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Ces nombres établiraient qu'en six mois il tomberait par hectare, à Paris, 14- ft 15 kilogrammes (l'azote; mais il est probable que les saisons introduisent des variations dans les matières qui dissolvent les eaux de pluie. Pendant que M. Barrai se livrait à ses expériences , M. Chatin , qui , le premier, a signalé la présence de l'iode dans ratiuo* sphère, reconnaissait de son côté que les chlorures sont en général en nlus grande proportion dans les eaux pluviales que dans celles de rivière ; que les sulfates y aboodenl un peu plus; que les sels è bases de chaux et de soude s'y trouvent en quantité très-appréciable; entin, que les eaux plu* viales se distinguent surtout en ce qu'elles renferment jusqu'à un demi-décigramnie par litre d'une matière organique azotée très-abondante, surtout dans les couches inférieures de l'atmosphère, laquelle matière peut être représentée par un mélange d'ulmate , d*ammoniaque et d*acide uiuilque. Les pluies, en lavant incessamment I atmosphère, remplissent donc un rôle itûporlant en agriculture, puisqu'elles impr^ gnent le sel de matières minérales et orga^ niques qui s^ont utiles i la végétation. Quoi
LAt
DE^TECHNOLOGIE
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u*il en soil après cela de la composition de eau de pluie, et malgré qu'elle n*ait pas I pureté qu'on lui attribuait encore naguère, lien*en aemeure pas moins une des meil- •ures dans les usages qui se rattachent à économie animale, surtout après quelque >pos dans les bassins ou les vases qui la
Ï>ivent.
'eau de source contient souvent, nous mnsde le dire, une trop notable quanté de sulfate de chaux pour être bien salut; celle des puits, qui en renferme beauup plus encort5, ne peut, eonomunémeot, re employée h la cuisson des légumes ; et s eaux stagnantes ont, pour cause d'insabrilé, les matières organiques en décomtsilion nui s*y trouvent, lesquelles font uvenl disparaître Toxygène, pour faire ace i Tazole. On dit que les eaux sont (re#, lorsque , dans leur passage à travers i diirérentes couches du sol , elles se sont us ou moins chargées de carbonates ter* iii ou métalliques, de chlorures, de sulres alcalins, de sulfates, de cilice, etc. ppocrale a frappé d'analhènie les rnui de ne et de neige, et leur a attribué une onde inOuence dans la production de dir^es maladies* Toutefois, celte opinion pose principalement sur un préjugé. L'eau glace diffère de l*eau ordinaire dont on tt usage, simplement parce (ju'elln manie d^air au moment de sa liquéfaction ; dis dès qu'on la place en contact avec ce ii<le et qu'on l'agite vivement, on la rend lable en peu d'instants. C'est à tort é^^asentique l'on considère l'eau de neige oime plus oxygénée que les autres eaux, »a densité est la même que celle de l'eau Millée, qu'elle peut au besoin remplacer. e dé()ose seulement quelquefois, comme au de pluie, diverses matières qu'elle a traînées dans son passage à travers les Dcbcs de ralmosphére.
