‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 16 sur 281 · ALB · texte numérisé non relu

ALB

DE TECHMOLOeiE,

ALV

•TM du sel caletque ; flhimtnjco-Aydrtfue, coinbinaisoR de sel aluroiniqae avec un sel hydrique; aluminico-lUMque ^ sel aluminique uni k un sel llthique; aluminieo-ma' gnihiquef combinaison de $el alumioiqne avec un sel magnésique; aluminico-poini'' sique^ composé de sel alominique et de sel {H>lassiqoe ; aluminiûO'êilieùte^ sqI dans lequel Talumine et la silice remplissent simultanément lerAle diacide ;a/uiiitntca-«odifti«y sel aluminigue combiné avec un sel sodique; a/umffitco-itiitfifue» combinaison de sel iiluminiqiiH avec du sel zincique.

AI.UMINIQCE (iliim.). Se dit des sels dont Talumine est la base.

AI^UMINiUM (cbim.j. Substance métal*»

liqne qui fut isolée pour la première foiSi^ en iSSUf par le chimiste allemand Wohler, et obtenue par lui sous la forme d'une poudre grise mêlée de paillettes brillantes} Biais« depuis 1854, ce métal a été lobjpt de savants travaux de la part de M. Sainte- Claire-Seville» chimiste français. L'aluminium, sous forme d'oxyde, est Tun des principaux éléments des argiles^ et entre comme celle-ci dans la composition des ferres arables. Il est blanc comme Targent, Qialléable coBome l'or, fusible comme le cuivre, tenace comme le fer. Avec la pesanteur de l'eau k 4 degrés pour unité, la densité de Taluminium fondu est de 9,26 ; écroui, de 9,67. On peut donc juger de sa légèreté, en comparant cette densité avec celle de l*or,qui est de 19,36; et celle du platine, 2M,53. li. Devilie a obtenu en ipasse ce métal précieux, et si son extraction tient ce qu'elle promet» on u*a pas è redouter de manquer de longtemps de la matière qui le fournit, puisque le seul bassin de Paris peut en livrer k Tindustrie pour plus de 600,000,000 de kilogrammes. Du reste, IHM. Devillo et Housseau frères, poursuivent laborieusement l'œuvre qu'ils ont entreprise, •I chaque jour les achemine vers un nou,veau fH'Ogrès.

Le prix de l'aluminium était, au commencement de 1856, de 1,000 francs le kilogramme, k la Hn de la môme année il ne revenait plus qu'k 300 francs, et tout promettait un prochain abaissement. Or, le 1»rix actuel de Targent est de 290 francs le jlogramme, et comme l'aluminium pèse quatre fois moins que l'argent, il donne doue dès k présent, pour 60 francs, une quantité de matière égale è celle que i'argent fait payer 290 francs, et le métal qui coûte le moins réunit cependant les prinnpales qualités chimiques de celui qui ciiâteleplus.

Dans l'état. actuel des choses, il est toujours nécessaire, pour obtenir le chlorure d'aluminium, d'extraire l'alumine de l'alun ammoniacal par lacaleination; mais dans les perfectionnements apportés à la fabricalion |iar. MM. Hi^nri Doville et Rousseau frères, on a substitué le chlorure double de sodium et d'aluminium au chlorure simple d'aluminium. Le premier, en effet, est moins volatile» il se recueille avec plus de facilité.

et on te pulvérise à l'air sans qu'il fume; tandis que le second étaifr d'une conservn. lion très-difficile, k cause do son extr^mo^ volatilité. De plus, le chtorure doubla, en aniortis5;8nt la violence de la réaction, faci* lile l'enfournement et la décompositiofi pugrand. Enfin, on peut se passer de nacelle métallique et même de creusets, et opérer hardiment sur la sole d'un four k réverbère. Le même progrès s'est accompli d'un autre côté pour l'extraction du sodium. Lorsque 6ay-Lussacet Thénard obtenaient ce métal, il se vendait 7 francs le (isramme, et conw me il en faut au moins 8 kilogrammes pour en produire 1 d'aluminium, il aurait fallu alors, pour se procurer ce seul kilogramme, dépenser 91,000 francs. Maintenant, au con« traire, les frais d'extraction du sodium no réviennent qu'k T francs par kilogramme, et cette extraction s'effectue avec la plus

Î;rande simplicité. En agissant sur on met ange de carbonate de soude, de charbon el de craie, la réaction s'accomplît d'une ma<i nière si merveilleuse, que le rendement eu sodium se trouve presque toujours d'accord avec le chiffre que le calcul indique; et le procédé est si facile qu'on peut remplacer par des tuyaux de poêle lûtes, les booteillé& de fer dont on fait usage dans les laborar toires, bouteilles qui sont d'un prix élevée

L'aluminium s*alMe avec le plus çrand nombre des métaux et dans les conditions d'une homogénéité parfaite. On alliage de 10 parties de ce métal el do 90 parties du cuivre, possède une duceté supérieure, diton, k celle du bronze ordinaire. 1 partie d'aluminium et i partie d'argent donnent aussi une matière aussi dure que le bronze. 1 partie d'aluminium, uniek 99 parties d'or, rendent celui-ci très-dur sans lui 6ter sa malléabilité,^etlui donnent la oouleur de ce qu'on appelle l'or vert.

