‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 154 sur 281 · ECH · texte numérisé non relu

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urrelet oa exbaaçsement suivant la ;ne de plus grande pente d*une route innée, pour arrêter les eaux pluviales et ) forcer à s'écouler dans les fossés ; 3* on ant de fer fixé d*un bout à la partie supélore du poteau tourillon d*uno porte d*éise, et de Tautre au bas du poteau bus- {u aQn d'empêcher les assemblages de 1er sous raclioo continue du poids de le porte.

ËCHARPER (maçon.]. Se dit de la mauvre qui consistée lier avec des cordes i soulever un fardeau h une certaine ileur. — Ce mot signifie encore diviser aine en la cardant

ÎCHARSE (monn.). Du latin icardui ^ ire. Monnaie qui est au-dessous du titre. iCHARSER (monn.). Diminuer le titre no x»\èce de monnaie.

^CHASSE. Du celtique scasi^ même si- Hcation. Bétons k chncun desquels est § un fourchon ou espèce d*étrier sur leîl on pose* le pied pour s'élever h une taine hauteur. On attache ces bâtons aux ibes, et Ton peut ainsi marcher dans des rains marécageux et dans des sables, st particulièrement dans les laudes de icienne Guyenne que Ton fait usage d*éisses. — En architecture, on donne le m d*échas.se k une règle de bois large et nce, divisée en parties métriques, dont I ouvriers font emploi pour mesurer les tensions des pierres. — Les échasies dVifaud sont des perches entées les unes

bout des autres pour construire des lAfauds.

lCHAUDAGR. Lait de chaux qui sert à nchir les murs. — Action de blanchir

murs avec du lait de chaux. — Opéra- 1 qui consiste h faire macérer dans du ; de chaux, les matières destinées è la tparation de la colle forte.

•ICHAUDÉ. Sorte de siège pliant.

!£HADD1LL0N (serr.). Petit morceau de

qu*on présente au feu pour le souder ' les deux bouts lorsqu'il est chaud.

^CHAUDOIR. Aogl. «ca/dtn^-Aottje; ail.

Uifass. Lieu où les fabricants de draps,

teinturiers, etc., établissent leurs chaudes.— Endroit des abattoirs où on lave 'eau chaude certaines parties d'un animal ^, pour en enlever le poil.— Vase pour lauder.

ECHAUFFE (tann.). £tuve destinée k rv tomber le poil des cuirs.

ËCHAUFFÉE. Première opération des iriîers pour chaufl^er le fourneau.

ECHAUFFER. En termes de manufactu- , échauffer une ilofft^ c'est la rider en la ilatit trop.

^CHAUFFCRE (manuf.). Effet d'un drap i» échauffé.

;:CHAUX ou ÉGHEAUX (agricult.). Fossé

rigole Qui reçoit les eaux d'une forêt ou \Tïe rigole.

ElCHÉANCIER (comm.). Soile de carnet i sert aux commerçants poar y inscrire

échéances des billets k recevoir ou k ac-

illiT.

ÉCHECS (tablet.). Du persan ihah, roi Sorte de jeu qui se compose d'un échiquier de %k cases, alternatiyement blanches et noires, et de 32 pièces (16 pour chaque joueur), dont moitié d'une couleur et moilié d'une autre : ces pièces sont le roi^ la dame^ 3 toun, 2 cavaherê^ 2 fou9 et 8 pion$. Les 2 tours occupent les cases extrêmes de la première ligne de Téchiquier ; les cavaliers se placent chacun près d'une tour ; les fous, près des cavaliers ; le roi et la dame, entre les deux fous; les huit pions sur les huit cases de la deuxième ligne de l'échi^ quier et devant les pièces précédentes. Cha-

Sue pièce a sa marche propre. L'inrention e ce jeu, que l'on regarde comme l'un des [>lus savants, est attribuée par les uns k Paamède, disciple de Ghiron, vers l'an 1240 avant Jésus-Christ; par les autres, k un brahmine du nom de Sissa, qui vivait au lY' ou V' siècle ; mais ce qui paraît certain, c'est qu'il est fait mention des échecs dans les annales de la Chine, l'an 154^ avant notre ère. Ceux qui font honneur de cette invention au brahmine, que nous venons de citer racontent cette histoire :

