THO
vAque Charlps Desmnrais; cl, dès lors, Bissy fui un personnage important dans l'Egliso et dans l'Etat. (Test à lui quo sont adressées Ips deu» Lettre* de Fénclon à un évéque, insérées dans les dernières éditions des Œuvres «le l'archevêque de Cambrai.
Son Mandement du 1G nvnl 1710. contre le* institution* théologiques du P. Juénin , (il quelque bruit. Juénin et ses partisans ré-
{ tondirent au prélat, nui proscrivit leur déense dans une nouvelle Instruction pastorale de 1715. El cependant le cardinal de Noailles, dans un mandemeni, avait déclaré que ces institutions Idéologiques avaient Hé approuvées par des docteurs éclairés et télé* pour lu bonne doctrine, enseignée* dans quelques-uns des séminaires de son diocèse, et dans quelques autres séminaires par ordre des été(/ues. Le 29 mai 1715, l'évôque do jfeaux,' sur la présentation du roi, fut créé par Clément XI, dons sa dixième promotion, cardinal-prêtre du titre de Saint-Quirice et de Sainle-Julitte. La mort de Louis XIV, qui eut lieu la même armées diminua le crédit du prélat, mais ne ralentit pas «on zèle. On le vil toujours un des premiers dans toutes les affaires relatives à l'Eglise, et il eut plus d'un démêlé arec le parlement. Commandeur des ordres du roi dès 172i, le cardinal du Bissy fit trois fois le voyage de Rome pour prendre part aux conclaves où furent élus Innocent XIII, Benoît XIII et Clément XIV, en 1721, 1724 et 1730. Pourvu des abbayes de Noaillé, de Trois- Fontaines, de Suinl-fïermain des Prés , il mourut dans cette dernière, le 26 juillet 1737, âgé de plus de 80 ans. Le cardinal de Bissy n'éleit pas seulement un prélat exemplaire : ses écrits, son zèle persévérant contre les nouveautés, son courage à los combattre, môme lors-
Îu'elles étaient puissamment favorisées, oivenl la faire compter au nombre des prétels qui ont marqué de la manière la plus honorable dans l'Eglise de France au commencement du xvni* siècle. Il faisait un noble emploi do ses revenus. En 1735, il donnai la fabrique de Sainl-Sulpice une somme de cent seize mille livres pour entretenir les écoles des frères, et fonder des distributions de secours pour le» pauvres. Son testament, cité dans \bGallia Christiana, honora son zèle et sa charité. On y voit ce qu'il avait fait pour sa cathédrale, pour son séminaire, pour l'établissement des Lazaristes de Crécy, destiné aux missions dio- a césaines, et pour l'instruction de lo jeunesse. Ce testament contient un grand nom» bre do legs pour l'amélioration du sort des vicaires du son diocèse, pour tes hôpitaux, pour les écoles de campagne, pour des retraites ecclésiastiques, pour les filles charitables qui instruisaient la jeunesse.» (£iographie universelle de Michaud.) Le cardinal de Bissy était de In même famille que Pontusde "tfhiard de Bissy, qui, après s'ôtre démis, en faveur de Cyrus de Tbiard son neveu , de l'évêché do Chêlon-sur-Saôno
(il) llétnUtrehe d'O.ide.
qu'ilavait gouverné vingt ans, mouruten 1605 dans sa 85' année. Quelques jours avant sa mort il s'était fait l'épilaplie suivante:
Non leneor long* dtilrlqtie cupidine viuc;
Sat vixii etiï non vita pudenda fuit.
Ncc hmx illtistris me lanjpl gloria : fomn
Prr gettiuin vivent «al me» scripu tnotn. Nilqne moror <pio siltt mea membra legend» sepulcl.m
Haee prepria ««redis sit pia cora mei.
Sed cnpio m tandem mens Chrisio inuis» levemr
Peccaii dorn |HMiderc, ad aatra veuar.
Je ne délire point une rit longue ni tonte : t técu attet, qui n'a point à rougir de ta tie. L'amour de la gloire ne me touche pas ; peut iirt cependtil met ictilt mériUtrontAlt de vitre. IV* m'importe eset tépulcre recouvrira mes reste t ; ce *mh legeriem* héritier. Ce que je déùre c'est que mou âme, tut Vaitle du Chritt, purifiée de us traittgretttont,i(*vole dont le ciel
Etienne Pasquier lui en consacra une autre, conçue en ces termes :
Mellitn jnvenis versu qui lirai i n mores, Inde mallicmaiici» artibus eniicuit,
Inde ctiam sa ne lis excclliitt ordine Itbris. Hospes, nil mfrum est: Omni* Pontusent (11).
