‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 101 sur 281 · DE CHAUX · texte numérisé non relu

DE CHAUX

Chlobubb de guivbb. Sel cristallisé en petites aiguilles vertes qui sont très-solubles dans l'eau et dans l'alcool, et qu'on représente par Cu Cl. On l'obtient en faisant dissoudre l'oxyde de cuivre dans l'acide chloridrique ; associé au sel ammoniac, on l'a préconisé contre l'épilepsie et pour le pansement)de certains ulcères.

Chlorubb D'éTAiN. Oo en dislingue ae deux sortes. Le premier est le protochlorure ou sel (félain, Sn Cl» qui se présente en petites aiguilles blanches et brillantes» d'une saveur désagréable» et qu'on obtient en dissolvant rétaiii dans l'acide chlorhydrique. On en fait usage dans la teinture» comme rongeant sur les fonds obtenus avec les sels de fer ou de manganèse» et comme mordant surtout pour les couleurs violacées dont il rehausse l'éclat. Le second est le deutochlorure ou bichlorure , Sn Ci*» appelé aussi ehloride elannique, et que les alchimistes désignaient sous le nom de liqueur fumante de£t6avtttf» en mémoire de celui qui l'avait fait connaître. C'est un liquide jaune qui répand à l'air d'abondantes vapeurs blanches» et qu'on obtient en traitant l'élain par le chlore gazeux, ou le protochlorure d'étain par iH^au régale. Cette dernière dissolution est connue sous le nom i'oxy^muriale (Vétain ou de mordant d'élain^ et s'emploie pour la teinture des laines en écarlale» et celle du coton en rouge et en jaune.

Chlobubb de fbb. Il s'offre en protochlorure et en perchiorure. Le prolochh* rure ou chlorure ferreux^ Fe CI» est un ssl blanc» d'une saveur styptique» qu'on obtient en dissolvant la limaille de fer dans l'acide chlorhydrique» et qu'on fait entrer dans la composiiion de plusieurs eaux minérales artincielles. Le perchiorure ou ieequichlo' rure^ qu'on appelle encore chlorure ferrique^ fer muriaié et chlorhydrate de peroxyde de fer^ Fe* CI"» est de couleur brune» très-déliquescent et s'emploie particulièremeut en pharmacie.

Chlobubb de mebgube. Berlhollet en a reconnu deux espèces: la première» proto^ chlorure ou chlorure mercureux^ Hg*CI» est aussi appelée calomel ou mercure doux ; la seconde» le deutochlorure ou IfricA/arure de mercure^ Ug Cl, reçoit encore les noms de chlorure mercurique et de eublimé corrosif.

Chlobcbe d'ob. Dissolution de l'or dans l'eau régale. Le produit est d'un rouge foncé k l'état concentré, et de couleur jaune h l'état de dilatatiou.il donne» par l'évaporation, de beaux cristaux jaunes» déliauescents et composés de chlorure d'or, at d'acide chlu-

cno

MCTIONNAIRE

CUO

rhjdrique. Ce sel est employé dans la pratique médicale contre les aiïecttons scrofaleuses.

CnLontniK dr peosptioiiB. Il y en a deux. Le premier, nommé pro/orA/oritre ou cIilo« ride phosphoreux, PCI*, est nn liquide incolore qui fut découvert en 1808 par Gay- Lussac et Thénard ; le second perehloruré on ehloride phosphoriquef PCI', est un corps solide répandant h l'air d*abondantes fumées qui alTpctent les yeux et la poitrine. On les obtient Tun et Taufre en hisant passer du chlore sur du phosphore.

Chlorurb DR PLATiNR. Sel Qu! porle aussi le nom de bichlorure et qu on obtient en dissoUant le plaline. La dissolution, qui est d*un rouge funré, donne des cristaux par la concentration. €e sel est employé dans les fabriques de porcelaine pour recouYrir les vases autguels on veut procurer nn lustre métallique intermédiaire entre le blanc d'argent et le gris d*acier ; et ce fut Klaproth qui, en 1T93, proposa ce moyen d*orner la porcelaine. La solution du chlorure de platine produit aussi, avec le sel ammoniac, un précipité jaune qui donne, à la calcination, ce qu on appelle l'éponge de platine, employée pour les briquets k gaz hydrogène; et celte solution sert aussi aux chimistes pour distinguer les sels de soude des sels de potasse, attendu qu*elle ne précipite que ces derniers.

Cblorurr drpotassr. Voy, Htpoghloritb

«R POTASSR.

Cblorurr de fooicM. Voy. Srl marir.

Crlorurr DR sotJDR. Yoy, Hypochloritr

DR 80UDR.

Cblorvrr DR ZINC. Scl blsuc, très-soluble dans l'eau, déliquescent, caustique, entrant en fusion à 100 degrés , se volatilisant k la chaleur rouge, et qu'on prépare en faisant dissoudre du zinc dans de Taclde chloridriqiie. Dans la pratique médicale, on Tadministre h Tintérieur, par petites doses, comme antispasmodique; on en fait usage aussi comme caustique; enfin, le docteur Campoin Ta préconisé pour le traitement des cancers.

CHLORURÉ (chim.). Qui contient du chlorure.

CHOC. T)u celt. co(, conp. Heurt d*un corps contre un autre. En physique, on nomme choc droite celui où le point de contact des corps se trouve sur la droite supposée, menée par leurs centres de gravité; et cho€ oblique celui qui se fait de toute autre manière. Pour les corps parfaitement durs, dit Carnot, la déperdition des forces vives ou la différence entre ces forces avant et après le choCf s( trouve égale à la somme des forces vives qi 'auraient les masses animées de vitesses i ^rdue' ou gagnées. On appelle choc en retàj.rf fe phénomène électrique qui consiste en ce qu'un horoase ou un animal, placé sous un nuage orageux, peut être frappé de la foudre au moment où elle éclate è une assez grande distance de lui. — En mécanique, où tous les mouveuenia d'une machine doivent être régu-

liers , uniformes et doux, tout choc orri. aionne une déperdition de force nutitblf» à Teffet utile de rap(>areil; il trouble la rMa« tion des différentes pièces de cet appartil; il tend à les désunir ou h les briser; et ceit« tendance est d'autant plus grande, que Us chocs ont plus de violence. ■ Sur les cii^. mins de fer, dit M. Tourneux, le passagi» des roues de voitures de chaque rail au sut* vant, donne lieu k un choc aussi nuisible 1^ la conservation du matériel qu'k la foie« Plus la vitesse des roues est grande, plu* les voilures sont pesantes, et plus le clior est considérable. C'est pour cela que let convois pesamment charaés et marchant à grande vitesse, sont les plus destructeurs.»