l'MMpolabU est celle qui, ne renfermant *une très-petite quantité de chaux, devient )pre alors à dissoudre facilement le savon î cuire les légumes. Les eaux dures »
lioie celles des puits, par exemple i conlaui au contraire beaucoup de sulfate de mi, sont impropres au savonnage, et voici urquoi : le savon est un composé de stéae, d'oléaie el de margarate de soude ; il ive alors qu'au contact du sulfate de lux, il se décom|)ose pour former du arate, du marKarate el de l'oléate « corps iolubles ; qu'il cède la soude qu'il renmait i l'acide sulfurique du sulfate de lui, et qu'au lieu de se dissoudre dans m, il ne présente plus avec elle qu'un ps insoluble qui se précipite. Pour ce 1 est des légumes, ils deviennent toujours rs lorsqu'on les fait cuire dans une eau irgée de sels. Outre le sulfate de chaux , eaux, même les plus potables, renferment )staiuu«enl une petite quantité d'hydrooraie de soude , do manière qu'une eau boune qualité ne doit fournir qu'un lé- ' précipité avec le nitrate d*ar,$ent , ce 1 offre un caractère propre è constater la
quantité d'hydrochlorate qu'elle contient. L'eau ne doit donner également que trèspeu de sulfate de baryte, quand on la verse dans une dissolution de sel de baryte, pour prouver qu'elle ne renferme aussi que peu de sulfate de chaux. Lorsque l'eau est séb^niteuse, on s'en aperçoit par la cuisson des légumes secs qui y restent à l'état coriace. Vanquelin altribunit ce fait aux substances alcalines que contiennent les légumes secs, lesquels décomposent le sulfate calcaire do l'eau, ce qui n'a pas lieu a^ec les légumes verts qui, plongés dans l'eau de puits, cuisent néanmoins dans leur propre eau de végétation. On rencontre dans certaines ré-
§ions, comme en Auvergne , par exemple , es eaux qui ont preque toute la pureté de Teau distillée , fait que l'on attribue à ce que ces eaux Gllrant h travers des laves, n'y trouvent aucune matière dont elles puissent se saturer.
L'eau la plus pure, lorsqu'elle n'est pas employée dans un court espace de temps , peut s^altérer, et l'on a eu recours à divers moyens pour la conserver. Ainsi « pour la marine , on a conseillé l'emploi de douves cliarbonnées à l'intérieur, mais ce procédé n'a pas produit les résultats qu'on en attendait. Conservée dans des caisses de fer, l'eau ne perd aucune de ses propriétés ; mais l'oxydation est si rapide, a l'intérieur comme à l'extérieur, que l'usage de ces caisses devient extrêmement coûteux. On s'est servi aussi de caisses de plomb; mais ce métal offre à son tour de graves inconvénients; car, d*une part, l'eau, par son contact avec lui , acquiert la propriété do noircir par l'hydrogène; et, de l'autre, Tair et l'humidité, réunis, oxydent le plomb qui se dissout bientôt à la faveur de I acide carbonique. Enfln, on a recommandé le procédé de M. Périnet , qui aurait eu , dit-on , de l'eau parfaitement potable , du 1*' août 1807 au i" janvier 18U, en mêlant dans les futailles un kilogramme et demi de peroxyde de manganèse en poudre pour 250 litres I et en agitant tous les quinze iours. Lorsque l'eau est troublée par la présence de corps étrangers , on l'en sépare par la simple infiltration au sable. A l'aide des acides végétaux on précipite des eaux les matières terreuses qui y sont tenues. L*eaii crounie est rendue insipide et inodore par la Gltration au charbon. On assainit l'eau croupissant*) des étangs avec le noir animal» el c'est ainsi que jadis on jetait dans les ci-' ternes et dans les puits, les charbons ija feu de la Saint-Jean , dans le but d'en purifier les eaux. Suivant Habich, 1 partie de chaux et 3 parties d'alun , ou mieux , k parties de charbon animal et 1 partie d'alun mêlées à l'eau croupie, dans la proportion d'un millième suffisent pour lui rendre, dans 12 heures, ses propriétés premières. L'eau clarifiée au charbon perdant l'air qu'elle tenait en dissolution, on le lui rend en la faisant tomber, sous forme de nluie, dans un grand réservoir; mais lorsquon opère enbetit»
l'agitation el Texposition à l'air suffisent.
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On reconnaît que Venu est aérée» lorsqu'en y mêlant une solution de sulfate de fer au minimum j et en ajonlant quelques gouttes d'ammoniaque, le précipité qui se forme passe au vert, puis au jaune orangé.
