‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 357 sur 457 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

son esprit & la loi de «es inclina-

« il se trouva lié par je ne sais quelle rencontre à la suite d un fameux tyranneau d'Italie nommé Tarloille, qui, pour avoir plus d'esprit et do courage que de conscience, s'était emparé de quelques pli

cbevéque d'Epbèse. Nommé nonce en Po- importantes du pays, se faisant justice de la logne en 1705, assesseur du Sninl-OfTice, violence, loi delà force, et gloire d'étouffer l'année suivante, il fut, en 1707, déclaré par la tyrannie, la liberté des peuples, qu'il maître du chambrn du Pape Clément XI, qui avait subjugués par les armes. Vilellescht Jui conféra, en 1709, Paruhevêché d'Urbin et lui servit un temps de secrétaire, et (ee qui la ponrpre sacrée. Le cardinal Vital, nommé était plus de son humeur) le suivit aux exerlégat de Bologne, en 1713, fut enlevé, par cices do la milice et aux expéditions des une courte maladie, dans son archevêché armes, faisant par inclination l'apprenlisd'Urbin, le 17 décembre 1714, dans la cin- sage d'un métier, duquel il devait un jour quièmo année de son cardinalat. par nécessité faire la profession. Mais fa VITELLESCHI (Jbah). Voici son éloge par funeste issue de Tarlaille a qui le Pape Marie P. Alby [1644] : lin V fit couper la tête, ayant étourdi le « Quoiquo la pins commune des causes premier dessein de ce jeune courtisan de la extérieures qui travaillent à la fortune d'un fortune, qu'il avait poursuivie avec plus favori, soit la disgrâce et la ruine d'un au- d'ardeur que de considération : il se résolut Ire : étant toujours vrai que les démolitions

de la fortune ne demeurent jamais inutiles; mais que comme d'une matière déji tonte trouvée, elle en bâtit le bonheur d'une nouvelle créature de sa faveur, qu'elle fait toute de ses mains. Toutefois on ne peut nier que

de la chercher dans la cour de Rome ; et pour prendre mieux celle ombre extravagante et fuyante devant ses pas, se jeter en terre, et pratiquer toutes les actions lus plus soumises qu'il pourrait en oette cour de cérémonie, pour acquérir quelque faveur

le principal modèle de la fortune ne se forme auprès du Saint-Père. Do quoi il vint à bout en l'homme même, en qui elle rencontre assez heureusement, s'ëtant en peu de temps

des qualités secrètes, mais avenantes à se produire en un beau jour; et une certaine industrie à s'inciter soi-même et a se développer de misère, qui rend à plusieurs la fortune visible è leurs dessein.*, quoiqu'elle soit aveugle; et abordable à leurs poursuites, quoiqu'elle roule toujours.

■ Et je fais sans diOicullé passer en ce rang le renommé cardinal Vitelleschi, qui ayant été porté au plus haut comble d'hom

coûte dans l'honneur de sa connaissance et de son estime, et reçu de lui en présent un office de prolonotaire apostolique, comme unecôdule et une arrhe d'autres plus amples dignités que sa bonne furtuue lui préparait.

« Ce fut néanmoins de la faveur du Fane Eugène IV, qui succéda è Martin, que ses promesses furent acquittées. Ce sage et courageux Ponlife se trouvant enveloppé depuis

neur et de puissance où la fortune pouvait son entrée au pontificat dans une extrémité élever un homme de sa sorte, ne dut jamais d'épineuses et périlleuses affaires, voyant ses avancements sinon à sa vertu particu- un concile assemblé à Bâle contre son salière et à la force de son génie qui le mirent torilé;une rébellion domestique conjurée aux bounes grâces de la fortune presque contre sa personne ; Rome révoltée de son aussitôt qu'il les eut méritées, et lui obtin- obéissance ; une partie de l'Italie mutinée rent ses faveurs à mesure qu'il lui donna contre sa conduite, lout l'Etat de l'Eglise ses services, quoiqu'elle lui fit enûn éprouver troublé et plein d'orage, et une tempête que ses rebuts suivent ses courtoisies; et que toute formée, qu'il ne pouvait conjurer ni si la jouissance de ses biens peut être par- par la crainte des censures, ni par le crédit faite, elle n'est pas constante. de sa diguilé : il se résolut nn une occasion

« Il naquit à Cornèle, en Toscane, d'une si funeste d'employer des remèdes violents famille noble en laquelle il trouva des exem- pour arrêter d'extrêmes désordres; et de

dresser une puissante armée pour ranger de vive force les rebelles à leur devoir, avec desseiu de les humilier à ses pieds, pour les reudro capables de ses bénédictions, ne voulant se servir de ses victoires, que pour pétueux, sans pouvoir vaincro son âprelô se rendro père des vaincus, et changer eufia •u^ dompter ses saillies : ce qui fut cause le nom de ses ennemis en celui de son peuqu'il ne remporta de ce premier emploi de pie et de ses enfants, son esprit, qu'une médiocre suffisance ; quoi- « A laquelle entreprise il apporta tant de qu'il ne manquât poisl d'ailleurs d'un juge- conduite et de courage, que sans inlerrommeut net, d'une mémoire féconde et d'une pre la fonction zélée de sa charge, comme merveilleuse facilité à expliquer ses concep- un ciel qui ne trouble point son cours pour lions. Certes son Ame parut comme égarée les tonnerres et les tempêtes de l'air, il pourei étrangère dans cette douce* occupation suivit sans trêve et sans répit les révoltas, des éludes; sa nature pleine de feu le tirant par l'entremise des personnes qu'il choisit toujours à l'action, et subjuguant nuissom- de cœur et d'huunui à combattre l'orgueil

pies d'honneur qu'il surpassa par ses actions. Depuis il rut appliqué è ( exercice des lettres et à l'élude des sciences qui forment l'entendement, qui donnèrent quelque façon à la rudesse de son naturel brusque et uu-

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