CHOCOLAT (comm.;. Du mexicain ckùtê, bruit, et lallet eau. Pâte composée d*âOiaode« de cacao torréfiées et broyées, de sucre, et souvent d*un aromate. Ou trouve, dans lu commerce, plusieurs sortes de chocolat: le chocolat à la vanille, le chocolal de saolé, le chocolat analeptique, le chocolat aali* spasmodique, le chocolat au lait d'amandei, le chocolat praliné, le chocolat philligiëne, etc. On en fabrique aussi des pastilles. Cettr pâte, le plus ordinairement employée comme aliment , est quelquefois rendue médka* menteuse par reddition de certeinet subf* tances, telles que le lichen d'Islande, le la* )ep, le tapioka, etc. Naguère encore on fai* sait usage, pour préfmrer la pâte do chocolat d'une pierre de marbre et d'un rouleau ; mais aujourd'hui ce travail est accompli par de belles et puissantes macliiuef qui pertectîonnenl le produit et rendent U fabrication moins coûteuse. Les EspagnoU trouvèrent établi, au Mexique, l*usiige du chocolat, et l'adoptèrent dès 1590 ; mais ils eu firent longtemps un mystère. Toutefu». il pénétra en Europe et ii était dé|à à pf« près généralisé à Tépoque* d*Anne d'As* triche.

CHOCOLATIER. Celui qui fabrique ds chocolat.

CHOCOLATIÈRE. Espèce de eafelière de forme cylindrique pu légèrement oooiqoe dont on fait usage pour préparer le chocolat que l'on veut prendre en boisson. Lt couvercle do cette cafetière est percé d*oa trou dans son milieu pour donner passacse au manche du moussoir, et l'on agite circulairement celuinsi en faisant rouler le manche entre les mains sans ouvrir le <^^ colalière

CHODÂDENDE (métrolog.). Monnaie <k billon de Perse.

CH(KDR (archit.). Espace qui, dans nt église, est situé, ou derrière I eotel, ow entre l'autel et la nef, et dans lequel m place le clergé pour chanter l'otliee divis. Quelques-uns prétendent que cette part»* du temple ne fut séparée de la nef que soei le régne de Constantin, et qu'on ne le kr* ma de murailles que dans le xii* siède. Os appelle haut ckaur la partie où în pr^t/vs occupent les stalles les plus élevées; et to chœur t où se placent les cbanirea, les mtt* siciens et les enfants de chœur. Lo càmur it

CT

cno

DE TECHNOLOGIK.

GIfR

tribune est celui qui est séparé de i*église et éleré* au-dessus du rez*de*chaussée, derrière le grand autel. On donne aussi le nom de chœur « dans certains monastères de femmes » h une salle attenante à Téglise , mais séparée de celle-ci par une grille, et dans laquelle les religieuses chantent Toffice.

CHOGRAMHE (serr.). Aagl. secret lock:

allem. geheirnschloês. On donne ce nom aux serrures mécaniques h combinaisons qui sont incrochetables et fondées sur le principe des Serrures égyptiennes. Voy. Srkbl'uk.

CHOLESTÉRATE (chim.). Angl. id. ; ail.

gailenfediaures Mal». Genre de sels qui ré- ' sultent de la combinaison de l'acide cho* lestériqne avec les bnsessalifiables.

CHOLESTËRIME. Voy. Cholsstébkib.

CUOLESTÉRINE (chim.). Du grec x^'^f bile, et vrldrp , graisse. Matière grasse, solide, blanche et cristalline, dont se composent fréquemment les concrétions biliaires, et Qu*an rencontre aussi en petite quantité dans la bile. Cette substance, traitée x^ht Tacîde azotique se convertit en acide cholestértque.

CHOLESTERIQnE (Acidb). Acide découvert en 1816 par Pelletier et Caventon, et r^ui est.produit par raction de Tacide azotique sur la choiestérine; Il est cristallisé d*un blanc jaunAtre et fusible k S8* centigrades. Peu fusible dans l'eau» il est beaucoup dans l'alcool bouillante, et peut former, »rec les bases, des cholestérates.

CHONDROMÈTRE. Du grec xovSpir , grafn, El ftirow^ mesure. Instrument dont on fait usage pour connaître au poids le titre dos crains et des farines.

CHONG fboiss.). Sorte de boisson dont on ail usage an Tibet, et qui se prépare aveo lu riz.

CHOPE. Sorte de gobelet en forme de ^OB tronqué et renversé, qui contient une nesure de bière et dont l'usage a été inlrouit de Belgique en France. Sa contenance st celle de la chopiiie ou 5 décilitres. CHOPINE. Du latin copa ou coptna, coupe, ase creux qu*on employait pour la mesure es liquides, avant I adoption du système létrique. Sa contenance était d'une demiinte ou un peu moins de 5 décilitres. On •j^n est aussi servi comme mesure de maères sèches. — Dans la marine, on donne nom de cbopine à une sorte de t>otte cy* nJrique en cuivre ou en bois, qui se trouve Jcée dans le corps d'une pompe au-dessus j fMston, et totalement percée pour le pasnt d'eau« Bile porte h sa partie supérieure se soupape en cuir fort, nommée clapet, et le anse en fer dont elle est pourvue sert, I besoin, à la retirer au moyen d'une gaule mée d*un crue. *— Dans les mnchUios à »peur«la chopine(angl. air^pump cylinder; U'iii. cytinderder lufipumpejesi un cylindre ^ poKOfie h air.

CHOPINETTE. Les pompiers nomment nsi le cylindre do corps de pompe qui est us le pistou.

CHOQUE ou CHOC, Angl. efttirit; allem.

fuUer. Outil dont le chapelier fait usage pour donner au feutre la forme de chapeau et faire descendre la ficelle jusqu'au lien. Cet uutil est en cuivre jaune, il est presque carré, l'un de ses côtés est un peu contourné en rond, afin de mieux embrasser !a forme du chapeau, et l'autre est roulé à jour pour servir de poignée.

CHORISTE. Du grec xh^^ « chœur. Petit instrument de musique destiné à donner le ton pour accorder les autres.

CHOU (cost.). Ornement de tète des femmes.

CHOiJ (métrolog.). Monnaie de compte de la Chine. Elle équivaut à huit centièmes de centime.

CHOUGUETou CHODQUET(lréfil.). Angl.

êtick; allem. tehlagêtock. Billot sur lequel on rabat les filières dans les tréfileries.

CHOUSSET (boiss.). Boisson en usage choz les Turcs, et que Ton prépare avec de la pâte crue, mais levée, que Ton décuit^dans un chaudron plein d*eau. Après qu'elle est rassise et séchée, on en prend la grosseur d'un ceuf qu'on jette dans de l'eau poup

boire.

