‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 132 sur 281 · DER · texte numérisé non relu

DER

i|oe le modeleur doit donner anx nodëles de lerre, afin de compenser le retrait j^u'ils éprouvent enstiile.

DÉPOSE (fnaçonn.). Se dit de renlève-i ment d*un objet j^cellé ou maçonné, comme d^une pierre, d*un lujau, d'une charpente» elr. On d<(pose aussi une serrure.

DÉPOSER. Démonter un objet posé k de* meure.

DÉPÔT. Du latin depoiUum^ même signi« Tication. Se dit en chimie des matières so- IMes qui se précipitent au fond d'un vase rontenant une dissolution. — On donna Nossi le nom de dépôt (angl. fedjmenl;all. ieaelitein) aux incrustations qui se forment Jans les chaudières et autres parties des machines è vapeurs.

DÉPOTBMENT (hortic). Action d'ôter une plante d'un pol, pour la placer dans BM autre pot, après avoir oeltojré sq$ racine?.

DÉPOTER (chim.). Angl. to decani; ail.

ibxiehen. Se dit de Topéralion de transvi* ier une liqueur pour la clarifier.

DÉPOUILLÉES (métailurg.). Angl. bruiled ilays ; ailem, au$gepauichte schtacken. Se lit des scories ou matières vitrifiées qui riminenlè la surface des métaux en fusion.

DÉPRESSION (phjs.). Du latin deprimer$^ înAmcer. Angl. depreaion: allem. niedtr* truck. Phénomène par lequel un liquide )iacé dans un tube au*il ne mouille pas» ;omme par exemple le mercure dans ud ube de verre» so tient au-dessous du niroau du fluide ambiant. Ce phénomène est iûè Taction capillaire.

DÉPRESSOIR (instr. de cbir.l. Instrunerit dont on fait usage dans I opération lu trépan, pour abaisser la dure-mère et '.lacer le sindon. C'est une tige de fer monée sur uo manclie et terminée par un bouon large et aplati. Cet instrument porte lussi le nom de meningophylax,

DÉPRiUAGE (agricuit.). Action de déprimer une prairie. On entend par là iaire ^sser dans cette prairie des bestiaux qui uangent la pointe des herbes qui ont été iéiries par les premières gelées du prin*

rra.f'S.

DÉPCRATEUR. Ançl. gai cleaning appaflitH; allem. gatreintgungsapparal. Appaeil propre h dépurer le gaz.

DÉPURATION. Angl. id.; allem. reinj- ■tn^. Opération par laquelle on dé^ge un orps quelconque des matières qui en alèrent*la pureté et la transparence.

DERAH (métrolog.). Mesure de longueur iMtée en Egypte. Le derab du Caire vaut «647^ mètres. Ce mot est peuUétre syiio-. i>nie de dirae.

DÉRAILLEMENT (cbem. de fer.). Action ie ii<^railler.

DÉRAILLER (chem. de fer). Sortir des ails. Se dit d*uDe Toiture ou d'un con?oi |ui, par suite du mauvais état de ia voie» iuiie violente secousse» de la rencontre I un autre train» ou de toute autre cause» uiue les rails sur lesquels il circulait. Cet ccidcnt est l'uo des plus redoutables qui

poissent se produire dans uo chemin 'de fer» surtout lorsque le convoi se trouve lancé è grande vitesse. Il en résulte en effet que si le chemin est en remblai» les voitures peuvent être lancées dans un précipice; et s'il est en tranchée, le choc des voitures contre les talus expose aussi aux plus grands désastres

DËRAMAGE, DERAMER (écon. rur.).

Action de détacher les cocons des vers à soiè« des rameaux auxquels ils sont Biés.

DÉRAYER (agricuit.). Tracer le dernier sillon d*un champ, de manière à marquer sa séparation du champ voisin avec lequel il est presque commun.

DËRAYDRE (agricuit.). Sillon qui sépare deux planches labourées et distingue deux champs Tun de Taulre.

DÉRIRANDS (manuf.)- Toiles blanches de coton qui se fabriquent aux Indes orientales.

DÉRITOIR, DERITOIRE ou DÉTRITOIR.

Madrier è moulin è olives.

DÉRIVATION. Se dit, en hydraulique»

du di^tour que Ton fait prendre aux eaux.

DÉRIVÉ. Se ditd*une chose qui, comme une goupille par exemple» a perdu sa rivu re.

DÉRIVER. Oter ou limer une rivure. — Ëii termes d'horlogerie, dériver une roue^, c'est la chasser de son pivot.

DËRIVETTE. Sorte de pèche qui se pra* tique avec des manets qu on laisse dériver au gré du courant.

