‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 45 sur 457 · BAR M · texte numérisé non relu

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donnés pour la lovée du séquestre de leurs fiefs, dans le royaume de Naples.

BARBERINI (Benoit), Romain, né en 1788, fut fait cardinal par Léon XII, en 1826. S. E. vit encore h l'heure où nous écrivons.

BARBO (Pierre).— Voy. Paul II, au Dictionnaire det Papet, édit. Migne.

BARBO (Af arc), né h Venise, était cou si n-

Serraain du Pape Paul II, qui le fil d'évôqu* e Viccncc, cardinal, en l«6fc. — Quelque temps après il fut pourvu du natriarcliat d'Aquilée. En 1V71, Sixte IV, successeur de Paul, l'envoya légat en Allemagne, en Pologne et en Hongrie, pour terminer les différends qui s'étaient élevés entre les souverains de ces deux derniers Etats, au sujet de ht couronne de Bohème. Le cardinal parvint à les réconcilier et à les unir contre les Turcs. Ses services furent recompensés par l'évêché de Paleslrine dont il occupa le siège jusqu'à sa morl arrivée en 1490.— {Voy. Sadellic ; — Volaterrak , Anlhropologia, I. xxu; — - Dubbavics, I. xxxi ; — Spondb; — Aurbrv, Hist. det cardinaux.)

BARDAXI DE AZARA (Denis). — Nous lisons dans IMmt de la Religion du 6 janvier 1827 : Le cardinal Barda xi qui vient de mourir était né (le 9 octobre 1760, h Pnyarracys, diocèse de Barbastro) en Espagne, d'une famille honorable, et était, du coté maternel, allié avec le ministre Azara, ambassadeur d'Espagne h Rome. Il fut d'abord prieur de l'Eglise do Sainte-Anne de Barcelone nommé en 1791, auditeur de rolo pour l'Aragon. Il remplit cet emploi jus-

3u'en 1798; alors les troubles lo forcèrent a quitter Rome. Il retourna à son poste dès que l'ordre fut rétabli ; mais do nouvelles traverses lui élaiont réservées par la suite : son dévouement au Pape lui valut d'être mis le 1" janvier 1809, au château Saint- Ange; il fut ensuite déporté à Grenoble, et, au bout d'un an, envoyé Vienne, puis enfin traduit 5 Grenoble, où il resta deux mois dans les prisons publiques, jusqu'à ce que sa santé le lit transférer à l'hôpital ; deux soldats étaient chargés de le garder è vue. Quand il fut rétabli, on le renferma, en mai 1812, au fort de Pierre Châlel, d'où on le fit partir à l'approche des alliés en 18H, pour le conduire au château de Saumur; mais s'élanl trouvé malade h Novers, on fut obligé de l'y arrêter, ol la restauration lui rendit la liberté. Il retourna à Rome, et reprit ses fonctions d'auditeur de rote. En 1816, Pie VII récompensa son dévouement en lo nommant cardinal. Son premier titre fut des Douze-Apoires el il le changea depuis pour Sainte -Agnès hors des Murs. Charles IV lui donna i'ordre de la Conception et Ferdinand VII le fit grand'eroix du même ordre. Co qui distinguait le cardinal Bardaxi , c'était un vif attachement à la cause du Saint-Siège et de tous les souverains, et son application 5 tous ses devoirs. Bon, généreux, loyal, son commerce avait quelque chose d'aimable et de cordial. Il supporta avec patience une surdité presquo complète dont il fut atteint. Attaqué d'une maladie lente, il y

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succomba le 3 décembre, «.près avoir donné des marques éclatantes de résignation et de piété. Le 6 au soir, son corps tut porté à sa

taroisse de Saint-Sauveur, m lauro, et in» umé le lendemain dans l'église de son titre. BARDI Jérôme dk) Florentin, fut fait cardinal en 1743 par Benoit XIV.

BARNABO (Alexandhb), né à Foligno, le 2 mars 1801, a été créé et proclamé cardinalprêtre dansle consistoire du 16juin 1856.— Il était précédemment secrétaire de la sacrée congrégation de la Propagation de la foi.