CHODSTACKS (monn.). Monnaie d'argent qui était usitée autrefois eu Pologne, et qui correspondait à peu près è 40 centimes de Franco.

CHRÊME. Du grec xp}^!^* « même signification. Huile Sacrée qui sert aux onctions que l'on fait dans l'administration de plusieurs sacrements et dans q^uetques cérémon nies de l^glise. On en distingue de deux espèces : la première est composée d'huile et de baume, et s'emploie pour les sacrements du baptême, de la confirmation et du l'ordre ; la seconde sert è l'extrême-onction. C'est l'évêque qui consacre soleaoelleujent le saint-chrême le jeudi saint*

CHRISMAL. Vase dans lequel les moines portaient autrefois sur eux de l'huile bénite, afin d'en oindre les malades.

CHRISTINE (monn.). Monnaie d'argent qui a cours en Suède. Elle équivaut è 75 cen-^ times.

CHROAGÉNÉSIE (chim.). Du grec x^"^*.

couleur, et yi^vis^ origine. Branche de la chimie qui concerne la production des di«* verses couleurs.

CHROMADOTE (phys.). Du grec xp»j»«f couleur, et ^ô», je donne. Instrument inventé par le mécanicien Hoffman, pour rendre plus facile k observer les phénomènes de l'inflexion de la lumière.

CHROMAMÈTRE. Du grec xp»M« 9 ^^^^ noire, et ftirpov, mesure. Inslrumeiii qui a pour objet de faciliter l'accord du piano à ceux qui n'en ont pas rhat>itude et qui fut inventé en 1827 par M. Roller. Il est composé d'un petit corps sonore, muni d'un long manche divisé par demi-tens, et monté d'une corde sur laquelle on fait glisser un capolasto mobile» qui varie les intonations selon les divisions du manche. Une de clavier ordinaire fait mouvoir un marteau qui frappe la corde et la fait résonner.

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IHGTIONM.VIRE

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CHROMATB (cbim.)- Angl. id.: allem.

€kromsaure$ iaU. Sel composé d*acide chroiniqoe et d*une base. Les chromâtes sont remarquables par leur belle couleur jaune ou rouge, et Ton en fait usage dans la peinture et dans la teinture. Le chromate de potasse sert k préparer tous les autres cbromales et Ton en distingue de deux sortes dans le commerce. Le premier» qui est d'un jaune citrin, avec un^^llégère amertume constitue le $el neutre 9 GrO*-fKO, et présente une réaction alcaline; le second, lel acide ou 6tcAromoleJepola««e, S CrO'-f KO, forme de larçes tables a*un rouge orangé, et se

froduit lorsqu'on ajoute de Tacide nitrique la solution du sel neutre. Quant è celui-ci, on l'obtient en calcinant le fer chromé avec du Ditre, en épuisant la masse avec de l'eau, et en faisant cristalliser. Toutes les matières susceptibles d'absorber de l'oxygène, telles par exemple que l'acide sulfiireui, l'acide sulfhjdrique et Ins matières colorantes vé-

f pétales, ont aussi la propriété de ramener 'acide chromiqne de ces deui sels è l'état d'oxyde vert de chrome. On fait une con* sommation considérable de ces chromâtes pour oblenir,sur coton et sur soie, les jn unes, appelés^attfiefa/adttM;etpourdonnerausside lastabiiitéetdesnuancesDouvellesauxmatiè* res colorantes végétales; mais leur fabrication exerce une influence malfaisante chez les ouvriers, particulièrement sur la muqueuse du nez, maladie dont le tabac k priser est toutefois, dit-on, un excellent antidote. Le ekromate de p/omft est un précipité jaune provenant du mélange de l'un ou de l'autre des chromâtes de potasse avec une solution d'acétate de plomb. Ce chromate offre l'une des couleurs minérales les plus éclatantes ; les carrossiers eo font usage pour peindre en Jaune les caisses de voiture; et on l'emploie aussi pour colorier les papiers de tenture, les tissus, les faïences et autres pote« ries. Dans le commerce, on le vend en morceaux cubiques sous le nom de jaune de chrome^ en trochisques sous celui de jaune de Cologne; et, sous cette dernière forme, il est mélangé de sulfate de plomb et de sulfate de chaux. La pâte orange dont on se sert dans la peinture è l'huile et dans la fabrication des toiles et des papiers peints est un chromate de plomb basique^ d'une belle couleur rouge, qu'on obtient en précipitant le chromate de potasse neutre avec de l'acétate de ploml) basique.

A CHROMATE (chim.). Qui est converti eir chromate.

GHROMATISME (phys.). Du grec xt^fum , couleur. Coloration.

CHROUATOGÈNE (chim.). Du grec xf^ luif couleur, et jrcwmi, je produis. Angl. chromatogene ; allem. chromeëure erxeugend^ qui produit de la matière colorante. On désigne surtout par ce mot l'appareil se* crétoire qui fournit la matière colorante de la peau.

CHROME (chim.). Du grec'ypfifccc, couleur. AngL chromium ; allem. chrom. Métal découvert par Yauquelio dans le plomb rouge

de Sibérie et dont les propriétés furent si-

?;na1ée5 par lui en 1797. Le chrome cxydi ut rencontré en 1831, par Mao-Colloch,daDi l'IledeNust, l'une des Shetland. Le chrome est nn corps simple métallique dont les combinaisons sont remarquables parleur belle coloration. Sa couleur est celle de Tétain, il est très-cassant, peu fusible, d'ooe densité de 5,9, et se rencontre dans la Dature, soit en combinaison avec le fer et l'oxygène, soit k l'état de fer chromé^ ou enfln en combinaison avec le plomb et loiygène sous forme de p/oinfr cAromoltf ou croroide. On le trouve aussi, mais en petite quantité, dans quelques aérolithes, dans h serpentine, l'émeraode, Tolivine, le grenatpyrope, etc. Mêlé i Toxygène, il fournit deux bases salifiabies, le protoxyde^ CrO, et le êeêquioxyde 9 GrH)' ; puis un peroxyde^ CrO* ; et un acide, Vacide chromique, CiO\ Les sels de protoiyde sont rouges ; ceax de sesquioiyde sont verts, bleus ou violets, et ces derniers sont les plus communs.

CHROMÉ (chim.). Qui contient du chrome.

CHROMICO-AMHONIQCE. Sel qui résulte de la combinaison d*un sel chromiqoe avec un sel ammonique, comme le fluorure cbromico-ammonîque. On dit aussi ckromi»

co-polasst'9tte,nottr désigner un sel provenant du mélange d un sel chromique avec anse! potassique, comme on le voit dans le fluorure chromico-potassique; et chramico''iodiquii un composé de sel chromique et de sel sodique.

