‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 364 sur 457 · ZAB · texte numérisé non relu

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tant de malheurs sur les trônes d'Ecosse et fût inscrit sur sa tombe. Après sa mort, oo d'Angleterre, qui avait vu deux de ses mem* trouva , dit-on , chez lui des papiers impor-

bres , deux tètes couronnées , Marie Sluart et Charles 1", périr sur l'échafaud, plusieurs autre* périr de mort violente ou dans l'exil. Le frère du cardinal n'avait pas eu d'enfants de son union mal assortie avec la princesse de Stulberg , connue sous le nom de comtesse d'Albany, laquelle mourut a Florence en 182V. Le cardinal d'York, dans son testament demanda que son titre de Henri IX

tants, et qui attestaient que les Stuarts avalent conservé de nombreux adhérents dans les trois royaumes. Ils furent acquis par le gouvernement anglais.

YVES DE SAINT- VICTOR, chanoine régulier de Saint-Victor* è Paris , fut créé cardinal du titre de Saint-Laurent in Itatnaso par Honorius 11, Pape de 1124 à 1130.

ZABARELLA ou DE ZABARELLIO (François) est plus connu sous le nom de cardinal de Florence , pnrce qu'il fut archevêque de celle ville. — Né à Padouo en 1339, il éludia le droit è Bologne , et l'enseigna avec éclat dans sa ville natale. C'était un des premiers jurisconsultes de son siècle. Padoue était alors sous la puissance de François 11 de Carrare. Les Vénitiens ayant assiégé celte Tille en 1406, le prince députa Zabarella auprès du roi de France Charles VI pour lui demander du secours. Mais la France, en proie aux guerres civiles , avait bien assez de ses affaires, et ne pouvait donner de secours. La ville fut donc obligée de se soumettre. Zabarella, chargé avec quatorze antres députés, d'aller à Venise porter l'acte de soumission, livra, sur la grande place, le pavillon de Padoue, et prononça, à celle occasion, devant le sénat, une harangue éloquente qui fut couverte d'applaudissements. S'élant ensuite rendu à Florence, il y ouvrit une école de droit, et s'y fit tellement estimer, que le siège archiépiscopal é:anl venu è vaquer, il fut élu pour la remplir ; mais l'élection n'eut point de suite, le Pape l'ayant prévenue. Appelé è Rome par Uoniface IX qni voulait le consulter relativement au schisme , il demeura quelque temps auprès du Pontife, puis retourna è Padoue, où il fut chargé de plusieurs missions honorables. Il refusa l'évêché de celle ville , dont il était archidiacre , pour ne pas indiposer le sénat de Venise , qui palronait un* autre sujet. Enfin Jean XXIII, qui venait d'être élevé au souverain pontifical [1410], appela Zabarella à sa cour, et , rendiiut justice è un homme d'un mérite si éminenl, il le nomma à l'archevêché de Florence. L'année suivante , il le créa, le douzième dans sa première promotion, cardinal-prêtre du titre de Saint-Côme et de Saint-Damieu.

Deux ans après, il l'envoya avec Antoine, cardinal de Chalant, el Emmanuel Chrysoloras, auprès de l'empereur Sigismond , pour s'entendre sur le lieu où l'on tiendrait le concile dont ce prince demandait la convocation, afin d'aviser aut moyens de mettre lin au schisme. Après de longues délibéralions, le choix s'arrêta sur Constance, ville impériale du cercle de Souabe, et aujourd'hui dépendance du grand-duché de Bade.

