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lion sur tes Sicules et la fondation à" Ancône, el relie sur YVnité de l'espèce humaine.
[182&)Le cardinal César Nembrini, évêquc d'Ancône, le prend pour son vicaire général, charge qu'il exerce dix ans arec la plus grande distinction.
[1827] Le conseil municipal d'Ancône l'envoie à Rome avec d'autres citoyens estimables, pour obtenir de Léon XII la révocation du décret par lequel il avait ôtéè Ancône el a Civita-Vecchia leur port franc. Ame de l'ambassade, il surmonte tous les obstacles, et plaide sa cause avec tant de noblesse et d'éloqucncu, que non-seulement il obtient la grâce demandée, mais se concilie la bienveillance de l'auguste Souverain. I! donne alors ses Obtervationt politico-économicocommer dates, où se révèlent toutes les qualités d'un homme d'Etat.
[1831] Par la volonté de «on évêque, il soutient seul dans Ancône tout lo poids de l'autorité ecclésiastique pendant la révolulion; il domino la situation par son énergie. L'armée autrichienne se disposant «entrer à Ancône en ennemie, le cardinal Benvenuti, légal a latere, envoie (lo 27 mars) M. Baluffi, avec deux autres députés, à la rencontre du général Geppert, commandant en chef, pour lui persuader de respecter les concessions faites par S. E. aux chefs du gouvernement provisoire des provinces unies italiennes, qui s'étaient déjà soumises, et de faire une entrée pacifique dans la ville. Le général vient h Pavie, et s'établit à Sinigallia, où Monseigneur atteint le but do sa mission.
Le gouvernement pontifical étant rétabli à Ancône, Monseigneur ordonne un solennel triduo d'actions de grâces à la Reine des saints, et publie une éloquente notification, qui calme les esprits et rétablit la concorde. Sa patrie reconnaissante l'inscrit au rang des nobles.
[1833, 29 juillet.] Il est élevé par Grégoire XVI à la dignité éniscopale, malgré sa résistance, et l'évôché de Bagnara lui est confié; là, sans compter les largosses privées, il bâtit è ses frais la façade de la cathédrale, enrichit la sacristie, et achète, un grand édifice pour y placer de pieuses maltresses d'école.
(1836] Il est envoyé par le Saint-Père h la Nouvelle- Grenade en qualité d'inlernonce auprès du gouvernement de cette république, et délégué apostolique pour toute l'Amérique méridionale et centrale. Le 11 septembre, il part de Rome; il est présenté & Paris au roi el è la famille royale. Le roi lui donne le passage gratuit sur la Didon, el le recommande au brave de la Bretonnière, commandant de l'escadre des Antilles, qui se montre pour lui plein d'égards, ainsi que tous les ofliciers et les soldats. Il célèbre la fêt* de Noël à la Martinique, où il est accueilli parfaitement par le gouverneur généra) du Mackau ; comblé d'atteulions par le
[uélel apostolique, et fêté par toute la cooi. ie. Il alla plusieurs fois visiter les nègres
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dans l'intérieur de l'Ile, et admira la bonté bvpc laquelle on les traitait.
[1837,l8mars.]llarrive à Santa-Fédi Bogota. Les volîairiens, les jansénistes el les démagogues, qui partoul haïssent l'Eglise, voient avec colère la venue de l'internonce, el lui suscitent une guerre violente, pendant que les populations l'accueillent avec bonheur. Les premiers redoublent d'efforts pour assujettir l'Eglise à l'Etat, et tâchent d'introduire, dans la législation de la république, le mariage civil, l'abolition du célibat ecclésiastique, la suppression des couvents, la confiscation des biens de l'Eglise, la dépendance des prêtres à l'égard du pouvoir civil, mémo pour la faculté de prêcher el de confesser. Monseigneur, opposant à la violence des attaques le calme et la douceur de son caractère, cherche les movens de déjouer les complots hostiles à l'Eglise. Il réunit autour de lui l'épiscppal de la république, encourage les hommes les plus distingués par la piété et par la science, entreprend à ses frais la publication d'un journal, en encourage d'autres à soutenir les droits de la vérité; suscite une association qui s'établit par toute la république sous le nom de Société catholique; donne de l'im-
riulsion aux pétitions et è l'usage de tous us droits légitimes, organise dans tout le pays une tranquille et puissante réaction pour proléger la religion de ces peuples. D'un autre côté, la noblesse et la loyauté de son esprit, le charme de ses manière?, son intelligence, son éloquence, el surtout l'exemple de ses vertus , ne tardent pas a lui gagner tous les cœurs honnêtes, l'estime du corps diplomatique, et l'estime des eomis mêmes de l'Eglise.