CHROMIQUE (Acii»). Combinaison ro^ mée de chrome et d'oxygène dans les pro* portions de CrO', et qu'on obtient en klles aiguilles rouge-robis, eu ajoutant de l'aciiie sulfurique concentré h une solution de bichromate de potasse. Cet acide est très-solubie dans l'eau, colore la peau en bruo, détruit un grand nombre de substances organiques,etse convertit rapidement eo oxyde de chrome vert par l'action de la chaleur, li éprouve la même transformation au contact des substances organiques, et foruae des chromâtes avec les bases.

CHROMO-DURO-PHANB. Du grec xp^^ couleur, du latin durue^ dur, et du grec f«ivoi, je parais. Sorte de vernis qu'on emploie pour mettre les appartements en couleur.

CHROMO -LITHOGRAPHIE. Do grec X/M*f(M(, couleur, 'Moç^ j^ierre, et 7p«f« j'empreins. Impression lithographique en couleur.

CHROMULE (chim.). Du grec xP^f»* couleur. Matière vçrte des feuilles du végétal. Bile est composée de carbone et d'hydrogène combinés avec un peu d*oxTgène, et susceptible, sous l'action de ce dernier agent, ue prendre toutes les nuances de coloration.

CHROMDRGIB (chim.). Du grec x^f»** couleur, et tpywf travail. Angl. €Arama/»rgy : aWem. farbenelumie. Branche de la chimie qui s occupe des matières colorantes et de leur application dans les arts.

CHR

DE TECHNOLOGIE

CHR

5lt

'GHROIiURGIQUK(ch{in.). Quia rapport k la chromargip.

CHRONHTOMÈTRB (pbys.). Dagrecx/»^iH>c»

temps, vtriçf pluie» et iiMim^ je mesure. Inttrament inventé par Landriani pour mesurer le temps qne dore la pluie, et l'é» pogueouelle commence.

GHRONHTIOMÉTRIB (pbjs.). Mesure de la dorée de la pluie.

CHRONHYOHÉTRIQUB (phya.). Qui a rapport k la durée de la pluie.

CHRONOMÉRISTB (mus.). Do grec xP^^^ tempSiet ppcffr^r, qui divise.' Tableau contenant toutes les décompositions de la me- 5ore» et Ton des principaux moyens de la méthode de méloplasie.

CHRONOMÈTRE. Du grec xp*^ç, temps, el^^, mesure. Angl. cAronom^ler; allem.

j;etlMesf€r. Sorte d*borloge qui mesure] avec la plus grande exactitude les plus petites fractions de temps, telles, par exemple qo*un dixième de seconde. On a généralement Tha* bitode d*attribuer Tinvention de cet instrument à Georges Graham, horloger anglais; mais il paraît parfsilement établi qu'elle est due k un Français nommé Suy, dont on rencontre des chronomètres portant la date de 17S4.— Après lui parurent des artistes éminenta au nombre desquels on doit citer Dutertre, Gallon de Rivas, Leroy, Berthoud, Brégoet, etc., qui flrent faire à la construction des chronomètres des progrès desplos remarquables;^et ces progrès furent vivement excités par la mesure que prit Tacadémie des science» en 176fc, de proposer un prix pour la meilleure montre marine, décision qui amena un concours nombreux et très-profitable pour la science.

Le chronomètre est une espèce de montre, dont le mécanisme, ingénieusement combiné, loi permet de demeurer è peu près insensible aux effets de la température et aox perturbations extérieures. Il indique, avec une exactitude la plus parfaite possible, les subdivisions de la durée du temps, et son emploi est one ressource d'autant plus utile dans les études astronomiaues, qu'il peut être mis en mouvementé l'inslant précis où l'observation commence, et être arrêté, avec la même régularité au point où elle finit, d'où il résulte que le temps de sa durée est convenablement apprécié. Cet instrument a reçu aussi le nom de garde^ iemps^ et celui de montre tnarine, parce qu'il donne, en 'pleine mer, après avoir été réglé au départ sur le méridien du lieu, la longitude du méridien où le navire se trouve. Un mode particulier de suspension garantit la machine, aussi bien que faire se peut, contre l'agitation du bAliment, et lui conserve, même au milieu des tempêtes les plus grandes, sa position horizonlaie. Le volume du chronomètre est toujoura plus considérable que celui des montres orxlinairea, afin que les rouages qui le composent aient plus de solidité et de perfec- Uoo. Après Graham, eu Angleterre, les cbronomètrca de Harisson et de -Arnold s*y Qreot un renom» comme ceux de Berihoud,

de Lépine et de Leroy en France; mais les montres marines de Rréguet vinrent bientêtmériterle suffrage des savants de tous les pays, et l'emporter sur tous les chronomètres connus. Cet horloger avait déjà fabriqué des pendules qui donnaient un degré d'exactitude, véritablement surprenant, dans la mesure du temps : mais celte précision était dje en partie à l'emploi d'un lourd pendule comme régulateur, moyen qui ne devenait plus applicable dans les chronomètres. Cependant, malgré cet obstacle et les diverses oscillations d'amplitudes que fait , toutes les vingt-quatre heures, le nalancier qui remplace le pendule, l'habile horloger parvint à établir une marche près* que aussi régulière dans le second mécanisme que dans le premier, résultat qui tient à un ressort spiral ajouté au balancier, et qu'il est toujours possible de rendre iso* chrone, par une modification convenable dans sa longueur, (si l'épaisseur reste la même, ou par une modification dans celte épaisseur, si Ton ne touche point è la longueur primitive. Depuis Bréguet, M. Rréguet fils et plusieurs de ses confrères ont encore perfectionné les chronomètres, et d'ingénieuses appltcationa ont été faites du principe fondamental. En 1819, on exposa un instrument auquel on avait donne le nom de levier ehronomélriquet et qui avait l'avantage ^de pouvoirse transporter facilement à (a campagne, sans que sa marche fût interrompue. On le plaçait dans un cadran disposé exprès, et è son retour chez sot, on rétablissait dans un lieu quelconque sans qu'il eût cessé, durant le voyage, d'indiquer l'heure avec la plus grande régularité . On exposa aussi au salon des produits de l'industrie, en 1823, sous le nom de ehronomiire ieieniifiquef une pendule qui a la forme d'un paralléSogramme surmonté de huit colonnes doriques, fille a 55 centimètres de longueur 22 de largeur et 75 de hauteur. Son élévation, y compris le piédestal est de 96 centimètres. Elle offre un systèmeingénieuxd'astronomie et est accompagnée de deux garde-temps qui marchent suivant les lois chronomécriques. Tout ce mécanisme est mis en mouvement par une seule roue. L'horloger Robert a fabriqué, è son tour , des compteur $ ehronométriques qui sont composés d un mouvement servant à la mesure du temps et d'un mécanisme accessoire k ce mouvement. Celui-ci est tel qu'au moment même où l'on agit sur une détente, une aiguille s'arrête pour marquer sur un cadran la seconde et ses fractions qui sont exprimées, en cinquièmes, et elle reprend ensuite sa marche pour parcourir, d'un saut, l'arc du cadran qui fait connaître le temps pendant lequel elle est restée slatiouuaire. Elle possède en outre un rouage de sonnerie d'avertissement qui se ftiit entendre à l'heure fixée d*avance, soit dans la nuit ou pour le matin) pour le réveil, soit durautuoe occupation quelconque

