‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 284 sur 457 · PEU · texte numérisé non relu

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salent1 les bornes de leur vocation, en con* fondant le temporel arvae h spirituel.» Cette protestation fut affichée a Rome lo G novembre 1585. En même temps le roi Henri H! faisait saisir les revenus des bénéfices que II- cardinal avait en France. Celui' ci 'eut alors besoin des secours de la Ligue et des bienfaits des Papes, qui le mirent au nombre des cardinaux pauvres. Vers la fin de 1587, Henri 111 lui accorda mainlevée du séquestre de ses revenus. Après la mort dn cardinal de Lénoncourt, Pelleté, nommé k l'archevêché de Reims, vint en prendre possession en 1592, et tint, dans cette ville, nue assemblée avec les princes de la maison de Lorraine. De là il revint à Paris» y fut chef du conseil de la Ligue et président dti clergé aux Etats que les ligueurs tenaient en cette ville, où il mournt le 28 mars 159%, âgé de 80 ans. Il était resté jusqu'à la fin ligueur opiniâtre, soit par zèle religieux, soit par reconnaissance pour la maison de Guise.

PEPOLI (Gui), né en 1560, était fils du comte Corneille Pépoli, Bolonais. — Le Pape Grégoire XIII le fil référendaire de l'une et de I autre signature, puis protonotaire apostolique et cïerc de chambre. Sixte V, après l'avoir nommé trésorier du Saint-Siège, lui donna le chapeau de cardinal en 1589, et Clément VIII le fit gouverneur de Tivoli en 1595. Il mourut en 1599, en sa trenteneuvième année.

PERAULT (B axmond), né d'une famille peu considérable, à Sur^ères, en Saintonge, étudia à Paris ou il fut reçu docteur. Etant allé à Rome, il fut envoyé par le Pape Innocent VIII,en qualité de nonce eitraordinairo en Allemagne, à la suite d'un Jubilé, poury recueillir les aumônes des fidèles, destinées à être employées contre les Turcs. Sa nonciature ne lui fit pas beaucoup d'honneur; il fut néamoins élevé à l'évèclié de Gurck, en Carinlbie, qu'il joignit à celui de Saintes

Îu'H possédait déjà, et nommé cardinal en 193, par le Pape Alexandre VI, qui le renvoya comme légat en Allemagne. Depuis, légat de la province dite du Patrimoine, il mourut à Viterbe le 5 septembre 1505, âgé de 70 ans.

PERBENEDICTI (Marian), Plsan, évèque de Martorano, créé, en 1589, par te Pape Sixte V, prêtre-cardinal du titre de Saint- Pierre et de Saint-Marcellin, évêque de Frascati, mourut en 1611.

PEREG ROSSE (Pierre), Milanais, un des plus célèbres jurisconsultes de son temps, vice-chancelier de l'Eglise sous trois Papes, nommé cardinal en 1288 par Nicolas IV, mourut sous le pontificat de Boniface VIII, le

A DE LA CERDA (Joseph), Portugais, naquit b Moura, dans le diocèse d'Evora, le 26 mai 1661. — Docteur en droit canon, prieur de l'égliso paroissiale de Saint-Laurent de Lisbonne, puis grand prieur du couvent de Palmella, de l'ordre militaire de Saint-Jacques, il fut nommé, en 1716, évêque de Faro,.dans les A'garves, et trois

ans après, cardinal par le Pape Gément XI, après la mort duquel il se rendit h Rome; où il n'arriva que quand Innocent XII! était élu. Ce nouveau Pontife loi donna le chapeau dans un consistoire public le 10 juin 1721. Le cardinal l'ère ira fit partie du conclave où la tiare fm* décernée à Benoît XIII en 1724. Il continua de séjourner à Rome jusqu'en 1728, que, sur les ordres de son gouvernement, il retourna en Portugal; il mourut dans sa ville épiscopale de Paro, le 28 septembre 1738, dans la soixante et dixhuitièmo année de son âge.

PERELLI (Nicolas), «é à Naples en 1GP5, fut fait cardinal par Clément XIII, en 1759; il mourut en 1772.

PERETTI (Alexandre), Romain, créé eo 1585 par le Pape Sixte V, son grand-oncle, diacre-cardinal du titre de Saint-Jérôme, puis de Saint-Laurent in Damato, et vicechanrelier de l'Elise, mourut en 1623.