[1838] Un. journal des Etats-Unis répaml le bruit que Mgr Balufli va être rapiHtlé a Borne pour occuper un poste plus élevé. Les habiianls de Bogota et de la province , prêtres et laïques, sénateurs et députés, mag:strats, professeurs,généraux, etc. , signent une adresse publique, où ils témoignent è Monsoigneur,avec lajoie que leur cause sa promotion annoncée, le regret de le voir partir. A celte manifestation en succède une autre plus splendide et plus populaire. Le soir du jour de saint Gaétan, on prépare un char triomphal richement orné, où l'on p'ace le portrait de Monseigneur avec de petites 0lr les de six ans couronnées de fleurs, et on le traîne è bras par les rues de la ville, au milieu des symphonies et des feux d'artifice, et d'une foule innombrable qui remplit l'air des cris : Vive la religion 1 vive le Souverain Pontife 1 vive l'internonce 1 vive le gouvernement! La procession s!arrêteau palais do Monseigneur, et quand il est entouré des premiers de la ville, uoe des pelitesi filles offre, avec des vers affectueux, le portrait et l'hommage de celte fêle, pendant que des chœurs de musiciens se font entendre en son honneur jusque bien avai.t dans la unit.
[1839] Pendant la révolution et la guerre civile de deux ans, qui ensanglante la espi-
taie el les provinces de la Nouvelle-Grenade, Mgr* Balu ni, conservant inaltérable son respect pour le gouvernement établi, ouvre sa maison à des familles injustement poursuivies, sauve des proscrits de la fureur du peuple, secourt les blessés et les prisonniers, et console jusqu'à ceui qui, en naine du Saint-Siège étaient ses ennemis. Grâce à la déférence du gouvernemerft pour lui, il obtient la grâce de beaucoup de condamnés.
[18*21 L'établissement de la nonciature apostolique a Sanla-Fé de Bogota est sanctionné par un décret des chambres; les évéques de la république sont autorisés à correspondre avec le Saint-Siège; le clergé est laissé libre de remplir son ministère; on recounoft l'inviolabilité des vœux et des associations monastiques, et des biens de l'Eglise; l'éducation des collèges nationaux est réformée ; des missions sont instituées ; les Jésuites sont rappelés pour l'enseignement. Les soins de Monseigneur ne sont pas moindres pour les autres Etats de la plus vaste délégation apostolique, ni moindres les fruits qu'il en recueille.
Sa persévérance obtient du gouvernement de Vénézuéla, que le savant et zélé archevêque de Caracas , Raîraond Mendez, puisse gouverner son troupeau du lieu de son exil, et qu'on n'entrave pas l'exorcice de sa juridiction. 11 obtient aussi qu'on abandonne les projets de beaucoup de réformes ecclésiastiques, et il arrête cette république sur le penchant du schisme et de l'hérésie. Il obtient que le gouvernement, qui avait aboli tous les ordres religieux, rappello les capucins, et fasse venir è ses frais 120 capucins espagnols pour rétablir les missions auprès de» indigènes, qui. privés de prêtres après la révolution de 1810, avaient repris la vie sauvage. Le saint.et vieux archevêque Mendez se met en voyage pour remercier l'iuternonce, et meurt près de Bogota. Monseigneur prend ses mesures pour qu'il soit pourvu au veuvage de l'église de Caracas et de deux autres diocèses du Vénézuéla.