Cependant, nialg;ré le xèle et le savoir do ceux qui se sont livrés k la fabrication des

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DICTIONNAIRC

CHR-

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chronomètres, il est incontestable qu*on n*a pu encore assurer la réguiariléde leur marche pour on temps déterminé plus ou moins long. Il arrive assez fréquemment que le chronomètre qui , durant plusieurs moi?, a donné avec exactitude la même avance et ÏA môme retard, se dérange instantanément sans aucune cause apparente. On conçoit facilement aussi nue les mouvements d un navire, quelquefois tràs*brusques , très* violents, apportent des perturbations dans le chronomètre, malgré le soin que Ton met è le suspendre convenablement pour éviter toute espèce de désordre. Ainsi Fischer observa, au Spitzberg, qu'un chronomètre qui, è terre, battAît exactement 86^00" en 2fr heures, avangail de 8*' une fois établi h bord. Cependant, cette Yarîatioo ne saurait dé« pendre exclusivement du mouvement du navire, elle peut encore provenir de l'action que les pièces de fer, répandues sur tous les points du bAtiment, exercent sur le ba* lancier du chronomètre , si Ton admet que ce balancier, formé en partie d'acier, ait acquis des pôles pendant sa fabrication. Les aberrations du chronomètre peuvent enQn résulter de l'action magnétique du globe, action qui varie avec rorienlation de la mon« tre, dont les erreurs peuvent acquérir alors une gravité plus^ ou moins considérable. H. Varlej ayant placé une montre marine sur une table, de manière h ce que le balan? cier fût tourné vers le Nord, trouva que cette montre avançait de 5'35'* en 3b oeu* res, puis ajant présenté ce p6le nord vers le sud , la montre , dans le même espace de temps, retarda de 6*U". Le platine , allié k d'autres métaux et employé pour la fabrication des balanciers, prévient le désordre causé par le magnétisme. A l'Exposition universelle de 1855 , ont figuré les chrono* mètres de MM. Aréra , Basely , Berthoud , Bourdio, Bréguet, Bussard, Detouche, Ducommun, Dumas, Fraigneau, Goulard, Jacob, Langrv, Lefebvre, Leroy, Montaudon, Paquet, Raby, Robert , Rodanet , Vérité et Vissîère CHRONOMÈTRE (mus.).Foy. Métronomb.

CHRONOMÉTRIË (pbys.). Science de la mesure du temps.

CHRONOMÉTRIQUE (phys.). Qui a rapport a la chronoméirie.

CHRONOSCOPE (phys.). Du çrec xf»^f • temps, et oxoirioi, je considère. Angl. chro* no$eûp: allem. zeitme$$êr. Mot synonyme de chronomètre, et désignant un instrument propre è mesurer le temps.

CHRONOSCOPIE^phys.}. Art de mesurer le temps.

CHROTTA (inst. de mus.). Sorte de flûte dont on faisait usage anciennement en Anfcleterre

CHRYSOBATB (chim.). Angl. td.; allem.

chrysobat. Végétation d'or artiflfcielle et opérée par le feu.

CHRYSOCALE ou CHRYSOCALQDE. Du grec xB^vhç^ or, et x^^^n airain. Angi. chry êocalqwt^ allem. id. Composition de cuivre ei de ziiic<iuf, sous le nom de êimilor^ d'tt^

Cet

liage du prinêt Robert eiéCw de .,

fut longtemps une sorte de secret que l'on vendait fort cher. L'analyse de cette com-* position doone 90 parties de cuivre , 7,9 de Bine et 1,6 de plomb. On fabrique aujonrd'hui avec le ebrysocale la plupart des bU joux que l'on ne faisait précédemment qa'a« vec l'or t et il le dispute k la couleur et nu brillant de ce métal. Le laiton , qui porte aussi le nom de sîmi7or , Qst un second aU liage de cuivre et de zinc, que l'on ot^tient communément de 6k parties de cuivre, S3 de zinc et 3 de plomb et d'étain.Ce mélange devient très-malléable et ne fond qu'au-dessous de la couleur rooge; mais l'acide ni-» trique ou azotique en opère facilement U dissolution. Avant l'année 1810, il n'y avait qu'une seule fabrique de laiton eu Fraaoe, celle de Landrichamp dans les Ardennes.

CHRYSOCOLLB. Du grec xp^^ç* or, et xo»«, colle. Angl. ehryeacQUa; allem. tU Nom que donnaient les anciens à une substance verte dont ils faisaient usage pour souder l'or et d'autres métaux, et qui, selon toute probabilité, était un silicate de cuivre. On donne aussi ce nom au borai qui sert an même usase.

CHRYSOGRAPHIB. Du grec xf^^s^ or, et

otfMu, i'éfris. Art d'écrire en lettres d'or, art était très-répandu au temps du Bns- Empire, mais disparut presque entièrement vers le v* siècle.

CURYSOLITHE (lapid.). Du grec xP^^ht, or, et >idof, pierre. Nom sous lequel les lapidaires comprennent des pierres de différentes natures, mais toutes de couleur jaune, et qu'ils distinguent par une épithète particulière jointe à Tappellation gé-» nérique. Telles sont la chtytolithe orientait ou coryndon jaune de l'Inde; la cArys e/t(Aa chatoyante ou du Brésil , qui est la cyanH pbane ; la chryêoUthe d'Espagne ou phosphate de chaux ; la chrysoUthe du Cap ou prehnite; la chrysolilhe ordinaire on -des vol* eans^ c'est-è*dire le péridot; \à chrysoUthe de Saxe ou de Sibériet formé par des variétés de topase et de béryl; et la chrysoUthe d« Vésuve ou idocnse.

CHRYSOLITHIQUE. Qui a rapport à U chrvsolithe.