Ce concile œcuménique s'ouvrit le 5 novembre ikik. «Zabarella s'y était rendu, et comme le plus jeune des cardinaux, il y annonça de la part du Pape, et avec l'approbation du concile, que la première session se tiendrait le vendredi 16 de ce mois, ce qui eut lieu. Dans la troisième session, qui se tint le 26 mars 1415, après l'évasion do Pape, Zabarella, ayant fuit la prière, déclara que le concile était légitimement assemblé, qu'il n'était point dissout, quoique le Pape se fûl retiré; qu'il demeurait dans toute sa force, et qu'il ne se séparerait qu'après l'eilinction du schisme el la ré-formation de l'Eglise , dans son chef et dans ses membres. Chargé de répéter celle déclaration dans la session suivante , sans doute par quelque insinuation qui avait eu lieu dans l'inle.*» valle, Zabarella s'arrêta a ces mots: La rifor mation de l'Eglise dans son chef et dans ses membres, el ne les prononça point. Il en reçut des reproches , et dans la cinquième session J'arlicle fui rétabli dans son intégrité. Dans la huitième, le concile commit Zabarella , avec deux autres députés, pour connaître les démêlés qui depuis longtemps existai» ni entre les chevaliers Teutoniques el les Polonais, démêlés qui avaient donné lieu h des guerres sanglantes. Il s'agit, dans la session suivante, de procéder à la déposition de Jean XX 111 , faute du comparution au concile où il avait été cité. Zabarella dit alors que lu cardinal de Cambrai , celui de Saint-Marc et lui étaient chargés d'une procuration pour le défendre; mais que ses deux collègues refusant de «'acquitter de celte commission , il était d'autant moins disposé à le faire seul, qu'étant àSchaffhouse il avait exhorté le Pape à venir en personne è Constance exéculer sa promesse. Zabarella Tut aussi un des commissaires nommés pour l'examen de Jean Huss el de sa doctrine. Dans la dix-septième session il prononça un discours où il proposait divers expédients pour parvenir à la réformalion de l'Eglise, il publia même, à cette occasion, un écrit intitulé Chefs sommaires, dans lequel il indiquait les principaux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ne but. Dans la session trente-huitième , où , contre le sentiment do l'empereur, il était question de procéder à 1'élcctiou d'un Pape, avant de travailler a la

gues, Zabarella s'échauffa a un loi point, qu'il sortit de l'assemblée fort indisposé. » (Biogr. unit., Micbacd, art. de M. Lécuy.) Il dit qu'il élait frappé à mort, et qu'il ne prononcerait plus un autre discours. En effet , il mourut à Constance le dimanche 26 septembre U17 , âgé de 78 ans. L'empereur et tous les Pères du concile assistèrent i ses funérailles qui furent célébrées en grande pompe. Poggio, qui prononça son jraison funèbre, y dit que, si le cardinal ivait vécu jusqu'à l'élection qui élait prochaine, suivant toute probabilité, il eût été Mevé au trAne pontifical , qui ne pouvait ire mieux occupé. On sait que le Pa;>o Martin V fut élu le 8 novembre suivant, iprès la déposition de Jean XXIII et de Beînti XIII , que le concile de Constance, clos •n 1V18, condamna les erreurs de Jean Huss ;t de Jérôme de Prague. Le clergé français ' élait re|>résenlé par Pierre d'Ailly , arche- •ènne de Cambrai, et parGerson, chancelier le l'Université de Paris. P.inziroli, dans son ivre De elaris legum inttrpretibus , fait un tel élo^e du cardinal Zabarella. Somni mreistitnun , ut ne quant temporis jacturam nceret, valde ioUicitut. Vir reeti animi, suaifiitnat eonsuetudinis , et integerrimœ ceristim<rque fuit. Famitiares et discipulos ad onos more» hortari eolitus, ab ipsisnon eecus c pater diligebatur. Domi par eut, forte [orunat in ter pauperes dividebat. » Il dormait ' •eu, regardant comme perdu le temps donné . u sommeil : homme probe et droit, du plus loux commerce, ami fidèle et sûr. Exhorsnt sans cesse à la vertu ses amis et ses isciples , il en élait chéri comme un père e ses enfants. Econome chez lui, il donnait ux pauvres tout ce qu'il possédait. Voici s titres de ceux de ses ouvrages qui ont lé publiés : 1. Commentant in Décrétâtes et 'lementina* , 6 vol. in-l'oi.; 11. Orationei et 'pistolœ; III. Tractatut de horis canonicis ; V. De felicitate libri trtt ; V. Oputcula de rtibus liberalibue ; VI. De natura rerum di« inarum ; VII. Commentarii in naturalem et toralem philosophiam ; VIII. Uittoria tui rmporis: IX. Acta in conciliit Pisano et 'onstaniienti ; X. In Vêtue et Novum T et talent um; XI. De schismate. Baie, 1565, in loi. a dernier ouvrage fut censuré à Roui**, tuprimé a Strasbourg par des hérétiques , roAiôtiui est donec corrigatur t dit Bellar- >in.

