DICTIONNAIRE VIA
VKRONESE (Sajte), né à Venise en 168V.
évêque de Pn loue, fut fait cardinal en 1759 par Clémonl Xlll. Il mourut en 1767.
VEROSPI (Fabrice), Romain, nommé cardinal du titre de Saint-Laurent in Pant, pnr le Pape Urbain VU! en 1627, puis de Sainte-Marie de la Paix, mourut en 1639.
VEROSPI 'Jérôme), Romain, créé en 1641 par le Pane Urbain VIII, prêtre-cardinal du litre de Sainle-Agoès, évêque d'Osimo, mourut en 1652.
VETERANI (Bewoit), né à Urbin en 1703, fut fait cardinal par Clément XIII en 1766. Il mourut en 1776.
VEZE. ou EUSE, EUSA (Jacques de), fils d'Arnauld do Vèze, seigneur de Sainl-Félii, en Querci, fut chancelier de Robert, roi de Naples et comte de Provence, rjuis successivement évêque de Fréjus, d Avignon eû 1310, cardinal en 1312, Pape en 1316. sous le nom de Jean XXII, mourut en 1334 âgé de plus de 90 ans.
VEZE (Gaucelin de), nommé, en 1316, par le Pape Jean XXII, son oncle, cardinalprêtre du titre de Saini-Marceilin et deSainl- Pierre, chancelier de l'Eglise romaine, évêque d'Albano, légat en France et en Angleterre, mourut en 1348. — Il était fréta d'Arnauld de Vèze, vicomte de Carmsin, seigneur de Negrej elisse et de Saint- Félii, de Notre-Dame de Vèze, archevêque de Toulouse, et beau-frère d'Arnauld d« Clerniont, vicomte de Tallard, en Dauphiné.
VIA, VIAS, dt la Vie (Jacques de), nomma cardinal en 1316 par le Pape Jean XXII, mourut en 1317. Sa mère, N. de Vèze, était sœur de Jean XXII.
VIA (Arnauld de), né à Cahors, et frère du précédent, fut fait cardinal le 22 juin 1317, par le Pape Jean XXII, son oncle, et quelque temps après fut élevé à l'évêché d'Avignon, où il fit bâtir le palais épiscopal qu'on voyait encore en 1789, le Pa, e ayant pris l'ancienne demeure des évêques, pour en faire le palais apostolique. — On assure que, depuis, Jean XXII lit gouverner l'évêché par des vicaires. Arnauld de Via, prélat d'une grande piété, fonda l'église collégiale de Villeneuve-lès- Avignon, et composa un ouvrage en l'honneur de la sainte Vierge. Il mourut le 24 novembre
VIALE-PRELA (Michel). — Nous traduisons de l'allemand la notice suivante pubfiée par un journal de Vienne, sur le cardinal Michel Viale-Prelà.
« Parmi les plus mémorables événement»
de l'année qui dans quelques jours aura accompli sa course, figure incontestablement la conclusion du concordat dont la signature a été confiée par Sa Sainteté le Pape au prononce près la cour impériale, le cardinal Viale-Prelà. Né en 1799 à Baslia. dans 111e de Corse, l'illustre prince de l'Eglise que nous venons de désigner, commença en 1828 sa carrière diplomatique comme auditeur de nonciature en Suisse; d'où il tut rappelé *en octobre 1836 à la chancellerie romaine. Nommé, eu 1838, internonce, et,
wlques années plus lard, nonce à Munich, fut préconisé archevêque de Carthago ns le consistoire du 12 juillet 1841. En i5, eut lieu sa nomination en qualité de nce à la cour impériale de Vienne, puis ns le consistoire du 7 mars 1$53, son ôlôlion a la dignité de cardinal-prêtre, et ns le consistoire du 28 septembre 1855, préconisation comme archevêque de Bo- ;ne, Son Eminence réside, a la vérité, :ore actuellement au milieu de nous; :is le moment n'est pent-être plus éloigné, , au regret de tous, eHe quittera un poste elle s'est acquis des titres si réels à la véralion et à la reconnaissance des Cathoues d'Autriche. En mémoire de ses ser
C'est lui qui a négocié avec une extrême
prudence et le succès le plus heureux, ce nouveau concordat autrichien qui va inaugurer, pour l'Eglise catholique d'Allemagne, une ère de prospérité et de bonheur. 11 est regardé comme l'un des diplomates les plus distingués de la cour de Hume, et partout il jouit d'une réputation méritée d'habileté et de science. On l'a quelquefois désigné pour occuper le poste de premier ministre.
