ADR
mois. Il élait déjà malade, quand il fut élu en 1276. ( Voy. le Dictionnaire des Papes.)
ADRIEN VI (Adrien Fi.oiiet Boters), élu Pape en 1522, était connu sous le nom d'Adrien d'Utrecht, qu'il ne voulut point changer a son avènement au Saint-Siège. Il était né, en U59, d'un père tisserand. Il fit ses études à Louvain dans le collège des Portiens, où l'on recevait gratuitement des pauvres. Ses succès engagèrent Marguerite , sœur d'Edouard IV, d'Angleterre, et veuve de Charles le Téméraire, a le prendre sous son patronage. Devenu successivement ehanoine de Saint-Pierre, professeur de théologie, doyen de l'église de Louvain, et enfin vice-chancelier de l'université, il paya dans la suite sa dette do reconnaissance envers cette université, en fondant h Louvain un collège qui porta son nom, et fut destiné à l'entretien gratuit des pauvres qui voudraient étudier. Bienlôt Maximiîien I", empereur d'Allemagne, le choisît pour précepteur do son petit-fils, qui fut Charles-Quint, et ensuite l'envoya comme ambassadeur auprès de Ferdinand le Catholique, qui lo nomma a l'évéchô do Tortose en Espagne. Après lo mort de Ferdinand, Adrien partagea la régence de ce royaume avec le cardinal Ximénôs. Promu au cardinalat en 1517, il fut chargé du gouvernement de l'Espagne par son élève, lorsque celui-ci partit, en 1520, pour aller recevoir lo couronne impériale. Il succéda à Léon X en 1521. ( Voy. le Dictionnaire des Papes.)
^ ADRIEN , cardinal, naquit vers 1V58 a Cornclo.On n'est pas d'accord sur sa famille.
- Après avoir étudié h Rome, avec succès, les langues anciennes , il montra lant d'babilelé dans les atfaircs qu'il fut envoyé, par Innocent VIII, nonce en Ecosse et en Angleterre. Alexandre VI lo rappela auprès de lui, pour en fairo son secrétaire , l'admit r. sa confiance la plus intime , le chargea do plusieurs nonciatures importantes, lui conféra la charge do trésorier , et enfin le décora do la pourpre. Les richesses qu'il avait acquises excitèrent la cupidité do César Borgia qui le fil, dit-on, empoisonner dans
10 même repas où l'on prétend qu'Alexandro VI prit lo poison qu'il destinait à plusieurs cardinaux. Adrien ayant échappé n l'elfel du poison, fut obligé , quelques années après, de s'enfuir do Rome, sous le pontificat de Jules II. Il revint à Rome après l'exaltation de Léon X ; mais, accusé d.étre entré dans la conspiration du cardinal Petrucci, il fui condamné à une amende, et s'enfuit encore. Depuis ce moment ou n'a rien de certain sur sa vio. — Adrien a composé d'élégantes poésies latines, et parmi lesquelles on dislingue lo morceau sur la chasse et le voyage «le Jules 11 à Bologne.
11 a fait deux aulres ouvrages qui ont été réimprimés plusieurs fois : 1* De vera philosophia; c'est un traité do la religion chrétienne, élégamment écrit et rompli d'érudition ; 2" Ue sermone latino et de modis latine (oquendi. Los deux parties de cet ouvrage, après avoir paru séparémeut, furent ensuite
es agu dictu
impriniéos ensemble, Rome, 1515, in-fol.; la première renferme l'histoire de la langue latine, depuis sa fondation jusqu'à sa complète décadence ; la seconde contient les expressions et les locutions les plus élégantes tirées des auteurs classiques. L'une et l'autre partie attestent dans l'auteur un habile el profond humaniste.
AGNÈS (Astoboo), a qui Sigonius donne le surnom de Spatinfacia, était de Naples, et d'une famille noble el ancienne. — Martin V le pourrut de l'évêché d'AncÔne et du gouvernement «le la province de la Marche. Eugène IV lui donna l'évôchô de Bologne . puis l'archevêché de Bénévent. Nicolas V le créa cardinal en 1W9, pour reconnatlre les grands services qu'il av.iit rendus à l'Eglise. Il les continua avec zèle, et mourut le 10 octobre 1450, a Rome, où se voit son tombeau dans le cloître de l'église de la Minerve. (Voy. O.nupbre, Cuconius, Blondos.)
AGNIFII.O (amicio), né à Aquilée, étudia a Bologue, où il fut professeur de droit canon. — Il eut ensuite un canonical dans l'église de Sai ile-Mirîe Majeure. Alphonse et Ferdinand, rois de Naples, le choisirent pour un de leurs conseillers. Pie II le nomma évêque d'Aquila, dans lo royaume de Naples, el Paul 11 le fit cardinal en 116V. Après avoir travaillé utilement pour l'Eglise, il mourut le 9 novembre 1V76. {Voy. Urbamus Filicics , S. Indicii congreg. censor.)
