‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 344 sur 457 · IS · texte numérisé non relu

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VALENTIN , Hormrois. ôvêque «le Cinq- Ealises, créé par lo Pape Urbain VI, en 1379, prêtre-cardinal du titre de Sa i nie-Sabine, mourut en MO.

VALENTIN (Louis) , né à Trévi en 1005 , évéque de Rimini, fut fait cardinal en 1759, par Clément XIII ; il mourut en 1763.

VALKR1ANO. — Voy. Pierre.

VALERIO ou VALIÉRO (Aiqustix) , né à Venise, d'une des familles les plus considérables de cette ville, le 7 avril 1531 , commença ses études dans sa patrie, et les continua à Padoue, où il se rendit à l'Age de 16 ans. — Il y étudia les belles-lettres sous Lazare Bonamico , et la philosophie sous Bnssiano Lando et Marc-Antoine Genoa. Il n'avait que 20 ans lorsqu'il composa l'oraison funèbre de son maître Bonamico. Comme il se destinait à l'Eglise , il étudia aussi en théologie et en droit canon, et se flt recevoir docteur en l'une et en l'autre faculté. De retour à Venise, il accompagna a Rome les ambassadeurs que le sénat envoyait au Pape Paul IV, en 1555, pour le féliciter de son exaltation au souverain pontificat. A l'Âge de 25 ans accomplis , il demonda et obtint d'être admis parmi les Sages des ordres à Venise, c'est-à-dire au nombre des jeunes gens des premières familles, à qui l'on donne entrée au collège où se traitent les affaires de la république, afin qu'ils se forment au gouvernement. En 1558 le sénat le nomma pour remplir la chaire de philosophie , laissée vacante par Jacques Foscarini , devenu avocat général. Valerio n'avait alors

3 ue 28 ans ; mais , chez lui , le mérite avait evancé les années. Bernard Navagero, son oncle, ayant été élevé au cardinalat en février 1561, l'invita è se rendre auprès de lui à Rome. Valério,en ayant obtenu la permission du sénat, se rendit au vœu de son oncle, et demeura près d'un an a Rome, où il se lia étroitement avec le cardinal Charles Borromée, qui lui procura l'entrée de l'académie célèbre qui se louait au Vatican. En 1562, il suivit son oncle au concile do Trente , et quelques mois après il retourna à Venise , où il reprit son poste qu'il garda jusqu'en 1565. Il prit alors l'habit ecclésiastique, et son oncle, qui, avant d'aller au concile de Trente , avait jété fait évôque de Vérone, se démit en sa faveur de cet évêché , avec l'agrément du Pontife. Navagero ne survécut que quelques jours à sa démission. Pour Valério, dès qu'il se vit sur le aié^e de Vérone, il ne pensa plus qu'à remplir tous les devoirs d'un saint évéque. Il prêchait fréquemment, même eu italien, quoiqu'il s'exprimât difficilement en cette langue ; il s'était tellement exercé dans la langue latine, qu'il la parlait beaucoup plus facilement que la sienne propre. Il visitait son peuple, prenant un grand soin des pauvres et des orphelins , réprimant les désordres , introduisant le bien partout où il pouvait; euûn donnant l'exemple de la plus parfaite régularité. En décembre 1583 , le Pape Grégoire X1U le créa cardinal du tilro de Saint-Marc , et le mit a la tête do plu-

sieurs congrégations. Sous le pontificat de Clément VIII, il passa du titre de Saint- Marc à l'évftché de Palestrine. L'interdit, que le Pape Paul V jeta sur sa patrie, lui causa , dit-on , tant de chagrin , qu'il en mourut è Rome le 21 mai 1606 , âgé de 75 ans. Son corps, inhumé dans cette ville, en fut ensuite transféré dans l'église cathédrale de Vérone. Les ouvrages imprimés de ce littérateur distingué, de ce prélat sont: I. Onze discours prononcés à Venise , lorsqu'il était professeur de philosophie, et imprimés avec ses deux livres, De recta phUosophandi rstione , Vérone 1577 , in 4*, et Venise, 1581, in 4* ; II. Une Lettre sur te titre de Jérôme Osorio sur la justice, imprimée plusieurs fois avec le livre d'Osorio; 111. De acolythorum disciplina, Veuisp, 1571 ; Vérone, 1583, in-i*,et è la lin de sa Rhétorique ecclésiastique; IV. Vie de Bernard Navagero, son oncle; Vérone, 1602, in-4*; Padoue, 1719, in-»'; V. Rhetorica ecclesiastica, en trois livres; Venise, 157V, in-8*; elle eut sept éditions du vivant do l'auteur, et elle a été traduite en français par l'abbé Dinouart, sous ce titre: La rhétorique des prédicateurs, traduite tTA. Valério, évéque de Vérone et cardinol, etc.; Paris, 1750, in-12. Valério entreprit cet ouvrage h la sollicitation de saint Charles, son ami, qu'il allait souvent visiter à Milan. On trouv» dans quelques éditions trois discours qu'il

