DYN
M*hoc, etc. Les principes de celte science ireot successivement établis fiar Galilée 1 1637; Hiiygens en 1673; Newton en S87 ; «rAleinbert en 1713 ; Euler en 17U ; 1 Laîrran^e en 1788.
DYNAMISME. Système d'après lequel la i/ilière n'aarait point trexîslence par ellelèine, et ne résulterait que de la tendaDce B deux forces opposées» Tune contractile, Mitre expansive. Si la première venait à ibjiiguer Tautre entièrement» la matière Merait plus alors qu*UQ point roathéma* que.
DYNAMISTE. [Partisan du dynamisme, tU fnnnit Leibniz et Kant.
DYNAMOLOGIK. Du grec »vv«f*iff, force, lô/o», discours. Traité sur les forces»
)nsif1érées abstractivement.
DYNAMOMÈTRE (mécan.). Du grec. 9i3ii«.
V, force, et pir^ov, mesure, Angl. rfyimoier; allem« krafimesser. Instrument Di sert k éraluer en kilogrammes l'effort )nl un moteur est capable. On a construit [) grand nombre de dynamomètres différais. Il y a trente ans, on citait ceux de lU. Leroy* Régnier, Beaunier, de Gallois, ic. Aujourd'hui, le plus simple des dynalomèires employés se compose d*an ca* ranel d'une aiguille recevant le mouveittit do deux poulies ; h Tune de ces poues s'applique la puissance de traction ou e pression qu'il s'agit de mesurer; et les (Visions du cadran indiquent alors le oiubre de kilogrammes auquel correspond effort exercé. Le dynamomètre à ressorts* 9 Régnier consiste en un ressort d'acier ai 9 la forme d'un ovale, et les arcs se raprochenl plus ou moins, suivant qu'ils se ouvenl plus ou moins fortement tirés ms le sens du grand axe, ou comprimés ins le sens du petit. L'un de ces axes est 'mé d*un cadran divisé, avec une aiguille lobile à son centre, puis commandée par ne combinaison de leviers dépendant de autre arc; et cette aiguille parcourt les ivisions du cadran, dont les chiffres iiidi* uinl en kilogrammes, comme dans lepréident, les tensions des ressorts, ou les ef- >r(s de traction ou de compression du loteur qui les produit. Ce dynamomètre été perfectionné par MM. Poncelei et lorin.
• La force d*une machine, dit M. Félix ourneiix, ou plutôt l'effet utile qu'elle est Bpable de produire, peut se calculer d'a- >i ce d*après les dimensions respectives ^ ses diverses pièces, et en tenant compte et frottements et résistances que ces piè- (s ont k vaincre pour se maintenir en louveipent. L'effet utile ainsi calculé est I* que l'on nomme l'effet thioriaue. Il dif- ^re toujours notablement de l'effet pra^ ifue ou réelf car une foule de circonstances ues à l'imperfection des organes de l'appa- ^il» aux chocs el aux frottements qui en ^suUent, échappent au calcul et viennent loiiiiuer d'autant la force disponible pour
rindustrio. Il est donc du plus haut inlérAf d'avoir un moyen de reconnaître et de mesurer cette force disponible, afin de savoir jusqu'à quel point on peut porter le travail d'une machine. Tel est le but du dynamomètre, autrement appelé par les ingénieurs frein dynamomélrique. Cet instrument, employé pour la première fois par feu Prony et perfectionné par M. Morin, se co(qpose d'un collier formé de plaques de tôles articulées entre elles comme les maillons d'une chaîne, et portant un fort levier en bois à l'extrémité duquel on suspend un plateau de batanre. Pour mesurer la force d'un moteur, on commence par fixer an moyen de vis, sur son arbre de couche, un manchon en bois parfaitement centré avec cet arbre: puis on serre fortement le collier de tôle autour de ce manchon, en sorte qu'ils adhèrent ensemble pour l'effet du frottement. Cette adhérence suffit pour que l'arbre de couche entraîne dans son mouvement de rotation tout le système. Mais si l'on charge d'un poids suffisant le plateau de balance suspendu à l'extrémité du levier, on pourra faire équilibre à l'adhérence qui unit le collier et le manchon, et le levier se maintiendra horizontal en oscillant légèreroenL Si l'on a mesuré la vitesse de rotation de l'arbre de couche et la longueur du bras de levier à l'extrémité duquel est su<(irndu le plateau, il sutfira, pour avoir toutes es données nécessaires à la solution du problèmOi de connaître le poids dont ce le* vier est chargé au moment où l'équilibre a lieu, en y comprenant le poids 'du levier lui-même ut celui du plateau. Alors on dira que la force du moteur réellement disponible, son effet utile pratique, est égal au produit de cette charge multipliée par la vitesse qu'aurait le point de suspension si le levier tournait avec l'arbre de couche. On voit que le frein dynamométrique peut s'a|)pliquer k toute espèce de moteur. On l'emploie aussi fréquemment pour mesurer la force d'une roue hydraulique que celle d'une machine à vapeur. La dénomination de dynamomètre s'applique à tous les ap* pareils qui ont pour but do mesurer, directement et' autrement que par le calcul, les forces employées dans tes arts mécaniques et les résistances qu'elles rencontrent. Cen appareils sont Irès-variés : ils s'étendent depuis la simple balance jusqu'aux instruments inventés par M. Morin, et tellement perfectionnés qu'ils peuvent, non-seulement mesurer le travail d'une machine en un point quelconque de ses organes, mais encore l'inscrire eux-mêmes ^ur une feuille de papier avec toutes ses voriations successives. » ^
DYNAMOMÉTRIE (mécan.). Mesure des forces.