PERETTI. — Fou. Moîctalte.

PERETTI (PaclSAVELLI), Romain, créé en 186V par le Pape Alexandre VII, diacrecardiual du-litro de Sainte-Marie dtl Scola, puis de Saint-Nicolas inCarxere; mouroten

PERIGORD (TALLERAND de), d'une ancienne famille de l'Aquitaine, étail fils d'Elie Tallerand II, comte de Périgord, et de Brunissend de Foix.'— Evêque d'Auxerre, il fut nommé cardinal en 1331 par le Pape Jean XXII. Innocent VI l'envoya comme son légat en France pour porter le roi Jean à la paix. Il accompagna ce monarque qui poursuivait le prinre de Galles, plus connu sous le nom de Prince noir. Le roi Jean ayant voulu engager la bataille, contre l'avis du cardinal do Pe>igord, la perdit, et fut fait prisonnier a la funeste journée de Poitiers en 1356. Le cardinal fit un voyage en Angleterre afin de lâeht r do rétablir la paix, et mourut en 136V à Avignon où il fut inhumé. Il avait fondé un collège à Toulonse et une chapelle dans la cathédrale de Périgueux.

PEU IGOR D (Alexandre - Angélique' oi TALLEYRAND de), né à Paris le 18 octobre 1736, d'une des plus anciennes familles do royaume, se destina de bonne heure à, l'état ecclésiastique, et fat pourvu, en 1162, de l'abbaye du Gard, diocèse d'Amiens. —Il fit ses éludes théologiques sous la direction de Rourlier, depuis son grand vicaire et aujourd'hui évêque d'Evreux. Nommé aumônier du Rot et grand vicaire de Verdun, il n'avait que 30 ans lorsqu'il fut choisi pour coadjuleur de M. de la Roche -Ay mon, archevêque de Reims, que ses fonctions de grand aumônier éloignèrent souvent de son diocèse. M.deTalleyrandfut sacré le 28 décembre 1766, sous le titre d'archevêque de Trajanople, et prit d'autant plus de part à l'administration du diocèse, que if. de la Roche-Aymon devint peu après ministre de la feuille, place qui l'obligeait à résider plus longtemps encore à Versailles. Le coadjuleur de Reims eut, en 1769, l'abbaye de Hautvilliers, diocèse de Reims; l'année suivante il fut reçu par l'assemblée du clergé,

comme suppléant de M. «le la Roche- Ay mon, que ses occupations et ses infini) liés empêchai an t de remplir assidûment les fonctions de président auxquelles 41 avait été nommé.

M. de la Roohe-A y mon , qui avait été fiait ordinal en 1771, étant mort le 27 octobre 1777, son roadjoteur lui succéda de droit ; il ae démit de ses abbayes, et reçut en échange celle de Satnt-Quentin-cn-risle, au diocèse de Noyon. Il assista aux assemblées da clergé de 1780 et de 1786. fia bonté, sa douceur, ses manières affectueuses et prévenantes, lui avaient concilié les césars lant dans son diocèse que dans le clergé en général.

Chargé, d'une grande administration , car l'archevêché de Reims comptait alors sept cent quarante-six cures ou annexes, il ae se reposait pas entièrement sur ses grands vicaires du soin de ses affaires et s'occuraii de veiller sur le clergé comme sur les fidèles. Affligé de voir son séminaire négligé sous la direction d'une congrégation un peu déchue en quelques maisons Je la régularité primitive, il sollicita pendant plusieurs années M. Emery, supérieur général de Saint-ôulpice. de Uii donner des prêtres de sa coml«gnie; mais «et arrangement ayant éprouvé des obstacles, l'archevêque prit pour les aplanir une voie plus prompte. Jl commença par renvoyer les chanoines réguliers, et celte opération faite il écrivit à M. Emery que son séminaire était sans supérieurs, et réclamait son secours. M. Emery ne put lui refuser alors de prendre sotu d'une maison abandonnée, et lui envoya on de ses plus estimables coopéra leurs , M. de Picamilh, avec plusieurs directeurs.

