TOMBEAU DO CARDINAL TOLCT
Francisco Tolelo Corrfuliensi S. R. E. presb. card. ftiimmo llieolugo, verbi Dci predcalori eximio, in rebiiiningnisageiidis consilio, et pnideulia singulari : qui ot> excelkiitem virluiem, et mérita prxctara, démentis VIII, Poni. Max. judicio, primus in sncieuiem Jesu ainplissimaiii dignitatem iutulil. Vitit atinos mxiii. inenscs xi, dies t. Obiil an. MDXCVI, die xiv sept.
Sancta Dci Génitrice batrede insiiinla presbyteris qui ad ejus allareMissas cclelireul censuio
perpétuent atlrilmi jussil.
Biïiiedictus Jiisiinianu», clPeirus Aldobrandinus Cardinales cxeenlorcs lesianienlarii Coltog-e npiiuin, et capiluluni, el canonici btijtif basilics, viro auiplisft.mo, el optime de se inertie poiuerunt.
« Jean-Antoine Petramelianus , Michel Vasquez, AutoineSandère, Hilarion de Costa el quelques aolres ont écrit VKlogt de ce cardinal. Les cardinaux d'Ossal el du Perron, en divers endroits de leurs Epitres, en fout honorable mention. »
TOLOMEI (Jean-Baptiste). jésuite, né à Pisloie lo h décembre 1653, fut revêtu de la pourpre sacreo par le Pape Clément XI , le 18 mai 1712. — Il refusa d'abord celte distinction; mais le Saini-Pèro lui ayant envoyé un cardinal pour le déterminer a so soumettre à sa volonté, il prit le parti d'obéir. Il succédait su saint cardinal do Tour-
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non. Membre des congrégations du S.iîtil- OfTice , du Concile , des Indulgences et Saintes Reliques, de l'Examen des évêques, des Titres , de l'Index et de la Visite apostolique, après avoir rempli les fonctions de camerlingue dans les conclaves tenus en 1721 et 1724 , lors do l'éleclion des Papes Innocent XUI et Benoit Xlll , il mourut h Rome à la suite d'uni' langue maladie, lo 18 janvier 1726, dans la 73* année de son Age, t! la 14* dp son cardinalat.
TOMACI LLI (Albéric). Napolitain, fut créé en 1125, par le Pape Honorius 11, prêtre-cardinal du litre de Saint Jean et de Saint-Pan'.
TOM M A SI f Joseph-Marie), né è Alicate on S aie, le H septembre 1019, était tils de Jules Tommasio, ou Tommasi, duc de Palina, prince do Lampedosa. — Dès l'âge le plus tendre, il se plaça sous \a protection de la sainte Vieige, et prit, dans la plupnrt do ses ouvrnges, le nom «le Joseph-Mariacarus. Il tâcha d'imiter les vertus de celle qu'il avait prise pour sa protectrice, et lit vœu de chasteté. Om.ique l'alné d'une illustre maison, il céda son droit de primogénituro a un frère puîné, et, suivant l'exemple d'un oncle et de quatre sœurs qui avaient quitté lu monde, il renonça 5 tous les avantages que lui offraient la naissance et la fortune. Enlré chez les Tliéaiins de Païenne, il prononça ses vœux le 25 mars 1066. Presque toujours en prière, il se faisait remarquer en outre par une rare modestie, par des mortifications rigoureuses, malgré lu délicatesso de son tempérament, par un détachement complet des choses du monde. Ses prières, ses austérités ne l'empêchaient pas de se livrer à l'étude, et il ne brilla [tas moins par sa srience que par sa piété. La philosophie, la théologie, la littérature païenn*;, les antiquités ecclésiastiques et la liturgie l'occupèrent tour à tour. Il étudia le grec, l'hébreu, le syriaque, le chaldéen, l'arche, l'éthiopien. Ses recherches dans les bibliothèques et dans les couvents de Rome le conduisirent a dos découvertes importantes sur cette partie de la science ecclésiastique, qui règle l'office divin. Malgré soc application h l'élude et son amour de la vie contemplative, il occupa divers emplois dans son ordre, et fut attaché par les pontifes à plusieurs congrégations. Telle était sa réputation de sainteté que Clément XI, aussitôt après son élection, voulut le consulter pour savoir s'il accepterait lo trône pontiticai. Clément XI, dans sa septième promotion, en 1712, l'ékva au cardinalat. Cette éclatante dignité, objet des vœux de tant d'autres, n éblouit pas le modeste religieux qui portail ses vues plus haut. 11 refusa; et il fallut un ordre formel du Pape pour lo contraindieà accepter. Il conserva sous la
Eourprela simplicité, la frugalité du tloitro. a légère augmentation du ses revenus profila aux pauvres, dont sa maison devint l'aaile : eu six mois il leur distribua quatre mille écu8 d'or, et en envoya cinq cents aux catholiques suisses |iOur les aider daus la guerre qu'il* soutenaient alors contre les
