‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 44 sur 457 · DICTIONNAIRE BAL · texte numérisé non relu

DICTIONNAIRE BAL

journaux, surtout le Courrier des Etats- Unis et le Frieman's do New-York, répètent le bien qu'il a fait dans l'Amérique du sud, en reproduisant les articles et les lettres de la Nouvelle-Grenade. Il officie pontificale* ment a New- York et à Philadelphie, le jour de la Toussaint et de saint Charles; il visite les plus grands établissements de ces deux Villes, ou l'on se souvient de sa science ot de sa honté. A son arrivée en Franco, il est accueilli avec empressement par la cour, comblé détentions par divers évêques, sur» tout par Mgr AfTrc, visité par d'illustres personnages, agrégé è beaucoup de sociétés scientifiques, loué par les journaux, surtout par l'Univers, la Quotidienne, Y Union catholique.

[1843, 18 janvier.] Il arrive à Rome cl (net aux pieds du Saiul-Père, la relation de sa nonciature et les hommages des fidèles d'Amérique. Le 25 mars, il fait son entrée dans l'église métropolitaine de Camerino, 06 il répare a ses frais le palais archiépiscopal, améliore la mense, et avance des fonds è la cathédrale. Il fait faire plusieurs retraites ecclésiastiques, commence la visite pastorale, et fait donner des missions dans les principales localités. Il fonde à Came* rino un hospice pour les enfonts pauvres; il attribue une portion du legs Meili, laissé a sa disposition , è l'établissement d'uue école pour les petites filles du peuple; appelle a l'université d'excellents professeurs ; termine de longs et inextricables procès, et répand partout ses bienfaits. A Tréja, il assure la prospérité de la Pia Casa di Lavoro, létablil le monl-de-piélé, et ouvre è la jeunesse des établissements d'instruction pour les leilies et la théologie.

[18441845.] Il publie le premier et le second volume de son ouvrage : L'Amérique espagnole sous le rapport religieux, excellente histoire, où, dans un style éloquente! élevé, il raconte les commencements et le» progrès de la foi et de la civilisation dans le nouveau monde par les travaux du clergé catholique»

[1845, 21 avril.] Il est fait archevêque de Pii gi,et secrétaire de la sacrée congrégation des Evêques et réguliers, et, peu après, chanoine de la basilique valicane. Le clergé el lo peuple de son diocèse demandent avec instance a être laissés sous son gouvernement, malgré son absence nécessaire.

[22 avril.] Dans celle secréïairerie, il expédie avec lanide promptitude et de justesse Une multitude d'affaires, qu'il gagne la pleino confiance du Sainl-Père , qui le réserve in petto cardinal, ta bienveillance du Sacré Collège et do la prélalure, le respect et les louanges de Rome entière. Il est nommé correspondant do l'Académie archéologique de Rome, de cello do la religion catholique tel de plusieurs autres; l'Académie physicomedico*slatistique de Milan l'élit en même temps que le prince de Metternich, lo viceroi d'Italie, le cardinal Cnysruk, et d'autres grands personnages; l'uinversilé do Flo-

rence le range parmi les docteurs de son collège théologique.

[1846, le 16 juin.] Pie IX. a peine Pape, décide que Mgr Baluffi lui succédera sur le siège d'Imola, et le prévient qu'il sera proclamé cardinal au premier consistoire.

[16 octobre.] Monseigneur est reçu àlmnl<t a vecdes transports de joie. Il lit a la ca ihédrale une éloquent* Homélie, qu'il livro è l'impression, surlademai.de du corps municipal.

[21 décembre.] Il est te premier cardinal fait par Pie IX, et, par une faveur presque jamais accordée en Italie, il reçoit sur son siège la barrette cardinalice; le cardinal Falconieri étant délégué pour la lui remettre.

[1847, 10 janvier.] Avec une pompe solennelle et au milieu de l'élite des habitants de Ravenne et d'Imola, il reçoit dans l'église métropolitaine de Ravenne les insignes de, sa nouvello dignité. La municipalité d'Imola lui fail présent de mille scudi, et il les distribue aussitôt moitié à l'Institut do Saint-Pierre Chrysologue , moitié à la maison du Bon -Pasteur, faisant en même temps d'abondantes aumônes è Ravenne , a Imola, et dans son diocèse.