DÉRIVOIR (horlog.). Instrument dont les ^loriogers font usage pour enlever les

Eignons de dessus les roues sans les gâter. 'est une espèce de poinçon percé d*un trou capable de recevoir librement la tige du pignon et dont la partie inférieure est tournée en cône.

DÉRIVOTE. Grande perche dont on se sort pour éloigner un traiu de bois de la rive.

DERLE fcéram.). L'un des noms que Ton donne è la terre è porcelaine. — Argile qui sert è fiibriquer de la belle faïence.

DÉRORÉ (maréchal.). Se dit du pied d*an cheval dont la corne est usée.

DÉROREMENT (archit). Nom donné au tracé des pierres dans leqnol on nu fait point usage du pinceau» mais seulement de l'épure

Ju'on rapporte directement sur la pierre quarrie.

DÉROCHAGË. Action de dérocher» c'estè-dire de décrasser» au moyeu de l'eau, furtf», les métaux et Téinail.

. DÉROCHER. Opération qu'on fait subir aux ffi4taux, particulièrement k l'or» i Tar-

f;ent et au cuivre» atin de nettoyer et affiner cur surface. Po^r obtenir ce résultat on fait usage d'un bain d'eau forte ou d'eau seconde» dans lequel on laissp le métal jus- Ïu'è ce qu'il soit complètement décrassé. n donne aussi le nom de blamehim§ni k cette opération» surtout lorsqu'elle a pour objet le nettoyage de l'argenterie.

DÉROMPAGE. Vov. Délissagb.

DÉROMPOUR (faL. de pap.)* Angl. rug*

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finUe; allem. lumpeMchneider. Sorte de liibie» garnie de rebords de lout côté, au .milieu de laquelle est enfoncé un instrument tranchant qui sert à couper les chiffons en petits morceaux au sortir du pour- Sissoir, avant de les mettre dans les piles u moulin ou sous le cylindre.

DÉROHPRE (fab. de pap.). Couper les chiffons pourris avant de les porter sous hs cylindres ou dans les piles & efBlo- /sher

DÉROUILLEMENT« DÉROUILLER. Action d*enlever la rouille.

DÉROULER (impr.). Se dit du train d*une

fH'esse qij*on fait retourner en arrière à *aide de la manivelle du rouleau, aân de le placer hors de faction de la platine.

DÉSACCOUPLKR (mécan.). Angl. to d»* couple; allem. entkuppeln. Séparer deux pièces qui ont été accouplées.

DÉSACHALANDAGR , DÉSACBALAN- DRR (corn m.). Perte des chalands, de la clientèle, des personnes qui venaient habituellement acheter dans un établissement.

DÉSACIDIFICATION (cbim.). Action de désaciditier.

DÉSACIDIFIER (chim.). Allem. enUdw ren. Détruire réiatd acidité d*une substance.

DÉSACIERATION (métallurg.). Action de désaciéror

DÉSACIÉRER (métallurg.). Angl./o umleet; allem. entuàhten. Détruire Tétai d*aciération d*un métal en le forgeant longtemps.

DÉSAFFLEUREHENT (maçonn.j. Etat de ce qui est désaflleuré.

DÉSAFFLEURER (maçonn. mécan.).Angl.

to Project above; allem. Aiftaun*aj^fii. Faire ressortir certaines parties d'une surface sur une autre; donner à deux corps une saillie différente.

DÉSAIGRIR (chim.). Faire perdre h un corps ses qualités aigres.

DÉSAJUSTER. Séparer des pièces qui avaient été ajustées» unies ensemble pour former un corps.

DÉ8ANCHER. Oler Tanche d'un instrument.

DÉSARGENTER. 0(er les feuilles d'argent dont on a couvert un métal , un bois, un objet quelconque.

DÉSARRONDIR. Détruire la forme arrondie d'un corps.

DÉSASSEMRLAGE, DÉSASSEMBLER. Séparer ce qui était joint par assemblage, principalement dans des pièces de menuiserie et do charpenterie.

DESCELLER. Arracher une chose scellée ^n filAire, en plomb. — En termes de fabricant de glaces, desceller une glace , c'est la dégrossir jusqu'à ce que la règle porte exac* tement sur toute sa surface.

DESGENDERIE. Galerie pratiquée dans une mine, suivant la pente de la couche qu'on veut exploiter.

DESCENTE. Se dit» en mécanique, du mouvement, de la chute de ce qui descend. ^En tiydraulique, la descente est un luyau de plomb, de fonte ou de toute autre malière qui conduit les eaux d'un bftiimeDt

dans un réservoir. — En architecture, oq entençi par descente, une voûte inclinée k l'horizon , ou voftte rampante sous Uquello on établit un escalier ou une rampe.