CHRYSOPRASE (lapid.). Du grecxfvo^;, or, et frpdcffcvoc, vert de poireau. Variéié d'agate d'un vert blanchâtre, qui doit sa couleur è l'oxyde de nickel. La chrysoprase d'Orient est une variété de topaze qui est d'un jaune verdfttre.

CHRYSDLÉ(chim.). Du %rec xpMoéc. or, et i^Xîtfcv, nom que l'on donnait iiulrefois ii Teau régaie, à cause de sa propriété de dissoudre l'or.

CHUQUELAS (manuf.). Etoffe de Plnde, tissue de soie et de coton.

CHUTE. Du latin cadere^ tomber* Se dit, en physique, de l'espace parcourue par un corps pesant qui s'approche du ceotre de la terre. Ce mouvement est soumis è des lois constantes et il est uniformément accéléré. Ainsi, par exemple, si le corps « déclic i mètre dans ià première seconde do sa eliot«,

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DÉ TfiCHNOL0€ilE

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îlenpflrcôiirraâdnnsre^pacedeladeuiièmd féconde; S dan^ IVspace de la tfoisîëmê; puis 7, 9, 11, 13, 15, 17, etc., ea sulfant toujonris les nombres impairs dans Tespaee de chacune des secondes successives. — En nrchilecture, la chuie dé féêtonê et d'orne mtnii se compose de bouquets pendants, de fleurs on de fruits , qu'on otécule dans les roTalémentS de montants, dô nilasires et naoneaux tfe comp/rrtiments de lambris ; et ron âpfielle ehuit dTun têii la pente ou Tégoût de ee toit. -^ En hydraulique , on entend par thute d'eau, la pente d'une eonduite depuis son réservoir jusqu*à rélencenient d'un jet d*eau qui ne monte jamais aussi haut que lé point de la soufcéqui Talimente.

CHUTE (horlog.). Angl. et aliero. falL Bans les éehappemcnts k rooe de rencontre et dans les engrenages, lorsqu'une des dents de la roue est r>arvenue h I etirémité de la palette sur laquelle elle agit, la dent qui lui est dtemétralement opposôt^ looobe aussitôt, avec accélération , Sur TentrepaleHe et 4ni donne un petit coup» C'est ce coup et Tes* pace que la roue parcourt qu'un nomme chute. "— Le même mot désigne le petit arc que parcourt la rouequaud une de ses dents quitte Taile du pighoD dans lequel elle engrène, et qu'une autre tombe sur la 5Ui«vanfe.

CHYASIQUE (chimO- Mot formé de C. Hy.

AZt initiales de carbùnet kydrogêke et a««fV, et 4Q*on a proposé pour déstguer l'acide hydrocyanique ou cyahydriquc.

CIBÀTION (chim.). Du latin cibatio, de eibaref nourrir. Opération au moyen de laquelle où donne h une sub'slance plus de consrstvnce et de solidité qu'elle ii>n avait auparavant.

CIBLE. De rallemiind icheîbe , but, fond. But sur lequel on s'eierce au tir du fusil ou do la carabine. Il 'consiste ordlnairemeui en un cadre ou ch&ssis assujetti avec des pieux et portant une toile ou un carton où sont traeés soit des cercles concentriques ou d'autres figures avec un point central.

CIBOIRE (orfév.). En latin cifrorium, de eibutt aliment, ou du grec xtSû^iov, sorte de courge dont on faisait des v.ises a boire. Vase dans lequel on couscrve les hosties consacrées

CICÉRO (impr.). Angl. piea; allem. ctcarosehrifi. Carncière d*impression qui est' f »lacé entre la pkilotophU et le Saini^Auffuê'^ lift, et 4ue l'on ap^ielie aujourd'hui du onze. Oa prétend que ce caractère prend son nom <ie ce que les première imprûoeurs qui al* lèrent i âome,Bii 1487, en firent usag|e i>our imprimer les Epittm familiireê 4e Cicir^m.

OlCDTINE (chim.). Du taiin cicufn, ciguë. Ati^l. titutint; allem. Behitrting$alkaH. AU cafiiîde (mtftcutier dont on a reconnu la présente â<tfis la grande 'ciguë Blt^ui parait constituer son jinncipe actif. La cicutine se présente sous forme d'huile , sa cooleor est jaonfttre, elle répand uhe forte odeur de souris, sa saveur est Acre, elle est solubie dans l*caa et Palcool , volatile et très«véué-

neÉ9è. G*eS! la même substance qire la co*

CIEL. En latin eeelum^ du grec icoDoc # creut, concave. 0*\ nomme ciel de iU f«i pArtie snpëfienre d*un lit, quand ce meuble est surmonté d'an dais. — > Les mineurs appellent ciel la fane supérieure d'un filon. — Le eiel de carrière est le premier banc de pierre où l'on arrive en creusant le puits qui doit servir d'ouverture à une carrière. •^ Trafifaitler à det ouvert^ c*est enlever les terres de l'endroit où l'on veut ouvrir une carrière. — On donne aussi le nom de ciel ffu sommet du foyer d'une machine h vapeur, lequel sommet se désigne en anglais par top offir^oxi «t on allemand par htix* MmmeL

CIERGE. En latin eêreus^ de cera^ cire. Chandf)Me de tire à laquelle on donne des dimensions 'et des figures variées , et dont l'usage remonte à la plus haute antiquité. On sait , en effet, que les Hébreux et les paieos entretenaient des flambeaux de cire dans leurs temples, et l'on a toujours rattaché h cette lumière artificielle , entreténue môme durant la clarté du soleil , des idées symboliques. La coutume de tenir des cierg4fS allumés, pendant la célébration de la Messe, a surtout une grande importance, paisqe'il est enseigné qu'aucune raison ne saurait dispenser de satisfaire à cette obli** gation et qu'il ne peut y avoir moins de deux cierges employés. On appelle eier^^e patcalf dans l'Eglise romaine, uil gros cierge auquel un diacre applique cinq grainsjd'encens, dans autant de trous ^ue l'on y fait en forme de croix. L'usage en est aussi fort ancien, puisque le Pontifical en attribue l'invention au Pape Zizime; mais, selon le P. Papebroch, l'origine de ce cierge date du concile de Nicée et provient de ce que l'on faisait tous les ans une liste de IStes mobi* les qui se réglaient sur celle de PAques , laquelle liste s'inscrivait sur un cierge. Plus tard, on l'écrivit sur du papier; mais on attacha celui-ci au cierge pascal. Toutefois, s'il faut en croire Pabbé Matelein, ce cierge n'était pvs une pièce de cire, mais bien une colonne de bois ou de pierre.

