‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 35 sur 457 · ARD · texte numérisé non relu

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sores contraires aux intérêts de son prince; de sorte que l'empereur fut oblige de le signer lui-même. Le chancelier Galtînara étant devenu veuf, le Pape Clément VII le créa, en 1529, cardinal du titre de Saint- Jean devant la Porte latine. En décembre d> la même année, cet illustre cardinal conclut, à Bologne, entre le Pape, l'empereur, la république de Venise et le duc de Milan, un traité pour la défense de l'Italie, traité que le cardinal de Grnnvelle, dans ses Mémoires manuteriti, appelle un chefd'œuvre de politique. Gattinara mourut à Iuspruck, le 5 juin 1530, Agé de soixantecinq ans. Son corps transporté à Gattinara, Sef de sa famille, y fut inhumé dans l'église des Chanoines réguliers qu'il avait fondée, et où l'on voit sou mausolée et sa représentation en marbre. — (Voy. Uohblli, in Eloy.; — Pierre Martyr, in hpistolis; — Guichabimn, Hist., I. vi; — Sandoval, Vita diCarolo Y; — Aubbbt.)

Le chancelier Gattinara avait été marié à Andritiie Avogadro, d'une des premières familles de Verneil, dont il ne laissa qu'une tille, Elise, mariée au comte de Liguana, aussi de Verceil. Par son testament, du 23 juin J5i9, il instituait pour héritiers sa fille et ses deux neveux, les substituant les ans aux autres. Il laissa a sa ûlie le comté de Valence, et d'autres terres considérables. Sa postérité s'est éteinte en 169lJ, dans la personne du dernier comte de Valeuce, mort sans enfants. Il donna a Georges, lils de Charles, son frère puîné, le comté de Gattinara. C'est donc a tort que Guichardin a dit que Gattinara était de basse naissance.

ARCHET Tl (Jbar-Awdbr) né a Bresse, en 1731, évèque d'Ascoli, fut (ail cardinal par Pie VI, eu 178V. — Il mourut eu 1805.

ARCH1NTO (JosEfH), né le 16 avril 1651, archevêque de Milan, fut nommé cardinal par In P«ipe Innocent XII, le 14 nov. 1699, et mourut le 9 avril 1712, Agé de 61 ans.

ARCHINTO (Albbbt), né ie 8 nov. 1698, gouverneur de Rome, puis secrétaire d'Etat, créé rardinal par le Pape Benoît XIV, le 5 avril 1756, mourut en 1758.

ARCHINTO (Jbah). Milanais, né en 1736, érôquo de Sabine, fût (ail cardinal en 1776 par Pie VI; il mourut en 1709.

ARCI (Jbab d'J Français, archevêquede Tarerais e, nommé prôlre-cardinal du titre des saints Néréo etAchilléepor Félix V, le fut de nouveau par le Pape Nicolas V, eu 1449, et mourut en 1453.

ARC1MBOLDO (Jbaw), né à Milan, dont il fut sénateur, étant devenu veuf, fut nommé a révêché de Novarre. — Le Pape Sixte IV loi donna le chapeau de cardinal en 1473, et le Pape Innocent VIII le nomma à l'archevêché de Milan et a l'abbaye de Saint- Ambroise. — Il mourut a Rome en 1491. Un de ses fils lui succéda à l'archevêché de Milan. — (Tof . Aubbbt, Jftif. dacard.;— Ciacosros, etc.)

ARDINGHELLE (Nicolas), né a Florence, éu<t profondément versé dans le droit, et

dans les langues grecquo et latine. — Il faisait partie de la maison du cardinal Farnèse; mais celui-ci ayant été élevé au souverain pontifical en 1534, sous le nom de Paul III, Ardinghellé devint secrétaire du cardinal Aleiandre Farnèse, neveu de ce Pape, qui lui rit obtenir plusieurs bénéfices, Paul III l'envoya vers le roi du France, François I", en qualité de nonce, pour qu'il tachât de ménager une réconciliation entre ce prince et Charles V. Ardinghellé s'acquitta de cet e mission avec habileté, et, après son retour, il accompagna le cardinal Alexandre en Espagne, on ce prélat se rendait en qualité de légal du Saint-Siège. Alexandre ne ni jamais rien d'important sans ses conseils. Ils allèrent aussi en France et en Allemagne. Peu Après qu'Ardinghelle fui rovenu à Rome, il fut créé cardinal, et mourut trois ans après, le 23 août 1547, Agé de 45 ans. Oo a de lui plusieurs traités de littérature, qui ont été publiés anonymes ; des harangues latines et italiennes prononcées dans ses ambassades; des poésies, et un livre sur sa négociation pour rapprocher Charles V et François I" : De negoiiationt sua pro pace intunda inler Caroiàm V et Francucum I. — {Voy. Poeeu nt, De script. Florent.)