DESCENTE DE LIT. Angl. rua; allem.

teppich vorm bat. Petit tapis quou étend sur le parquet le long d'un lit.

DÉSEMBALLAGE, DÉSBMBALLER (commerce). Défaire un ballot, débarrasser une chose emballée.

DÉSEMBOITER (menuis.). Disjoindre les planches d'une cloison, les pièces d'un meuble, etc.

DÉSBMBRAYAGE, DÉSEMBRAYER (ch.

de fer). Action d'intercepter moroontonément la communication du mouvemenl en^ tre deux pièces qui se commandent. Lors-

3u'elles sont séparées , on dit qu'eUes sont ésembrayées.

DÉSEMPOINTER (comm.). Couper les points d'une étoffe pour la déplier et l'étendre.

DÉSENCASTAGE, DÉSENCASTER (ce* ram.). i^ction de dégarnir les pièces de poterie des supports qui les entourent.

DÉSENCLOOER (maréchal.). Tirer uo cloa du pied d'un cheval.

DÉSENGRENER (mécan.). Dégager des corps dont les roues sont engrenées i engagées les unes dans les autres.

DÉSENRAYf R (mécan.). Oter Tenrayure, la corde , le sabot ou la chaîne qui enraye la roue d'une voiture et l'empêche de tourner.

DÉSENTRAVER. Oter les entraves , les liens qui assujettissent un animal , particulièrement dans les opérations de la maréchalerie.

DÉSERTES. Forces neu tranchantes dont les tondeurs de draps font usage.

DESFOURURE (agricult.).Nom par lequel on désigne la paille battue dans lu midi de la France.

I DÉSIMPOSER (impr.). Desserrer et dégarnir une forme.

DÉSINFECTER. Angl. deodorw; allem.

geruchloi tnachen. Dissiper les vapeurs lu* fectes, les miasmes putrides, etc.

DÉSINFECTEOR. Ce qui est propre à désinfecter.

DÉSINFECTION. Destruction dos miasmes délétères ou susceptibles de comoiuniquer des maladies contagieuses. Dès les temps les plus reculés, on a cherché des moyens de se préserver des émanations susceptibles d'exercer une influence funesiesur la santé de l'homme ; mais ce n*est que vers ces dernières époques, c'est-à-dire depuis les brillantes découvertes de la chimie, qu'on a pu obtenir des succès réels. Jasqoe-Iè,oA n'avait eu recours qu'à des mojrens insignifiants , ou à de simples palliatifs qui was- 2 liaient le danger et ne le détruisaient pas. *est ainsi que les fumigations aromatiques n'étaient guère propres qu'à rendre plus supportable le séjour d'un endroit malsain, quoique l'action tonique que ces vapeurs exercent sur nos organes leur fasse offrir plus de résistance, cependant, è la septicité des miasmes. Lorsqu'il s^agit de désinfecter

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DE TECHNOLOGIE

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uu lieu qoeleooque , il faol d'abord chercher i connaître la source da mal , afin de pouYoir se mieax diriger dans les moyens d'y apporter remède. L*air peut ôtre Ticié de beaucoup de manières difTérenies; mais Idutes se réduisent à deui causes principales : 00 bien il est rendu nuisible par quelques shangements survenus dans sa composition f et tels que ses éléments ne se Ireufent plus dans leur rapport naturej«ou bien il doit ses qualités nuisibles h reddition de quelques substances étrangères qui en allèrent les propriétés. Dans l'un et Tautracas, il suffit le plus ordinairement de renoofeler Pair pour que tout danger disparaisse ; mais il arrive aussi quelquefois que ces sources de nocuité dépendent d*un fojer dinfection qui y existe actuellement, et ne cesse d*y répandre des émanations qui dcTiennent pernicieuses pour ceux c|ui onde malheur d'être soumis k leur influence. C'est alors qu'on reconnaît toute rîmpuissance des ventilations, et qu'il faut nécessairement enlever le foyer d'infection, ou en détruire les effets délétères par l'action continue d'un agent chimique.