Barthélémy Zabarella, neveu et héritier u cardinal de Florence, élait, comme son ncle, un homme du plus grand mérite, 'isliogué comme professeur de droit , atome orateur et comme jurisconsulte , il il appelé à Rome par le Pape Eugène IV, ni le nomma successivement évêquo de ,ialalro, référendaire apostolique, archeôque de Florence, el l'envoya , en qualité 'ambassadeur, auprès des rois de France el

Espagne. Il lui destinait le cardinalat, uand Barthélémy fut enlevé par une mort rématurée le 12 août 1U2.

ZACCHIA ,'Laudivio), Génois, évêque de loute-Fiascone et de Cocnclo, fait, eu 1626,

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par Urbain VIII, prôtre-cardioal du titre de Saint-Sixle, puisde Sainte-Eudoxio, mourut en 1637.

ZACH1A (Paul-Emile)* Génoit, évêque de Cilta Castellana, créé, en 1598 , par le Pape Clément VIII , prêtre-cardinal du titre de Saint Marcel, mourut en 1605.

ZAPATA (Antoine), fils du président du conseil suprême deCastille, naquit à Madrid vers 15o0. Après avoir fait ses éludes aux universités d'Alcala et de Salamanque, il embrassa le ministère ecclésiastique el fut pourvu d'un canonicat au cliapitrede Tolède. — Appelé ensuite à l'évôché de Cadix, il trouva que l'air ne convenait pas a sa sa nié, et demanda son changement. Transfer a me calicem hune , écrivaii-il à son père. Transféré sur le siège de Pampelune, il fut nommé plus tard à l'archevêché de Burgos, el, en 1604, le Pape Clément VIII, dans sa sixième et dernière promotion, le créa cardinal du litre de Sainte-Croix de Jérusalem. En 1620, le cardinal Zapala fut envoyé par le roi d'Espagne, Philippe IV, a Naples, en qualité de vice-roi, pour y remplacer le cardinal Borgia. < Désirant sincèrement réparer les maux causés par l'administration de son prédécesseur, il s'entoura des personnes les plus capables de l'éclairer de leurs conseils, et annonça qu'il accueillerait toutes les plaintes. Il visita les prisons et les hospices, adoucit le sort des prisonniers, vint au secours des nécessiteux par des aumônes, et obligea les marchands de comestibles à se conformer h la laxe dressée, chaque semaine, par los magistrats. » ( Biogr. Michauo. ) L'année suivante, les intempéries des saisons firent manquer les récolles dans le royaume de Naples ; el les incursions des corsaires barharesques empêchant les arrivages des blés étrangers, la disette se 61 sentir. Le vice-roi, plusieurs fois insulté par la populace qui lui demandait du pain, se vit forcé de rentrer dans son palais pour se dérober a sa fureur. Après avoir tenté de ramener par la persuasion et la douceur ce peuple égaré, il crut devoir recourir aux voies de rigueur, et, voulant faire un exemple, il donna l'ordre d'arrêter les plus mulins à la première occasion. Elle se présenta bientôt. Dix furent exécutés; d'autres furent condamnés aux galères. Le cardinal, espérant, par cet acle de vigueur, avoir rendu le calme à la ville de Naples, Ût frapper une médaille portant son nom, avec cette légende au revers : Tranquiltitas regni. La cour d'Espagne, craignant qu'au milieu de l'irritation des esprits, il ne lui fût difficile de faire le bien, se hâta de le rappeler. De retour à Madrid, il fut nommé ministre d'Etal, et ensuite président du conseil de l'inquisition. Quoique connu par la douceur de son caractère, il ue craigoil pas d'avoir recours a des mesures de rigueur pour empêcher l'hérésie de s'introduire dans la catholique Espagne. En 1632, il se démit de ses charges, el, retiré dan* son diocèse, il y mourut en 1635, d'après les uus, en 1638, suivant les autres, et âgé d'environ 85 ans. On a de lui, en es-

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pagnol, un traité que les dictionnaires désignent sous le titre de : De obligation» centeientice. Il y établit que les prélats soot obligés en conscience de n'accorder des bénéfices qu'aux personnes ayant la capacité requise. Pendant qu'il était grand inquisiteur, il Ûl réimprimer VIndex librorum prohibitorum etexpurgandorum. Protecteur des gens de lettres, il encouragea la publication de plusieurs ouvrages.