Les caractères chimiques de l'eau sont de deux ordres : tantôt elle s*unit en totalité dans les corps qu'on lui présente et forme alors des hydrates solides ou liquides; tantôt elle se décompose et cède , soi4 l'un soit l'autre de ses éléments , ouelquefois même tous les deux à la fois. L'eau dissout Vair atmosphérique; mais cet air se trouve alors horriblement modifié dans sa constitution , et il contient dans ce cas » par exemple » 82 parties d'oxygène 9 tandis que l'air atmosphérique, dans son état normal, n'en contient que 2J. Les matières végétales et animales diminuent notablement la quantité d'oxygène que renferme l'air de Teau , et souvent même Tenièvent tout à fait, ce qui rend cette eau mauvaise à boire, souvent fétide, et cause la mort des poissons dans les étangs. La quantité d'air n'est pas la même pour toutes les eaux, et elle varie suivant les hauteurs et les localités. L'eau dissout aussi quelques substances organi» ques f notamment celles qui sont fortement oxygénées, comme les matières colorantes et les acides des végétaux; mais pour celles qui, au contraire , sont très-hydrogénées , comme les acides gras et les huiles , elles ne se dissolvent qu'avec peine dans Teau , sauf de rares exceptions. H est aussi quelques substances organiques qui peuvent être décomposées par l'eau, en la décomposant elle-même. Parmi les principes immé^ diats des végétaux , le sucre et le miel se dissolvent dans Teau en de très-grandes proportions; cette dissolution n'a lieu qu*à chaud pour la fécule; et les gommes forment avec ce liquide, un mucilase plus ou moins épais. Les matières animales sont en général peu solubles dans l'eau , et les graisses y sont tout à fait insolubles.
L'action de l'eau sur les bases est très-variable : elle n'en dissout au surplus qu'un fort fietit nombre; et lorsque quelques-unes peuvent être suroxydées par elles , ces bases forment alors de véritables hydrates. Plusieurs métaux décomposent l'eau à la température ordinaire « comme le calcium , le baryum, le strontium, le potassium et le sodium; mais le manganèse, le zinc, le fer, rétain et le cadmium, sont les seuls qui
Ëuissent en opérer la décomposition à chaud, ans l'un et l'autre cas , 1 oiygène est absorbé, puis l'hydrogène mis à nu, et le potassium seul peut se combiner avec lui , pour donner naissance à de l'hydrogène potassié. Ces résultats subissent néanmoins quelques modiOcations , lorsque l'eau contient de Tair, et c'est ainsi que le fer en contact avec l'eau pure, à la température ordinaire , ne change pas d'état , tandis que lorsque l'eau est aérée, il s'oxyde, et il y a formation d'ammoniaque, par la combinaison de l'azote de l'air contenu dans l'eau , avec l'hydrogène de l'eau décomposée. Si
l'on ajoute un peu de potasse dansreaa.le fer ne s'altère pas, attendu que la potasse le rend électro-négatif et par conséquent peu attaquable^par^reau. Le sel marin agit de la même manière. On peut aussi conserver du fer avec tout son éclat, en ajoutant un peu de zinc, et c'est sur ce procédé qu'estfoodée la galvanisation du fer. A la température de + 100% le fer décompose l'eau, et lorsque la température est plus élevée , ce métal se couvre de petits cristaux de.bioxydede fer.
Certains oocydes sont solubles dans l'eau, tandis que d'autres y sont entièrement insolubles. L'action de l'eau n'est pas la même non plus sur tous les chlorures. Ceui-ci, le plus souvent, sont tout à fait décomposés et s'emparent des éléments de l'eau, et c*est ainsi que le chlore se combine avec Thfdrogène , et l'oxygène avec le métal , d'où résulte un chlorhydrate ; mais la réaction n'est pas toujours aussi simple. 11 y a bien formation d'acide chlorhydrique et d'oiyde métallique par suite de la décomposition de l'eau ; toutefois , la réaction cesse d'avoir lieu à une certaine période , c'est lorsque l'oxyde formé peut se combiner avec ia
Îiorlion de chlorure non décomposé, pour brmer un oxydo-chlorure; d'oil résulte de l'acide chlorhydrique qui devient libre.