Srononça à Vérone devant son clergé ; VI. piscopus , ara de optima episcopi forma , Milan, in-V, par les soins de Galesini, et par les ordres de saint Charles, qui lui avait demandé un travail sur ce sujet. On a* encore d'autres éditions de cet ouvrage ; VII. Cardinalis, sive de optima cardinalis forma, Vérone, 1586, in-V*. et 1604, in 4*: VIII. Récit de ce qui arriva è Vérone en 1575 ; IX. Apologie adressée à son clergé , pour lui exposer pourquoi il n'avait pas encore publié de statuts; Vérone, 1589, in-4* , à la suite des constitutions deGiberli, évéque de Vérone, lesquelles Valério fil réimprimer avec des notes et des corrections conformes aux décrets du concile de Trente ; X. Constitutiones ad Dnlmatiae et I stria? utum; XI. De eautione adhibtnda in edendis libris ; Padoue, 1719, in-4*. Ce livre, qui fut publié plus d'un siècle après le mort de l'auteur, usl dû aux soins de Volpi, qui y a joint Bernardi Saw gerii cardinalis vita. Cette édition comprend, en outre, un catalogue exact des écrits, tant imprimés que manuscrits , du cardinal Valério, avec quelques notes. L'éditeur s inséré dans le môme volume plusieurs discours composés par des nobles Vénitiens j XII. Un discours sur la bénédiction des AgnusDci, faito par le Pape Grégoire XIV eu 1591, imprimé avec l'ouvrage d'Onuphrs Panvinio, De baptismale paschali , Rome , 1656, in-8*; XIII. Ad Sixtum V epislola nimcupatoria sermonum sancti Zenonis ; Vérone, 1589 , in-4*. Presque tous ces ouvrage* du cardinal sont en latin ; on a encore du lui * I. Gli antichi monumenti di Vescoti di Verona ; II. Vita di san Carlo Borromeo : III Mmoriale diAgostino Vatiero sopra gli stuHi

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a un tenatore eonvenienti. Venise, 1603, dément d'une armée composée de dix-huit in-4-', etc. Ce prêtai laissa un nombre encore mille hommes d'infanterie et sii mille plus grand de manuscrits, parmi lesquels le chevaux, qui fut envoyée en Allemagne, et

cardinal Quirini, dans la préface de la Vie de Paul III , regrette beaucoup celui qui est intitulé : De vtilitate ex conclavi capienda. On trouve une lettre du cardinal Valiero, adressée à (Ma vieil Maggius, dans les EpUiolœ clarorum virorum selccttr, édition de Venise, 1568, iu-8*. fol. 12G. Celle lettre est de 1555, et datée de Padoue.

VALETTE (Louis de Nooaret de la), trots ème filsdeJe.tu-Loui*, !ucd Espurnonetde Marguerite de Fois, comtesse de Candale et d'A'tarac, naquit le 8 février 1593. Abbé de Sainl-Vicinr de Marseille, de Grnndselve, de Saint-Vincent de Me'z. et du Gard sur la Somme, prieur deSaint-Mar:in des Champs, il fut nommé archevêque de Toulouse, puis créécardiurl, en 1621, par le Pape Paul V. — Il fui encore commandeur de Tordre du Saint-Esprit, li ulenant général des armées du roi, gouverneur d'Anjou, de Melz et du pays Messin. Il s'attacha d'abord h la reine mère, Marie de Médicis, et contribua beau-

se joignit a celle du duc de Weymar. Le cardinal avait pour maréchaux de camp le comte de Guiche et le vicomte de Turenne. Une des graves difficultés de cette époque élait d'accorder Weymar et la Valette, un cardinal et un prince prolestant, sur le cérémonial. Weymar, qui conserva la principale autorité dans le commandement, laissa volontiers au cardinal tous les honneurs qu'il demandait. Les deux années réunies attaquèrent avec succès le camp de Galas, devant la ville de Deux-Ponls, et forcèreut Maosfeld à lever le siège de Mayence. Mais le cardinal s'était peu occupé des moyeu de faire vivre les soldats au delà du Rhin. Il avait reçu d'excellentes instructions, qu'il ue put ou ne voulut pas suivre. La famine menaçait l'armée ; le pain coûtait un écu la livre, les troupes murmuraient : la sédition étail à craindre. Enûu le cardinal prit le parti de ramener eu France une armée qui allait périr ou se dissoudre. Son carrosse fut litre