Au commencement du iv* ou du v* siècle de Père chrétienne, vivait sur les bords du Gange un jeune p.nnce doué des plus belles qualités, mais abusant fréquemment de sa puissance pour tourmenter ses sujets, conduite qui était k la veille de déterminer un.> révolte. Un brahmine, nommé Sissa, qui s'intéressait k son pays et au prince, forma le projet de corriger celui-ci et de s'opposer aux intentions séditieuses de l'autre. Pour parvenir k ce résultat, il conçut le jeu des échecs, dans lequel le rot , quoique pièce principale, ne peut toutefois agir sans rassi:>tance de toutes los autres. Ce jeu devint en peu* de temps célèbre, et le prince

t appeler le brahmine auprès de lui pour le lui expliauer. Sissa, profitant de cette oo- (iasion, fit écouter au prince, sous le prétexte du jeu, toutes les leçons qu'il désirait lui donner ; et le prince eut assez d'esprit pour en profiter et pour savoir gré k celui

Îui avait osé entreprendre sa conversion. I lui offrit donc une récompense et lui en laissa le choix. Le brahmine présenta de la manière suivante la dernière leçon qu'il faisait k son élève, sur l'imprudence de s*engager sans réfiexion. Il lui demanda le nombre de grains de blé que produirait le nombre de cases de l'échiquier, en comptant un seul grain pour la première, deux pour la seconde, quatre pour la troisième, et ainsi de suite, en doublant toujours jusqu'à la soixante-quatrième. Le prince avait été d'abord presque scandalisé de la modicité apparente de la demande ; mais quand son ministre eut examiné ce ç^u'il avait à livrer, il fut obligé de venir lui déclarer que le prodoit de son royaume ne suffirait pas pour remplir la promesse faite au brahmine. En effet, on a calculé que pour réaliser la somme des grains demandée, laquelle pré« sente un total de 103,525,365,841 tillions, 081 billions^ 413 millions, 869 mille 568

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grains, il fallait 16,38b villes dont chacune contiendrait l,02i greniers, dans chacun desquels il y aurait 17&>,76â mesures, et dans chaque mesure, 30,768 grains; mais nous croyons ce dernier calcul des villes, généralement cilé, au-dessous de la véritéfCar il ne produirait que 79,675,958,269,200,^80 grains, ce qui serait très-loin de la progression indiquée.

Plusieurs joueurs d'échecs se sont fait un renom, et par leur habileté et par Us théories qu*ils ont fait connaître. Tels sont le Portugais Damiano, en 1512; Ruy-Lopez de Scgura, en 1561 ; Gioachino Gréco, dit le Calabrais , en 1619. Dans le dernier siècle, en France, Stamma ei Philidor; en Italie, Ercole del Rio, Lolli, Cozio et Ponziani. EnQn de nos jours, en Angleterre, Lewis, Walker et Staunton ; en Russie, Pétroff et Janisch: en Allemagne, Bilguer et Heydebrand de la Lassa ; et en France, Mouret, Alexandre, la Bourdonnais et lÎLieseritzky. Parmi les ouvrages assez nombreux qui ont été consacrés è renseignement du ien d'échecs, on cite comme le plus méthodique et le plus complet celui de Bilguer, publié à Berlin en 18&3.

ÉCHÉE. Quantité de fil que l'on place à la fois sur le tour ou le dévidoir,

ÉCHELAGE. Partie du fourneau des grosses forges.

ÉCHELETTU. Outil de passementier. — Sorte de petite échelle qu'on attache sur le rôle du bât d'une bôle de somme, pour y accrocher des gerbes, des bottes de foin, etc. «-- Espèce de ridelle qu'on placé sur le devant d'une charrette, et oui sert h retenir les objets dont cette cnarrette se trouve chargée.

ÉCUELlERou RANCHER. Aftgl. crâneheam: ailem. krahnbaiken. Pièce de bois traversée par des chevilles de bois ou de fer, et posée verticalement dans une carrière, pour monter k un engin.