[4 juin.] Il va à Rome recevoir le chapeau, et il est accueilli avec une bonté singulière, par le Saint-Père, qui lui assigne le titre des SS.-Pierre et Marcellin, déjà possédé par lui-même. En quittant Rome, il visite Bagnara et Camerino, qui le revoient avec enthousiasme.

[1848.] Les premiers symptômes de la révolution se manifestent ; le cardinal Baluffi, par son énergie, sauve plusieurs prêtres persécutés par les démagogues.

[1849.] La république est proclamée & Rome, el l'anarchie grandit partout. Le cardinal vei le avec plus de sollicitude quo jamais au salut de son troupeau, et & la défense des droits do l'Eglise. Aucune loi contraire aux lois canoniques n'est exécutée dans sou diocèse; aucun de ses prêtres ne prévarique. Les Autrichiens approchent de Bologne en mai. Imola est plein de corpsfrancs; les commissaires delà république, expédiés de Rome, veulent que la ville dispute lo passage aux Autrichiens. Partout le désordre et la confusion. Arrivent les Kogations pendant lesquelles l'image de la Vierge du Piralello est habituellement portée solennellement dans la ville. Le cardinal est prié do no pas permettre celte cérémonie, jugée dangereuse dans de telles conjonctures. Il rejelle ce timide conseil, el proteste que si les aulres ne veulent pas le suivre, il ira seul è la porte do la ville recevoir le sainte image. Une telle fermolé relève les courages ; la procession est plus solennelle encore que de coutume : les soldats républicains sont ébahis à ce spectacle de foi et de piété. L'ordre do barricader la ville est mal reçu. Bologne tombe ; les Autrichiens approchent d'Imola : les républicains au désespoir monacenl de saccager la ville. Lo cardinal ordonne qu'on promène la sainte image pendant (rois autres jours dans la cathédrale. La confiance rejiall avec lo calme.

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Le cardinal mal (oui en œuvre pour défendre les citoyens el les magistrats honnêtes, pour attirer la clémence sur les coupables et réparer tous les maux ceusés par l'anarchie.

(1849, octobre.] Il accueille chez lui, avec splendide hospitalité, l'archevêque de Raxenne, tous les évêques de la province, et l'archevêque do Ferrare, pour préparer la célébration d'un concile provincial. Alors fat donnée la fameuse Lettre pastorale tant réimprimée depuis.

11850, mars.] 11 publie les Avertissements à ses diocésains sur la réforme, où il réfute l'histoire de la réforme de d'Aubigné, répandue dans les Romagnes.

[1851 -1852.] Trouvant dans sa visite beaucoup d'églises délabrées, il les fait restaurer. Il rebâtit aussi a Imola l'église de Sainte- Marie-Madeleine, el restaure le couvent du Bon - Pasteur. 11 emploie à ces travaux 80.000 fr.

un cite encore de lui, pendant celte année 1853, un Mandement singulièrement remarquable contre la propagaude protestante.

[lbo3.) En face de la cherté des vivres, le cardinal augmente ses aumônes, el autorise les sociétés de charité à faire des emprunts.

[1854, juin.] Après deux ans d'un travail accompli surtout lanuit.il publieson livre : La Ckiesa Romana riconosciula alla sua carita verso il prossimo per la vera chiesa di G. C. Dans ce fragment d'un ouvrage plus étendu qu'il méditait, il renferme en 500 payes toute l'histoire de la charité catholique, et •n conclut sa divinité. Les revues italiennes et étrangères ont fait de ce livre le plus grand tMoge.

(1854, novembre.] Sur la demande du Saint-Père, il va à Rome assister à la définition de l'Immaculée Conception de Marie, qu'il fait solenniser ensuite dans son diocèse.

[1855.] Le choléra désole Lugo, puis Imola et le diocèse; le cardinal porte partout des secours , secondé par le clergé et les instituts pieu*.