Pour que ce cas se produise, au surplus, il faut que le chlorure puisse jouer le rdie d'acide , c'est-k-dire que le métal soit élec* tro*négatif , comme il advient des chlorures de bismuth et d'antimoine. Quelquefois»
l'acide peut se combiner avec le chlorure, ce qui fait que l'oxyde devient libre i soo tour. Les chimistes, après cela» ne sont pas d'accord sur la décomposition de l'eau par les chlorures , et beaucoup n'admettent point l'existence de ces composés que l'on considère comme des chlorhydrates; néanmoins, ils se rencontrent unanimes sur les faits suivants : 1* Presque tous les chlorures sont solubles dans l'eau , le chlorure d'argent, le proto*chlorure de mércare, J sont insolubles ; celui du plomb l'est en faible proportion. 2* L'eau décompose les chlorures de bismuth et d'antimoine ; il $<s forme alors un précipité blanc d'oiyde et de chlorure, et I on trouve dans la liqueur, de l'acide chlorhydrique et un peu d'oiyde. 3* Quelques chlorures , dissous dans l'eau , se décomposent par l'évaporisation , l'acide chlorhydrique se dégage alors et un ozjde métallique se précipite. 4* D'autres, après leur dissolution , peuvent être reproduits par l'évaporation, sans qu'il y ait eu ni dégagement d'acide, ni formation d'oxyde.
La plupart des acides sont solubles dans l'eau. Les plus solubes sont les plus sapides; la chaleur augmente la solubilité d^ ceux qui sont solides, tandis qu'elle dioai* nue celle de ceux qui sont gazeux; enfin la
Eression augmente aussi celle solubilité. >ans la dissolution dont il s'agit ici, il s'accomplit une combinaison entre l'acide ei l'eau, combinaison dans laquelle l'eau joue le rêlc de base. Dons leur coolact avecTeaU)
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DE TECnNOLOGIE.
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lusieurs acides présentent des phénomôes remarquables. L'acide sulfarique, entre litres* s'empare de Teau avec avidité, et se 3inbine avec elle de manière h ce qa*il en îsulte un composé qui occupe un espace loins considérable aue le volume primitif es deui liquides séparés» et il se dégage Qssi une quantité de calorique telle qu'elle eut élever le thermomètre au delà de 100*. our obtenir cet effet, il suflit que les deux )rps soient mélangés en parties égales, 'ncide nitreux anhjdrese décolore instannément au contact de l'eau, se transforme 1 acide nitrique, une portion de Tacide ni* eux cède de l'oxygène à l'autre, et il se ,^g8ge du gaz deutoijdo d'azote. L'eau 'éseote avec l'acide acétique, ce pbénolène qu'on ne voit pas se reproduire dans $ autres acides végétaux : si on ajoute k ^ acide concentré, dont la densité est de 063 h la température de + 15*5, une pète quantité d'eau, sa densité augmente (squ'à 1,079, et il s'opère en même temps ne élévation de température. Cette quanté d'eau est à l'acide comme 89.S7 : 100. oici, au surplus, un tableau oui offre les malions de densité de l'acide acétique, jivant la quantité d'eau avec laquelle on I mélange ;
acide acétfqae ooncenlré • one densité de f ec tO parUes d'ettt, celle densilé esl de
- SÏJ& " 43
- ie2,5 -111,5
On voit, par ce tableau, que l'acide qui ïniieni la plus grande quantité d'eau, n'ofe que la même densité de celui qui en enferme le moins, d'où il résulte néceslireroent que la densilé n'est pas un indice uflisant de la richesse de l'acide.
Coi avec l'eau, l'acide cvanique présente son tour une série de faits qui sont au ombre des réactions les plus complexes e la chimie. L'eau k 0* absorbe rapidement acide ejanique: mais à mesure qu'elle rerend la température ordinaire, il se prouit diverses substances. Kn premier lieu, » dégagement de l'acide carl)onique détern'ne une vive effervescence, puis il se déose de l'acide paracyanique, et il ne reste lus alors dans la liqueur que de l'urée ; lais, avant d'obtenir cesdeui composés, il *est formé aussi du bicarbonate et du cyaate d'ammoniaque. Il faut sans doute attbuer cette transformation h ce que l'acide panique se décompose en trois parties, ont Tune, s'unissant aux éléments de l'eau, irme du bicarbonate d'ammoniaque, leoel esl décomposé ensuite par la seconde M\b qui en expulse l'acide carbonique Hur former le cyanale d'ammoniaque; et n&n, celui-ci se combinant alors avec l'eau, onne de l'urée, tandis que la troisième »Artie d'acide cyaniqae passe à l'état d'àulc paracyanique.