M . de Talleyrand fut de la seconde assemblée des notables, en 1787, et fut élu député aux étals généraux par le bailliage de Reims. Non - seulement il adhéra aux principales protestai ions du côté droit contre les décrets subversifs de l'Eglise et de la monarchie, ainsi qu'aux instructions paMorales des évéques de Boulogne et de La ogres ; il publis encore, en son seul nom, des écrits poar défendre les droits de son siège, et éclairer ses diocésains sur les innovations de l'assemblée. Nous citerons dans ce genre sa LHire aux électeur $ de la Marne , du 8 mars 1791, 25 pages in-8a; sa JUponte du 12 mars a Philbert, curé de Sedan, élu évoque desArtiennes, qui lui avait écrit pour le prier de consentir è l'exercice de sa juridiction , 10 pages in -8*; une autre Réponse du 5 avril, à Diot, curé de Vandresse, élu évéque de la Marne, 6 pages in -8*; une Ordonnance , du 4 avril , au sujet de l'élection de Philbert, 32 pages in-8*, et une autre Ordonnance, du 2 mai, è l'occasion de l'élection de Diot , si pages in*0*. Le premier et les deux derniers de ces écrits son t plus élendus, et développés avec soin, et ils font sentir l'irrégularité des mesures prises en vertu des décrets de l'assemblée.

M. l'archevêque de Reims n'assista point aux dernières séances de l'assemblée constituante l'esprit qui y régnait et les troubles

du royaume l'engagèrent à se retirer h Aixla-Chapelle , d'où il envoya son adhésion aux dernières protestations du enté droit. De lè il se réunit, à Bruxelles, aux évéques, ses collègues , qui y résidèrent qnolqou temps , et il passa en Allemagne, è l'approche des armées françaises. Il habita plusieurs années à Brunswick, et il parait que c'est lè qu'il se trouvait lors de la demande des démissions en 1801. M. de Talleyrand ne crut pas alors devoir déférer au désir du Souverain Pontife ; il Al, le 12 décembre 1801, une réponse dilatoire pareille a «elle de M. la cardinal de Montmorency «t de MM. les évéques de Limoges, de Séez, d'Aire, de Digne, d'Auxerre et de Boulogne. La lettre avait été dressée par le dernier de ces prélats, ainsi que celle écrite au Pape, le 26 mars 1802, et qui fut signée aussi par l'archevêque de Reims et cinq autres évéques, et sdoptée ensuite par vingt-cinq autres prédits. Celle-ci exposait les raisons de tous ces évéques pour différer leurs démissions, et elle peut ôtre regardée comme le germe dos Réclamations du 6 avril 1803; réclamations que M. 4e Talleyrand signa aussi ; mais il s'abstint constamment de tout exercice de juridiction.

La sauté de M. le cardinal de Montmorency ne lui ayaol plus permis de remplir ses fonctions de grand aumônier, et ce prélat ayant quitté la cour de Louis XVD1 pour revenir en Allemagne, le roi appela M. de Talleyrand auprès de lui à Millau, et l'admit dans son conseil. L'archevêque se trouvait dans cette ville lors de la mort de l'abbé E igeworth, le 20 mai 1807. Peu après il sortit de Russie, passa en Angleterre avec Sa Majesté lorsqu'elle fut forcée de s'y retirer» et ne quitta plus le roi pendant le reste de son exil. Après la mort de M. le cardinal de Montmorency, arrivée à Alloua en 1808 , le roi lui donna M. de Talleyrand peur successeur dans la charge de grand aumônier, et le décora lui-même du cordon blsu.

La vie du prélat, depuis son retour en France, est plus cou nue. On sait que le roi lui rendit sa qualité de premier pair et h chargea de présenter les sujets pour tes évêchés cl autres places ecclésiastiques. Eu 1816, Sa Majesté augmenta ses attributions, par une ordonnance du 13 avril , que nous avons rapportée; mais on fil en sorte que celte mesure lut ensuite révoquée. Le prélat donna ss démission de l'archevêché de Reims, et n'omit rien pour ramoner la paix dan» l'Eglise, il provoqua et signais lettre écrite au Pape le 8 novembre 1816, et qui facilita lus arrangements préliminaires du concordat. Le 28 juillet 1817 il lut créé cardinal et institué pour le siégo de Paris, le premier octobre suivant. Ses vertus et son expérience contribuèrent autant que ses dignités à le placer à la tête de ses collègues dan* les démarches que (tt à cette époque le corps épiscopal pour les intérêts de I Eglise de France. M. le cardinal de Périgord montra, dans toutes les délibérations qui eurent lieu, celte sagesse, ce rôle pour la religion.

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