[1856.] Délégué par le Souverain Pontife pour élever l'église épiscopale de Modène à La dignité de métropolitaine, il exécute solennellement sa mission dans la cathédrale de Modène, et donne, après la Messe pontificale, le pallium au nouvel archevêque Mgr Cugini. Il esl splendidement reçu avec sa suite par le duc François V et sa royale famille.

BANCHIERI (Aktoini), né a Pistoie, le 19 mai 1667, fut d'abord référendaire de l'une et l'autre signature , protonotaire apostolique, du nombre des participants, et consulieur du Saint-Oftice, puis vicaire général du Sainl-Siége, vice-légal et surintendant général des armes de la ville d'Avignon et du «oojtat Venaissin, depuis le 31 mai 1703 jusqu'au 8 août 1706, qu'il quitta cette charge pour aller exercer à Rome celle de secrétaire de la congrégation Depropaganda fide. — De celle charge il passa a relie (l'assesseur du Saint-Office, le 1" août 1707, et

de celte dernière h colle de secrétaire de la congrégation de la Consulte le 27 septembre 1712. Il exerça celle-ci jusqu'au 18 septembre 1724, que le Pape Benoit XIII le nomma gouverneur do la ville de Rome et de son district. Il prit possession de celle charge, et de celle de vice-camerlingue de l'Etat ecclésiastique, qui y est attachée, le 3 octobre suivant. Comme celte charge conduit d'ordinaire è la pourpre , et qu'il n'était que simple clerc, il songea à entrer dans les ordres. Il reçut successivement les mineurs, le sous-diaconat el le diaconat, les 13, 20 et 27 janvier 1726. En juin 1727, le Pape lui donna le prieuré de la Mirandole. Il l'avait créé cardinal dès le 9 décembre 1726 , mais l'avait réservé m petto. 11 ne fut déclaré que le 30 avril 1728. Le môme jour, il reçut la barrelto des mains du Souverain Pontife, qui lui assigna eu même temps une pension de cent écus d'or par mois , è prendre sur la chambre apostolique, jusqu'à ce qu'il fât pourvu de bénéfices. Il reçut le chapeau dans un consistoire public, le 4 mai, el Sa Sainteté, après avoir fait la fonction de lui fermer et ouvrir la bouche le 10 du même mois, lui donna le litre diaconal de Saint- Nicolas m carcere Tulliano. Le Papo Clément XII le choisit pour son premier ministre et secrétaire d'Etat, lo 12 juillet 1730, jour de son exaltation ; et le grand-mattre de l'ordre do Malle lui envoya la croix de son ordre, qui lui fut portée par l'ambassadeur de la religion, le 28 du même mois de juillet, ce qui se pratique ordinairement envers tous les secrétaires d'Etat de la cour romaine. Celte éminence mourut 5 Pistoie le 16 septembre 1733. Le cardinal Ferraro lui succéda dans la charge de secrétaire d'Etal.

BANCHIERI (Jban-Fbaxçois), de Pistoie, trésorier , né le 13 septembre 169V , fut nommé cardinal par le Pape Benoit XIV lu 26 novembre 1753.

BANDELLI (Bandellus), lucquois, évoque de Cilla de Caslello," puis de Rimini, créé, en 1408, par le Pape Grégoire XII, prêtre-cardinal du litre de Sainte-Balbine , mourut en 1415.

BANDI (Jean-Charles), né à Césène en 1700, fut fait cardinal par Pie VI en 1775. Il était évêque d'Imola. Il mourut en 1784.

BAND1NKLLI (Roland), siennois, diacrecardinal en 1145, puis prêtre du litre de Saint-Marc, chancelier de l'Eglise romaine, puis Pape sons lu nom d'ALEXANDRE III , mourut en 1181.

BAND1NELL1 (Volumnio) , Siennois , patriarche do Cotistanlinople , majordome du Pape, créé en 1660 par Alexandre VII, prêtre-cardinal du litre de Sainte -Marie-aux- Monls, mourut en 1667.