BARNI (Jean-Baptiste), de Lodt, nonce en Espagne, fut créé cardinal en 1743 par le Pape Benoit XIV.

BARON IUS (César), né àSora, ville épisropale de la TVrre de Labour, au royaume de Naples, en 1538, fut élevé avec beaucoup de soin par ses parents. Il fit ses humanités à Véroli, sa théologie et son droit à Ifaples. Les troubles de ce pays l'obligèrent de passer avec son père, en 1557, à Rome, où il acheva ses éludes de droit sous César Acosla. I) fut ensuite un des disciples de saint Philippe Néri, fondateur de l'oratoire d'Italie;, lequel l'employa dans les instructions familières que ses clercs faisaient aux jeunes enfants. Il reçut bientôt la prêtrise, par les conseils de saint Philippe lféri, qui l'attacha a l'église de Saint-Jean- Baptiste. Barooius y fonda une congrégation de <*e nouvel ordre, et en fit autant dans l'église de Sainte-Marie in Vallicella, lorsqu'il y fut transféré en 1576. Quelques années après, il fut fait supérieur général de la congrégation du l'Oratoire, par la démission vn\oulaire du fondateur. Le Pape Clément VU1 le choisit pour son confesseur, le fit, malgré lui, prolonotaire apostolique, et le créa cardinal, en 1596, sous le titre des SS.- Nérée et Achillée. Depuis il reçut la charge de bibliothécaire du Sainl-Siége apostolique. Après la monde Clément VIII, il manqua deux fois d'être élevé sur le Saint-Siège, et notamment dans le conclave qui élut Paul V, où il obtint trente et une vois. Mais il avait contre lui les Espagnols qui ne lui pardonnaient pas son Traité de la monarchie de Sicile, dirigé contre l'usurpation de Philippe III. Lui-même d'ailleurs s'opposa fortemenl à son élection. Il mourut en 1607, dans sa 69* année.

Dès l'âge de. 30 ans, il entreprit les Annales ecclésiastique» , sur le refus qu'avait fait de se charger de ce travail Onuphre Panvinius, quelques instances qu'il lui en fit en présence de saint Philippe Néri , qu'ils considéraient comme leur père commun.

■ C'est Baronius, «dit ce saint, «qui composera l'Histoire ecclésiastique, et non pas Onuphre. » En effet, Onuphre étant mort peu après, Baron ius ontrepril ce grand ouvrage, el travailla pendant 30 ans à recueillir et à coordonner des matériaux, lisant assidûment les anciens monuments ecclésiastiques, tant dans les livres imprimés, que dans les manuscrits de la bibliothèque vaticine. Il commença par donner, pour essai de son travail, ses Notes sur le Martyrologe

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romain, notes qui lurent imprimées en 1586. Il publia peu de temps après son premier volume des Annale» ecclé$iastiquett\eq^\ contient les cent premières années depuis la naissance de Jésus-Christ, avec une Introduction sur les Annales ecelésiattiques, sur l'année de la naissance de Jésus-Christ, et sur les temps antérieurs. Ce volume est dédié à Sixte V. Le 11*, dédié au même Pane contient 205 ans. Le lll\ dédiéà Philippe II. roi d'Espagne, comprend I histoire des 55 années suivantes. Le IV* est dédié à Clément VIII, qui fut élevé au souverain pontifical en 1592; il ne contient que l'histoire de 34 ans, se terminant à l'an 395. Le V* va jusqu'à l'an 440. Il est dédié au même Pnpe, aussi bien que le VI* qui a fiai h l'an 518. Il fut bientôt suivi des VU', Vlll* el IX*, qui contiennent l'histoire ecclésiastique depuis cette dernière année jusqu'à l'an 842. Le dernier de ces 3 vol. est dédié au roi de France Henri IV. Le X*, dédié a l'empereur Rodolphe II, commence a l'an 843, pour finir a l'an 1000. Le XI*. dédié à Sigismond III, roi de Pologne, et publié en 1605, continue jusqu'à 1099. Le XII*. publié sous le pontificat de Paul V, l'an 1607, finit h l'an 1198. Ainsi l'on a dans ces douze vol., l'histoire des douze premiers siècles do l'Eglise.