DYNAMOMETRIQDB ( mécan.)- Qui a rapport k la dynamumétrie el au dynamomètre.
PJkU
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B. Celle lettre, sur les anciennes pièces de monnaie française , indique qu'elles étaient fabriquées à Tours. Sur la boussole» elle désigne vEtt ou l'orient*
EAU. Du celtique aehetf ag^ en grec vlup, en latin aqua, Angi. water; allem. wasser. L'utilité de Toau dans les arts est tellement reconnue que nous n'avons pas ici à la faire ▼aloif 9 et nous nous occuperons seulement de la monographie de cet important fluide. Ce corps est, dans une très-grande proportion, le plus abondant de tous ceux qui se trnuTent è la surface de la terre. Il s'^ présente dans trois états : liquide, solide et fluide élasligue. Il est liquide h son état de fluidité ordinaire; solide^ h Tétat de glace ; et fluide élastiqutf h celui de vapeur. Dans ces divers états et dans des conditions données, il produit les nuages, les brouillards, le serein, la rosée, le givre, la neige, la grêle et les autres phénomènes météorologiques. A l'état de liquide parfait, l'eau est sans couleur, sans ocieur, très-trans{)arente et réfracte fortement la lumière. Elle inonde la majeure partie du globe, et circule à des profondeurs considérables. A l'état de vapeur, elle est visible ou invisible : dans le premier cas elle forme les nuages et les brouillards, dans le second, elle manifeste sa présence par une action marquée sur les substances déliquescentes, comme le muriate de chaux, le sel marin, la potasse, etc., et par son dépôt sur tous les corps dont la température est inférieure k celle de l'air ambiant. L'eau est, nous le répétons, l'agent le plus répandu dans la nature, et son rôle j est d'une telle importance qu'on pourrait l'appeler pour ainsi dire le principe de vie. On la rencontre en effet dans les trois rèsnes, ot dans chacun d'eux elle est h la fois l'une des causes premières du développement et de la destruction. C'est elle qui amène dans la croûte solide du globe, la plupart des modifications qui s'y opèrent sans relAche, et son action est d'autant plus grande qu'elle possède simultanément la puissance mécat nique et la puissance chimique. Plusieurs corps inorganiques, lelsque les sels oxydes métalliques et les cristaux, contiennent de l'eau à laquelle ils doivent en partie leur structure, leur forme et leur couleur. Dans le règne organique, elle devient l'élément indispensable i tous les tissus qui lui doivent leurs propriétés physiques; elle est la base de tous les fluides qui circulent dans les vaisseaux; et après avoir transporté dans les points les plus éloignés les autres éléments qui concourent à l'entretien de la vie, elle fournit encore à la trame des organes, ceux qui la constituent elle-même. On trouve donc de l'eau dans le sang et dans les humeurs des animaux, comme dans la sève et dans les sucs des végétaux ; c'est elle qui aide au frottement des parties solides des animaux» les unes sur les autres;
c'est elle enfln qui sert de véhicule aux substances assimilanles que les organes extraient des aliments, et qui entre dans la composition des tendons, de la gélatine, de l'albumine, etc.
