‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 141 sur 281 · MO · texte numérisé non relu

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hommeSf deux chevaux, en une demi-heurei montre en main, avaient su(Q pour descendre, h 1*03 sous terre, 300 (uyaux qui, sans la puissance niécaniciue, eussent demandé une semaine de travail et bouleversé tout le sol. » H. Jourdier ajoute : « Nous avons fait fouiller à plusieurs endroits, pour voir positivement Tétat réel du travail : partout nous avons trouvé les tuyaux parfaitement bien placés» à la suite des autres, et peut-être môme un peu trop serrés. Dans d'autres fouilles, faites sur les drains de la veille, nous avons vu couler Teuu en très-grande abondance. »

DRAINETTE. Filet dont on se sert i la dérive pour prendre de petits poissons.

DRAISIENNE. Du nom du baron deDraii^ Tinventeur. Petite voilure mécanique è trois roues, deux derrière et une devant, qu'un seul homme, placé h califourchon sur une espèce de siège, fait marcher et tourner è volonté, La roue de devant est munie d'un manche qu'il suffit d'obliquer à droite ou à gauche pour se diriger; et, en appuyant alternativement les deux pieds sur deux palettes ^ui communiquent avec les roues de derrière, on pousse la machine en avant.

DRAP (manuf.). De Tilaliendrappo, étoffe, dérivé du lalin barbare drappus ou drap^-

Îmm. Nom sous lequel on comprend toutes es étoffes dont la chaîne et la trame sont en laine, et dont le tissu est couvert d*un duvet plus ou moins fin. La fabrication du drap n*est parfaite qu'après l'accomplissement d'une suite d'opérations dont voici l'aperçu : on commence par le lavage^ le tittage et le dégraissage des laines ; puis on procède, au moyen de mécaniques, au cordage gui a pour objet de disposer les filaments ae la manière la plus convenable à la confection du drap, et l'on passe alors au filage et au tissage. Sorti du métier on visite l'étoffe afin de réparer ses imperfections par les nopeuces on /pincetise«;elle est de là livrée au foulage qui, en la feutrant, transforme en un véritable drap ce qui n'était encore qu'une toile de laine; puis au lainage ou lanage destiné h recouvrir sa surface d'un duvet court et serré ; et elle reçoit encore divers apprêts

3ui portent les noms A^tondage^Ae couchage^ e ramage^ A'ipontissage^ etc. {Yoy. tous ces mots.) La valeur des draps fabriqués annuellement en France) s'élève à 150 millions. — On donne aussi le nom de drap à des éloffes dont le tissu est d'or, d'argent, de sole, etc.

DRAP. Pièce de toile de lin ou de coton qui sert à garnir un lit où l'on couche.

DRAPADE (manuf.). Sorte de serge.

DRAPANT. Planché de papetier.

DRAPÉ (bonnet.). Angl. milled; aliem.

gewalhl. Se dit de certains bas épais et velus. — On appelle aussi étoffe drapée celle qui est tissée en fil de laine cardée, foulée, lanée par le chardonnage, ramée, tondue et mise en presse

DRAPEAUX (fabr. de pap.). Du latin barb. drapellum^ môme signification. Angl. ra^ir; alleœ. /timoffi. Débris de toile et chiffons

avec lesquels on fabrique le papier. — Lei batteurs d'or nomment également drapeaux, les petits morceaux de drap dans lesquels ils font passer l'or battu.

DRAPER. Se dit d*une étoffe qu'on drape. — En termes de facteur d'instrumeuts, c*est mettre de petits morceaux de drap auisautereauxd'un clavecin, d'une épinelte.

DRAPERIE. Manufacture de draps, oa commerce de ces étoffes. L'origine ae cette industrie remonte sans doute è la plus haute antiquité, puisqu'Homère et tous les écrivains des temps reculés parlent de nombreui troupeaux que possédaient certains peapiei, de l'usage de les tondre, et de l'emploi qu*oo faisait de leur laine pour conrectionnerdes vêtements. Hais ces étoffes étaient-elles lissées ou simplement feutrées ? C'est ce qu'on ignore. Néanmoins, il est h présumer que le feutrage, dont l'idée se présente naturellement dans la toison des moutons, a précédé la fabrication très-complexe des étolTes lissées, dont Pline attribue l'invention aui Egyptiens. L'usage du drap était donc connu des Romains quile nommaient pannui, mais ils se servaient de préférence de tissus de laine. Chez les modernes, la Flandre passe généralement pour avoir eu les plus anciennes fabriques de draps, et ce fut un Flamand, nommé Jean Kamp, qui, vers 1330, importa en Angleterre cette fabrication. De ce])ajs elle s'introduisit en Hollande, puis en aiiésie, et n'arriva qu'assez tard en France. Ce fut encore è Colbert que celle industrie dul de devenir florissante chez nous, et ses progrès furent surtout des plus remarquables^ Bartir de 1785. Ce furent deux étranger?, IM. Douglas etCockeril, qui, en 1802, loi fortèrent en France les premières machines carder et è fller la laine , ainsi que celle à brosser les étoffes par mouvement continu de rotation; et ces machines furent aus$ii()t adoptées par les fabricants Ternaux, Décrétôt, Poupart de Neuflise, etc. La puissaofd de la vapeur est venue à son tour féconder les moyens d'exécution et augooenlerles produits; les vieux ateliers ont soutenu leur réputation; de nouveaux sont venus rifaliser avec eux et des perfectionnements nombreux se sont accomplis dans la préparation oe^ laines, l'application dos couleurs et lesap* prêts des étoffes. Nos localités les plus iro* portantes pour la fabrication du drap sonU au nord Beauvais, Moujr et Sedan; pour.f^ draps noirs à l'ouest, Vire et Louviers* pour les draps Ans, puis les Andelys e* Elbeuf; au centre, CbâteaurouxelR'Hnoranlin ; à l'est, Nancy, Bûhî et BischwiHer; et au midi. Vienne, Lodève, Bédarieuï, Castres, Mazamet,Montauban, Limons, Carcassonne et Chalabre. Ces dernières îii't'^ fabriquent particulièrement les draps communs pour la troupe et pour rexporlaiioo. DRAPimi. Celui qui fait le commerce des draps.

DRAPIÈRE. Angl. large pin; alle©.^»* nadel. Epingle grosse et courte dont les m*2 cbands se servent pour fermer les wiii>»*

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