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que le cardinal Consalvi a fait suivre » Pape défunt; les xelanti et le parti italien sont trop italiens pour elle. C'est cela qne l'Autriche redoute plus que la rigidité des principes dont il ne semble pas qu'elle ail rien à redouter. Nous, au contraire, nou» voulons un membre du |»arii italien, do parti modéré, capable d'être agréé par (oui les partis. Tout ce que nous lui demandons, c'est de ne pas troubler nos affaires ecclésiastiques ; mais nous n'avons rien de politique a exiger de lui. Il nous importe peu que l'on conserve ou que l'on modifie l'idminislration du cardinal Consalvi, pourvo toutefois que l'on ne cause pas, par un excès de rigidité, une>espulsion qui fournirait è l'Autriche un prétexte de faire avancerdu troupes et d'intervenir. Ainsi, vous connaissez i fond les vues du gouvernement du mi dans la grand affaire dont vous êtes chargé Il se repose avec confiance sur votre lèleet votre prudence. » L'exclusion donnée par l'Autriche mécootenla les cardinaux, qui se vengèrent sur le candidat de cette puissance, le cardinal Castiglioni, fort innocent de la mesure, et Pape dans le suite, sous le nom de Pie VIII. Ils convinrent de s'en ripporter au choix que ferait Severoli, lequel désigna délia Genga. Il fut en effet élu par 3» voix le 28 septembre. Il repoussa d abord le fardeau, et n'accepta que vaincu par las instances de Severoli qui lui disait : « C'est moi seul, par suite de circonstances exlraordioaires, qui vous ai nommé; vous éles un autre Severoli , et par vous, comme par moi les xelanti ont triomphé. » Le nouveau Pontife, qui prit nom Léon XII, se souvint trop qu'il deva't la tiare a Severoli, et celuici n'oublia pas assez la grande part qu'il est à l'élection du 28 septembre, et abusa delà reconnaissance du vénôrab'e Poniife. U vente des biens nationaux avait été validée en France, et Severoli appuyait vivement un projet de restriction qu on voulait fait* adopter & Léon XII. Le maître du sacré palais Anfossi avait publié à cette occasion des opinions imprudentes ; Léon XII redoutant l'intervention du cardinal, retenu cbex loi par la maladie, lui écrivit une lettre où on lisait : « Dans le cas où Votre Emineme aurait accordé quelque attention et peut-être quelque appui aux réflexions du P. Anfossi, qui n'a pas agi d'ailleurs dans l'exercice de «es fonctions de maître du sacré palais, et qui n'a écrit que comme simple particulier, nous prions Votre Eminence de nous dire ai elle-même se voyant Pape, comme douj le sommes -devenu par des circonslanc«> qu'elle n'ignore pas, elle aurait approu" ces réflexions Votre Eminence, dans noire situation aurait dit et ordonné de dire ce
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DlCTIOiNNAIRE
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que le secrétaire d'Etat a répondu en noire nom aux diverses légations» el ce que nous avons répété nous-ménie dans le but de laisser 1 Europe en paix ; car toute l'Europe cnlholique et l'Europe protestante qui a acquis des sujets catholiques récriminaient o la fois ; et maintenant personne ne se plaiot plus de nous.
m L'Eglise a tant de maux I Nous avons à
Krler nos regards ailleurs: l'époque du hilé (1825) est an temps de concorde universelle. Nous vous pommes attaché de toui noire cœur. Léo PP. XII. » Le cardinal Severoli succomba le 8 septembre 1824 à la maladie qui le minait depuis longtemps.