BANDINI (Octave.!, d'une famille noble et ancienne de Florence, naquit en 1558. — Dès son enfance, le joune Bandini s'appliquait a l'étude et se formait à la piété. Il avait à peine 15 ans, qu'il connaissait toutes les délicatesses de la langue latine et les préceptes de l'ail oratoire. A l'anniversaire

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de la mort de Corne «le Médicis, il prononça, en lalin, une oraison funèbre, jqui enleva 1'admiralion. S'élant rendu à Paris, il s'y pppliqua pendant trois ans a !a philosopliio et h I étude do la langue française. Il alla ensuite passer deux ans dans l'université 'le Salattianque, d'où étant retourné en Italie, il fut reçu docteur en droit à Pise.- Etant a Rome, en 1579, sous le pontifical de Grégoire XIII, il devint protouolniro apostolique, et référendaire de l'une et de l'autre signature. Six'e V le Dl gouverneur do Fermo, et ensuite surintendant de tout îo Picenlin. Après la ntort de Sixte, les cardinaux le chargèrent du soin du conclave; il on fui également chargé après In mort d'Urbain VU. Grégoire XIV faisait lant do cas de ses lumières, qu'il n'enireprenait rien sans le consulter. Clément VIII, successeur d'Innocent IX, l'envoya, en qualité de vicelégat, h Bologne. Le'29 juin 15C5, il le fit archevêque de Fermo, et, en 159G, oardinalprêtre du litre de Sainte-Sabine. Avant ci.-tte promotion, Clément VIII avait voulu avoir l'agrément du grand-duc de Toscane, parce qu un Bandini, de la même famille, avait poignardé, dans l'église cathédrale de Florence, Julien de Médicis; qu'un oncle de Bandini avait été retenu prisonnier, pour des raisons d'Etat, par Corne, père du urandduc Ferdinand ; et eniw. parce que Ferdinand lui-même, étant cardinal, avait montré de la haine contre les Bandini, en protégeant ouvertement, contre un frère d'Oclave, un autre gentilhomme florentin qui l'avait offensé. Mais le grand-duc répondit qu'il approuvait l'élection d'Octave. Le cardinal d'Ossat étant allé féliciter Bandini sur sa promotion, le nouveau cardinal dil qu'il serait toujours attaché à la France et disposé a la favoriser, bien qu'on lui eûl reproché d'avoir le cœur espagnol ; qu'il avail d'autant moi os raison d'être partisan de l'Espagne, qu'il n'avait pas oublié que le comte d'Olivarès, ambassadeur d'Espagne, lui avait fait ûler ladalerie que le Pape Grégoire XIV lui avait donnée au commencement de son pontifical.

Dans une autre conversation du ih juin 1596, Bandini dit a d'Ossat qu'il voulait se jusiiticr do doux griefs que la France articulait contre lui : le premier, qu'étant «ouvorneur et vice-légal do Bologne en 1593, il avail envoyé dire au marquis de Pisani de no point aller à Rome, mais de sortir de l'Etat ecclésiastique le plus tôt qu'il pourrail; le second, que M. de Nevers, étant passé è Bologne et lui ayant communiqué diverses choses relatives à sa légation a Rome, entre autres, (pie le changement de religion de Henri IV était sincère, el quo Sa Majesté avait à Rome un parti plus fort qu'on ne pensait, lui, Bandini, aurait rapporté ces confidences à Malvezzi, partisan de l'Espagne, pour qu'il les écrivit au duc do Sesse, ambassadeur d'Espagne auprès du Siint-Siégc. Sur le premier grief, Bandinî répliqua qu'il n'avait fait qu'exécuter, bies qu'a regret, les ordres qu'il avaii reçus du

Pape, el qu'il les avait exécutés le plus honnêtement qu'il lui élait possible ; quant au second, il avoua qu'il avait répété unu grande partie do ce que lui avait dil M. du Nevers, en présence de cinq ou six personnes, dont Malvezzi élait une ; mais qu'il n'avait chargé personne de les ôcriro n'ayant aucune liaison arec l'ambassadeurospagnôl Du reste, il croyait n'avoir rien fait, en cola, do contraire aux intérêts du roi do France, puisqu'il élait très-avantageux a ce prince que tout le monde fût informé de ce que M. de Nevers lui avait dit.