L*eipérîence a souvent démontré que certaines maladies contagieuses n'avaient pour unique origine uue des cloaques in- Ficts, formés par des débris de végétaux ou Je matières animales amoncelées, que le concours de la chaleur et de Thumidité faisait tomber en puiréfactioné C'est pour assainir nn pareil Heu qu'on doit avoir ecours aux fumigations énergiques, si heueosement conseillées par nos plus habiles bimistes , et surtout par Guyton-Morveau Il Fourcroy. Avant ces nères de la science, ^n se bornait è brûler des plantes aromati* \oeêt ou tout au plus à répandre, dans espace infecté, des vapeurs de vinaigrai osisces moyens étaient plus nuisibles qu'uîles; car ils inspiraient de la confiance et lultipliaienl les victimes. On en fit, à Dijon, ( triste épreuve dans le rigoureux hiver 6 1773 : la terre se trouva tellement enurcie par les fortes gelées, qu'il devint ^possible de continuer les inhumations ans te cimetière ordinaire, et Ton fut conaint de déposer provisoirement les morts Mis les caves sépulcrales d'une des prinpales églises de cette ville.- Plus tard , il llut enlever ces cadavres, et Téglise deeiira tellement infectée, qu'on en ordonna ciAture* Ce fut en vain qu*on essaya tour tour la combustion des plantes aromatiles, la détonation du nitre, la vaporisation 1 vinaigre Les miasmes, d'abord masqués, ^ manifestaient bientôt avec plus de vionce»et déjà régnait une fièvre contagieuse ms les habitations les plus voisines de ^^fise. Gujrton-Morveau conseilla l'usage s fumigations d'acide muriatique, et dès première » toute mauvaise odeur fut dente sans retour. Néanmoins, on les con- \uà |>ar pure précaution, peudant trois

jours, et le quatrième Téglise fut rendue au culte divin. Dans le cours de la même année, une nouvelle^ occasion vint s'offrir de s'assurer de l'efficacité de ces fumigations acides. Le typhus s'était manifesté dans des prisons de Di;on et l'on comptait d^h trente et une victimes, lorsqu'on eut recours h l'emploi des vapeurs acides, qui eurent un égal succès. Sept ans après on 'employa, avec le même avantage, en Angleterre, dans une occasion semblable, dès fumiga* tions d'acide nitrique. Fourcroy fut le premier qui substitua le chlore à ces acides. 11 s'en servit en i79i et 1793 , pour d.ésinfeoter les salles des hôpitaux , les salles de dissection, et il l'annonça comme étant seul capable de détruire toute espèce de miasme ou de venin. Guyton-Morveau fit des essais comparatifs qui furent tous à Tavaptage du chlore ; ses effets merveilleux le frappèrent tellement qu'il en devint en quelque sorte enthousiaste, et il s'attacha particulièrement à en régulariser et en préconiser Tusage. Il publia donc, sur ce sujet important, diverses instructions, qu'il réunit ensuite en un corps d'ouvrage auonel il donna le nom do Tratié deê moyen$ de dhinfecter fair, de prévenir la contagion et d'en arrêter Uê progrii. Dès lors cette méthode fut généralement accréditée , et les fumigations guytoniennu ne tardèrent point è être connues et employées dans toute l'Europe.

Guyton Morveau inventa aussi un appareil qu'il nomma appareil permanent de dé* êinfection. Il se compose d'un flacon de cristal épais, dont l'ouverture est dressée horizontalement sur la meule, et ensuito passée au douci. On remplit le quart environ de ce flacon de peroxyde natif de manganèse, passé au tamis de crin. On verse sur cet oxyde un mélange d'une partie d'acide hydrochlorique (5) ; on emplit le flacon à moitié au plus; puis on le place, soit daus un étui en bois, soit sous le chÂssis d'une petite presse de même matière, suivant sa capacité. A louverture de ce vase correspond un disque en cristal, également bien dressé et poli, qui s'y ajuste parfaitement et s'y applique avec force au moyen d'une vis de pression. Cet appareil n'est avantageu^x toutefois que cjuand il s'agit d'assainir un lieu circonscrit : lorsqu'on veut alors recourir è la fumigation, on soulève le disque en desserrant la vis; quand on la juçe ter* minée, on applique de nouveau le disque ; et lorsque le mélange est épuisé on le renouvelle en.procédant comme il vient d'être dit.