AKDIT10, évèque de Cumes, fut créé cardinal en 1150, par le Pape Eugène 111, qui en créa vingt-quatre de 1145 à 1153.

ARDUIN, chanoine régulier de la congrégation de Saint-Fridien de Lucques, fut créé, eu 1178,par le Pape Alexandre 111, prêt recardinal du titre de Sainte-Croix de Jérusalem.

ARCTICS (Paul), Italien, évèque de Plaisance, puis archevêque de Naples, créé par le Pape Pie V, en 1570, prôlre-cardinal du litre de Sainle-Pudeniiane, mourut en 1578.

AREZZO (Thomas), naquit en 1756 à Orbitullo, village du grand-duché de Toscane, d'une famille ancienne et illustre, originaire de Palerrae. — • Il reçut une excellente éducation. Dès qu'elle fut terminéo, il fut appelé par le Papo Pie VI, à la vice-légation de Bologne, puis aux gouvernements de Fermo, de Péruuse et de Macerata. Bientôt les années françaises occupèrent la péninsule; loutes les têtes étaient en effervescence eo Italie; le gouvernement y était devenu si pénible et si difficile qu'Arezzo y renonça eu 1798, pour aller se réfugier eu Sicile, berceau de sa famille. En 1801 il retourna a Rom'1, où il fut nommé fier le nouveau pontife, Pio VU, archevêque m parti' bus de Séleucie, et ensuite nonce apostolique à Saint-Pétersbourg. Il était chargé do la négociation la plus délicate et la plus importante*; il ne s'agissait de rien moins que de tenter encore une fois la réunion de I E-» gltse grecque avee l'Eglise latine, tenUlive qui avait échoué en dernier lieu, an xv' siècle, sous le ponlittcaj d'Eugène IV. — \oy. Bkssabiok. — Paul 1", prince enthousiaste et chevaleresque, accueillit Arezzo ovecHs plus grando distinction ; il entra dans toutes les idées du nonce : on fut bientôt d'acconl sur tous les points, et la réunion allait être

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prononcéet quand le meurtre du malheureux prince vint tout arrêter. Le jeune Alexandre, son fils et successeur, se montra tout d'abord hostile au projet, et défendit qu'il en fût question. Arezzo, obligé do quitter Pétersbourg, se rendit, avec le caractère de légat, auprès de la cour de Saxe, où il résida plusieurs années. Il se trouvait encore è Dresde, en 1807, quand Napoléon, après ses victoires d'Eylau et de Friedland, l'appela a Berlin, afin de lui faire confidence des grands projets qu'il méditait déjà contre le Saint-Siège. Croyant sans doute l 'avoir fasciné, il l'envoya à Rome, porteur d'instructions secrètes, fort hostiles au trône pontifical. Arezzo.arrivé à Rome, n'eut rien de plus pressé que d'instruire Pie VII de tout ce dont il était menacé. Le Pontife, par reconnaissance, le nomma vice-gouverneur de sa capitale. Napoléon ne put pardonner h Arezzo ce qu'il appelait une trahison. Il le fit arrêter, en septembre 1808, et enfermer a Florence, puis a Novarre. Rendu a la Kberté, Arezzo se réfugia à Florence, où il fut encore arrêté, puis conduit en Corse, pour y être incarcéré à Bastia. En 1813, il parvint à s'évader, et è gagner la Sardaigne, où il fut accueilli, avec tous les égards dus a son mérite et è ses malheurs, par le roi Victor-Emmanuel, qui était fixé dans cette tle, depuis que les Français occupaient ses Etats du continent. En 181*, il quitta la Sardaigne avec ce prince, et alla attendre a Savone Pie VII qui revenait do sa captivité de Fontainebleau. Il accompagna le pontife à Rome, où il fut nommé président du Saint-Office. Il suivit encore, en 1815, ce même pontife è Turin, lorsque l'invasion de Murât l'obligea à quitter sa capitale. C'est seulement après sa rentrée à Rome que Pie VII décora Arezzo de la pourpre : il lui donna aussi la légation de Ferrare. La, le cardinal eut occasion de déployer ses vertus et son humanité envers les prisonniers politi-

Sues qui y furent envoyés de Ravenne et de itTérenls points, après la révolution éphémère qui troubla Naples en 1820. Ce prélat, qui pouvait prendre pour divise : Non ignarus tnali miztrit iuecurrere disco, se rendait souvent dans les prisons, pour distribuer a ces malheureux tous les secours et toutes les consolations dont ils pouvaient avoir besoin. Rappelé à Rome en 1830 par Pie VIII,

aui le nommait vice-chancelier do l'Eglise, y mourut le 3 février 1833.