• Léon XII eut de grondes obligations è Severoli qui venait de le créer Pape, et il fit bien de lui en témoigner une sincère et langue gratitude; mais en définitive cette grotitude devait avoir des bornes. Léon XII trouvait appeler intimement dans son conseil le cardinal qu'on avait nommé l'unique électeur, mais toujours dans la sphère de concession que méritait le vrai el ancien caractère de Severoli qui, encore une fois, était auparavant doux el ferme avec sagesse. Le lendemain de l'exclusion, ce môme caractère s'était aigri, la douceur première evail un peu disparu ; a la fermeté sage avait succédé une fenoeiô décidément opiniâtre; les flatteurs plus ou moins nouveaux de cette puissance, déchue avant d'arriver au pouvoir, n'avaient rien fait pour Léoo XII, et c'étaient eux qui voulaient le gouverner. La résignation du Léon XII fut admirable, et son courage ne le fut pas moins, quand il crut è propos de tenir fortement lui-même le sceptre qu'il n'avait pu mettre en ses mains è des conditions déshonorantes. On vil bien, quand il eut saisi l'autorité, qu'il en était digue* d'autant plus que l'exercice de son action intrépiJo n'avait été interrompu que par des qualités de cœur et d'âme tendre qui s'alliaienlsi généreusement à des qualités de gouvernement dans l'esprit d« ce Potilife, l'undes plus grands génies d'ordre, de franchise, de voloulé prudemment réformatrice qui sesoieul assis, nu commencement de ce siècle.sur le siège de Saint-Pierre. » (Michacd, Biogr., art. Seve~ roli par M. Artaud.)
PFONDRATI (FaàNçois), né en 1WW, d'une famille patricienne, a Crémone, professa avec distinction le droit civil dans les université* de Padoue, Pavie, Bologne, Rome el Turin. — Sénateur de Milan el conseiller de Charles V, il fut envoyé par cet empereur à Sienne, pour apaiser les troubles qui s'étaient élevés dans cette ville. Il remplit celle mission avec tant de modération ot de succès, qu'il désarma les factions, et que les ci loy eus reconnaissants lui donnèrent le litre de père de la patrie. Il avait épousé Anne, lille d'Antoine Viscouti, coseigneor «le Sonia, laquelle mourut en 1535. Devenu veuf et entré Jans la carrière ecclésiastique, il fut nommé par le Pape Paul III évêque «Je Saroo, puis archevêque d'Amalli, envoyé nonce en Angleterre et élevé, en 15U. è la
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dignité de cardinal. Depuis légal auprès de l'empereur Charles-Quint, il s'opposa de tout son pouvoir a la promulgation de 17«terim. On désigne sous ce nom un concordat dressé à Augsbourg par Charte» V pour apaiser les troubles religieux de l'Allemagne; il fut ainsi nommé, porce qu'il n'était que provisoire en attendant la décision définitive du concile général convoqué a Trente. Il faisait des concessions aux Catholiques comme aux luthériens, elil ne contenta personne. Après avoir eu la légation de Pérouse et l'évéohé de Crémone, lo cardinal Sfondrali mourut dans celle ville le 31 juillet 1550, âgé de 5T ans, ayant eu un certain nombre de voix dans le conclave ouvert après la mort de Paul III. On a de lui un poème héroïque, sous ce titre : De raptu Hetenm libri trie, imprimé avec U Curtiue du cardinal Sadoh'l, Venise, 1559, in-4% et dans différents recueils. Coupé en a donné l'analyse dans ses Soiréee littéraire», Il , 232 ÎW.
SFONDRATI (Nicolas), lils puîné du précédent, vit le jour, le 11 février 1535, après la mort de sa mère, dont on ouvrit le côté pour le tirer. — Il quitta le sénat de Milan, dont il élait membre, pour embrasser la carrière ecclésiastique, et se mil sous la direction de saint Charles Borromée. Evêque de Crémone en 1560, il assista, eu celte qualité, au concile de Trente, jusqu'à la conclusion. Elevé au cardinalat par le Pape Grégoire XIII le là décembre 1583, il vivait retiré è Crémone, d'où le Pape Six le V l'envoya è Turin en 1587, pour tenir sur les fonts le prince Philippe-Emmanuel, fils atné de Charles-Emmanuel, duc de Savoin. Enfin élu Pape après la mort d'Urbain VU, le 5 décembre 1500, il prit le nom do Grégoire XIV, el mourut le 5 octobre 1591. — Yoy. le Dict. dee Pape*.