Lorsqu'il s'agit d'opérer dans un vasto local, les fumigations sont faites à vase ouvert, soit avec un mélange de sel marin, d'oxyde de manganèse et d acide sulfuriquo, soit à l'aide de la combinaison directe dn ce même oxyde avec l'acide muriatique ordinaire, suivant les circonstances. Dans le premier cas on emploie les proportions sui*

5) On peol se servir d'aciile lijrtirochtorique seul ; maïs alors il fiiui le rcDOuvnler plus frcqucmiDeiit, 'te qu*ll esi plus proinpienieul épuisé.^ <»

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DICTIONNÂIRB

DES

vanles : è deui parties d*ox7de de manganèse puWérisé on ajoute dix parties de niuriate de soude; on met ce méInnK« dans un poêlon en terre, et Ton v^rsesur le tout six parties d*acide suifuriqiiet étendu préalablement de quatre parties d*eau. Sans cette addition d eau, la réaction serait trop vive, et Pacidé hydrochlorique se dégageant avant d'avoir subi de décomposition. Te manganèse ne serait point attaqué. C*est ainsi qu'on pratique les fumigntions dans les salles aes hopilauxi des prisons, des casernes» etc.; et, pour les faire avec succès et sans danger, il faut avoir d*abord la précaution que la salle soit parfaitement close et qu'aucun individu n'y reste. Voici de quelle manière on procède lorsque la salle est d'une certaine étendue. Deux personnes, tenant chacune un de ces mélanges, partent des deux extrémités opposées de la salle, la parcourent lentement dans toute son étendue, et vont ensuite placer les vases sur des fourneaux qui sont situés, de chaque côté, au tiers environ de la salle. Ces deux personnes se retirent ensuite, et ferment les portes. On laisse le dégagement se faire pendant plusieurs heures, et l'on ne rentre que quand il a complètement cessé. Enfin, on donne accès èi Tair extérieur par tontes les issues; et au moyen de cette ventilation, on chasse les vapeurs qui ne se sont point condensées. Il est bien entendu que toutes les autres précautions de salubrité doivent être ajoutées è l'emploi de ces fumigations. Ainsi le lavage du sol, le grattage des murs, rien, en un mol, de ce oui tient h la propreté ne doit être négligé. Dans les hôpitaux, où Ton ne peut faire complètement évacuer les salles, on est obligé d'user de plus de ménagements, et de ne déga- Î(er le chlore qu'en très*petite proportion à a fois; autrement on déterminerait une toux plus ou moins violente ches tous le» malades qui se trouveraient exposés à l'influence de ce puissant agent. 11 est facile d'atteindre ce résultat, en ayant soin de ne point soumettre le mélange h l'action de la chaleur et en ne versant l'acide que par portion. r

D'après Guyton-Morveau, l'acide muria-' tique seul détruirait les miasmes, et alors il pourrait paraître tout naturel d'en con<*; dure que le chlore n'agit sur ces gaz délé-« tères qu'après avoir été transformé en acide' hydrochlorique; mais en considérant qu'il détruit une infinité de substances que l'acide muriatique n'altère pas, on sera obligé d'admettre que c'est bien réellement par son action première à l'état de corps simple, qu'il exerce une si puissante -influence sur toutes les émanations d'origine organique* Quant h l'acide muriatique, sa propriété désinfectante ne peut être, è beaucoup près, aussi certaine, parce qu'il ne doit avoir d'efficacité que sur les corps avec lesquels il est susceptible de contracter quelques combinaisons qui jouissent de nouvelles propriétés; et la prééminence accordée au cblorci inet.cette vérité dans tout son jour.

D'après ce qui précède, il semblerait qo^on devrait nécessairement regarder le chlore comme un antidote certain de toute espèce de virus et de contagion ; cependnnt plusieurs exemples ont démontré qu'il était insuffisant dans certaine cas ; mais en définitive ce serait h tort qu'on s'en prendrait au chlore lui-même; car il est facile de se convaincre aue la cause réelle de celle espèce d'anomalie déftend de la continuelle reproduction des gaz malfaisants. Qu'ia)()orte en effet que l'intérieur d*une habitation soit assaini, si l'air du dehors qui y rentre sans cesse, est lui-même infecté. Fuir l'ennemi qu'on ne peut combattre est le seul parti qui reste. Aucune exhalaison n'est capable de résister h l'action du chlore ; mais cette action ne peut se manifester que par le contact, et si l'on se trouve malheureusement sons l'inQuence du çaz délétère avant que le chlore ait pu Tatteindre, on ne peut résister à son funeste effet.

Sans admettre avec le doctenr Andouard que la fièvre jaune est toujours le résultat de la putréfaction des Immondices qu'on amoncelé dans les bfltiments négriers, il est k croire