Celui qui, dans ta jeunette, chaula det vert Ityn devint un mathématicien et un théoloaien émiarnt. Quoi d'étonnant ? Poniui éuit tout.
THIBAULT, Français, abbé de Clunv, nouimé. en 1180, par le Pape Alexandre III, prêtre-cardinal du litre de Sainle-Croii de Jérusalem, puis évêque d'O.'tie, mourut
THIBAULT DE CECCANO, Italien, abbé de Fosse-Neuve, ordre de Ctteniix, fut le septième et dernier cardinal créé par Grégoire X, Pape de 1271 a 1276.
THOMAS, Milanais, chanoine régolier, fut, en 1138, dans la quatrième promotion du Pape Innocent IV, créé prêtre-cardinal du titre de Saint-Vital.
THOMAS DE CAPOUE, ains nommé du lieu de sa naissance, fut élevé au cardinalat en 1212, par le Pape Innocent III dans la septième promotion que fil ce Pontife Légat en Lombardie, et employé dans des négociations importante», il donna partout des preuves de sa capacité. Charitable pour les pauvres, qu'il assistait avec libéralité, il mourut a Anagni le 22 août 1243. On a de lai des hymnes en l'honneur de la Vierge, et d'autres | our la fêle de Saint-François d'Assise.
THOMAS fut créé prêtre-cardinal du titre de Sainte-Balbine par Honoré III, Pape de 1216 h 1227, ci qui rréa treize cardiosui.
THOMAS D'OCHA, de l'Abrutie, religieux Célestin, nommé, en 1294, par le Pape Célestin V, prêtre-cardinal du litre de Sainte- Cécile, mourut en 1300.
THOMAS DE CLAUSE, Français, créé, en 1382, par l'antipape Clément VII, prètw cardinal du titre de Sainte-Sabine, mourut en 1390.
THOMAS AMAN ATI, de Pistoie, archevêque de Naples, créé, en 1385, par l'aoli-
pape Clément VII, prdtre-cardin.if du litre do Sainle-Proxède, mourut en 1336.
THOMAS, Dominicain anglais, fut fait cardinal en 1385 par Urbain VI.
THOMAS ARMEL1NI, Anglais, évêquo de Durhatn, fait prêtre-cardinal, en 1411, par le Pnpe Jean XXIII, mourut en H37.
THUN (Goidobald de), Allemand, archr»vôquo de Sallzbourg, créé cardinal en I6f>7
Ear le Pape Alexandre VII. puis évêquo de atisbonne, mourut en 1668.
THURCY (Pifivre de), né en Bourgogne et ôvêque do M îillczais en Poitou, fut créé cardinal en 1385 par Clément VII, séant à Avignon.— Cel antipape, qui avait confiance dans le cardinal, le donna pour conseiller à Louis d'Anjou, dit le Jeune, lorsque ce prince partit pour aller prendre possession du royaume de Naples, et il déclara le cardinal de Maillezais son légat en ces contrées, pour qu'il travaillât à détacher les peuples de l'obéissance au Pape Bonifaco IX, séant a Rome. Celto légation dura 2 à 3 ans. De retour à Avignon, Thurcy fit partie du conclave où fut élu Pierre de Lune, dit Benoît XIII. Grégoire XII, voulant éteindre le schisme, dépêcha des nonces vers Benoît, qui les fit conférer avec le cardinal de Maillezais. Le résultat fut que les deux Pontife* s'aboucheraient a Savono un li08. Benoit s'y rendit au temps fixé; mais Grégoire n'y ayant point paru, les cardinaux de l'un et de l'autre parti convinrent de s'assembler on concile à Pise, où se réuniraient les deux collèges. Le cardinal de Thurcy fut un des premiers à proposer ce remède cpntro le schisme, et a donner sa voix dans le concile pour l'élection d'Alexandre V. Ce nouveau Pontife l'envoya aussitôt comtno légat en France, pour essayer la levée de quelques décimes. Il fit une entrée solennelle à Paris en janvier U10. Mais l'université s'opposa aux intentions du légal; et le conseil, faisant droit sur l'opposition, défendit aux officiers royaux des frontières de laisser dorénavant entrer dans le royaume des légats charges de telles missions. Le cardinal se retira, et arriva assez tôt a Rome pour assister aux funérailles d'Alexandre V, el à l'élection de Jean XXUI, proclamée le 17 mai 1VI0. Il mourut peu après.