SFONDRATI (Paul-E«ilb), QIs de Paul Sfondrali, baron de la Vallée d'Assise, et neveu du Pape Grégoire XIV, naquit en 1561, et fut élevé par les disciples de saint Philippe de Néri. — Son oncle le tit cardinal In 19 décembre 1590, puis légat de Bologne, et se reposa sur lui de beaucoup de soins. Le jeune cardinal justifia la confiance du Pontife el conserva toujours autant do simplicité que de modesSe. Lus murailles de son palais n'avaient que des images pour toute tapisserie. Il ne se servit jamais devaisselle d'argent, réservant ses libéralités pour les pauvres. Après la morl de son oncle, il prit le parti de la retraite, et rétablit l'église de Sainte-Cécile dont il était titulaire. Ayant trouvé le corps du celle sainte, il en orna richement le tombeau, et, au moyen d'une fondation, attacha è l'église quatre chapelains et deux clercs. Evôque de Crémone en 1607, il se signala par des œuvres de piété extraordinaires. Depuis, évèque d'Albano, il mourut saintement, comme il avait vécu, le 14 février 1618, âgé de 57 ans, et laissant tout son bien à son église de Sa iule-Cécile.
SFONDRATI (Cblestiw), né a Milan en 16'»l>, petit-neveu du précédent, et fils de Valeriau SfonJrali, comte de la Rivière, prit
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l'habit «le religieux bénédictin a l'abbaye Je Saint-Gall, en Suisse, où il enseigna la philosophie, la théologie et la jurisprudence canonique. Sa réputation le 01 appeler à Sallzbourg par l'archevêque, afin d'y professer la théologie. La déclaration de l'assemblée du clergé de France avait paru en 1G88, el les esprits étaient vivement préoccupés de la question de la limite des deux puissances. Sfrondrali ne fut pas des derniers a desrendre dans l'arène, elil défendit nvec chaleur les intérêts du Saint-Siège, il no tarda pas à en recevoir la récompense. Elu évêque de Novare, et prince-abbé de Saint-Gall, il refusa l'évôché; mais honoré de la pourpre par le Pape Innoceot XII, le 12 décembre 1G95, il dut se rendre à Rome, où, tombé malade, il fut enlevé le k septembre 1606, à Pige de VI ans. Voici les titres des principaux ouvrages de ce cardinal :
I. Ditputatio juridica de lege in prœsumptione fundnta advenus probabilismum , 1681 ;
II. Tractatue rcgalice contra clerum Gallicanum, Saint-Gall, 1682 in-b*;lll. Régate eacerdotium Romano Pontifia attertum et quatuor propotitionibue c/eri Gallicani expltcatum, 1684, in-4% depuis réimprimé; cet ouvrage a paru sous le pseudonyme d'Eugène Lombard ; IV. Gallia tindicata, elc, 1687, in-4\ plusieurs fois réimprimé; V . Legatio marchionis Lavardini Romain, e jusque cum /nnoeentio XI dissidium, Rome, 1688, in -12. Il établit que les quartiers dea ambassadeurs A Rome ne doivent pas jouir des franchises. VI. Innocent ia tindieata de immacula to conceptu B. M. V , 1695, in-fol. C'est là qu'il prétendait prouver que saint Thomas a écrit en faveur de l'immaculée concupiion ; c'est là qu'il dit, sur la foi du faux Flavius Dextcr, que la conception immaculée de la sainte Vierge aélédéûnie dans un concile desapôtres, «l que cette féte était d'institution apostolique; VII. Cursut philotophicus, Saint-Gall, 1699, 3 vol. in-4* ; VIII. iVorfu* prœdeitinaiionit di$solutust ttorne, 1696, ia-h: Il ne parut qu'après la mort de l'auteur, et contre l'avis de plusieurs de ses amis qui jugeaient qu'il n'y avait pas mis la dernière main. Les erreurs qu'il cou lient sur la grâce, sur le péché originel, sur l'étal des enfants morts avaul le baptême, émurent les esprits en France. D'illustres prélats lè signalèrent au Pape par une lettre du 23 février 1697. Le Pape répondit le 6 mai suivant que le livre serait examiné. L'examen n'amena aucun jugement contre l'ouvrage, qui, vivement attaqué, fut vivement détendu, nolamueut par le cardinal Gabrielli.