ARGEN VILLERI (CLÉMBNT),Romain, auditeur, né le 30 déc. 1687, lut le 51' cardinal créé par le Pape Benoit XIV, 3* promotion du 26 nov. 1753.

ARGENT1NO (Fearçois), Vénitien, fait cardinal en 1511 par Jules 11, mourut eu

ARIAS (Emmanuel »'), Espagnol, archevêque de Séville, créé cardinal en 1713 par le Pape Clément XI, mourut en 1717.

•AH1BERT, nommé, en 11*4, |>ar le Pape Céleslin 11, prêtre-cardinal du titre de Sainte- Annstasie, mourut en 1156.

AR1GONI (Poupée), oé à Rome en 1552,

fut d'abord avocat consistorial, et plaida, en celte qualité les affaires de Philippe 11, roi d'Espagne. — Sous le pontificat de Sixte V» il harangua pour demander la canonisation du bienheureux Diègue de Complute. Fait auditeur de Rote en 1591, cardinal en 1596, il exerça la charge de d.ilaire sous Léon XI et sons Paul V. L'archevêché de Bénévent lui fut conféré par ce dernier Pape. Il raoM~ rut le * avril 1616, & la tour des Grecs , près de Naples, où il s'était retiré pour changer d'air. Son corps fut porté à Bénévent, où ses neveux lui firent élever un tombeau de marbre dans l'église métropolitaine. Outre la harangue dont nous avons parlé, et qui a été publiée par Pierre Galesini, dans le livre qu'il a écrit pour la canonisation de Diègue de Complute, on a de ce cardinal des lettres latines, qui se trouvent parmi celles de Jean- Baptiste La ii ri. Quant aux décisions de la Rote, elles ne sont qu'en manuscrit dans les cabinets de plusieurs savants. Charles Carthari vante beaucoup Arigoni dans sa lista des avocats consisloriaux. (Voy. Batlb , Dicfionn. critiq) ARMAGNAC (G bouges o'), naquit en 1501.

— Le cardinal d'Amboise, son parent, prit soin de sa première éducation ; et d'Armagnac, pour lui témoigner sa reconnaissance, lui fit, en 1553, élever un monument à Notre- Dame de Loretle. En 1529, on donna a d'Armagnac l'évêché de Rbodez, et il fut encore administrateur de ceux de Vabres et deLecloure. Le roi François I", qui l'honorait de son estime, l'envoya, en qualité d'ambassadeur, a Venise, en 15*1 ; puis à Rome, auprès du Pape Paul III, qui In fit cardinal en 15b*. Depuis, il fut conseiller d'Etat, et se trouva au colloque de Poissy. En 1565, il fut nommé è l'archevêché de Toulouse. Le cardinal de Bourbon, qui était alors légat d'Avignon, le pria de le servirdans sa légation, et de prendre part au gouvernement, sous le titre de co t légat. D'Armagnac accéda a ses désirs; et, en 1577, il fut rais sur le siège épiscopal d'Avignon, après la mort de Félicien Capiton. Il y fonda le couvent des Minimes, et y mourut le 21 juillet 1585, Agé de quatre-vingt-quatre ans. Le cardinal d'Armagnac était zélé pour la religion; ami des lettres, il protégeait les savants. Il les avança, autant qu'il put, a la cour de François I". Il eu avait toujours plusieurs dans le personnel de sa maison, et se plaisait à s'entreienir avec eux sur toutes les branches des connaissances humaines. — (Voy. deThou, Bistoria tui temporis ;— Fnizos, Gall. pur p. ;

— Aubery, Bi$t. de» cardinaux; — Sammartu, Galt.Chrtit.; — Nouguier, Histoire de» évéquet a" Avignon; — Sandese, in Elog., etc.)

Voici son éloge par le P. Alby [I6**J : • Tout ainsi que les sueurs des montagnes, et les fumées de la terre, se changent en -or ou en argent, ou en quelque autre métal de moindre valeur, selon les qualités qu'elles rencontrent dans les veines où elles se fixent; la nature qui lespréparo et les pétrit de sa main, les destinant déjà, dans la mine,

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