CIBliGIER. Celui qui fabrique ou Tend deft ctertses

CIGAREoa CiGAMtE (comm.). De l'espagnol n'erre, même signification. Feuilles de tabare enroulées dont l'usage étafc proscrit naguère chez les gens de bonire compagnie, tandis qu'il s'est répandu aujourd'hui dans toutes les classes de la société. Il est même des femmes qui se font un mérite de cette habitude masculine, mais il faut ajouter bien vite aussi que ces femmes-)à sont des femmes émancipéee, ou du moins s'émancinant autant tpi'rl peut dépendre d'ettes. roor en revenir au cigare, comme ot^t de commerce, cette spécialité de l'emploi du tabac est devenue mie exploitation très*considérabie, et ^es meilleurs produits m>us viennent de la Havane et ûp% Indes. Quoique ie tobati fabriqué è l'étranger soit probilié eturême exclu du lt>ansit»

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DlCTIONNAillS

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on a cependant admis une exception en faveur des cîçaros : tion-aeulement la régie 8*en pourvoit à la Havane* mais encore* en vertu des lois du 7 juin 1890 et S juillet I836v l6 particulier peut introduire en France, pour sa consommation personnelle, des cigares au mille en nombre, en acauitiant un droit de 90 francs, sans décime, lorsque le mille n'excède pas le poids de 2 kilogrammes 50; puis 108 francs lorsqu'il en pèse 3 ; et ikh francs $*il en |)èse h. On dis* tingue plusieurs sortes de cigares : il y a ceux de Belgique, d'Allemagne, d'Orient, de Marseille, etc.; ceux de Havane de petite et de grande dimension. Parmi ces derniers se font remarquer les panatéla$ qui atteignent la grosseur d'une bougie de lustre, et qui Qgurent d'une manière fort étrange dans la bouche d*une élégante. Les plus mauvais cigares sont ceux que Ton fabrique en France ; toutefois, on aœorde quelque estime à ceux qui sont faits k Bordeaux.

CIGARETTE. Sorte de petit cigare fait extemporanément avec du tabac qu'on roule dans un morceau de papier ou de feuille de maïs. Ce genre de cigare est trèsusité cbes les Espagnols. -*- On a donné aussi le nom de cigarettes è des tuyaux de plume renfermant un morceau de camphre selon les prescriptions de la méthode médicale de M. Raspail.

CILICE. Large ceinture qu'on met sur la peau par mortilication et qui est ordinairement fiiite d'un tissu de matière rude^ comme poil de chèvre ou crin de cheval.

CIMAISE. Du grec xu^tiov, Ûot. On donne ce nom, en architecture» à une moulure en doucine qui termine la corniche d'un bâtiment et dont le proGI se compose de deux arcs de cercles qui représentent la figure de la lettre S. — En menuiserie, la «imaise est une pièce de bois qui sert de c*«uronnement aux lambris d'appui et qui est ornée aussi de moulures.

CIMENT. Du grec ^fA/*of, sable, on du latin emmmium. Angl. cemmi; allem. kili. Espèce de mortier qu'on emploie dans les constructions et que l'on prépare avec de la cnaux et certaines pierres concassées. L'un des meilleurs se fait avec des morceaux de briques et de tuiles réfractaires bien cuites; ou aveo des débris de vases de grès, comme les tourilles des fabricants de produits cbi* mtques, les cruches à bière, k huile, etc.; ou enfin avec des fragments de gazettes k porcelaine. La fabrication de ce ciment est des plus simples : quels que soient les matériaux qu'on emploie, on les réduit en poudre (rrossière, en les étendant sur Taire et en les battant k bras d'hommes k l'aide de mailloches en bois qui sont ferrées avec des clous dont les tètes carrées et épaisses forment des pyramides tronquées. On passe ensuite cette |K>udre au travers de cribles ou tamis en toile métallique, qui sont plus ou moins serrés suivant le degré de finesse qu'on veut obtenir. Dans les lieux où l'on prépare de grandes quantités de ciment, ce u est plus de mailloches ferrées dont on

fait usage, mais on a recours, pour polvéri. ser les matériaux k des moulins k meoles verticales en fonte« et tournant sur on dis. que également en fonte. Dans quelques éla. blissemenls, on broie aussi le ciment dsDs des moulins k pilons, et on le tamise daas un bluteau de toile métallique. En Aof^e. terre, on voit de ces moulins qui (sont mis en action par une machine k vapeur; un râble en spirale, qu*on laisse tomber sar le plateau du moulin, lorsque le broya|;etst suffisamment avance, pousse tout le ao«nt au dehors et le conduit dans une tréais d'où il se rend dans le bluteau placé au« dessous; enfin un tire*sac sert k remonter les criblures, ainsi qu'k amener au rnoolia les matériaux propres k faire le ciment,

CIMENT ROMAIN. Les Romains faissiaot emploi d'un ciment d'une telle coosistsDce, d'one telle dureté, qu'après vingt siècles il mL de leurs constructions contre lesquelles le fer est impuissant ei que l'eau ne saunit pénétrer. La composition de ee eiinenl eu tout k fait ignorée des modemea; Mis ceux-ci n'en ont pas moins donné eSroe* témeut le nom de ctmetU romain k une cbsas hydrauli()ue qu'ils ont découverte. La aU caire qui la constitue» trouvé pour la prs» mière fois en Angleterre, fui ensuite rtocontré en France, k Boulogne-sur-Mer, à Pouilly, en Bourgogne, k Flavîgny, pris Metz, etc. La chaux ou le béton qn*OB eo obtient acquiert, dans un quart d'heure, tant k l'air que sous l'eau, une solidilé qui s'accrott de jour en iour, et prend, au bout de quelque temps la dureté de la pierrf. Le ciment hydraulique de Jfo/eina^ déooavert en 1831, est l'un des meilleurs de ceits nalure. Le ciment américain ou cimealii Parker^ peut remplacer, dit-on, la pierre ï bAtir; il atteint la dureté du granit et esl susceptible d'un beau poli. Voici fanaljse qu'on a donnée de la pierre k chaux hydraulique de Flavigny :

Silice soloble dans Tadde hydKK^Idriqiie. M

Siltce io9oloble directement. tSJI

AluiniDe. M

Carbooate de chaox. 79

Carbonate de fer. t,9!

Carbonate de manganèse. SJi

Carbonatejde magnésie. i

Clitrboo et bitume. ^.9S Traces de sulfure de fer, de mal. aiotée et perta. «.Si

CIMENTER. Lier avec do ciment

CIUENTIER. Celui qui fabrique do ciment.

CIMETERRE (arm.). Du persan ckmekit.