SFORZA (ÂSCA6NB Marib), cinquième fils de François 1", duc de Milan, naquit en 1455. — Galéas-Marie, successeur de ce prince, avait exilé ses frères. Ses courtisans, las d'un joug odieux, l'assassinèrent au milieu de ses gardes, le 26 décembre 1476, dans la basilique de Saiul-Etieiine. Galéas- Marie laissait, pour lui succéder, un bis Agé de 8 ans, Jeau-Galéas. Donne de Savoie, mère du jeune prince, et régente, avait pour .principal ministre le Calabrais Simouella,
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homme fidèle et capable. Après la mort tir Galéas-Mario, ses quatre frères accoururent de leur exil, pour disputer a Bonne la régence. Ils s'attaquèrent d'abord à Simoneiu, qui les prévint et les fit reléguer. Hait Louis-Mario revint, supplanta Simoneiu, lui fit trancher la tête, et s'empara si bien du gouvernement, qu'il no -laissa a son m- Y-en que le titre de duc, jusqu'à ce qu'il s'en défit par le poison. Ascagne, désapprouvant celte conduite, conjura contre son frère, qui le relégua a Ferrare. lisse réconcilièrent dans la suite ; de sorte que Louis-Marie demanda pour son frère Ascagne le chapeau de caréi» nal.el l'obtint du Pape Sixte IV, en 1*84, par suite du mariage de Jérôme Riario, neveu de Sa Sainteté , avec l'héroïne Catherine Sforza. Le nouveau cardinal devint dans b suite administrateur des évêchés de Novare et de Crémone, et légal du patrimoine do Saint-Pierre. Ayant beaucoup contribué à l'élection du Pape Alexandre VI, il en fat récompensé par la dignité de vice-chancelier, sans parler des bénéfices, des riches domaines et du palais Borgia à Rome Redoutant toutefois dans la suite ie caraclère de ce Pontife, il quitta Rome, et se T«*tira sur les terres des Colonne. Le roi Charles VIII le chargea d'aller traiter avec Alexandre VI d'affaires concernant les intérêts de la France. Mais Sforza, toujours sur ses gardes, ne voulut point se rendre a Rome, que Jean Borgia, archevêque de Valence, fils naturel de Sa Sainteté, ne se fût remis comme en otage entre les mains des Colonne. Celte première entrevue n'ayant pas réussi, il s'en revint; mais étant retourné peu après vers le Saint-Père pour le même objet, et n'ayant pas pris les mêmes nrécau lions, il fut arrêté et enfermé au château Saint-Ange, où pourtant Alexandre VI n'osa pas le garder longtemps de peur d'irriter le roi de France. Bientôt Louis XII entra a main armée dans le Milanais contre le due Louis -Marin, si connu dans l'histoire sous le nom de Louis le Maure; il le força dans Novare, el l'envoya prisonnier en France, où il mourut dans la misère et la doutear au château de Loches en Touraine.Le cardinal Ascagne, qui était à Milan, voulut sa sauver; mais les troupes vénitiennes l'arrêtèrent en chemin [1500] et le livrèrent au roi, qui l'envoya en prison à Lyon, d'où il fut transféré à la tour de Bourges. Grâce sut bons offices du cardinal d'Amboise, premier ministre, il on sortit sur la parole qu'il donna de ne point sortir de France sans une permission expresse du roi. Autorisé à sa rendre au conclave de 1503, è condition qu'il donnerait sa voix au cardinal d'Amboise, il n'en fil rien ; et ce dernier voulait Ie ramener en France; mais le Pape Jules H s'y opposa. Enfin le cardinal Ascagne fui enlevé par la peste a Rome, le 27 mai J34& el inhumé dans l'église de Sainte-Marie, où le même Pontife, oubliant généreusement les anciennes contestations qu'ils avaient eues ensemble pendant qu'ils elaieul cardinaux, lui lit élever un superbe mausolée :
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Virtutum memor hont$ti$$imarum , eontenlionum oblilus, porto l'épiUphu qu'il jt fit piarer.
SFORZA (Gui-Ascagnr), flts aîné de Bosio Sforza, comte de Santa-Fior, et de Constance Farnèse, naquit le 25 novembre 1518. Revêtu de la pourpre le 18 décembre 153'», par le Pane Paul III, sou aïeul maternel, Jtfgat de Bologne, camerlingue de la tainto Eglise, protecteur d'Espagne, il mourut le 7 octobre 15GV.