ZAULI (Jbah-Baptiste), né à Faënza en 1743, fut fait cardinal, en 1816, par Pie VII. Il mourut en 1819.

ZELADA (Fha*çois-X..avibh), naquit, en 1717, d'une famille originaire d'Espagne. Entré par vocation dans le ministère des autels, il parvint promptement aux dignités ecclésiastiques. — Au caractère d'un saint prélat , il joignait le mérite d'un savant et d'un protecteur éclairé des sciences. Tout en remplissant consciencieusement ses devoirs, il trouvait moyen de cultiver les sciences, et usait de son crédit et de sa fortune pour encourager les hommes distingués dans tous les genres. Il avait une bibliothèque considérable et bien choisie, un cabinet d'antiques, de monnaies et do médailles rares, et une collection d'instruments de physique achetés à grands frais. Son palais était le rende* -vous des hommes instruits; les étrangers s'empressaient de le visiter. Nommé bibliothécaire du Vatican, il y Gt élever un observatoire, qui fut muni des inslrumentsd'astronomie les plus exacts, tirés des premières capitales de l'Europe. Après que la Société des Jésuites eut été supprimée en 1773 par Clément XIV, c'est lui qui fut chargé de choisir des professeurs pour remplacer ces Pères dans les collèges qu'ils quittaient ; et il fit en sorte d'atténuer ce que l'enseignement public eut a souffrir de la perte du célèbre institut. Eu cette même année 1773 il lui promu au cardinalat. Le cardinalZelada. ayant prisunepartactiveau conclave de 177», où fut élu Pie V I, se trouva en bulle aux ad versa ires du nouveau Pontife.!! parut alors un pamphlet virulent intitulé : Il conclavo delianno 177», dramma per mutica. L'auteur fut découvert, déféré aux tribunaux cl condamné è mort. Le cardinal, quête poète peignait sous les couleurs les plus noires, eut la générosité d'implorer le pardon du satirique, et l'obtint. Ce fut sa seule vengeance. Devenu secrétaire d'Etat, il jouit du plus grand crédit sous le ponlificatde Pie VI, dont il était l'ami et le confident. En 1796, il se démit du toutes ses charges, pour se retirer dans une campagne, voisine de Rome, où il vécut oublié dans ces temps de troubles. Néanmoins, malgré sou grand Age, il se rendit en 1800 à .Veuise , et entra dans le Jong conclave ou fut élu Pie VII, à la suite duquel il revint è Home. Ce vénérable prince do l'Eglise y mourut lu 29 décembre 1801, âgé du 84 ans. « Par son testament il légua ses biens è la maison de Jésus, dont il était le supérieur. Ou a du cardinal Zelada : De nummis aliquol œrcit uncialibus cpistola, Rouie, 1778, in-4% ûg. Cet opuscule est très-

rare. L'exemplaire qu'en possède le bibliothèque du roi est celui que le savant auteur avait adressé è l'abbé Mercier de Sini-Léger, et il est orné de sa lettre d'envoi. Dam cette lettre, il annonce que son projet, en formant une auile de moouaies romaines, est de s'en servir pour expliquer le fameux passage de Pline \Hi$t.nat.tui.\vu), relatif aux variations qu éprouva l'ai, durant et après la première guerre punique, à la suite de la lettre, on trouve le Cataloguées anciennes monnaies recueillies par le cardinal Zelada, avec l'indication du poids d de la valeur de chaque pièce. Ce catalogue allé dressé par l'abbé Pietro Borghesi, savant nnmi«niatp. «(Micbaud, Biogr. nntc.,art. de M. W«iss.)

ZÉNO (Jban-Bapti8Tb) , Vénitien , était d'une ancienne famille, qui avait rendu de grands services è la république, el à laquelle appartenait Rftinier Zéno, doge de Veuise,