Bandini parla aussi à M. d'Ossat de Mario Bandini, son frère, que le duc d'Epernon retenait prisonnier pour dettes, et pria M.'d'Ossatde|faire payera Mario ceque Henri IV lui devait, afin que, par ce moyen, il pût satisfaire le duc. Ce point préoccupai l beaucoup Octave Bandini, parce que, le colonel Bandini étant mort en 1595 au service de la France, il n'y avail plus que Mario qui pût perpétuer celle famille. D'Ossat fit ce qu'il put pour satisfaire Octave : on le voit par ses lettres ; mais on ignore si les dettes de Henri IV furent payées.

Le cardinal Bandini fut envoyé, le 10 novembre 1598, en qualité de légat, dans Io Picenlin, et il parcourut celle province désoléo par des brigands, afin d'y rétablir l'ordre. En voyageant au travers des montagnes couvertes de neige et de glaces, il tomba H» cheval et se cassa une jambe. Clément VIII ayant recouvré Ferrare, cl voulant célébrer le mariage de Philippe 111, roi d'Espagni-, avec Marguerite d'Autriche, fille de l'archiduc Charles, envoya Bandini recevoir cette princesse à trois lieues de la ville; et I»; cardinal la conduisit à Ferrarc dans le palais du Pontife. Bandini fut chargé de plusieurs autres légations; il devint évêqne d'Oslie et doyen du Sacré Collège. Son grand talent pour la parole l'avait fait surnommer le pire de l'éloauence. Il mourut d'apoplexie le I" août 1629, âgé de 72 ans, et fut enseveli dans l'église Saint- Sylvestre, sur le mont Quirinal. dans une chapelle que son père avail fait bâtir, el que le cardinal avait magnifiquement ornée. On y lit son épitaph«*. (Voy. Rocs., Purpura âoeta ; Lettres du cardinal d'Ossat.)

BANDIT I (François-Marie), né à Rimini en 1706, théatin, archevêque de Bénévenl, lui fait cardinal par Pie VI en 1775. — Il mourut en 1796.

BAR (Louis dk), était fils de Robert, du<* île Bar, et de Marie de France, fille du roi Jean. — Il fut d'abord évêque de Laugres, puis de Châlons-sur-Marno, et enfin de Verdun. L'antipape Benoît XIII, qui cherchait à se faire des créatures, lui donna, en 1307, le chapeau de cardinal. Alexandre V le mit au rang des cardinaux-prêtres, el lui changea son litre de Sainte-Aga'he, pour celui des Douze-Apôtres. 11 se trouvait, en 1*09, au concile de Pise, en qualité d'ambassadeur du roi Charles VI. Le Pape l'envoya légat en France et en Allemagne, pour tlcher d'en ramener les peuples a î«on obéi—

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rance. Ce cardinal fui enGn évèque de Porto. !e changement de litre s'élant alors introduit parmi les csrdinaus. H avait publié à L»ngres, en 1404, des constitutions synodales, qu'il prit un soin extrême à faire observer. Zélé pour le bien public, il mit tout eo œuvre pour réconcilier les maisons d'Orléans et de Bourgogne. Le cardinal de Bar mourut, en 1450, à Varennes, petite ville du diocèse de Reims, où il avait fondé un couvent de conleliers, et il fut inhuma dans l'église cathédrale de Verdun, où se voyait soa épitapbe. Héritier dus Etats de son père, il donna le duché de Bar et le marquisat de Pont-à-Mousson h René d'Anjno, alors comte de Guise, le 13 août 1419. (Foy. Aobery, Bist. des eard.; — Frison, Gall.purp.; — Sammarto, Gall. christ.» p. il, tu episc. Long. Catal., et Virdun.; — Duch£«e, Hi$t. de la maison de ttar; — Richard m WA«5Enocno: — le P. Anselme; etc.)