SFORZA (Alexandre), frère du précédent, clerc de ebambre, encourut la disgrâce du Pape Paul IV. Rétabli ensuite el fait évèque de Parme par la démission de son frèro aîné, il fuC nommé nar le Pape Pie IV préfet du l'annone, envoyé au concile de Trente et élevé au cardinalat (e 12 mars 1565. — De-
ftuis protecteur d'Espagne et légat dans tout 'Etat ecclésiastique sous le Pape Grégoire XIII, il mourut subitement le 16 mai 1581.
SFORZA (François), enraie de Santa-Fior, marquis de Varci et de Castel Arqua ro, duc de Fiano, né le 6 novembre 1562, était neveu des précédents. — Il servit en Flandre sous U célèbre Alexandre Farnôse, et commandait les troupes italiennes; mais il n'y resta pas longtemps, le Pape Grégoire XIII l'ayant créé cardinal en 1583. Evèque d'AIhano et de Frascali, investi des premiers emplois de la cour do Rome, il mourul le 2 septembre 16-14.
SFOKZA (Frédéric), le troisième Ois d'Alexandre Sforza, prince de Valmonlono, duc de Segni, marquis de Proceno, comte de Santa Fior, chevalier des ordres du roi de France en 1608, apparemment parce qu'il avait épousé Etéonore des Ursins, parente de la reine Marie de Médicis. — Fait cardinal en 1645 par Innocent X, puis évoque de Ri mini, il prit les intérêts de l'Espagne, fut prolecteur du royaume de Naples et archimandrite de Sicile. Depuis vice-camerlinguo de l'Eglise, il mourul le 28 mai 1676, à l'âgo de 72 ans.
SHINNKR (Matthieu), d'une famillo ancienne et illustre du Valais, était, en 1500, évèque de Sion, comte el préf-t du Valais. — Grand politique, laborieux et infatigable, très -attaché aux iuléréls du Saint-Siégo comme de l'empire, et ami particulier de l'empereur Maxirailien I", il mil tout en oeuvre pour avancer la gloire des Suisses, qu'il avait engagés dans Te parti du Pape el de l'empereur. C'est lui qui négocia avec lu Pape Jules 11 l'alliance en vertu de laquelle il mena plusieurs fois des troupes suisses en Italie. Pour prix de leurs services el de leur courage, les Suisses obtinrent le tilre de libérateurs et de défenseurs du Saint- Sîégç ; et l'évèque reçut» en 1511, du Pape Joies II, le chapeau de cardiual. L'année suivante, le nouveau prince de l'Eglise chassa du Milanais lus Français, el rétablit le Jeune duc Maximilien Sforza. L'empereur lui (il présent de la villo el du château de Viguésa et d'autres domaines. Jules II et Léon X le nommèrent légal en Allemagne et eu Lombardiv. Sa réputatiun s'était élevée
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h un si haut degré que, s'il n'a*ait pas douu* sa voix à Jean de Mvdicis, on ne doute pas qu'il n'eût lui-même obtenu la tiare; el cet insigne honneur eûl probablement été sou partage, s'il avait survécu au Pape Adrien VI. Il mourut a Rome en septembre 1522. François I" disait qu'il redoutait moins les épéeg de ses ennemis que la plume du cardinal du Sion.
S1GIZZON fut nommé en 1126, par lu Pape Houorius 11, cardinal du tilre de Saint- Pierre et de Saint-Marcel lin.
SILVA (Patrice da), ué a Leira en 1756 , ermite du Saint-Augustin, patriarche do Lisbonne, fut fait cardinal par Léon Xil eu 182%. Il mourut eu 1840.
SiMKONI (Camille de), né à Bénévenl en 1737, évèque de Sulri el Népi, fui fait Cardin»! par Pie VU en 1810. Il mourut en-
SIMON, de Louvain, douzième* el dernier cardinal créé par Céleslin III, Pape de 1191? è 1198, fut évèque de Liège et mourut eu
SIMON DE SULLY, Français , archevêquo de Bourges, nommé en 1237, par le Pop* Grégoire IX, prêtre -cardinal du litro do Sainte-Cécile, lut légat eu France.
SIMON PB BRIE, Français, trésorier do Saint-Martin de Tours, créé par Urbain IV, en 1262, prêtre-cardinal du titre de Sainb - Cécile , fut Pape sous le nom de Marlin IV.