ÉCHELLE. Du latin scala, même signiGcalion. Angl. fadder; allem./tfil«r. Machine connue de tous et qui se compose de deux montants en bois unis et traversés, de distance en distance, par des bAtons appelés échelons, dont on se sert pour monter et pour descendre. Il y a des échelles simples et des échelles doubles. — L'échelle à incendie est une échelle de fer, portée sur un chariot et se repliant sur elle-même. — L'échelle de meunier est une sorte d'escalier droit et è jour. -^ En physique et en chimie, on nomme échelle, une série de divisions ou degrés qu'on Irace sur des instruments ou des appareils, pour mesurer des mouvements, des dilatations, etc. — Dans le commerce, on désigne par ce mot, un tableau graphique ou numérique qui fait connaître les variations successives de hausse et de baisse éprouvées par les valeurs.

ÉCHELON. Degré ou bâton d'échelle.

ECHENAL, ÉCHENEAU ou ÉCHENET (couvr.j. AngV guiier; allem. rinwe. Gout-

tières en bois qui servent è recevoir Vm des toits.

ÉCHENEAU (fond.). Angl. batin; alleœ.

eingust. Bassin de terre que les fondeurs établissent au-dessus du moule dans lequel on verse le métal en fusion, et d'oii celui-ci se communique aux jets qui le dislribuent dans toute la figure.

ECHF.NILL01R (agricult.). loslrumfcntdoDt on fait usage pour écheniller les arbres.

ÉCHET (manuf.). Se dit pour écheveaa, particulièrement pour les fits de Maiines,

3ui servent è la fabrication et au racommo- «ii?e des dentelles.

ÉCHEVEAU (comm.). Du latin scapukê, dérivé de scapui ^ rouleau. Angl. hank; allem. êtrang. Assemblage de Qls de ch.iurre, de lin, de coton, de laine, de soie, etc., piits et tournés les uns sur les autres, l l'aide d'un dévidoir. La longueur du fil est la méios pour tous les échuveaux, et ceux-ci n^jrient entre eux que par le poids. L'éebe»e<iu se compose de dix échevetles.

ÊCHEVETTE (comm.). Angl. /fcallm, gebinde. Pelit écheveau. L'échevetle de coton est un fil long de 100 mètres.

ÉCHIFFRE (archit.). Mur qui sert d'appui à un escalier et en soutient touielacbarpenle. Se dit aussi de la charpente ellermèroe,

ËCHIGNOLE (passem. ). Aogl. buttai maker'i spindle; allem. $pindet* Bobine qui sert à dévider et à disposer les soies que le passementier emploie dans ses ouvrages.

ECHINE (archit.). Moulure principale <ia chapiteau dorique. Elle est ample, tailléaeo biseau, et accompagnée de trois ou decioq petits filets ou listels.

ÉCHINON (écoo. rur.). Boite cjliDdfiqiï« dans laçiuelle on met le lait caillé doQloo veut faire du fromage.

ÉCHIQUIER. Tablette divisée en soixantequatre cases, dont trente-deux sont blancbes et Irente-deux noires, et dont on failuss^e pour jouer aux échecs. - Sorte de filet dô pèche 9 carré et soutenu par deux demicerceaux auxquels est attachée uoe percbe, dont on se sert pour pocher des goujons.

ECHOMÈTRE (phys,). Du grec^x^f, son.

et fAiTfov , mesure. Espèce de règle ou d'échelle divisée en plusieurs parties, et dont on lait usage [)our mesurer la durée des sons et déterminer leurs intervalles aiasi que tous leurs rapports,

ÉCHOMÉÏRIE (archil ). Du grec «z*»«° écho, et lUvpoitf mesure. Art de cooslruire des voûtes el même des bàtiroeuts qui produisent des échos.

ÉCHOMÉTRIQUE. Qui concerne Técliomètre ou Téchométrie.

ÉCHONELER (agric). Ramasser raToi;e avec des râteaux lorsqu'elle a été couf*".

ÉCHOPPAGK. Action d'enlever avec l'échoppe les filaments des lettres d'une f^^ stéréotvoée

ÉCHOPPE (archil.). Du celtique échapah toit. Petite boutique en appentis, ado55éf contre .un mur, construite en plancbt^s i^^^ couverte de planches ou de tuiles.

i ÉCHOPPE. Angl. (lat gravtr: allem. «»^

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