temps après I avoir pris, dans la 58' année de son âge. C'était le 10 septembre 1V79, à Saint - Laurent ,

Srôs du lac de Bolseoa ou de Viterbe.

on corps, transporté è Rome par décret de Sixte IV, fut inhumé dans l'église des Auguslins. L'histoire que nous avons de lui est la continuation des commentaires de Pie II; elle fut imprimée pour la première fois a Milan, en 1506, avec 782 lettres, les unes de l'auteur, les autres à lui adressées. Ses autres ouvrages sont restés inédits» ou ont été perdus : I. Vies des Papes ; H. Légation du cardinal Capranica àGéne$;Ul. De officio Summi Pontifiât et cardinaium ; IV. Homélies et harangues; V. Commentaires, différenls des commentaires imprimés.

PAZ M AN I (Pibbrb), né è Waradin en Transylvanie, entra, jeune encore, dans l'institut des Jésuites, y fit de fortes éludes, et enseigna avec éclat la philosophie et la théologie dans le collège de Gratz en Slyrie. — Plus tard, missionnaire en Hongrie, il y prêcha avec lant de succès, qu'il opéra une transformation complète daus ce pays, où les nouvelles opinions avaient fait des pro

Kès. L'empereur Matthias et la noblesse mgroiso résolurent de l'élever, après la mort du cardinal Forgatz, à l'archevêché do Gran, ou Sirigonie, qu'un ordre du Pape le contraignit d'accepter. Ce prélat y remplit exemplairement les devoirs de l'épiscopal, el, à fa recommandation de l'empereur Ferdinand II, fut honoré de la pourpre romaine en 1629. Envoyé, en qualité d'ambassadour à Rome, il s'y Ht admirer par son zèle, sa science el sa piété, et mourut le 19 mors 1637. Il avait publié les actes d'un synode tenu en 1629, et d'autres ouvrages en latiu et en hongrois : Diatriba theologica ; De vi sibili Chrtsti in terris eeelesia; Vindieiœ ecclesiasticœ, etc.

PECCI ; Joseph), né à Gubbio, en 1770, et évéque de cette ville, fui fait cardinal en 1850, par Pie IX. Il est mort en 1855.

PECCI (Joachim), né au diocèse d'Anagni en 1810, évéque de Pérouse, a été créé cardinal en 1853.

PECORAKIA (Jacques), né h Plaisance, dans la haute Italie, était archidiacre do Raveone, quand le désir d'arriver à une plus haute perfection leût passer en France pour se cloîirer à Clteaux. — Dans la suite, élu abbé de Trois-Fontaines près de Rome, il fui connu et apprécié de Grégoire IX,

aui, en 1231,. le Gt cardinal et l'envoya en [ougrie revêtu du caractère de légal.Couime il revenait de sa légation, passant de France en Italie, il fut pria sur mer par les geos de l'empereur Frédéric 11, qui, ennemi du Sainl-Siég»*, le retint deui ans prisonnier.

DINAI1X. PKL |SU

Il se trouva à l'élection d'Innocent IV en 1241, et mourut è Lyon pendant la tenue du concile général en 1245.

PEDIC1NI (C n aiilks-M a ri s) , né è Bénôvent en 1769, évéque do Porto, fut fait cardinal par Pie VII en 1823; il devint sousdoyen du Sacré Collège et mourut en 1843.

PELA Ci ALLO DE FERMO (Charlbs-Andrb). né à Rome en 1747, évéque d'Osinio, fui fait cardinal en 1816 par Pie VII; il mourut en 1822.

t: PELEGRUE (Arnaud db), né & Bordeaux, était très-eslimé de Bertrand de Goth, archevêque de celle ville, qui avait souvent utilisé ses services, et qui, parvenu à. la papauté sous le nom de Clément V, le nomma cardinal en 1305. En 1309 ce Pontife l'envoya en Italie avec le titre de légat. Pelegrue défit les Vénitiens à la bataille do Francolin, et reprit la ville de Ferrare; il mourut à Avignon en 1335.

PELLEVE (N icolas db), d'une ancienne famille de Normandie, Ois de Charles Petlevé, seigneur de Joui, de Rebets, etc., et d'Hélène du Fai, naquit au château de Joui . le 18 octobre 1518. — Après avoir étudié le droit à Bourges, il l'enseigna et devint conseiller aux enquêtes, puis maître des requêtes. On l'appelait alors des Cornets, du nom d'un prieuré qu'il avait dans le diocèse , d'Avranches. Il s'était attaché au cardinal do Lorraine, qui contribua è son élévation et lui procura 1'évêqhé d'Amiens, que lui donna le roi Henri II et dont il prit possession en 1553. Six ans après on l'envoya en Ecosso avec quelques docteurs de Sorbonne pour essayer de ramener les presbytériens soit par la douceur, soit par la force. Elisabeth d'Angleterre envoya du secours aux Ecossais ; Pellevé, de son cêlé, vint en demander en France. Sur ces entrefaites la paix se conclut sous le règne de François II. Transféré du siège d'Amiens h l'archevêché dè Sens, Pellevé suivi le cardinal de Lorraine au concile de Trente et se déclara contre les libertés do l'Eglise de France. Fait cardinal en 1570 par le Pape Pie V, il n'alla que deux ans après à Rome, où Grégoire XIII lui donna le chapeau. Il y passa vingt années consécutives, et, après avoir servi les rois de France avec zèle, comme on peut le voir par les lettres de Paul de Foix, il devint un des eoryphe.es de la Ligue. En 1585, il fut le huitième des vingt-cinq cardinaux qui souscrivirent à la bulle de Sixte V, déclarant Henri, roi de Navarre, el Henri, prince de Condé, excommuniés et incapables de parvenir eux el les leurs a la couronne de Franco. Les deux princes excommuniés,, sur l'avis du parlement, tirent leurs protestations el appelèrent comme d'abus de cette bulle « soutenant, » d'après un contemporain, « que Sixte, soi-disant Pape, en avait (sauf Sa Sainteté) faussement menti; que lui-mêic» était hérétique, qu'ils le prouveraient dans' uo concile libre et légitimement assemblé,! et qu'ils sauraient bien chAtier la témérité de tels galants, comme ce prétendu Pape Sixte, lorsqu'ils s'oubliaient de leur devoir» et pas-

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