SIMON, Français, religieux de Cluny, prieur de la Chanlé-sur-Loire, créé, en 129V. par le Pape Céleslin V, prêtre-cardinal du tilre de Sainte -Balhine, mourul en 1290.
SIMON O'ARCHIAC. Français, archevêquo de Vienne , fait , en 1320, par le Pape Jean XXII, prêtre-cardinal du tilre do Saiul- Prisque, mourut en 1323.
SIMON DE BORSANO, Milanais, archevêque de Milan, cn;ô par le Pape Grégoire XI, en 1375, prêtre-cardinal du tilre de Saint-Jean et du Saint-Paul, mourut en 1381 .
SIMONE (Janvier-Antoine de), né à Besançon eu 171V, fui fait cardinal on 1773, par Clément XIV. Il mourut eu 1780.
SIMONE (Dominique de), né à Bénévenl en 1768, fui fait cardinal en 1830, par Pie Mil. Il mourut en 1837.
8IMONELL1 (Jérôme), d'Orviéto, fait en 1563 par le Papa Jules III, son grand-oncle, diacre-cardinal du tilre de Sainl-Côme et do Saint -Dawion, puis de Sainte - Prisque , et prêtre du litre de Sainte-Marie au delà du Tibre, évèque d'Orviéto et de Porto, mourut eu 1005.
SIMONETTA (Jacques), Milanais, était fils de Jean Simouella, secrétaire et historien de François Sforza. Il était neveu d»> François Simonetla, qui gouverna le duché de Milan pendant la minorité de Jean-Gai éas Fforz.i, ol à qui lu tyran Ludovic le Maure fit trancher la tête en 1V80. — Elevé parmi les gens du lettres qui fréquentaient la cour du Milan, il voulut leur ressembler; et après avoir étudié dans les universités du Padoue et do Pavie, il subit avec sucrés l'épreuve du doctorat, et embrassa la car-
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rière ecclésiastique. Nomme avocat consistorial par te Pape Jules 11, puis auditeur de Rot»», il fut envoyé par Léon X pour apaiser tes troubles qui s'étaient élevés à Florence, et i>e conduisit avec tant de modération qu'il satisfit tous les partis, et emporta l'estime générale. En 1529, il fut pourvu de l'évéclié di* Pesam. dans les Elats de l'Eglise. En 1535, le Pape Paul III, dans sa deuxième promotion', lo nomma cardinal-prêtre du ti:re de Saint-Cyriaque, et évôque de Pérouse, chargé de l'administration des diocèses voisins, dont les sièges étaient vacants. L'amitié étroite qui unissait le cardinal Simonetta avec les cardinaux Pôle et Sadokt, aussi remarquables par leurs vertus que par leurs talents, est pour lui un titre d'honneur. Désigné pour assister en qualité de lt*gat è l'ouverture du concile indiqué à Virence, il fut employé «lans les affaires les plus consfdérables, et mourut a Rome le 1" novembre* 1539. Outre son traité De reterxationibui benefiriorum, on a de lui des Lettres el quelques Opuscules. (Foy. Argbllati, Striptores Mediolan. )
SIMONETTA (Louis), neveu du précédent, et Milanais comme lui, suivit d'abord la carrière du barreau, qu'il quitta pour entrer dan< les ordres sacrés. — Successeur de son oncle stir le siège de Pesaro en 1535, lorsque cet oncle fut promu au cardinalat, il fut en 1560 transféré sur celui de Lndi. L'année suivante, le Pape Pie IV le revêtit de la pourpre romaine, et lui donna successivement les deux litres de Snint-Cyriaque et de Saintc-Anastasie qu'avait portés son oncle. Envoyé comme légat au concile de Trente, te cardinal Simonetta s'y distingua par son éloquence et la droiture de ses intentions. Il siégea jusqu'à la clôture de cette assemblée, dont il présenta les décrets à l'approbation du Pontife, et fut un des prélats rhargés d'en assurer l'ei édition. La bibliothèque Aiiibrosienne conserve une grande ■artie de sa Correspondante avec saint Charps Borromée. Il mourut h Rome le 30 avril 15G8, et fut, comme il l'avait demandé , inhumé sans aucune pompe. Après la mort dn cardinal Louis Simonetta, un voleur, qui lui ressemblait beaucoup, joua un certain