VIBIAN THOMASI, créé par le Pape Alexadre III, en 1173 , prêtre - cardinal du titre de Saint-Elienne in monte Cœlio, fut légat en Irlande et en Ecosse.
VICEDOMINUS de Vicedo sance, archevêque d'Aix
minu, de Plai»
créé, en 1272, car-
es également précieux pour l'Eglise et dinal-évêque de Palestine, par le. Pape Grêlât, le comité central du cercle de Saint- goire X, son oncle, mourut en 1276. ,-erin consacre aux lecteurs de VAmi du VICH (Guillaume-Raymond), Espagnol,
iple autrichien, dans le supplément gra- ( de ce jour, le portrait ressemblant de uslre prince de 1 Eglise. »
tous ajouterons à cette ootice que le carat Viale-Prelè avait été créé in petto dans consistoire du 15 mars 1852, et qu'il a u le chapeau dans le consistoire public 18 septembre.
Ledit cardinal a d'abord prêté, dans >a pelle Pauline, le serment prescrit parles stitutions apostoliques en présence des Jinaux chefs d'ordre, d'autres cardinaux des personnages d'ordinaire présents à acte.
Introduit dans la salle consistoriale par x cardinaux diacres, Son Eminence s'est lue au trône pontifical, où elle a d'abord >é le pied et ensuilo la main au Souvei Pontife, dont elle a reçu l'accolade; jrassée ensuite par ses collègues, elle allée occuper sa place, puis étant re- -néo au trône, elle a reçu de Sa Sainteté tiapeau cardinalice.
Ensuite LL. EE. RR. les cardinaux se l rendus processionuellernenl à la chau Pauline pour assister au chant du Tt m qui s'est lermiué par l'oraison Super 'um, récitée par S. E. R. le cardinal lei, sous-doyen du Sacré-Col lége, après i ils ont donné une nouvelle accolade do ilaliou au nouveau cardinal.
Après le consistoire public, Su Sainteté uu un consistoire secret dans lequel elle •elon la coutume, fermé la bouche a , Jocardinal Viale-Prelà. Ensuite le Saint- ) a, selon l'usage, ouvert la bouche à I. le cardinal Viale-Prelà qui a demandé acré Pal lui m peur l'Eglise mélropoiia de Bologne qui lui a été confié le eptooibre 1855. Après quoi, la demande acré Pallium a été faite pour les églises Chieli, Moliilon, Varsovie. Enfin Sa lelé a remis l'anneau cardinalice & S. E. ardinal Viale-Prelà, et lui a assigné le nresbylèral de Saint-André et Saintmire, au mont Célius. Rentrée dans ses irtements après le consistoire, Sa Saina reçu en particulier le nouveau car- I. •
créé, en 1517, |»ar le Pape Léon X, prôtrecardinaldu litre de Saint-Marcel, puis évôque de Barcelone, mourut en 1525.
VICTOR IV, antipape. — Voy. Octave*.
VIDMAN (Christophe). Vénitien, créé en 16i7, par le Pape Innoceut X, diacre-cardinal du titre des Saints Nérôe et Achillée, puis prêtre du titre de Saint-Marc, légat d'Urbin,
VIDONI (Jérôme), Crémonais, créé, en 1627, . par le Pape Urbain VIII, diacre-cardinal du titre des Quatre-Saints Couronnés, trésorier général de la sainte Eglise, mourut en 1632.