Celte Histoire de Baronius est composée en forme d'Annales, année par année; ces années sont distinguées les unes dos autres, désignées par les règnes des Papes, des empereurs, et par les noms des consuls. Il rapporte, sur chaque année, ce qui regarde les Eglises d'Orient et d'Occident, la succession des Papes, des patriarches, des empereurs et des rois; les actes des conciles, les lettres des Râpes, les lois Impériales oui concernent l'Eglise, les persécutions, les martyrs, les saints, les auteurs ecclésiastiques, les hérésies et leurs fauteurs; en un mol, tous les événements qui, de près ou de loin, se rapportent à l'histoire ecclésiastique.

Le but qu'il s'est proposé dans cet ouvrage, a été, comme il l'indique lui-même dans sa Préface, de réfuter les centnriateurs de Magdebourg, ou plutôt d'opposer à' leur ouvrage, dirigé contre l'Eglise romaine, un autre ouvrage de même nature pour sa défense. Il avance que, jusqu'alors, on avait négligé de faire l'histoire ecclésiastique exacte, complète el véridique. Il accuse Eusèbe d'avoir favorisé le parti des ariens, et d'avoir écrit la vie de Constantin dans la vue de plaire à son fils Constance, qui était arien. | Il trouve que la vérité catholique est dénaturée par Socrate et Sozomène , qui étaient novatiens; que l'histoire est trop resserrée et obscurcie par la brièveté d'Orose el de Sévère; el que la plupart de ceux qui ont écrit sur l'histoire ecclésiastique, ont, sans examiner la vérité, mêlé, dans leurs récits, beaucoup de fables et de contes, qui nuisent aux faits véritables.

Quelques-unsauraienl voulu quo Baronius sefûlconlenléde rapporter les faits del'hisloi» re ecclésiastique, sans entrer dans desconiro*

verses et des personnalités. Cependant il faut avouer que cet ourrage est bien coordonné, plein de recherches, composé avec soin, et avec autant d'exactitude qu'on pouvait l'espérer d'un homme qui entreprenait le premier un travail aussijdifhcile, et d'une si vaste étendue. Il est vrai qu'on y a reconnu des erreurs de chronologie et d'histoire; qu'il a omis des faits dont il n'avait pas eu connaissance; qu'il s'est appuyé plusieurs fois sur des autorités apocryphes , qu'il a rapporté comme véritables des faits conlrouvés, et qu'il s'est trompé sur plusieurs points. Les erreurs étaient inévitables dans cet immense travail. Mais n'exagérons pas le nombre de ses erreurs, et n'imitons pas Luc Holsténius qui disait être prêt à montrer huit mille erreurs dans les Annalet de Baronius; convenons que c'est un ouvrage utile, précieux, recommandable à bien des titres, et que c'est avec raison que cet écrivain est appelé le père de$ Annalei ecclétiattiquts. Remarquons encore qu'il a été beaucoup plus exact dans l'histoire des Latins que dans celle des Grecs, parce qu'il n'avait qu'une connaissance médiocre du grec, qu'il était obligé de se servir du secours du Pierre Morin, de Métius et du P. Sirmond, pour les écrits nui n'élaient point traduits en latin. Son style n'a ni la pureté ni l'élégance qu'on désirerait dans un ouvrage de ce genre; il écrit plutôt en dissertateur jqu'en historien : il est néanmoins méthodique, clair, intelligible.

'Il est inutilo de rapporter les divers jugements que les écrivains, tant catholiques que protestants, ont portés, en bien ou en ma), sur Baronius ; la pluparldu ces jugements .«ont outrés. Il a eu bien dos adversaires et des critiques, et n'a pas manqué d'admirateurs, de défenseurs, de copistes, d'abrévialeurs, de continuateurs et de traducteurs. Cosaubon est un des premiers