coup è son enlèvement du château de Blois ; aux flammes. Il (il brûler tout ce qui ne pou-

mats il ne larda pas è s'en détacher pour suivre le cardinal- ministre, dont il devint l'ami et le* serviteur le plus dévoué ; au point que le duc d'Espernon appelait son fils le cardinal-valet, par opposition au cardinal-ministre. Le 11 novembre 1630 M* rie de Médicis et Gaston d'Orléans avaient arraché à Louis XIII, malade, la promesse de destituer Richelieu. Celui-ci vit chanceler sa fortune dans cette résolution de cour,

3 ni fut appelée la journée det dupes, l'une es plus mémorables du règne de Louis

vait être transporté sur le dos de quelques mulets et du puiil nombre do chevaux quels faim n'avait pas encore moissonnés. L'artillerie fut entamée. Treize jours d'uue retraite rapide è travers des montagnes et des défiles, où l'armée ne vivait que d'herbes ot déracines, semblaient avoir épuisé toute sa force, lorsqu'à1 Vauveranges, sur la Sarre, ik régiments, détachés de l'armée de Galas, vinrent fondre sur l'arrière-garde. Lé combat fut terrible et glorieux. Les Impériaux, mis en déroule, perdirent sept étendards; et

XIII. Les courtisans voyaient déjà la chute l'armée française victorieuse qui avait perdu, du ministre. Sa disgiâce étail presque consommée. Lui-même, sans espoir, se tenait renfermé dans son cabinet avec le cardinal de la Valette ; il brûlait ses papiers; tous ses préparatifs étaient faits pour gagner Ponloise, et de là le Havre. Son ami, ne prévoyant pas que sa maison allait bientôt être accablée sous le poids qu'il aidait à soutenir, lui dit : « Suivez le roi à Versailles, tentez un dernier effort pour reprendre votre ascendant. Si vous quittez la cour, le pouvoir est perdu pour vous; elle champ libre restera à vos ennemis. > Richelieu est frappé de ce trait de lumière. Il vola à Versailles, suivi de la Valette; il regagne la confiance de Louis XIII, et le dédde à lui livrer ses ennemis. Son pouvoir grandit au sein de cet orage. Non coulent d'avoir ainsi dupé ses adversaires, il se prépare à en ti-

dans sa marche, six mille hommes, et sa trouvait réduite à quatorze mille, se retira en Lorraine, où Weymar, plus heureux ou plus habile , ramena ses troupes sans que les Impériaux les eussent entamées. Les deux généraux se rendirent à Paris, où le plan d une nouvelle campagne fut réglé arec Richelieu, assisté du maréchal de la Force, du marquis de Feuquières et du P. Joseph. » (Micuaud, Biographie univer$eUe%tti. de M. Villenave.) Dans la discussion, le Capucin indiquait du doigt, sur la carte, les villes qu'il fallait prendre. • M. Joseph, > dit lu duc de Weymar, « tout cela serait fort bou si l'oo prenait les villes avec le bout du doigt. * Cependant le Pape Urbain VU1 voyait avec peine un prince de l'Eglise associé à un priuce luthérien dans le commandement des armées. Le cardinal reçut donc

rer une éclatante vengeance. Le garde des de Rome un bref qui lui enjoignait de désceaux Mari I lac est exilé; plus tard le ma- poser Cépée. Mais Richelieu, qui voulait réchal.son frère, porla sa lète surl'échafaud. être agréable à un serviteur dévoué, s'huer- Les grands seigneurs, qui faisaient tout posa et fil valoir les capacités militaires do trembler, tremblent à leur tour. Le duc cardinal-général. Il se prévalait d'ailleurs

de l'exemple du cardinal-infant qui commandait les armées espagnoles dans les Il s'indignait de voir son fils le serviteur du Pays-Bas. Le Pape prit conseil de la pro* tout-puissant ministre. Le cardinal de la Va- dence, et n'insista pas. Le Saint-Père pou* lette ambitionnait la gloire des armes. « Ri- vait, avec juste raison, faire observer «a chelieu lui Ût donner (1635) le comintnan- cardinal-ministre qu'entre les deux cas s»

d'Epernon, longtemps si lier et si puissant, n'était plus de taille à lullerconlre llichelieu.

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