Ualcool se mélo facilement avec l'eau ; mnis les élhers offrent une propriété tout à fait contraire. L'eau dissout tous les gaz^ excepté Thydrogène, et encore celui-ci devient-il soluble, quand l'eau renferme de l'oxygène. La solubilité des gaz augmente en raison de l'abaissement de la température de l'eau, k la condition néanmoins qu'elle ne change pas d*étal, car dans ce cas, elle abandonne les gaz qu'elle avait dissous» On constate ce dernier phénomène, en plaçant un flacon rempli d'eau ordinaire, dans un mélange frigorifique. On voit alors, au contre de T'eau congelée, des bulles d'air plus ou moins nombreuses et d'un volume variable, qu'on peut même recueillir en faisant fondre l'eau sous une cloche.
Tous les i€l$ qui contiennent de l'eau de cristallisation, fondent dans celte eau , et c'est ce qu'on appelle fusion aqueuse. Si on continue à chauffer, lorsque ces sels ont perdu leur eau, la plupart fondent encore, c'est la fusion ignée. L'action de l'eau sur les sels dépend, et de l'affinité qu'ont ceuxci pour ce liquide, et de leur cohésion. En d'autres termes, plus un sel a d'affinité pour l'eau, plus il est soluble; mais, lorsque son étal de cohésion est trop fort, il résiste à la solution. Il résulte de cette affinité des sols pour l'eau, un changement dans le point de son ébullitlon : ainsi tandis que l'acétate de plomb, qui se dissout aisément dans l'eau, ne fait varier son point d'ébullition que de 1 ou S degrés, le chlorure de calcium, au contraire, dont l'affinité pour l'eau est trèsgrande, retarde ce point jusqu*è 4- 150* Les sels, en général, se dissolvent beaucoup mieux dans l'eau chaude que dans l'eau froide, et quelques-uns seulement sont plus solublesà froid qu'à chaud. Lorsque dePeau, saturée d'un sel à chaud, en laisse précipiter une partie parle refroidissement, laquelle portion se dépose sous forme de cristaux qui conservent une certaine quantité de l'eau qui existait dans la solution, celle dernière eau prend le nom d'eau dfinîerpo^ silion ou d'eau de erisiallisation. Cette eau constitue quelquefois une moitié du sel, et la quantité est constamment la inAme pour chaque cristal de même volume. C'est elle aussi qui fait éprouver aux fiels la fusion aqueuse, et qui, après sa disparition par la chaleur, laisse le sel opaque. Quand on mélangea un sel soluble, en poudre, de la glace pilée ou de la neige, ce mélange devient liquide, et il se produit un froid plus ou moins intense. Cela résulte de l'affinilé réciproque des doux composés et de la propriété commune à tous les corps d'absorber une certaine quantité de calorique pour passer de l'état solide à l'état liquide.
L'eau a fort peu d'action sur les jp/io«phates et les arséniatest c'est-è-dire q\x\\ n*y en a qu'un très-petit nombre de solubles. Le sulfate dammoniaque est très-sol ubie dans l'eau et y produit un grand froid en se dissolvant. Parmi les méialloîdest il n'y en a que quatre qui se dissolvent dans l'eau, ce sont le chlore, le brome, l'iode et
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Tazote. Le borp, le carbone, le chlore, le brome et Tiode, peuvent la décomposer à une température élevée.
Les substances neutres dans lesquelles )*Qxygàne et rhjdrogène ne se trouvent pas dans les rapports nécessaires pour consti* tuer Peau, sont la mannite, la saponine» la salicine, i'olivine, la colombine, la populîne, la picrotoiine, la floridzînc, Tinu- Une, etc.
EAU AFRICAINE. Cette ean, qui porte aussi les nomsdVau de Perse^ (Veau d* Egypte^ d*eau </f CAine, iTeau grecque, etc., est une solution de nitrate d'argent qui est employée
Kar les coiffeurs pour noircir les cheveui lancs ou rouges. Son usage est dangereux, car elle peut dcTlruire les cheveux, et attaquer d*ijne manière grave le tissu cutané.