AGOST1N1 (Etiksne). né à Foi li , dans la Romagne, archevêqne.d'Héraclée, fut nommé cardinal par le Pape Innocent XI, le l" septembre 1681. 11 mourut à Rome, le 21 mars 1683, âgé de 68 ans.
AGUCCHIO (Jérôme), né a Bologne, prêtre cardinal du titre de Saint-Pierre ès liens, était neveu du cardinal Sega et frère du savant Jean-Baplisic Aguccliio, archevêque d'Amasie. Jérôme, créé cardinal par Clément VIII, en 160V, mourut peu après, le 27 avril 1605, le môme iour de la mort de Léon XI.
AGDILAR (Alowzo), cardinal de Cordone.
Nommé cardinal par lo Pape Innocent XII, le 22 juillet 1697; il mourut à Madrid, le 19 septembre 1699, avant d'avoir reçu ses bulles, âgé de fc6 ans.
AGDILAR (Pierre Majriqum d*), évêque de Cordoue, fut fait enrdinnl par Paulin, en 1538. — Il mourut en 15W.
AGOIRRE (Joseph Sarxz d'), naquit à Logrono, le 2V mars 1630, el entra jeune encore dans l'ordre de Saint-Benoit. — Il y fit de si grands progrès, non-seulement dans la piété, mais encore dans toutes les sciences convenables à son état, qu'après avoir été plus d'une iuisnbbé du collège de Saint- Vincent à Salamanque, il fut nommé premier interprète de l'Ecriture dans cette fameuse «Diversité, puis censeur et sccié-
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taire du conseil suprême de l'inquisition en Espagne. Enfin le Pape Innocent XI lui donna le chapeau do cardinal en 1686. Cette nouvelle dignité ne lui fil en rien interrompre ses éludes, et ne l'empêcha pas de continuer les ouvrages qu'il avait commencés , ni de les donner au public. Sa vie fut toujours exemplaire; la pourpre, dont il se vit revêtu, ne diminua rien de la modestie et de la simplicité qui lui était naturelle 11 mourut à Romo le 19 aoûl 16H9. Son premier ouvrage est intitulé : Ludi Salmanticen$t$ ; ce sont des dissertations théologiques, qu'il composa selon l'usage de l'universilé de Salamanque, avant d'y recevoir le bonnel de docteur, et qu'il fil imprimer en 1668. En 1671, il donna trois volumes de philosophie. En 1675, il publia un ouvrage sur les livres de la morale d'Aristote; el en 1677, un Traité des vorlus el des vices. Dans les années suivantes, il publia trois forts volumes sur la théologie de saint Anselme ; ou y voit qu'il avnil élndié è fond les ouvrages de ce Père. Il composa aussi un livre, imprimé en 1683, contre la déclaration de l'assemblée du clergé do France, de 1682, touchant la puissance ecclésiastique el politique, sous le litre de : Defensio cathedra! tancti Peiri. On lui en attribue un aulre intitulé : De liber tatib us Ecctesicr Gailieanœ, contre les quatre articles de la mémo assemblée : ce dernier n'est pas du cardinal d'Aguirre ; il est de M. Charles , prôlre du diocèse de Pamiors, qui composa cel ouvrage à Rome, où il s'était retiré lors de l'allaire do la régale. Enfin , après avoir donné, en 1686, une table, avec notice, d'une nouvelle collection de conciles d'Espagne , le cardinal d'Aguirre fit imprimer celte collection à II une, en 1693 el 169i. {Voy. Mémoires duJemps; — Dupn , Bibliothèque des auteurs ectlétiasliques du xmi* siècle.)
Voici l'épilaphe que ce cardinal composa t»our lui-même peu de temps avaul sa mur::
Joseph S'en» ilo Aguirre, nalione
Uispanns, Piilria Liimuicnsi», vila peocaior, Appellations Monachus sancli Bcnedicti, Studio llicologua; Miseralione divin»
S. R. E. Cardinalis liiul. S. Mari» super Miner va m, Proleclor rrgni SUilix.
Orale D«!»im proeo.
Oliiil die 19 Aiigiuli, aun» Domini 1699. Miserere uici, Domine, quia petcavi super uumerum A mue maris.
AIGREFECILLE (Guillaume), premier de ce nom, et proche parent du Pape Clément VI, prit l'halnl de religieux parmi les Bénédictins de la congrégation de Cluny, et fut prieur do Saint-Pierre d'Abbeville. — Clément VI , ayant été élevé au pontificat , lui donna l'archevêché de Saragosso, dans le royaume d'Aragon. Le môme Pape le fit cardinal en 1350, el l'employa en diverses affaires. Urbain V, qu'il suivit h Romo, l'envoya à Naples en qualité de légat. Il mourut h Vilerbe, le h octobro 1369. {Voy. Aobkivt ; - Frizon, etc.)