L'eau est un proloxyde â^hydrogène^ c'esti-dire une combinaison d'oxygène et d'hydrogène, dans le rapport de 1 volume du premier et de 2 volumes du second, ou du 88,89 d'oxygène et de 11,11 d'hydrogène en poids, HO, fait qui se démontre aisément à l'aide de l'analyse et de la synthèse. Ainsi, lorsqu'on fait passer de l'eau en vapeur i travers un tube de porcelaine contenant du Gl de fer très-Qn, et que l'on recueille les produits de sa décomposition, on obtient une quantité d'oxyde ae fer, dans laquelle l'oxygène se trouve, relativement î i hydrogène obtenu par la même expérience, dans les rapports qui viennent d'être indiqués. Si l'on fait arriver aussi des étincelles électriques dans un ballon rempli d'oxygène et d'hydrogène, dans la proportion de 1 du premier sur 3 du second, il se forme de l'eau sans qu*il y ait le moindre résidu. Quant aux gaz, il en faut des proportions énormes pour se procurer une quantité d'eau appréciable ; toutefois, Cavendish se livra le premier à des expériences pour arriver à ce résultat, et obtint plusieurs grammes de ce liquide*
Dès 1T76, Uacquer et Sigaud Lafond, remarquèrent que de l'eau tapissait les parois des vases au-dessous desquels on brûlait du gaz hydrogène. En 1781, Priestley vit aussi de l'eau ruisseler dans l'inléri<iur du vase où il venait de faire détoner un mélange de gaz oxygène et de gaz hydrogène; mais c'est à Gavendish, nous le répétons, que doit être attribuée la plus grande part dans la découverte de la décomposition de l'eau, puisqu'on 1781, il en obtint plusieurs grammes en '.répétant les expériences de Priestley. EnQn, en 178^, Lavoisier, Laplace et Meusnier, à Paris, puis Monge, à Hézières, démontrèrent complètement la composition de l'eau, découverte que confirmèrent les travaux de Lefèvre-GuéneaUf Fourcror, Vauquelin et Séguin.
Voici comment opérèrent Lavoisier et de Laplace : Ils firent construire un appareil au moyen duquel ils pouvaient prolonger h volonté la combustion de l'hydrogène en fournissant de nouvelles quantités de gaz hydrogène et oxygène dans les proportions convenables; ils déterminèrent la combustion de l'hydrogène au moyen de l'étincelle électrique, dans un ballon où ils firent arriver les deux gaz ; et à mesure que cette combustion s opérait, il se déposait de l'eau sur les parois au vase. Ils en obtinrent de cette manière jusqu'à 15 grammes 668. L'eau qu'on se procure ainsi est un peu aeide lorsque le ^az oxvgène emplayé contient de l'azole ; mais on la recueil to très- pure lors*
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DE TECHNOLOGIE
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ue Tazote ne se présente point. Néanmoins, ean la plus pure contient toujours un peu *acide carbonique» attendu qu'il n'est pas e gaz hydrogène qui ne contienne aussi ne petit quantité de carbone. Dans Texpéience dont il est question, il fut trouvé u*i] fallait 0,85 en poids d^oiygène, et 0,15 'hydrogène pour composer 100 parties Vau ; mais, plus tard, en décomposant l'eau ar rélectricil6 galvanique, on évalua ses arlies constituantes, ainsi que nous l'avons éjà dit, h 88,89 d'oxygène, et 11,11 d'hyrogèoe.
Ce dernier gaz, dont le nom signifie gi^ (ratêur de Teau, est permanent, incolore, lodore, insipide. Il est quatorze fois plus iger que Tair, sa densité est de 0,0688, son oids atomique de 6,2398, il réfracte fortelenl la lumière et se dissout à peine dans eau. L*air est sans action sur lui à la tem«. érature ordinaire, mais h une température levée, il brûle dans l'air avec une flamme leue. Si on fait un mélange de yoluraes gaux d'air et d*bydrogène, et si on en aprocbe un corps en ignition, il se produit ne vive détonation avec dégagement de lumière et formation d'eau. Quand on enamme on jet de gaz hydrogène et qu'on ntroduit ce jet daus un long tube de verre, m entend un son grave ou aigu qui prorienl d'une multitude de petites détonaions successives, mais très-rapides, proluites par la combustion du gaz. On voit en nèine temps de l'eau suinter le long despaois du tut)e. C'est ce simple appareil qui K)rte le nom d'Aarmontca ehimique.ui flamme le l'hydrogène n'est pas éclairante, mais elle e devient quand on la dirige sur un corps solide, tel que du 61 de platine, de l'aminne, etc. Quoique combustible, ce gaz éteint e» corps en combustion. L'hydrogène se combine directement avec le chlore, même k froid, surtout sous l'influence des rayons umineux ; au soleil, la combinaison est insantanée et accompagnée d'une violente déionalion. Sous rinfluence de l'éponge ou du noir de platine, ce gaz peut prendre leu dans l'air sans qu'il y ait besoin d'en approcher un corps en ignition, ou d'y faire arriver une étincelle électrique, phénomène quï provient de l'énorme quantité d'oxygène que le platine a la propriété de con uenser. Cet oxygène, en contact avec l'hy- «irogène, produit une élévation de tempe raiure assez grande pour l'enflammer. Sous HuQuence de la chaleur, l'hydrogène enlève <>i.ygène à un grand nombre d'oxydes métalliciues,