3ui, vers le milieu du xiu' siècle, remporta eux avantages signalés sur l'armée nava'e des Génois. — Jean Baplisle naquit de Jeao Zéno, procurateur de Saini-Marc, et d'Elisabeth Barbo, nièce du Pape Eugène IV el sœur de Paul H. Ce pontife afteciionoait beaucoup son neveu. Après l'avoir fail protonotaire du Saint-Siège, chanoine el arehiprêtre de Saint-Pierre de Rome , abbé de Saint-Zénon de Vérone, et évèque de Vicence, il le créa cardinal en 1468, et lui donna toutes les prérogatives de cardinal neveu et de cardinal patron. Il lui acheta plusieurs terres considérables, entre autres un comté et un duché. Après le décès de son oncle, Zéno fit élire le cardinal de la Rovère, qui prit le nom de Sixte IV. Ce Pare lui donna par reconnaissance l'évèché de Frascaii el la légation de Péroose; il l'envoya aussi, comme légat, à Venise. Le cardinal Zéno était un des plus magnifiques prélats de son temps. A l'exemple de l'empereur Titus, il regardait, comme une journée perdue pour lui, celle où il n'avait bit du bien & personne. Il employa à la construction de San-Santino douze mille écus d'or; les églises de Saint-Zénon è Vérone, du Saint-Esprit en la même ville, de Saint- Benoit è Crémone eurent part à ses libéralités, ainsi que plusieurs autres églises de l'Italie. Ayant eu à- se plaindre du Pape Alexandre' VI, il se retira à Padoue, oùi! mourut le 8 mai 1501, ftgé de 63 ans. Ses restes furent portés en l'église de Saint-Marc de Venise, où le sénat lui lit élever un superbe mausolée de bronze, enrichi de sent statues de même métal. Il avait laissé à la république deux cent mille ducats, à condition qu'on lui ferait chaque année un service solennel, auquel assisteraient le doge et le sénat, et où ils convieraiont les ambassadeurs des princes étrangers. Son testament léguait aussi cinquante mille écus pour des œuvres pieuses.

ZOECH (Db*I9), Hongrois de nnlion, et archevêque de Strigonie, fut créé cardinal, en 1430, par le Pape Eugène IV. - Sa versatilité dans les troubles de son pays l'a reo*

!?0t ZON DES Cil

du célèbre. Après la mort de l'empereur AH>er(, roi de Hongrie, il se déclara pour Ladisias, fils posthume de co prince, et le couronna. Ladisias, roi de Pologne, compétiteur du jeune prince, étant entré en Hongrie, l'archevêque de Strigonie alla le trouver a Bude, et dans une belle harangue, il essaya de justifier sa démarche. Il sacra aussi ce monarque roi de Hongrie, et lui mil sur la tête la couronne dont saint Etienne, premier roi du pays, avait été couronné n'ayant plus è sa disposition celle de saint Ladisias, que l'impératrice Elisabeth conservait en sa possession. Le cardinal ne se fil pas scrupule d'abandonner bientôt ce nouveau roi, et de se liguer môme contre lui avec quelques autres seigneurs hongrois.

Mais celte ligue n'ayant pas eu tout le succès espéré, il fil de nouveau son accommodement avec le roi de Pologne. Celui-ci étant mort pen après, le prélat courut se ranger auprès du jeune Ladisias, déclarant qu'il l'avait toujours cru roi légitime, et qu'il n'avait pris les intérêts du roi de Pologne que pour s'accommoder aux temps. Il mourut en Hongrie vers Hf>4, ayant légué huit mille «eus d'or à son église de Strigonie, dans laquelle il fut inhumé.

ZONDADARI (Antoine-Felix) était frère puîné de Marc-Antoine Zomladari, grand mail re de l'ordre de Sainl-Jean de Jérusalem qu'il gouverna sagement, d'une ancienne et noble famille de Sienne, et qui mourut à Malle le 16 juin 1722, âgée de 63 ans; et frère aîné d'Alexandre Zondadari, nommé archevêque de Sienne en 1715. — Leur mère était sœur du cardinal Fabio Chigi , neveu du Pape Alexandre VII, et qui, en 166'», vint en France, en qualité de légat du Pontife son oncle. Né è Sienne le 15 décembre 16G5 Antoine -Félix fut d'abord vice -légat de Bologne, et en novembre 1(397, gouverneur d'Ancône. En novembre 1696, choisi par le Pape Innocent Xil, pour aller, en qualité de nonce, recevoir sur les frontières des Etais do l'Eglise , Marie Casimir do la Grange d'Arquien, reine-douairière de Pologne, qui venait se fixer h Rome, il fut, en novembre 1701, sous le pontifical de Clément XI, déclaré nonce extraordinaire en Espagne, pour travailler a la paix, et peu après élevé à l'archevêché de Damas. Il se rendit en Espagne, où il fut déclaré nonce ordinaire le 17 mai 1706. Le Pape Clément XI le déclara cardinal è la promotion du 18 mai 1712. De retour è Rome le 7 juin 1715, le nouveau cardinal y fil son entrée publique le M suivant, et reçut le chapeau le 15 dans un consistoire public. Le Pape lui assigna le titre l>reebytéral de Sainle-Ralbine. Clément XII le déclara préfet de la signature de grâce le 22 juillet 1730. Le cardinal Zondadan quitta son premier litre pour celui de Sainlc-Praxède, dont il prit possession le 22 avril 1731. Protecteur de l'ordre des Caïuatdules, de l'ordre des Célestins, de la nation siennoise , des religieuses de la Purification et du collège des Maronites à Rome, il mourut à Sienne, sa patrie, en 1737. âgé de 72 ans.