Sue beaucoup de maladies contagieuses ou pidémiques doivent leur origine h des causes analogues, et que la propreté seule suffirait souvent pour éviter le retour de ces fléaux. 11 est après cela des circonstances contre lesquelles toutes précautions deiiennent inutiles : rien ne peut prévenir, par exemple, un changement dans la constitution atmosphériqoe, et tout se réduit alors à disposer nos organes, par un régime hjgiéniaue, è pouvoir mieux résister h ribtemperie régnante; car on ne saurait apporter aucune modification à cet état généra. de l'air que nous respirons. Pour en retenir au chlore, si la gazéité permanente du chlore offre de grands avantages dans certains cas, il en est d'autres où celte facile ei- [)ansibililé devient un inconvénient. Ainsi, orsqu'il ne s'agit pas de désinfecter un fluide aériforme, mais bien une substance solide, son peu de solubilité dans l'eaui l'odeur vive et suffocante qui le ca^acté^is^ , sont autant d'obstacles è son emploi; seulement il nous offre, dans plusieurs de ^e5 combinaisons, des succédanés qui ne lais* sent rien h désirer, et tels sont les chlorures de chaux, de soude et de potasse, dont Taf»-

tlication a été si utilement conseillée par [. Labarraquedans une infinité de circoii<* tances oi!i tout espoir de succès semblait interdit. Parmi ces chlorures» celui de chaiii mérite sans contredit la préférence, non* seulement parce qu'il est devenu maintenant l'objet d'une fabrication en grand [lour d*autres usages, mais encore parce qu'il est d'un transport et d'une conservation faciles. Il suffit, pour s'en servir, d'eu délajer SOt) grammes, par exemple, dans un seau d'eaUi et d'en répandre sur les endroits qu'on veut désinfecter, ou bien d'y tremper des linges pour envelopper les corps dont on a l'intention de détruire la mauvaise odeor. [DM. techn.

DES

DE TECHNOLOGIE

DET

DÉSINSUFFLATION. Sd dil/en fermes de hovaudier, de Taction de percer les bojdax si'cs avec une poi nie de ciseaux, pour en rhHS'er l'air.

DÉSOEDVRER. Se dit, en termes de fabriranl (la. papier» de Taction de séparer les ft'iiilies.

DÉSOtlNRRfmétallur^.)*Séparerle9Sorneâ DU scories du fer. -> Disomer la fonie^ c'est la séparer dés sdon'es qui sont adhéreniea 111 X parofs de la forg»\

DÉSODRDIR. Défaire ce qui a été ourdi jaii.« une toile, une étoffe.

DÉSOXYDANT (chimj. Qui a la propriété IViilever en partie ou en totalité l'oxyde }i)(* ron tient un corps.

DÉSOXYDATIONou DÉSOXYGBNATION rhim.). AngL dtoxydaiion; BWeva. desoxy»

Uren. Opération par laquelle on enlève à m rorps i'oxjgène avec lequel il était commif et on \h ramène à son état |)rimitif. /action de la lumière ou de la chaleur pro* iiiii quelquefois cet effet, et Ton emploie le harboD pour désoxjrder les oxydes de cui- TP, de zirtc, de fer, d'étain/elo^

DÉSOXYGÉNANT(cbim.).Qui a.Ia propriété ienleTer l'oxygène combiné avec un corps,

DÉSOXYGËNATION. r<^.D6soxtD4Tloif.

OÉSOXYGÉNER (chim.). Enlever h un :"ri>6 roxjgèn» avec le:iuel il se trouvait ombiné.

DESPDHATION, DESPU\IER (chim.). Du raiiçais de, pari « priv. el du lalin spuma^ lufue. Angl. gcumming; allem. absch^hàuiifn. Of)éralion par laquelle oti enlève Téurne et les impuretés que la coolion a fait Doiitfrk la surface d*un liquide en ébullition.

OESSAIGNER. Enlever le sang et les ^fmiilures qui restent attachés aux peaux raiches venant de la boucherie.

i)£SSAISONNEUENT , DESSAISONNER agricult.). Se disait autrefois d*an change- »«ol apporté dans Tordre des cultures. — Signifie encore aujourd'hui, en horticulture, 'action de changer la Doraison^ de faire nirtitier une plante hora de Tépoque babi-

Oi'|!e

DESSALAISON (chim.). Opération par la- |uci(e on sépare les sels, en tout ou vu parte,<les liquides dans lesquels ilssontdissous.

DESSÉCHANT (chim.). Qui prive un corps le I eau qu'il contient.

DKSSÊCBEll (chim.). On dessèche des !ai eu les mettant en contact avec du chloute de calcium on de la potasse caustique.

DESSBRftOIR. Outil oui sert h desserrer. - Bûche plate dont on fait usa^e pour pré- >Arer la place des pièces de bois destinées ^ reiDpUr les vides des mises d*un train à iloller.

^DESSERTIR (tapid.). Couper la sertissure i*uodiainanlu0 peu au-dessous des feuillets*

DESSICCATEUR (fabr. de drap). Du latin ^ircuf, sec. Bâtiment dans lequel on expose t«s draps pour les faire sécher.