2ui aient écrit contre lui. Il commença des 'xercilationt contre l'ouvrage de Baronius; mais elles ne vont pas au-delà de la 34* année de Jésus-Christ, et sont relatives à la controverse et è l'explication de l'Ecriture sainte, plutôt qu'à l'histoire. Cette critique n'eut pas plutôt vu le jour, en 1614, que des écrivains catholiques entreprirent la défense de Baronius. Lo Jésuite Jean l'Heureux connu sous le nom d'Eudémon Jean, Ht, sonlre Casaubon, une défense des Annale» de Baronius, laquelle fut imprimée à Cologne en 1617. La mémo année le Jésuite Boulenger écrivit, en français, contre les Exercitation», une diatribe contre laquelle Richard deMontaigu 01 aussi des Animadvertion», tant sur les Annale» de Baronius que sur le livrede Casaubon. Depuis, Ottius entreprit d'examiner les Annales de Baronius, année par année ; mais, outre que son ouvrage ne passe pas l'an 300, il « est plus arrêté aux questions de controverse, qu'à celles de l'histoire. L'Allemand Redind, de l'ordre de Saint-Bon oit, a lait, contre cet examen d'Otlius, un livre où il traite les mômes questions avec assez peu d'ordre.

Cet ouvrage a été imprimé en 1680. Après l'ouvrage d'Otlius vient CAnli-Baroniu» do Magendi,'petit|volume, contenant l'abrégé des Animadvertiont de Casaubon contre Baronius, avec quelques notes de Blondel sur le commencement des Annale» de Baronius, et quelques nouvelles note*. Enfin le savant P. Pagi, de l'ordre de Saint-François, en a fait une critique : Critiea hittorico-chronologica in Annale» eccletiattic. tard. Baronii ; k vol. 1689 1705; il y rectifie, an néelnar année , les erreurs du grand ouvrage de Baronius. Avec le secours de celte critique, de beaucoupd'autres travaux exécutés depuis, et particulièrement des Mémoires de Til- Icmonf, on pourait faire une histoire de l'Eglise, exacte et complète, et exempte des défauts inévitables qui déparent celle du ordinal, que la plupart des auteurs d'histoires ecclésiastiques n'ont fait que copier et abréger. Entre les abrévialeurs, on eslime surtout H. de Sponde , évôque de Pamiers, qui l'a aussi continué [Epitome Annalium ecclet. card. Baronii; Paris, 1612, in-fol. — Annalium Baronii continualio, Paris, 1639, 2 vol. in-fol.) et le Jésuite, Bisciola, sans parler d'Aurélius Pérusinus, prêtre de l'Oratoire, qui en a fait un petit abrégé.

Les Annale» de Baronius ont été continuées par le Polonais Bzowius, do l'ordre des Frères prêcheurs, et par Bainaldi et Laderchi; mais cette continuation est bien inférieure à l'ouvrage du cardinal. Ces mômes Annale» ont été traduilos eu italien, eu partie par Fr. Panigerole, évêque d'Asti ; en français, par Claude Durand, Joseph Delaidancheet Arlus Thomas ; en allemand, par Marc Fugger, baron de Kirclibergue; eu polonais, par les soins de Stanislas Carnkuvius, archevêque de Goesne; et en anglais, par le docteur de Sorbonne, Hall, qui a corrigé toutes les erreurs de Baronius, sur lequel il a fait, en le développant, d'excellentes dissertations, et des notes très-savantes. Celle traduction passe pour un. chefd'œuvre; elle contient des beautés qu'on ne trouve pas daus l'original.

Baronius a encore écrit, une espèce de parénise à la république de Venise, è l'occasion du différend qu elle avait avec le Pape Paul V. Il se fit aussi une affaire avec le roi d'Espagne, en insérant, dans le XI* volume de ses Annale», un Traité de la monarchie de Sicile, contre l'usurpation qui en avait été faite par le roi d'Espagne. Ce Traité fut prohibé par un édil de Philippe III, roi d'Espagne, édit rendu en 1610 ; et le cardinal Ascagne Colonne fit une censure de cet ouvrage. Il a été imprimé séparément à Paris, 1G09, et à Leyde, 1619; mais il n'a plus été inséré dans les éditions de son Hittoire ecclé»ia»tiquet qui furent faites dans les Etats du roi d'Espagne.

Les volumes des Annale» de Baronius étaieut imprimés à Rome, a mesure qu'ils étaient achevés; ils le furent peu après h Anvers par Planlin. On en a fait depuis deux éditions eulières à Cologue, l'une eu 1609,

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