BARBARIGO (Ange), vénitien, évoque de Vérone, créé en 1408, par le Pape Grégoire XII, prêlre-eardinal du titre des SS.- Marcellin et Pierse, puis de Sainte-Praiède,

BARBARIGO (Grégoire), naquit, en septembre 1626, d'une famille noble, à Venise. — Il accompagnait l'ambassadeur qui représentait cette république au congrès d'où sortit, en 1648, la paix de Munster. C'est là qu'il contracta une étroite amitié avec le nonce apostolique, Fabio Chigi, depuis Alexandre VII, qui l'appela à Rome, le déclara son prélat domestique, puis évèque de Benïame, et enflu, le 5 avril 1660, cardinal. En 1664, il fut transféré à l'évôchéde Padoue. Il y fonda on séminaire pour les jeunes ecclésiastiques, le dota, y appela d'habiles nièUrts pour les langues latine, grecque, hébraïque, syriaque, chaldéenne, arabe, et y établit une imprimerie pour publier des livres dans toutes ces langues. Il mourut en juin 1697, dans sa 72* année, universellement regretté pour ses rares vertus qui avaient fait jeter les yeux sur lui pour le placer sur le siège pontifical. Son corps, en vertu d'un décret de la congrégation des Rib, dans laquelle on traitait de sa béatifiait on, fut exhumé le 27 mai 1725, et transféré daus un autre tombeau, qui lui avait été préparé par les soins de la même con* prégalion, dans l*égli.«e cathédrale de Padoue. Son cercueil ayant été ouvert, on trouva le corps sain et entier, quoiqu'il se fût écoulé 28 ans, depuis qu'il avait été inhumé. On en dressa un procès-verbal de reconnaissance, en présence du cardinal Jt an-François Barba ri go, évèque de Padoue, du chapitre de sou église, et de plusieurs médecins et chirurgiens.

BARBARIGO (M arc- Antoine), cousin du précédent, naquit le 6 mai 1640. — - Etant archevêque de Cor fou, il eut des différends avec lo général Morosini, pour le maintien des imniuuilés ecclésiastiques; ce qui l'obligea 4 quitter celte lie, et à se retirer a Borne, où le Pape lui assigna uno demeure dans la chancellerie. Le 2 seplcuibro 1680,

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il le nomma cardinal, et ensuite évèque de Monleflsscone, où il passa le reste de sa vie, dans de continuels exercices de piété, et où il mourut le 17 mai 1706, âgé de 60 ans. La république, qui avait soutenu son général, bien loin de lui donner la pension qu'elle accordait d'ordinaire aux cardinaux vénitiens, avait confisqué toutes ses propriétés. Il ne s'en plaignit jamais, et le supporta avec la plus grande résignation. (Voy. Mémoires du temps.)

BARBARIGO {Jean François), Vénitien, comme les précédents, et neveu de Grégoire, naquit le 29 avril 1658. — Il fut successivement nommé primicier de l'église de Saint-Marc à Venise, puis évèque de Vérone, en 1698, et de Brescia, en 1714. Clément XI le créa cardinal de la sainte Eglise romaine, le 9 novembre 1719; mais le réserva in petto, et ne le déclara que le 30 septembre 1720. Ce prélat Gt aussi partie des congrégations des Ëvêques et réguliers, des Rit", des Indulgences et saintes reliques, de la Visite et de l'Indice. En 1723, il fut transféré de l'évêché de Brescia à celui de Padoue, où il mourut le 2ft janvier 1730, dans sa 72* année, regretté surtout des pauvres, auxquels il distribuait la plus grande partie de ses revenus.

BARBERINI (Maefeo). — Voy, Urbain VIII, au Dictionnaire du Papes, édil. Mignv.

BARBERINI (Antoine), né en 1569, frère du précédent, prit l'habit chez les Capucins, où il fut prêtre et gardien. — Le Pai»e Urbain VIII, son frère, le créa cardinal du litre de Saint-Onupbre, en 1624. Il fut depuis grand pénitencier et bibliothécaire apostolique, et mourut en 1646, âgé de 77. ans. Il avait fait bâtir le grand couvent des Capucins de Romo, où il est enferré, et où l'on voit gravés sur une tombe de marbre blanc ces mots, qu'il ordonna qu'on mit pour épi- La p h e :

ilic jacel pulvis et cinis.

Posiea nilûl.

BARBERINI (François), hé eu 1597, était neveu du Pape Urbain VIII, qui le nomma cardinal en 1623. Après avoir été légat en France et eu Espagne, il fut vice-chancelier de l'Eglise, et mourut, 1679, évèque d'Oslie et de Velletri, et doyen du Sacré-Col lége, dans la 83* année de son âge, et la 56* de son cardinalat, avec la réputation d'avoir été lo père des pauvres et le protecteur des gens de lettres.