DESSIGCATIF. Se dit d*un cor^ia propre à d^ttsécher. Les huUt$ de$$iccativ€$ font sécher promptemeol les couleurs employées tit peinture.

DlCTlONHf DI TbCHNOLOGIB. I.

DESSIN. Art de dessiner. Représentation d'objets naturels ou artificiels faite au crayon, à (a plume ou par tout autre moyen. On appelle dessin arrêté^ celui qui donne une juste idée de l'ouvrage; dessin colorié, celui dans lequel on fait entrer certaines couleurs; dessin hnché^ celui dont les ombres sont exprimées par des lignes sensibles, au crayon ou à la plume; dessin estompé^ celui dont les ombres, sont faites avec du crayon mis en poudre ; dessin graines celui dont les ombres sont composées de points Ou de petits trnits; dessin {at>^, celui dont les ombres sont faites au moyen du pinceau et de quelque liqueur; dessin au traita celui qui est tracé au crayon ou à Tencre sans aucune ombre; dessin aux trois crayons ou aux trois cou^ leurs^ celui dont les ombres sont nuancées avec le crayon noir, le crayon rouge et le crayon blanc.

DESSOLEMENT, DESSOLER (agricult.).

Changer la sole ou Tassolemefitd une terre, ou varier Tordre des cultures usitées.

DESSOLURE ( agricult. }. Changement d'assolement.

DES80UCHER (agricult.). Arracher les souches. — >> Donner uoei seconde façon à la terre.

DESSOUDER. Oter, faire fondre la soudure.

DESSOCDURB. Action de dessouder.

DESSOUFFLER. Pratiquer Topération de la désinsufflallon, en perçant les boyaux setis pour en chasser Pair.

DESSOUFRAGE, DESSOUFRBR. Angl. to desulphurate; hW^xw. entschwefeln Opération par laquelle on enlève à une substance, et particulièrement à la houille , le soufre qu'elle contient.

DESSUINTAGR « DBSSUINTBR. Angl.

êcouring; allenff. abfelten, O^iératiun par la* quelle ou dépouille la laiue du suint qui la rec/^uvro

DËSULFUR ATION, DÉSULFURER (chim.).

Détruire Tétat do sulfuration d'un corps, c'ost-à-dire lui enlever le soufre avec lequel il se trouvait combiné.

DÉTACHOIR (monn.). Pièce de la machine ui serf è couper les flans des médailles et es monnaies.

DÉTALAGE, DÉTALER (comm.). Action de retirer, de serrer tes marchandises qa*ou avait mises en étalage pour la vente.

Di^TAPRR. En termes de raffineur de sucre, c'est ôler les tapes des formes.

DÉTENDAGE. Action de détendre la cnatne

d'une étoffe.

DÉTENDAGE (impr.). Détendre le papier

qu*on a fait sécher.

DÉTENDOIR. Angl. réel crow;aIlem. haspetkreux. Instrument dont le tisserand fait usage pour tendre et détendre la chatne de l'étoffe. . ^

DÉTENTE (horlog.). Angl. detent; allem.

vorfall. Sorte de levier qui fait détendre ou partir la sonnefie d'une pendule.

DÉTENTE (arqueb.). Angl. rrîcter; allem.

drùeker. Petite bascule ou petit levier qui,

DET

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pressé ovec le doigt, fait tomber le chien dons les nrmes à feu.

DÉTENTE (macb. à vnp.}. La vapeur, après avoir agi dans le cylindre d'une machine, conserve encore presque toute sa force au moment où elle se rend, soit dans le condenseur, soit dansTatmosphère : celte force est donc perdue. Il y a plus : bien que la vapeur trouve à ce moment ouverte devant elle l'issue par laquelle elle doit s'échapper, elle n*en forme pas moins, jusqu'à un cer* tain point, obstacle à la marche de la machine en réagissant sur le piston, car on sait que la pression des fluides élastiques se l'iiit sentir dans tous les sens également. L'emploi de la détente a pour but d'obvier à ce double inconvénient : voici en quoi elle consiste. La vapeur s'inlro'Juit librement et à pleine pression dans le cylindre au commencement de la course du piston; mais quand celui-ci a accompli une portion déterminée de sa course, OD arrête brusquement l'introduction de la vapeur. Le piston continue à marcher, tant en raison de sa vi« tesse acquise que par TefTet de la vapeur déjà introduite qui le pousse en occupant un espace de plus en plus grand, c'est-à-dire en se détendant. Lorsque le piston est parvenu à la tin de sa course, la vapeur est arrivée à son minimum de pression : elle s'6chappe alors sans nuire au même degré que précédemment à la marche de la machine, puisque sa force est devenue moindre que celle qui agit sur l'autre face du pistou. En outre, une plus grande partie de la force élastique de la vapeur a été utilisée, puisque après avoir agi d'abord en vertu de la pression initiale, elle n'a pas cessé d'agir en se détendant. Suivant que l'introduction de la vapeur cesse d'avoir lieu à la moitié, au tiers, au quart, au cinquième de la course, la détente est dite à moitié, au tiers, au quart, au cinquième, etc. Elle est fixe si l'introduction de la vapeur est toujours nécessairement interceptée au môme point de la course; elle est variable lorsque la disposition de la machine est telle que Ton puisse à volonté changer ce point. Il est évident que la force de la vapeur est d'autant plus complètement utilisée, gue son arrivée dans le cylindre est plus tôt interceptée. Mais.l'ulilisalion de cette force ne se fait qu'aux dépens du travail absolu de l'appareil. Lestul avantage que l'on reCtre de l'emploi de la détente, et il est considérable, c'est une économie de combustible pour la production a*un effet déterminé.

