‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 137 sur 281 · DIG · texte numérisé non relu

DIG

DE TECHNOLOGIE

chauisée; on nomme jetée celle qui empêche ItS débordements d*une rivière. Le principe ;iir lequel une disue est construite est le nndement de rbjdrostatique. Chaque par* le de la surface baignée par une eau dornante éproure une pression égale au poids I une colonne d*eaa qui aurait pour base efte portion de surface et pour hauteur on enfoncement au-dessous du niveau.

liosi, r une digue éprouve la même pres« ion. queHe que soit I*inclinai90n de sa sur- )ce baignée ; 2* les points les plus bas sont *s plus pressas et doivent offrir plus de rétstance, ce qui oblige h donner plus d'é* Brsseuraux parties inférieures de la digue. luand le fluide est en mouvement» son ac« on est mesurée par le produit de l'aire lallipliée par le carré de la vitesse et par ! carré du sinus d'incidence du courant. eUe considération est fort Importante lors* ue ta digue est destinée à contenir un euve. La coupe d*une digue a la forme du apèze ; la base s*apf)elle pied ou empale^ mt; elle est plus large que le sommet, j*on nomme couronne; les cOtés sont les 2»ci. On creuse dans la direction que doit roirla digue, un fossé assez profond pour teindre au bnnc d'argile imperméable à >au ; la base doit avoir en épaisseur le triede la hauteur, pour être capable de restera la poussée du fluide, et même on irce celte proportion, pour plus de sûreté. «s fossés qu'on creuse en dedans et en de- )r$ pour en retirer la terre propre h la consjction , s'appe lient ceinture et contre-cein* rH; la lisière de terrain qui borde les calux et les ceintures est nommée frana^ rdi et prilais. La force d'une digue démd du volume et de la hauteur des eaux à ntvnir, de leur rapidité et de la nature s terres qu'on y emploie; doit s'élever de è 96 centimètres au-dessus des hautes ni. Le procédé le plus économique con- Ue i élever la digue en terre argileuse, i*on garnit de gnzon ; on laisse la masse tasser durant un an avant d y laisser arrir Teau, puis l'on recharge. Des clayonna-^ s en bois servent mal à retenir les terres, on se sert plu9 eflicacement de pieux, de seaux et de plantations d'arbres, tels que tianes, aunes, etc. Les ceiuturea doivent e plus larges que firofondes; les francs* ris DO peuvent avoir trop de largeur, et plantations qu'on y fait indemnisent am«* ment de la perle du terrain. Les meiliros digues sunt celles qu'on revêt, du lé de Peau, en pierres da taille réunies h iux et ciment; mais comme la dépense est considérable, lorsqu'on ne veut pas f;oDienter d'une digue de terre, on cousit deux murs parallèles en pierre» celui (Até de Peau étant d'un tiers plus élevé e Tautre, et Ton comble l'espace qui les »are avec une terre argileuse bien curée et bien battue. Les parois de ces murs U euduites de terre i et l'on dispose cet iuit en pente douce du côté extérieur, ménages en lieu convenable, une écluse Que bonde» pour livrer passage k l'eau,

lorsque cela est nécessaire. (Fr^hçois.)

DIGURMENT, DiGUER. Action de QOiistruire une digue.

DIGUIAL. Grand HIet terminé par une nasse, que les pécheurs tendent au pied des avilies.

DIHYDRIQUR (chim.). Du grec ils, deux, et v9a»p , eau. On désigne par cetlo épilhète un composé contenant deux fois autant d'hydrogène qu'un autre com|[>osé du même genre. Tel est le carbure diki^drique^

DILACÉRER. Du latin di/ocerore, déchi* rer, séparer, rompre violemment.

DILATABILITÉ (phja.). Propriété qu'ont certains corp? de s'étendre et d'ocouper un plua grand espace sous l'influence de la chaleur.

Dir.ATABLE (phys.). Qui est susceptible de dilatabilité.

DILATANT (phys.). Qui produit la dilatabilité.

DILATATEUR (insl. de chirurg.). Instru* ment dont on fait usage en chirurgie, soit pour entretenir libres et béants des canaux naturels, accidentels |ou artificiels, soit pour les dilater et les agrandir.

DILATATION (phys.). Du latin dilataiia, élargir. Angl, dilatation ; aliem. auidehuntkç. Augmentation de volume qu'éprouvent, sans changer de constiluttonf les corps soumis k la chaleur. On appelle dilatation linéaire^ raugmentation de volume dans te sens de la longueur, et dilatation cubique^ l'augmentation de volume en tofit sens. La dilatation des solides est en général proportionnelle à la température entre 0 et 100 degrés, et au delà de cette limite elle n'est plus régulière. Il est un grand nombre d'industrie où la connaissance de la dilatation des métaux de-^ vient indis|)ensable. Lepenilule,dont on fait usage pour régler les horloges, par exemple, n'a des oscillations régulières qu'autant que les effets de la dilatation s'y trouvent compensés, et Bréguel a basé sur la dilatation des métaux la construction d'un thermomètre qui porte son nom. Dans les appareils sourois k des températures élevées, tels que les chaudières des machines è vapeur, les effets de la dilatation peuvent être très-nuisibles ; car les métaux qui y sont employés, sans cesse tourmentés par Taction de la chaleur, tendent h se voiler, à se disjoindre et même h se rompre, effet d'autant plus dangereux que toutes les parties de la chaudière n'ont pas une épaisseur aBsolument uniforme», qu'elles ne sont pas en contact avec le foyer», et que par consé'^uent, n'étant pask la mêmeteiiipérature, elles ne se dilatent pas au même degré. D'ailleurs, dans les locomotivcs, par exemple, la boite k feu est en cuivre et le corps de la chaudière est en lêle de fer, métaux dont la dilatation suit des proportions très-différentes.

La dilatation des liquides est plus considérable que celle des solides, chaque liquide se dilate d'une quantité différente, et l'on remarque que cette dilatation est communément inégale pour chaque degré du thermomètre. Ainsi, elle est plus grande à me*

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