Angl. icymitar; allem. iorëMemêoM* Arae usitéo chez les orientaux. C'est unsabre pe> aant dont la poignée eai en forme de atecbe» la lame convexe, courte» à eonlrrpointOt s'élargissent vers la pointe» et »*écbancrant k son extrémité en portion <is cercle prise sur la convexité»

CIMIER (arm.). Du lalin cime» dme. Or* noinenl qui forme la partie supérieure duu casque» et que Ton ait ttre de Viaftfd^^ des cariens.

•'ii'J CIN DE TECHNOLOGIE.

CIMOLÊE fcoiil.). Angl. slimy matier; al- )md. abscUtifêer. Matière composée d'oxyde de fer, qui s amasse autour de la roue sur laquelle les couteliers aiguisent les iristruments,{et que Ton appelle aussi boue d$ cou* tederi. — On donnait autrefois le nom de terre eimolée à une terre argileuse grise qui (•rofenaii d'une des ties de la mer de Crète, Cimolis.

CIMOLITHE (céram.). Espèce d'argile que les anciens liraient de Tlle de Cimolis, aujourd'hui i'Argentière; qu'ils employaient à dégraisser les étoffes, et dont on fait usage aciuellement pour fabriquer de la poterie. Cette argile est peut-être la même que la terre eimolée.

CIMOSSE (manuf ). On domie ce nom à la lisière d'une espèce particulière de tafre(a<.

CINABRE ou VERMILLON. Angl. cmnokf * «Ilem. xinnober. Deuto-sulfure de merrare dont Albert le Grand Ot connaître la »}mposiiion au xin' siècle. Il forme queljuefois des dépdis assez considérables dans es terrains primilifs, comme on le remar- |ae h Ixiaxa en Hongrie ; mais ses princi- )aux gisements se trouvent dans les ter- &ins Secondaires, dans le grès houiiler ou e grès rouge, et dans les calcaires qui le ecouTrent. Tels sont ceux du ducné de ^ux-Poots, d'idria en Carnioie. d'Almadea n Espaçne, de quelques mines du Pérou et u Mexique, et surtout de la Chine, d'où ous viennent les plus beaux cristaux qui tfeclent la forme de primes hexaèdres réuliers. On a aussi observé cette substance Hcnildol, dans le département de la Manie. Le cinable est formé de 100 parties de lercure el de 15>88 de soufre, c'est-à-dire ue la formule de sa composition est dé alome de mercure = 1265,80, et 1 soufre : 201,16 (ou Hj^) = U66,96.

Si on expose, dans un ballon de verre, le oabre è une tenipéralure voisine du rouge un, il se sublime sans fusion apparente format à la partie supérieure au vase»

16 cnucfae de petites aiguilles hexaèdres, la température ordinaire, il n'exerce aune aclion sur l'oxygène sec ou humide; ais sous Tinfluence de ce g^az et de la chaur» il se transforme en acide sulfureux et ! mercure. Les alcalis , le fer el la plupart s métaux, lui enlèvent le soufre quMI con- ^nt, si Ton opère à une température sufammeol élevée; et lorsqu'on le Jette sur ^ corps chauffé au rouge, il se dissipe en e Tapeur qui ne répand aucune odeur ^agréabl•, ce qui le distingue des mine- '9 d*arsenic entre autres, qui ont, par leur >ecl» quelque analogie atec lui.

La fabrication de cette substance fut ima- 1^ en 1819 par M. Demoulins. On doit, fe. Jaquelin, an procédé au moyen du- ^\ on obtient un vermillon aussi beau « celui qui vient do la Chine. Ce procédé "^Msie h mettre dans une capsule ae fonte Mvasée, 90 parties de soufre pulvérisé, ^ parties de mercure, sur lesquelles on

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"^t (leu à peu, unedissolulion de 20 par-

ties de potasse caustique dans 30 parties d'eau; mais on a soin de tenir la capsule plongée dans Teau froide, afin que la chaleur qui a lieu pendant Taddition de la potasse, ne soit pas assez élevée pour ramollir ou fondre le soufre. On continue, à l'aide d*un pilon à large tète, la Iriluration du mélange, qui prend bientôt une belle teinte orangée ; on maintient la masse i la température de 80* pendant une heure, en remplaçant l'eau qui s'évapore ; lorsqu'on a ubtenu la quantité de vermillon convenable, on délaye la matière dans 4 à 5 fois son poids d'eau chaude ; et , sans discontinuer, on procède au décantage et au lavage, ius^ qu'è la complète élimination des sulfures alcalins. On fait usage d'un filtre pour recueillir le vermillon que l'on fait ensuite sécher k l'ombre. Le cinabre en morceaux cristallins, que l'on obtient par la sublimation, se vend en petites caisses sous le nom de cinabre entier. Lorsqu'il est en poudre très-fine, d'une riche couleur et bien sec, on l'appelle vermillon. Celte dernière préparation se vend en caisses, en Qacons, en tablettes, et en vessies lorsqu'elle est broyée k l'huile. Il se fart une grande consommation du cinabre, qui est employé dans la peinture, la coloration de la cire k cacheter, et autres objets d'arts.

CINCHONJNE (chini.). Alcali végétal qui existe dans Técorce de tous les quinquinas, et partieulièremenl dans le gris.

GINCHONIQUB (chim.). Qui appartient k la cinchonine. On appelle $eU cinchoniques^ ceux dans lesquels la cinchonine se présente comme base; et rouj^a einçhoniquet une substance d'un rouge foncée provenant d'une combinaison de tanin d'écorce de quinquina et d'apothienne , laquelle substance ne se dissout point lorsqu'on traite par l'eau le produit de l'évaporalion k chaud et k Tair de la solution aqueuse de ce taidn.

CINDRE. Instrument de charpentier et de charron.

CINÉFIER. Du latin etnû, cendre. Réduire en cendres.

CINÉMATIQUE (mécan.). Science quia pour objet l'étude des mouvements en eexmémes, tels que nous les remarquons dans les corps qui nous environnent et particulièrement dans les machines. La cinématique est la première partie de la mécanique élémentaire.

CINÉRATION. Voy. li«ci!iiRATio!i.

CINGLAGR. Opération qui consiste k frapper avec de lourds martinets, la loupe ou fer ((ui sort du feu d'aflinerie, pour en faire

i'aillir le laitier et l'étirer en barres propres I être livrées au commerce.

CINGLEAU. Sorte de cordeau dont on fait usage pour mesurer la diminution des colonnes.

CINGLER (métallurg.). Battre au moyen du martinet ta loupe qu'on vient de retirer du fourneau. Dès que la fonte commence k entrer en fusion, un ouvrier écarte les scories qui se produisent, et remue incessamment le bain, afin de brAIer le carbone de

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