Les premières machines auxquelles on ait songé à appliquer la détente sont les machines à haute pression. Ce sont celles en effet où la perte de force due à l'absence de détente se fait le plus sentir. .\!ai8 la détente peut s'appliquer avec autant de succès aux machines à basse pression qu'aux machines à moyenne et à haute pression. Seul\jment, pour les premières, il ne parait pas qu'il y ait avantagea la porter au delà de la moitié de la cotirse du piston : Téconomie de combustible obtenue dans ce cas est d*un

quart par rapport aux machines sans dé« tente. Dans les autres machines, la vapeur peut commencer à être interceptée avec succès au cinquième et même au huitième de la course, et l'efTet utile de la roémequaDtilé de vapeur croit de plus en plus. Il con» vient dans ce cas d'employer la vapeur, à l'origine de la course, à des pressions extrêmement élevées : on n'est limité è cet égard que par la force qu'il est possible de donner aux chaudières pour résister à la tension de la vapeur.

Jusqu'à ces derniers temps la détente n'avait guère été employée que dans les machines tixes. Cependant depuis quelque temps on a commencé à l'appliqueravec suc* ces aux locomotives. Vavance du tiroir a été le premier pas fait dans cette voie. Depuis lors on avait introduit dans quelquesuns de ces appareils un système de détente dont je parlerai tout à l'heure. Dans lesma« chines à deux et à trois cylindres, la vapeur agit toujours avec détente. Pour cela elle arrive d'abord à la pression entière de trois à quatre atmosphères dans un petit cylitidre, et passe de là dans le grand cylindre où elle agit sur un second piston, en se détendant à quatre fois son volume primitif. Dans tes mochines fixes à un seul cylindre, on arréle l'introduction de la vapeur dans la boite à tiroirs, au moyen d'une soupai^e semblable à celle du régulateur. Cette soupape est mise en mouvement par des cammes fixées sur Farbredu voUnt,et agissant sur une tige de renvoi liée à la soupape, de manière k la maintenir ouverte pendant le temps convenable au commencement de chaque course du piston. On peut employer pour arriver au même but d'autres moyens : un des meilleurs, dû à M. J. -F. Saulnier, consiste dans l'emploi d'un tiroir mû par un excentrique circulaire et analogue à celui qui règle l'entrée déHnitive de la vapeur dans le cylindre d'une locomotive.

Une autre disposition, due à M. Edwards, a été essayée dans les machines à cylindres horizontaux, et appliquée avec succès aui locomotives. Elle consiste à donuer au tiroir de distribution un grand recouvrement et à y pratiquer deux petits conduits verticaux, communiquant avec la boite à vapeur. Un registre est posé librement sur le tiroir et seulement maintenu dans sà position |>ar son propre poids et par des guides. Il suit le tiroir dans sa marche; mais des arrêts, placés de chaque côté dans la botte è vi* )eur, l'empêchent d'accompagner le tiroir usqu'au bout de sa course, lui font fermer es lumières de communication du tiroir avec la vapeur arrivant de la chaudière. Suivant que l'on rapproche ces arrêts plus ou moins, on lait varier le point auquel s^^' rête l'introduction de la vapeur dans le cylindre, et l'on produit [)ar conséquent uue détente plus ou moins considérable. Ces deux arrêts sont liés à cet effet avec une lige de renvoi placée sous la ntaindu œ^ cauicien, qui peut ainsi régler la détente i volonté. (Félix Tournecx.)

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DE TECUiNOLOGiE.

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