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cantons protestants. Renouvelant l'ancienne discipline de l'Eglise, louchant les titres des cardinaux, il prêchait tous les dimanche? d ms l'église de Saint Martin aux Monts, qui était son litre, et il se faisait une gloire d'j apprendre aux plus pauvres la religion. Son zèle s'étendit jusqu'à lâcher d'amener une réforme générale dans la vi Mo de Rome, tant à l'égard du cérémonial que pour les vêtements des femmes des différentes classes, dont il voulait proscrire l'immodestie et le luxe franchissant certaines bornes. Dans ce but il présenta un mémoire au Pape, qui fit assembler auprès de lui un certain nombre de cardinaux, et ordonna à ceux de la deinière promotion de se rendre aussi h ce conseil pour y donner leur avis. Rome ne jonil pas longtemps des exemples de ce noble prince de l'Eglise, de si s soins apostoliques, des profusions de sa charité. Une mort trop prompte l'enleva de ce. monde lo 1'» janvier 1713, dans sa 64* année. Il ne laissa pas de biens, et légua, par fon testament, ses meubles, son carrosse et ses chevaux au collège de la Propagande. Il avait écrit au duc de Palmi, son neveu, pour le prier de donner quelque gratification h ses domestiques. Modeste jusqu'au tombeau, il avait demandé a être inhumé sans pompe dans le cimetière public : ce vœu ne lut point exaucé. On lui érigea un sépulcre de marbre dans son église. Nous ne ferons point ici rémunération de tous les ouvrages du savant cardinal; on la trouve dans sa vie, parut a Rome en 1803, dans le VIII* volume de ses Œuvre*, et dans Moréri. La publication de ces Œuvres, recueillies par le P. Vezzosi, a commencé a Rome en 17V7; elles se composent de 2 vol. in-4*. Voiei les titres des principaux écrits du cardinal : 1. Codices tacramentorum nongenlis annis vetuslioret.Row, 1680, in-4*; cet ouvrage est dédié à la reine Christine de Suède; II. Psaltrrium juxlo duplicem edilionem Komanam et Gallicanam, cum canticis, hymnario et orationali, ibi»L 1683, iu k'i 111. Psaltrrium cum canticis versibus prisco more distivetum, arguments et orationibus vetusti*, novaque littéral i explication* brrvissima dtlucidatum; ibid..
1697, in-4" ; 1 V. A ntiqui libri Mitsarum X. H t ic. ; ibid., 1606, in k\ V. Indiculus inttitutionum theologicarum vtleruin Palrum; ibid., 1701, iu-4*; VI. Instilutiones theologicee ortiquorum Palrum, quœaperto sermone exponunt breviter theologiam, sive theoreticam iivepracticam; ibid., 3 vol. in-8*, 1T09-10-I2. Le 1" vol. contient les Pretcriptitns de Terlullien, l'Avertissement de Vincent deLérins et deux discours de saint Grégoire de Nazianze, l'un, sur la modération qu'il dut garder dans les discussions de théologie; l'autre est le premier discours tliéologique. Le 2' vol. renferme les trois livres de sai"1 Cyprieu à Quirinus, les Ascétiques d«' *'inl Basile, ses Discours sur le jugement dtVi*u> sur la trait foi, et sa Morale. Le 3* '{>'• contient \ Ane or al de saint Epipuaue, I»* brégé que ce docteur a fait luwnêïnt de ï'Ancorat, el sa professiou de foi. On e en*
core de ce rardinal, tant en latin qu'en italien, des Di$$ertation$ sur des points de critique, sur des usages liturgiques, sur des questions d'antiquiiés, des livres ascétiques, imprimés ou manuscrits. L'abbé Tilo-Livio, référendaire de la congrégation de l'Index, prononça l'oraison funèbre du saint cardinal, dont on ne peut mieux finir la notice qu'en rapportant l'éloge que fit de lui Clément XI dans le consistoire qui suivit son décès. « Je sens, » dit le Saint-Père, ■ je sens plus que les autres pertes, celle que je viens de faire du très-illustre et très-pieux cardinal Tommasi : je regrette vivement que nous perdions sitôt ce modèle de la sainteté, cet exemplaire de l'ancienne discipline, qui la retraçait par sa conduite et par ses écrits. » La congrégation des Rites ayant reçu diverses informations de grâces obtenues par l'intercession du pieux cardinal, ordonna par décret de mai 1714 qu'il en serait plus amplement informé, et que cependant on lui donnerait le titre de vénérable. Après de nouvelles enquêtes, un décret du 1" janvier 17G1 déclara constant que le cardinal avait pra-
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tiqué les vertus à un degré héroïque. Un autre décret du 28 mars 1803 constata deux miracles opérés par les prières du pieux prélat. Enfin Pie VII, par décret du 5 juin suivant, décida, conformément à l'avis unanime de tous les membres de la congrégation des Rites, que l'on pouvait procéder à la béatification du cardinal.