"TIBERIlFrançois), né à Rieli en 1775 fut fait cardiual en 1831 par Grégoire XVI. Il inogrul en 1839
TIBURT1US, créé, en 1180. diacro-cardiual, par le Pape Alexandre III, fui légat auprès de l'empereur d'Orient.
TOLÈDE (Jean-Alvares de), né, le 11 juillet U88, de Frédéric de Tolède, duc «l'Albe, marquis do Coria, chevalier de In Toison d'or, et d'Isabello de Zoniga, fille d'Alvarès, duc de Béjar, fut successivement religieux du l'ordre do Sainl-Dominique, évéque deCordoue et de Burgos. — Revêtu do la pourpre romaine, en 1538, par le Pape Paul III, il mourut le 15 septembre 1557.
TOLÈDE OROPKSA (Ferdinand de), né, t»n 1520, de la mémo famille que !e précédent, fut élevé au cardinalat eu 1578 par te
Pape Grégoire XIII, dignité qu'il refusa pour se retirer chez les Jésuites.
TOLET (Jean), religieux anglais de l'ordre de Citeaux, créé cardinal, en 12VV, par le Pape Innocent IV, fut envoyé par ce Pontifo auprès de Henri III, roi d'Angleterre, afin de travailler, de concert avec le prince, h la réformalion des mœurs du clergé anglais.— Le cardinal Tolet, nommé, en 1261, évôque de Porto par Urbain IV, était instruit pour le temps où il vivait. On a de lui des élégies , 'des satires, quelques écrits théologiques, philosophiques el historiques, et plusieurs harangues. Le Pape Clément IV était mort en 1268. Les cardinaux n'ayant pu, après une vacance du Sainl-Siége do plus de deux ans, s'accorder sur le choix d'un successeur, on dit que Tolet les rallia en lour conseillant de faire rompre le loit du conclave pour faciliter la descente du Saint-Esprit. Il voulait par là leur donner a entendre qu'il fallait mettre fin à leurs brigues, afin d'arriver à une solution. Le cardinal Tolet mourut le 13 juillet 127V. Il avait fondé deux monastères de religieuses de son ordre.
TOLET, cardinal du titre de Saint-Laurent iu Liciuia," 69* archevêque de Besançon.
TOLET (François), l'un des plus savants théologiens de son temps, naquit a Cordoue en 1532, el étudia dans l'université de Salamanque, où il fut professeur public de philosophie dès l'Age de 15 ans. — Dominiquo Solo, qui avait été le sien l'appelait ordinairement le Prodige d'esprit. Entré dans la société dos Jésuites, il fut envoyé à Rome, où il enseigna avec éclat la philosophio el la théologie. Lo Pape Pie V le choisit pour son prédicateur, emploi honorable qu'il exerça aussi sous les pontificats deGrégoireXHI, de SixleV el d'Urbain VII. Grégoire XIV, lonocenl IX el Clément VIII lui confièrent également des missions importantes, tant dans la ville de Rome qu'ailleurs. Il eut aussi la charge de théologien ordinaire. Ces emplois ne rattachaient pas tellement qu'il ne pût se réserver quelques loisirs pour composer ses savants commentaires sur plusieurs livres de l'Ecriture, sur saint Jean, sur douzo chapitres do saint Luc, etc. ; la somme des cas de conscienco ou l'instruction des prôlres en huit livres ; des commentaires sur Arislole, et d'autres traités, (irégoire XIII, dans un bref qu'il lui adressait en 158'*, le faisait juge et censeur doses propres ouvrages; marque éclalanlo do l'estimo que faisaient les Souverains Pontifes du savoir et du mérilo do Tolet. C'csl seulement en 1593 que lo Papo Clément VIII l'élova à la dignité de cardinal. Plein de droiture et d'équité, Tolet n'avait jamais cessé de mettre tout en œuvre pour réconcilier avec le Saint-Siège le roi Honri le Grand. Car quoique lo roi d'Espagne, son souverain, n'oubliât rien pour entraver les desseins du roi Henri IV, et les vœux dis catholiquesde France, le cardinal no se laissa point ébranler, et fut même celui qui tra-