DINA CX. ZCN 170t

ZONDADARI (Antoine-Félix). — Nous lisons dans l'Ami de ta religion, du 7 mai 1823:

« Le Sacré Collège vipnt de perdre un de ses plus anciens membres. M. le cardinal Zondadari, archevêque de Sienne, est mort dans celte ville, le 13 avril. Antoine-Félix Zondadari était né a Sienne, le ik janvier 1740, d'une famille distinguée, qui a donné a l'Eglise des prélats estimables. Deux oncles du dernier cardinal furent, l'un cardinal ri* la création de Clément XI el mort en 1737, el l'au ire archevêque de Sienne. Antoine-Félix entra dans la prélaturo , devint gouverneur de Rénévent, archevêque d'Adène et nonce à Rruxelles, en 1785 ; puis secrétaire de la propagande. Il fut l'ait cardinal in petto, le 23 février 1801, mais lePa]>e ne le déclara que le 28 septembre suivant. Il était archevêque de Sienne depuis 1795, Ronaparle le nomma aumônier de la princesse de Lucques el de Piombino. M. le cardinal Zondadari vint à Paris en 1809, il assista au concile en 1811, el fit peu parler de lui dans la suite. Il avait le titre presbytéral de Sainte-Ralbine, el était membre de plusieurs conurbations. »

ZORZ1 (Piehrb-Antoine), né au diocèse de Zara, en 17V0, archevêque d'Udine, fut fait cardinal, par Pie VII, en 1803. Il mourut la même année.

ZUN1GA (Jean de), fils d'Alvarez de Zuniga, comte, puis duc de Plasencia et de Réjar, el de Léonore Pimentai, sa seconde femme, était beau-frère d'Alvarez du Tolède, ducd'Albe. — Chevalier de l'ordre d'Alcantara, puis élu grand maître, il signala son courage aux sièges de Malaga, de Raeza, et de quelques autres places de Grenade qu'occupaient les Maures. Il contribua beaucoup à la conquête du royaume de Grenade sur ces infidèles, et se démit ensuite de sa grande maîtrise entre les mains de Ferdinand V, roi de Caslille, autrement Ferdinand le Catholique, qui la réunit a la couronne. Zuniga, retiré è Villeneuve de la Serena, y fit bâlir un couveul pour y vivre solitaire* ment avec quelques autres chevaliers, sous la règle de Saint -Benoit, qui était la règle de cet ordre de chevalerie; mais il fut bientôt obligé de quitter celle solitude, pour gouverner l'archevêché de Séville que luidouna Ferdinand. Eu 1503, il reçut du Pape Jules II le chapeau de cardinal. C'est aux soins et aux encouragements de ce prélat que l'Espagne est redevable de l'érudit Antoine de Lébrixa , qui contribua a chasser de ce royaume la barbarie, el y enseigna la langue latine et les belles-lettres. Le cardinal de Zuniga mourut le 25 juillet 1504, el fut inhumé dans le célèbre monastère de Notre- Dame de la Guadaloupe.

ZUNIGA et MENDOZA (Innigo de], Esra-

f;nol, évêque de Rurgos, créé, en 1530, par e Pape Clément VII, diacre-cardinal du titre de Saint-Nicolas in Carccrc , mourut eu

ZUNIGA (Gaspaed de), Espagnol, évêque deSégovie, puis archevêque de Séville, tait»

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