EAU BLANCHE. Solution de sous-acétate de plomb, ou extrait de Satnrne, dont on se sert pour des lotions et des compresses. Cettr eau est aussi appelée eau de Goulard.
EAU DE BONFERMK. Vulnéraire composé de muscade, de girofle, de cannelle et de fleurs de grenadier distillées avec de Talcool. On y a recours pour les douleurs de tète, les chutes sur le 'îrAne, etc. On le désigne ei)Core sous les noms d'eau dArmagnac^ de teinture céphalique^ etc.
EAU DE BOTOT. Infusion alcoolique qu'on emploie comme Collutoire, et qui se compose comme suit :
Clous de girafle.
Gaiac.
Caoïplire.
Uocbenille.
Q-jinquîna.
AiiU vert.
Opium.
Essence de menUie.
Alcool à W.
i grammes,
Id.
Id.
fd.
tsoo
On concasse les substances, on les fait digérer pendant huit jours dans Talcool, et Ton ajoute l'essence de menthe pour terminer par la filtralion.
EAU DE ROULE. Voy Bocle de mars.
EAU DE BOUQUET. On en fait usage pour la toilette. C*est une essence composée de luieU de girofle, d*acore aromatique, de la- ▼aude, desouchet long, de jasmin, d*iris de Florence et de Néroli, qu'on distille avec de J'alcool.
EAU DE COLOGNE. Cette eau, que la famille Farina, de Coiogne, a rendue célèbre, se prépare par mélange d'essences ou par distillation. Dans le premier cas, voici Tune dt's» formules emploj^ées :
Alco' î recliûé. I kilogramme \fl
Essence de bergamolle. S4 grammes
l!;sseaGe de (leur» d'oranger et néroli. t
Essence de cédrat 2,i0
Essence de citron 2,40
Essence de Poriugal. 12
Eiseuce de romarin. 0,90
On mêle, on laisse en contact plusieurs jours et on filtre. Pour obtenir Tenu de Cologne au moyen de la distillation» ou prend :
— de ihvm.
— de rofn rîn.
— d'byssope.
— d absinthe Fleurs de lavande.
Racine d'angélique.
Cardamome mineur.
Baies de genièvre sèches.
Semences d*anis.
— de carvi.
— de cumin.
— de fenouU.
Cannelle fine.
Muscades.
Girofle.
Ecorce récente de ciiron.
Huile volaUle de bergamotte Alcool il 22*
Sî graouBei id.
Ht.
6t 6i ôi id.
id.
id.
id.
8 kilog.
Feuilles sèches de mélisse.
— de marjolaine.
32 grammes, id.
On Tait macérer pendant quelques jours au bain-marie, puis on distille et Ton conserve.
EAD DB CRISTALLISATION. On nomme ainsi celle oui entre dans la composidon des sels et de certains autres corp$, mais qui D*est pas nécessaire h leur eiisleiicp. Celte eau se perd sous TinQuence de lâcha* leur.
EAD DE CUIVRE. On désigne par ce nom, dans le commerce» une dissolution d*flcide oxalique ou sel d'oseille, dont on fait usage pour nettoyer les objets en cuivre.
EAU DE GOUDRON. On la forme de 1 partie de goudron du nord et de 20 parties d*edu. Celte eau, qui est jaune» odorante et un peu acide» est préconisée comme déptirative et diaphorétique»etoo Vemploie (tans les affections cutanées, le scorbut, la plilhlsie pulmonaire et les catarrhes.
EAU DE GOULARD. Voy. Eau blanche.
EAU DE JAVELLE. Angl.6/eacAin<;/tautd; aMem. bleichtoaiser. Combinaison de colore et de potasse dont on se sert p»ur Llnncliir et détacher le linge. Son nom lui vient de ce qu*on l'a fabriqure pour la première fois su village de Javelle» près Paris.
EAU DE LA REINE DE HONGRIE. AU coolat de romarin» qui s'emploie pour (a toilette comme celui de lavande.
EAU DE LAVANDE. Voy. Espbit ds la*