‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 102 sur 281 · CIN · texte numérisé non relu

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la foDte. Alors le tetf deTerm libre» esl moins fusible, et il prend la forme de grumeaux que l'on rassemble en une masse qui prend le nom de loupe ou renard. On fait tomber cette masse sur le* sol , on la ramène sur une plaque de fonle où plusieurs forgerons la frappent avec de forts marteaux pour en faire suinter le laitier; puis on l'expose aux coups du martinet. Il est nécessaire de cingler plusieurs fois la loupe pour lui donner la forme de barre sous laquelle on la livre au commerce; mais» de« puis quelques années, au lieu de la faire

fmsser sous le martinet, on la soumet à 'action des deux cylindres d*un laminoir.

CININE (chim.)- Nom donné par quelques chimistes à la substance découverte dans le semen-conira parAIms,et qu*il a appelée êantonine,

CINNAMYLE (chim.).Nom sous lequel on désigne le radical qu'on suppose exister dans la cannelle.

CINTRE (archil.)- En latin einetura, ceinture, du grecxivTpov, pointe. Ce mol s'eiu* ploie sous deux acceptions : dans la première , Û indique simplement la courbure d'une voûte bu d*uoe autre partie de construction; dans la seconde, il désigne un assemblage de pièces de bois de charpente qui , ayant à soutenir le poids de la voûte en construction qui les presse et les 4)OU5se, doivent être disposées de manière h s*appuyer les unes sur les autres^ en se contre-butant, jusqu'k ce que la clef ou le dernier voussoir soit posé. Lorsqu'on cons» (ruil une voûte ou une arche en pont, on commence par placer de chaque côté les prerres ou voussoirs qui doivent reposer sur les pieds droits, et l'on paurrait procéder ainsi jus()u*è une certaine hauteur, parce que le premier voussoir n^est point incliné à i'honzon et que les suivants Je sont encore peu; mais il arrive un moment où ces voussoirs s'inclinent sensiblement, et il se* rail impossible de continuer è construire, si l'on u'avait recours au cintre de charpente qui a, par sa convexité, la même courbure que la voûte doit avoir par sa eoncaviité. Un seul cintre ne porte pas toute la voûte : on en dispose plusieurs, selon Je diamètre, lesquels sont tous égaux et disposés parallèlement les uns aux autres, de manière que Je poids est également partagé entre eux. Pour déterminer la iorce que doit avoir uo cintre, il faut d'abord connaître celle qu'il a è soutenir, et la pesanteur d'une voûte dé* pend de sa tigure, ainsi que des matériaux qui servent à la construire. Quand la tournure d'une voûte e^l formée par une demicirconférence de cercle, on dit qu'elle esl en plein-cinire et, dans ce cas, la bauteor du cintre est égale à la moitié du diamètre de la voûte- La cintre iurbai$$é esl une demiellipse ou uo assemblage d'arcs de oerde, qui se rapprochent de celle .courbe., et auquel les maçons donnenl le nom de ann de panier. Le cintre surhauné est celui dont la liauteur est plus grande que son diamètre. Vans les édilices gothiques, ce genre. de cin-

tre est formé par deux arcs de cercle, faisant angle au sommet, et quelquefois aussi cedu courbure esl décrite par une demi-ellinse élevée sur son petit diamètre. Dans un th<^âtre, on donne le nom de cintre i Iq partie du plafond qui règne au-dessus de la scène, et où l'on place les diverses machines qui servent aux enlèvements, à figurer des ona- ^ ges, etc. ; et on appelle loges du cfnlre,celles ' qui forment un rang immédiatement sous le plafond.

CIPOLIN. Du latin eœpula, oignon, è cause de la structure foliacée de cette roche. Espèce de marbre feuillet«^., d'un blanc sris&trc, et veiné de gris, de vert ou de bleu. Il est susceptible d'un beau poli, et l'on en fait usage pour des décorations intérieures. Les anciens, qui l'appelaient (aptt phrygiuSf s'en servaient, et pour la construction et connme pierre h aiguiser, et i'no retrouve encore ce dernier emploi dansl'tle anglaise de Jt^rsev. On exploite le cipolin près de Barécjes, a Sainte-Marie-aux-Miues, en Corse, etc.

CIPPE (archit.). On désigne, par cette dénomination, certains fûts de colonnes qui n'ont ni base ni chapiteau, et sur lesquels on grave une inscription. — On donnait aussi ce nom» anciennement, i* aui pierres qui indiquaient, lors du tracé d'une ville, les places où devaient être construites des tours; 2* i la colonne ou pierre quadrangulaire indiquant une route; 3* k certaines parties des palissades formées de pieux ou de pierres.

CIRAGE. Nom que portent diverses compositions destinées à noircir la chaussure, les harnais et autres pièces en cuir, et à leur donner UDe sorte de vernis. On doit aux Anglais Jo perfectionnement de cette préparation, qui consiste en uo mélange d« noir d'os broyé è Teau^ d'acides sulfuriqae et cblori)jilrjque, de mélasse, de gomiueit d'un peu d'huile. Lorsqu'on emploie ce ci* rage, il faut Tagiter afla de mêler les parties qui se séparent spontanément par le repos. Etendu sur le cuir ^t frotté, encore humidet avec une brosse douce, il Bc.q\mi jm poli brillant, d'un beau noir, qui adiière fortement h la partie sur laquelle il sa trouve et u*a rien à redouter, ni du frottement, ni de l'humidité. Le cirage qui reste longtemps sans dire epaployé, est susceir lible d'entrer en fermentation, et l'Acide carbonique qull dégage pendant la conrersion en alcool de la matière sucrée qui' contient, peut faire éclater les bouleiiit^s et projeter au dehors une grande poriioo du liquide , lorsqu'oa les dé1)oucbe. On prévieutices accidents, en faisa/it bouiNir dans l'eau, pendant une demi-heure, to bouteilles bien bouchées. Le cirage esl pour les Anglais une branche de commerce ia>' portante : des machines è vapeur sont employées è^a fabrication dans de grandes Bufactures, on en fait des etportation) considérables, et cette industrie a eoriclu de nombreux marchands. On vend le cirage nnglais ûuide ou aggloméré. Dans le i>re-

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DE TECHNOLOGIE

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