TONTI (Michel-Anse), de Ri mini, archevêque de Nazareth, créé en 1608 par le Pape Paul V, prétre-cardinal du titre de Saint» Barthélemi en l'Ile, puis de Saint-Pierre ès Liens, évêque de Céséna, mourut en 1622.
TORNAQUINCE. — Yoy. Pibbrb.
TORQUEMADA (Jeas db), plus connu sous Bon nom latinisé de Turr*cremata,a été confondu è tort avec le trop célèbre inquisiteur Thomas de Torquemada, son concitoyen, son compatriote, et Dominicain, comme lui. — Le grand inquisiteur, pendant les seize années de son ministère, prononça une foule do condamnations diverses, et Ut brûler un grand nombre de victimes ; lean de Turreereiuala ne condamna et ne fit mourir personne. Né, en 1388, d'une famille illustre en Espagne, il entra, dès l'âge de 15 ans, dans l'ordre des Dominicains, ou frères
Crécheurs. Les talents qu'il manifesta do onne heure le firent remarquer, et le P. Louis de Valladolid l'emmena avec lui en 1517 au concile de Constance. Après la clôture de cette assemblée, il fut envoyé par ses supérieurs a Paris où, en 1423, il fut reçu le premier au doctorat, et où il enseigna avec éclat la théologie. A son retour en Espagne, il parut avec tant de distinction qu ou le fit successivement prieur des maisons de son ordre a Valladolid et à Tolède. La capacité qu'il déploya dans ces emplois le mit en évidence* En 1431 Eugène IV l'appela à Rome, l'investit de la dignité de maître du sacré palais, et, peu après, l'envoya en qualité de sou théologien, au concile de Bile, Torquemada s'y distingua par
son éloquence, par son savoir; le Saint-Siège n'eut jamais un défenseur plus zélé. Il obtint la condamnation des erreurs de Wiclef et de Jean Huss, qui conservaient encore des partisans, et repoussa victorieusement les attaques des hérétiques contre les dogmes de l'Eglise. L'irritation des Pères du concile contre Eugène IV était alors a son comble; tous les efforts de Torquemada avaient été impuissants à la calmer. C'est alors qu'il fut envoyé parle Pontife, en qualité de nonce en Allemagne, a tin de s'opposer, de concert avec le cardinal Santa Croce, aux entreprises des prélats du concile qui travaillaient à détacher ce pays de l'obédience d'Eugène. Non-seulement il réussit, mais il détermina les princes et les évêques h se réunir au nouveau concile indiqué par Eugène à Ferrare, et transféré à Florence. Torquemada y assista aussi ; il y soutint sa réputation, et fut un des commissaires nommés pour dresser le décret d'union entre les deux Eglises grecque et latiue. C'est dans ce concile qu'il se lia d'une étroite amitié avec le célèbre Bessarton. Député par le Snint- Père auprès du roi de France, Charles VII, pour l'engager à faire la paix avec les Anglais, il apprit è Angers qu'Eugène IV l'a mit promu au cardinalat le 18 décembre 1430. L'année suivante, il se rendit à l'assemblée des prélats de France à Bourges, et, s'il ne put faire abandonner entièrement le concile de Bâle, il obtint que, du moins, on demeurerait attaché à Eugène, que le concile do Bâle venait de déposer. Ce cardinal eut ensuite diverses prélatures en Espagne. Il faisait de ses revenus le plus noble usage. Le roi d'Aragon, Jean II, lui témoignait la plus grande considération. La mort d'Eugène IV ne diminua en rien le crédit dont jouissait Torquemada h la cour de Rome. Nommé oar Calixle 111 évêque d'Albano, il fut transfère par Pie H sur le siège de Sabine. C'est à ses conseils que le dernier Pontife dut le succès de l'assemblée de Hantoue, d'où tous les autres cardinaux lui conseillaient de se retirer, parce qu'à son arrivée il avait trouvé peu d'ambassadeurs des princes chrétiens. Ce grand théologien, cet illustre prince de l'Eglise, mourut à Rome le 26 septembre 1468, Agé de 80 ans. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont vingt-sept sont imprimés et quatorze manuscrits; on pout en voir le catalogue dans la Bibliolheca hitpan. d'Antonio, et dans les Scriptortt ordinit Prcedicatorum du P. Quelif. Voici les litres do quelques-uns : I. Expotitio brevit el utilis super totum Ptalterium, Rome, 1470 in-4*; II. Traelatus de aqua benedicta, ibid. 1475, in-4*; III. Quœetioues epiritualis convivii defictas prerfermtes super evangeliit tant de lemporequam de sanctii, ibid. 1477, in-fol.; Nuremberg, 1478, in-fol.; IV. Commtntarii in decretum Gratiani, Lyon, 1519, in-fol. 6 vol.; Venise, 1578, 4 vol. in-fol. ; Rome, 1727; sollicité, par le Pape Nicolas V, h travailler sur le décret de G ru tien, Torquemada avait d'abord fait un commentaire sur le traité Dt coniccration*, qu'il acheva malgré
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