L'^su, nous Pavons déjè dit, est incolore ei inodore, de plus elle est élastique et cora- Pfessible. Quelle que soit son origine, elle renferme toujours, ou du moins è peu d'excepuon près, de l'air en dissolution. La proportion de gaz s'élève de 5 è 5,25 pour a V • ?^' "''' renferme, en volume, 1,6 #?yi2S^*3'* d'azote; c*est-è-dire qu'il ««aeo,55 plu$ oxygéné que l'air ordinaire. A mesure qu'on s^lève, l'air retenu par '•au aiminue de quantité, et, dans les Cor-
dillères par exemple, il n'en reste pas assez, à 3,600 mètres, pour entretenir la vie chez les poissons. Aussi ne rencontre-t*on plus de ces animaux dans les étangs des régions où la température moyenne est cependant encore de -|- 8% quoique la végétation y soit active et les insectes en grand nombre: La présence de l'acide carbonique dans l'eau est aussi une cause puissante de diminution de la quantité d'air que devrait contenir ce fluide. On sait en effet que lorsqu'on présente à un liquide deux gaz qui . y sont également solubles, ils s'y dissolvent en quantité pronortionnelle à leur solubilité, et si leurs volumes sont différents, proportionnellement à leurs volumes respectifs.
Or, mise en contact avec un mélange d'acide carbonique et d'air, l'eau se charge d'une moindre proportion de chacun d'eux que ^s'il eût été seul. Enfin, le contact prolongé 'de certaines substances avides d'oxygène, telles que le fer, le soufre, les matières organiques, etc., est un autre obstacle à la présence de ce gaz dans l'eau, et Dalton prétend qu'il suffit de conserver ce liquide dans des vases de bois, pour le désoxygéner. Ou ne peut avoir de l'air jirivé d^u, sans recourir à des procédés chimiques, et vice ver$a^ de l'eau privée d'air sans user des mêmes moyens, ce qui constate TalSnité intime qui existe entre ces deux corps. y L'eau n'est susceptible d'être analysée que de deux manières, soit en la décomposant par le fer incandescent, soit en opérant la séparation de ses éléments à l'aiae de la pile. Dans le premier procédé, on . place, dans un tube de porcelaine, un poids donné de fer qu'on chauffe ensuite au rouge cerise, pour faire passer dessus de l'eau en vapeur dont on a aussi déterminé d'avance le poids, puis on adapte au tube do porcelaine un autre tube ue verre qui conduit dans un flacon à deux tubulures où vient se condenser l'eau qui n'a pas été décomposée. C'est de la seconde tubulure du flacon que part le tube destiné au dégagement de l'hydrogène qu'on peut recueillir dans une cloche Sraduee, et il suffit alors, après l'opération, e retrancher le poids de l'eau du flacon de celui de l'eau primitivement employée, pour obtenir le chiffre de celle qui a été décomposée. En pesant aussi l'oxyde de fer produit, on détermine celui de l'oxygène; et on peut prendre de même, directement, le poids de l'hydrogène, ou bien le doser par différence. La décomposition de l'eau par Ja pile se fait ainsi : on place dans un entonnoir de l'eau acidulée et l'on ferme cet entonnoir, è sa partie inférieure, avec un bouchon que traversent deux Qls de platine séparés, qui s'élèvent de quelques pouces dans l'entonnoir. Ces deux fils communiquent chacun avec l*un des pôles d'une pile qui se trouve en action ; on renverse alors sur les fils, dans l'entonnoir, deux tubes gradués pleius d'eau, et à l'instant même où cette disposition a lieu, il se manifeste un dégagement dont les bulles se réunissent à la partie supérieure dos deux tubes. Daus
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run de.ceux-ci \e dégagement est plus râ« pide et plus abondant que dans Tautre, c*esl celui qui contient le gaz hydrogène et qui communique avec le p6Ie positif de la pile; dans le second, se trouve l*oxygène, dont 1ô volume est moitié de Thydrogène, et qui se rend au pôle négatif.