VIDONI (Pierre), né à Crémone le 8 novembre 1610, fut nommé évêque de Lodi en 16H.— Le Pape Innocent X l'envoya, eo qualité do nonce, auprès du roi de Pologne, à la recommandation duquel il fut créé cardinal par le Pape Alexandre VII, le 3 avril 1660. Depuis, légat de Bologne, archevêque d.i Monréal en 1670, protecteur de Pologne et comprotecleur de Portugal en 1676, le cardinal Vidoni mourut à Rome le 5 janvier 1680, âgé de 71 ans, et y fut inhumé en l'église des Carmes déchaussés de Notre-Dame de la Victoire. , .
VIDONI. Nous lisons dans VAmi de la religion du k septembre 1830 : < L > cardinal Pierre Vidoni, né à Crémone le 2 septembre 1750, avait été élevé à Rome au collège Nazaréen. Il devint en 1781 prélat de la maison du Pape, vice-légal de Ferrare en 1781, et eu 1790 ponenl de la consulte. Pie VII lui conféra, en 1801, le goui ornement d'Ancôue, et y ajouta en 1806 celui d'Urbin et dePesaro. Le cardinal ayant acquis à Rome le palais Stoppani, célèbre par les dessins de Raphaël, et où se conservent les quatre tables de» fastes sacrés de Verrius Placcus , trouvées dans les ruines du Forum de Palestrine, par les soihs du cardinal Stoppani, il les fit restaurer, et décora la pièce où elles étaient placées. Depuis il en publia uue belle éditiou. Il est mort le 10 août au soir, a la suite d'une fièvre continue et opiniâtre. Son corps a été transféré le 13, daus l'église de Saint- André délia Yalle, où a eu lieu le service, et où on l'a inhumé, dans une chapelle qui était sous son patronage. » Pierro Vidoui avait été créé cardinal «m 1816.
VU
VIGER1US (Marc), né à Savone, fui tiré que le permettait l'âge prescrit par les canons du cloître des Cordeliers, par le Pape Jules de l'Eglise. Les premiers essais de ses pré-
encourage-
dications donnèrent un grand ment è son zèle, et ûrent augurer que set travaux en ce genre ne seraient pas uns utilité pour l'Eglise. Il prit pour guides el
fiour modèles daus l'art oratoire, Louis <!e irenade et saint Augustin, qu'il lisait assidûment depuis plusieurs années. Ordonné prêtre en 18*11, aux Quatre-Temps de Noël, il remplit successivement les fonctions de vicaire à Saint-Cbaraond et à Roanne-en- Forez, deux petites villes ressortissant da diocèse de Lyon. Nommé curé do Bagnoison-Lyonnais dans le courant de 1815, il se
11, pour être cardinol. Il avait enseigné la théologie a Rome et à Padoue. — Fait, en 1505, évêque de Palestrine, puis archiprêtre de l'église du Vatican , il mourut le 18 juin 1516, figé de 78 ans. Il avait publié quelques ouvrages, un entre autres, qui avait pour objet de prouver que, des deux reliques qu avait le sultan Bajazel en sa possession, savoir, la tunique de Jésus-Christ, et la lance de Longin, la tunique, qu'il avait envoyée au Pape, était préférable à la lance qu'il avait gardée.
VILLADICANI (François de Paul), né à Messine en 1780, archevêque de Messine, livra "tout entier et avec joie aux travaux de fut fait cardinal en 18V3 par Grégoire XVI. la vie pastorale sans présager que la méthode Son Eminence vil encore aujourd'hui. claire, simple, pleine d'onction, qu'il atait
VI LL AN US fut, en 11U, créé, par le Pape adoptée pour la chaire, serait bientôt appré* Luce II, cardinal du litre de Saint-Etienne ciéo dans une grande ville. Sans nous antin Ca-lio monte. - ter au séjour passager que ût M. Villecourt
VILLA-VEZZOSA (Jka* de) , Espagnol , dans la paroisse de Saint-François de Sales archidiacre d'Oviédo, fut créé, en 1U0, par à Lyon, hâtons-nous de dire qu'en 1818, l'antipape Félix V, nrôlre-cardinal du titre de Sainte-Marie au delà du Tibre.