BARBERINI (Antoine), évèque de Palestine , pair et grand aumônier de France, camerlinguo de la sainte Eglise, commandeur dos ordres du roi, duc de Segni, abbé de Saiol-Evroul, etc., était frère du précédent. — Il avait été destiné à l'ordre de Malte, et il fut fiait grand prieur de Rome, lorsque son oncle eut été élevé è la papauté. Créé cardinal en 1627, il exerça la légation d'Avignon et d'Urbin. En 1629, il fut envoyé légal a latere en Piémont, pour régler les affaires du Montferrat. Le cardinal Antoine ménagea si adroitement les esprits des princes intéressés, qu'il procura la paix a l'Italie. Le

mi Louis XIII lo chanta, en 1633, des affaires do Franco. En 1611, il fut pourvu des (égalions de Bologne, de Ferrare et de la Romagne, et ensuite nommé généralissime de l'armée de l'Eglise contre les Vénitiens, le grand-duc de Toscane et le duc de Modène, qui s'étaient ligués pour défendre le duc de Parme, en guerre avec le Saint-Siège. Le cardinal Antoine fut battu par Montecuculli, alors gén'ral du duc de Modène; et un traité signé h Venise remit les choses sur lo pied où elles étaient avant les hostilités. Après la mort du Pape Urbain* VIII, '1611, Innocent X, qui lui succéda , demanda compte au cardinal Antoine de sommes considérables dont il avait eu la gestion, comme trésorier du Pape. Celui-ci fut obligé de se réfugier en France, où il attira toute sa famille. Le cardinal Mazarin réussit en 1653 à le réconcilier avec le Saint-Siège. C'est en cette môme année que le roi le fit grandaumônier de France. Il le nomma depuis à lévêché de Poitiers, et en 1657 il lui donna l'archevêché de Reims. Le cardinal Antoine mourut dans son château de Nemi è 2i kilomètres de Rome, le 3 août 1671, à l'âge de 64 ans.

BARBER1NI (Chari .es), romain, petit neveu du Pape Urbain VIII, créé en 1652 par le Pape Innocent X, diacre-cardinal du litre de Sainl Cé«aire, puis de Saint-Ange in foro piscium, oi de Saint Lau rentm Lucina, mourut en 1701.

BARBERINI (François), était fils de Maffeo Barberini, prince de Paleslrine, et d'O- Irrope Giusliniani, morte en 1729, à l'âge de 92 ans. — François, né à Rome en 1662, fut nommé, 1690, par le Pape Alexandre VIII, auditeur général de la chambre apostolique, puis cardinal. Le Pape Innocent XIII le/ fit, 1693, légat de la Romagne, et préfet de la congrégation De propaganda fide en 1698. Il quitta le titre de Saint-Bernnrd pour prendre celui de Sainte-Praxède en 1718, laissa ce dernier litre, et passn à l'évôché do Paleslrine, qui fut proposé pour lui à Rome dans un consistoire de 1721, puis il fut sacré par le cardinal Paulucci. Il assista au concile provincial tenu à Rome, dans Saint- Jean de Latran, parle Pape Benoit XIII en 1725. Devenu sous-doyen du Sacré-Col lége, par la mort du cardinal Paulucci, il Tut promu aux évêchôs unis d'Ostie et do Velletri. Il reçut en cette qualité le pnllium des mains du Pape, dans l'église de Sainte-Marie Majeure, puis fut déclaré préfet de la congrégation des Evêques et réguliers, et nommé l'un des inquisiteurs généraux de la congrégation du Saint-Office, il prit possession de celle charge le 13 août 1726. Il avait encouru la disgrâce de l'empereur en 17-28, pour avoir marié sa nièce sans la participation et sans le consentement de Sa Majesté impériale ; mais, en 1730, le cardinal Cienfuegos, ministre impérial è Rome, se rendit chez lui, ainsi que chez le prince et la princesse de Paleslrine, sa nièce, pour les informer que l'empereur ies avait réintégrés dans acs bonnes gtâces, et que des ordres étaient

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