Parmi les corps combustibles non métalliques, le phosphore paraît le seul qui ait la propriété de décomposer Peau. 11 s*oxyde en s'emparant peu è peu de Peau dans laquelle on le conserve » et l*hydrogène s'empare d'une portion de phosphore et reste dissous dans le liquide à Tétat d'hydrogène phosphore. Plusieurs métaux, et ce sont les plus oxvdables'» décomposent l'eau tant à froid
3u à l'aide de la chaleur ; mais è froid, la écomposition n'a lieu que très-lentement, tandis qu'elle s'opère avec rapidité à la température rouge. L'eau paraît se décomposer aussi dans la végétation, et fournir au végétal l'oxygène et l'hydrogène gui entrent dansia composition de leurs principes immédiats.
Dans la statique chimique du corps hu- Tnain,on remarque que l'hydrogène et l'oxygène ne se trouvent pas dans des proportions exactes pour la formation de I eau , et il y a dans les aliments un excès d'hydrogène qui est brûlé en partie par la respiration. L'oxygène indispensable pour transformer en acide carbonique et en eau le carbone et l'hydrogène des aliments brûlés dans la respiration, se trouve au bol alimentaire dans le rapport do 1 è 3. Enfin, l'eau tant naturelle que celle formée par suite de la respiration et de la digestion, présente, en moyenne, les €7 centièmes du bol alimentaire, augmenté de l'oxygène atmosphérique qui se combine avec lui. L'eau de la perspiralion est, en général, un peu supérieure à celle des évacuations, car ou la porte è 3i,8 sur 100 parties, tandis que la seconde n'atteint que le chiffre de 34-,5; mais chez les vieillards, toutefois, l'eau transpirée se trouve communément réduite au tiers de l'eau évacuée.
L'eau ne saurait être de bonne qualité, si elle ne contenait de l'air dans une certaine proportion. Celui qui s'v trouve est Elus oxygéné que celui de 1 atmosphère. or$qu*il se trouve interposé dans l'eau à l'état de glace, et qu'on 1 en sépare par la distillation, il contient jusqu'/i 0,34^ d'oxygène, ce qui dépasse un peu la quantité que présente l'eau à l'état liquide. Lorsque reau saturée d'oxygène est mise en contact avec le gaz azote» elle abandonne un peu d'oxygène pour prendre de l'azoïe. On reconnaît la présence de l'air dans l'eau, en y versant une légère dissolution de sulfate de fer au minimum d'oxydation. Si l'eau contient de l'air, il se précipite , au bout de quelque temps, de l'oxyde de fer rouge ou au maximum d'oxydation. La môme eau n'en précipite plus lorsqu'elle a bouilli , ou du moins elle ne le fait qu'à l'état vert lors-
u'on l'a laissée refroidir avant d'y verser la
issOiUlion de sulfate de fer. C'est en partie
parce que la chaleur fait pérore è l'eau une certaine quantité de l'air qu'elle contient, qu'elle est plus fade en été que dans les autres saisons.
Les eaux qui surgissent des terrains anciens sont pures et limpides; mais il n'en est pas de même de celles qui traversent les couches calcaires et gypseuses, où elles se chargent de carbonate et de sulfate de chaux, ce qui les rend désagréables au goût et tout à fait impropres h certains usages. t^s eaux courantes se chargent aussi, dans certaines circonstances, de matière$ terreuses qui les rendent plus ou moins troubles; mai^ elles déposent ensuite ces matières sous forme de limon.
Longtemps on a cru que l'eau de pluie était la plus pure, et cette erreur était d'autant
1»lus étrange, qu'il est de toute évidence que es vapeurs aqueuses répandues dan$ l'atmosphère , doivent s'y saturer des gaz et autres matières qu'ellesy rencontrent. Déjà, cependant, on avait constaté que l'éleclriciié détermine dans l'air la combinaison de l'azote et de l'oxygène, c'est-è-dire la for* mation d'une certaine proportion d'acide azotique dont l'eau de pluie doit nécessairo meni se trouver imprégnét). Maintenant, des expériences faites du mois de juillet aamois de décembre 1851, par M. Barrai, out donné les résultats sur les matières étrangères que contenait de l'eau de pluie recueillie simultanément dans des udomèlresjplacés sur la terrasse et dans les cours de TObservatoire de Paris :
Suf U terrasse. 0ans la e<xir
Azote.
AminoDia<^ue.
Acide azouque.
Chlore,
Chaux.
Magoésie.