rôle. Il prit la pourpre et la qualité de légat avec un train magnifique, composé de domestiques qui étaient d'autres voleurs, et affectaient en public de le traiter d'Eminence. Trompant ainsi tes peuples, il osa donner des dispenses, admettre des résignations de bénélici s, lever des cxcr.mmtinications, faisant plus que n'eût pu faire un véritable légat. Par ce moyen il amassa beaucoup d'argent, et se meubla en prince. Mais la tromperie fut enfin découverte; et Pierre-Donat de Cesia, alors vice-légat de Bologne, et depuis cardinal, n'eut pas plutôt su qu'il était entré dans le Bolonais, qu'il envoya des gens armés pour le prendre. On le jugea; et après lui avoir fait confesser des crimes horribles, on le condamna a êtro pendu. L'exécution eut lieu d'une manière toute particulière; car il fut étron-
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glé avec une corde d'or filé. On lut fît porter en mourant une bourse vide pendue »d cou, avec un écriteau indiquant qu'il n'était point le cardinal ou légat Simonetta, mais un voleur sine monda (sans monnaie). C'est Aubery qui, dans son Uistoire des tardhaui, raconte celle anecdote plus ou moins vrsir semblable, et dont on lui laisse l'entière responsabilité.
S1MONETTI (Rakikh), archevêque de Nicosie, gouverneur de Rome, fut fait cardinal en 1747 par le Pape B» noti XIV.
SIMONETTI(Josspn). Romain, né en 1709.
fut fait cardinal en 1766 par Clément XIII. Il mourut en 1767.
SIMON ETTI (Lacbbkt), Romain, né en 1789, fut fait cardinal en 18V» par Grégoire XVI. Il est mort en 1855.
SINZENDORKF ( Pbilim»b-Josewi Uto- Bon aventure, des comtes do), deuxième fils de Philippe-Louis- Venceslas François-Anloine-Bonaventure Etienne, trésorier héréditaire du Saint-Empire romain, comte de SinzendorfT-Thanhnusen, libre baron d'Ernslbrunn, etc., chambellan de la clef d'or de l'empereur, son conseiller intima d'Etal, grand chancelier de la cour impériale, chevalier de la Toison d'or, etc., et de Calberiue-Rosine-Isabelle-Rosalie, née comiesse do Waldstein, naquit à Paris, où son père était alors envoyé extraordinaire, le 1% juillet 1699, et fut le même jour baptisé en l'église paroissiale de Saint - Sulpice. — D'abord chanoine des églises métropolitaines et cathédrales de Cologne, d'Olmûii, de Saltzbourg, etc., il fut, en septembre 1725. nommé è l'évècbé de Javarin, lotrefois Ranb, en Hongrie, et deux ans après élevé au cardinalat, sur la présentation du roi de Pologne, Auguste, par le Pape Benoit XIII. Il reçut en cérémonie la barrette des mains de I empereur, le k avril 1728, ayant prèle lo jour précédent le serment accoutumé entre les mains du nonce apostolique. A |<rès la morl de Benoît XIII , il se rendit à Rome, où arrivé le 28 mars 1730, il entra, le 31, au conclave, où fut élu Clément XII. Le nouveau Pontife donna le chapeau, dans un consistoire public, au cardinal, qu'il proclama ensuite membre des principales congrégations qui se partagent le gouvernement de l'Eglise. Le cardinal, après avoir prit congé de la cour romaine , partit le 29 août 1730 pour retourner en Allemagne. Eluétoque et prince de Breslau, en Silésie, par le chapitre de celle Eglise, le 1» juillet 1732, ce prélat mourut dnns la même vil'e de Brolui le 28 septembre 17*7, en sa 49* année.
SIRLET (Giillacmb), né en 151» a Guardavalle, hameau près de Slilo , en Calage, étudia a Naples les langues latine, grecque et hébraïque avec la théologie, et vint chercher fortune à Rome, son bréviaire sot»
bras. Le cardinal Marcel Ccrvino, depou Pape sous le nom de Marcel II, voulut l'avoir dans sa maison. Paul IV le nomma pro* tonolaire apostolique , et Pie IV, b la sollicitation de saint Chark-s Burrouiéc, sou ne-