VILLECOURT (Clément) est né à Lyon, le 9 octobre 1787, d'une famille honorable. Placé par elle, dès son bas âge, chez un
jiieux ecclésiastique, ily apprit les éléments quatre autres ecclésiastiques qui partageaiexl de notre langue et les premiers principes ses travaux. Oulre les différentes instructions du latin. — Dans ses moments de loisir, il qu'exigeait ce grand hospice composé Je préludait seul a quelques essais sléuogra- tant d'élémeuts divers, l'abbé Villecourt fai* phiques de son invention, ne se doutant pas sait tous les limanchcs soir, daus la cb-ipelle qu'il élail appelé à perfectionner plus tard le principale, des discours suivis sur l'Antion système de Taylor. Rentré a 13 ans dans la et le Nouveau Testament. L'empressement maison paternelle, il fut confié à des maîtres que montrèrent constamment les fidèles de particuliers, sous lesquels il lit des progrès la ville è venir l'entendre pendant cin-l «os, rapides; car, è sa facilité naturelle il joignait lui prouva combien était goûté ce oouimu un travail opiniâtre que la nuit n'inierrom- genre d'instruction. L'A vent et le Carême pait qu'en partie. Outre les livres classiques étaient consacrés à des discours moraux. Ce il dévorait tous les ouvrages qui lui loin- pendant une question théologique, qui Ott* baient sous la main, surtout ceux des anciens pait a \ors les esprits è Lyon, douua naissance pour lesquels il se passionna. Placé quatre au premier ouvrago qu'il Ht paraître, sa"-5 ans plus tard au lycée de Lyon, il fit, en uuo nom d'auteur, en 1821, sous le litre de ûttrt* année*fa troisième, sa seconde et un cours à M. Fatvre. M. Villecourt avait élé engagé» de mathématiques, bien qu'il se sentit peu ce travail par les sollicitations d'ecclésiisiide goût pour celle dernière élude. Couronné ques recommandablcs. Peu après, il dooua trois fois, à la fin de l'année scolaire [1805], la première éditiou des Lettres, jusque-là par le célèbre Lalande qui présidait la dis- inédites, do P. Roy, olusieurs fois réimpntribution des prix, le jeune Villecourt obtint mées depufy 'c aérr-e aucces l'année suivante à la On do Dans le courant
a i«yon, naïuus-iiuus ue uire ou en 1010» demandé par les administrateurs des hospices de celte ville pour y occuper la place (feu* raônier en chef do l'hôpital général, il l'j consacra tout entier à l'amélioralion mocat de cet établissement, ne faisant qu'un avec
de 1823, Mgr de Cofnsr, évéque de Mteaux, parvint h obtenir que le diocèse de Lyon lui cédât M. Villecourt, qui rem ni i l dans ce nouveau diocèse les fouetions de chanoine théologal et de supérieur dis prêtres auxiliaires. Bientôt nommé vicaire général, ce dernier fut désigné comme successeur du vénérable M. Fery, en qualité*' supérieur du grand séminaire. Les leçons de théologie, d'£i;riiure sainle eld'éloquenre sacrée qu'il y donna, remplissaient lous ses Instants. — En ce moment, les prédicateur* de retraites pastorales étaient en très-peti: nombre. L'évôquo de Meaux pressa l'abbe de Villecourt d'embrasser cette carrière importante et difticile. — Celui-ci s'y dévoua, théologie, et son début, à Meaux, fut tellement beu- M. Villecourt se vil successivement appelé reux, que M. du Quélen, réclama de M. Vil* à tous les ordres ecclésiastiques, è mesure lecourl le môuse service pour le clergé i*
sa rhétorique qu'il fît dans un petit séminaire dépendant du diocèse de Lyon. La vocation de M. Villecourt pour I étal ecclésiastique élail bien prononcée, il en fil le but invariable de toutes ses études. Une année d'enseignement auquel il se livra avant son cours de théologie, acheva de lui rendre la langue ta line si familière, qu'il l'a toujours depuis écrite et parlée purement «omme sa langue maternelle. De 1808 à 1811, il fit è Lyon son cours de théologie, sous' la direction des Sulvicient, qui le nommèrent maître des Conférences dès la troisième année de ce cours. Ces fonctions consistent à répéter, à expliquer aux étudiants les leçons des professeurs de