Dans la république de l'Equateur, pendaul qu'on exécute la suppression des ordres religieux, l'énergie de l'internonce, dans sa visite apostolique, interrompt cette injustice, et obtient même qu'on rétablisse quelques-uns des couvents déjà supprimés; il fait reconnaître beaucoup de droits do l'Eglise attaqués parles jansénistes. Le ministre des affaires étrangères de cette république écrit a Monseigneur (7 mars 18(2)!:«!tombreax sont les bons etretsde votre mission.» Dans la république de l'Amérique centrale, le cbanoiue D. Joseph Ivias, vicaire capitulaire du diocèse de Comayagua, ayant été forcé de fuir la persécution, et la mort ayant atteint le petit nombre de chanoines qui restaient depuis la révolution de cette province, des vicaires illégitimes avaient usurpé le gouvernement du diocèse, d'où la nullité d'actes innombrables. Monseigneur mil un tenue a ce désordre en préparant l'élection d'un nouvel évoque. Il y avait.de graves dif-
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Acuités entre le chapitre de Nicaragua, qui, depuis la mort de l'évêque, administrait par son vicaire, et le gouvernement de Costa- Rica, qui voulait se séparer du diocèse de Nicaragua. L'intervention de Monseigneur rétablit la paix, et prépara l'érection d'un évêché pour Costa-Rica.
Dans les autres républiques, ou il arrête la proclamation imminente de la liberté des cultes; ou il rompt les trames des hommes pervers qui tâchent d'élever à l'épiseopat des sujets indiguos; ou en ranimant le zèle du clergé séculier, et accordent des privilèges opportuns, il rappelle a la vie les missions des indigènes, abandonnées depuis longtemps ; ou il conserve aux ecclésiastiques leurs immunités; ou il obtient des gouvernements la rééducation des églises renversées par le tremblement de terre do 1813. Dans ces immenses régions, il répand des livres, encourage les écrivains, intervient auprès des ministres, soutient les évôques, défend les moines, accourt partout où il y a à défendre la liberté du l'Eglise, et ravive partout la ferveur des fidèles. Surtout il popularise le souverain pontificat par des bienfaits sans nombre, qui s'élondenl jusqu'à l'Eglise naissante de l'Australie. Ce qui fait dire au ministre des affaires étrangères de la république du l'Equateur, dans une lettre publiée par la Gazette officielle, le G mai 18V2 : Quetti atti délia tua muni fie en xa lateiano nella nottra America i più grati ricordi di lei, e caraterixzano il fctice pontificat o di Gregorio XVI.
[18*2]. Le Souverain Pontifeélôve,lu28janvier,Monseigneur, au siège archiépiscopal de Camerino, auquel est jointe l'administration perpéluolle de l'évêchô de Tréja, el ie rappelle d'Amérique, sur sa demande formulée l'année précédente pour des motifs particuliers. Le gouvernement grenadin atteste au vertueux prélat sa pleine satisfaction et les regrets qu'il laisse après lui; les journaux de l'Etat et du dehors proclament les grandes actions qui éterniseront le souvenir de Monseigneur dans la Nouvelle-Grenade; lo président Hurra lui donne pour le Saint-Père uneleltre pleined'élogespourson internonce.
Le 30 juin, Monseigneur part de Bogota, accompagné des vœux de ces populations qui, pondant le voyage, lui attestent l'affection qu'il leur inspire, et qui partout où il s'arrête» se disputent la consolation de le voir pour la dernière fois. Il retourne en Europe, avec la gloire d'avoir dignement fondé la première nonciature du Saint-Siège dans l'Amérique espagnole. Il emporte de toutes les églises de ce vaste continent, une foule de documents précieux, choisis avec un zèle infatigable dans les archives publiques, dans les bibliothèques des couvents el des particuliers, el dans les traditions du pays.
Le 28 octobre, il arrive aux Etals-Unis où il s'arrête quelques jours, tant pour se reposer que pour voir de près celle fédération gigantesque; il lie amitié avec les plus savents évéques do cette république, oui l'entourent, d'hommages-, pendant que les