ALD?i (chim.). Du latin alumen, d'où alumine, ^ngl.o/um; allem. alaun. Sel doubla composé de sulfate d'alumine et de sulfate de potasse avec de l'eau, dans les pruportions suivantes ; AIK)% 3 SO* ^ KO, SO* + 9h aq. L'alun SA rencontre tout formé, naturellement, dans les fissures du schiste alumineux, et dans des couches de charbon de terre, aux environs de certains volcans^ comme k la Solfatare et au cap Misène,. prèà de Naples ; en Sicile» en Auvergne, etc. ; mais la quantité qu'on en obtient ainsi, est extrêmement minime, comparativement aux 4 ou & millions de kilogrammes de cette substance que le commerce réclame anuuek lement; et pour satisfaire k ce besoin, ilfaut alors recourir k des moyens artificiels. On traite donc, par la lessive» des schistes alumineux, préalablement calcinés et aban« donnés au contact de l'air, au produit desquels on ajoute du suH'elede potasse; ou bien on agit sur les argiles les plus pures par l'acide sull'urique f^iible; et en versant dans les liqueurs concentrées de potasse, on obtient de toutes pièces de l'alun trèspur. Jusqu'au xv' siècle l'alun était connu sous le oom d*ci(im de rac/ke, et le commerce

ncnCNINAIRB

iv.relirail paiiioilièreroeDl de Constaoli* nople et d*Aiep. Bo Eorope, e*est dans ce Dêmesiieie qiie la première fabrique de ce •el fot établie ft Ilie d*lscbia» par ao mar'eband génois noiDiDé Perdrii ; et bientôt celle de Tolfa, dans les enrirons de Cîvita* Veccbia» fut mise en actinie par Jean de Castro. A partir du x? r siècle, ce genre d'exploitation se propagea rapidement en AKIemaffne, en France, en Espagne, etc. En 1606, l^rt de purifier Talun fut pratiqué |M>ur la première fois en Angleterre,^! les perfectionnements apportés dans cette io* dnstrie sont dus k la cbîroie moderne. Vers la fin du XTiii* siècle, Cba||>(al fonda une fabrique d'alun è liootpellier, et k la même époque Curandau en établi une k Javelle, près de Paris. Aujourd'hui, la France produit environ 8 millions de kilogrammes d'alun, et le département de TAisne figure seul pour la moitié dans cette quantité.

ALUNAGE (teinU). Angl. alumimg: allem.

«faMieii. Opération par laquelle on imprègne d'une dissolution d'alun, les tissus qu'on doit soumettre h la teinture. L'alunage à pour objet de fixer la couleur d'une manière solide, ce que l'alun obtient d'au* tant mieux qu'il possède une afiinité remarquable pour la matière colorante.

ALDNATION (chim.)* Formation de IV Ion, naturellement ou artificiellement.

ALDNER (teint.l. Opérer Talunage.

AMADODEDR. Celui qui fabrique de l'amadou.

AMAILLADB. Sorte de filet en tramail, dont il est fait emploi pour la pècbe.

AM ALGATION ( obim. raétallurg. ). Aclioo d'amalgamer, ou 0|iératioo par laquelle on combine le mercure avec un autre métal.

AMALGAME (cbim. métallui^. ). Du grec âfm^ ensemble, 1, explétif, et r*^, se marier. Angl. amalgam ; allem. quiekbrei. Alliage métallique dans lequel entre le mereure. Parmi les amalgames les plus usités, eoot ceux d'or et d'argent employés par les doreurs et les arcenteursi celui détain, pour étamer les glaces ; celui de bismuth, pour étamer des l»allons de cristal , etc. Les dootisles font usage aussi de l'amalgame d'argent pour plomber les dents ; et les Anglais, dans le même cas, se servent égaie- ■leot de l'amal^me de palladium.

AMANDE (oiiroil.). Morceau de cristal taillé en amande. — En termes de fabrique d'armes, l'amande est la partie ovale qui oecow le milieu de la garde d'épée.

AMANDODRl. ( manuL ). Sorte de coton d'Alexandrie.

AMANGLCÉB ou AMANBLUÉE (manuf.).

Jttoffe de coton fabriquée dans le Levant.

AMANITIME (chim.) Angl. id.; allem. oaui* mltn. Principe vénéneux des champignons.

AMAREILLEUR. Ouvrier chargé de la surveillance et du soin d'un parc d*bultres.

AMASSETTE ( coût. ). Couteau k palette, mince et flexible, qui sert k assembler les cou* leurs.— luatrumeut propre k amasser la pâte.

AMBALARD ( papet. ). Angl. whttlbar^

rcfo; allem. sekittkarrm Socle dm breeee» qui, dans les papeteries» est coipbvéei transporter la pâte.

. A M BATTAGE ( charr. forger. ). OpéntMi

aui consiste k garnir une roue de son Ui* a^e, ou d*un cercle de fer qm ea lient im AMBIANT ( pbys. ). Ou tetàn mmMrt, ev lourer. Angl. ambimi: alitaa. ' ■■|rini Fluide qui enveloppe immédietemeoc

AMBITÉ ( verrer. ). Se dit du verre 94^ après avoir été affiné, perd se Iseospareevt et semble rempli de tiouloos*

AMBON ou JUBt (arcbit.). Da grec iféSm, hauteur. Espèce de tribune, arani un esulier de chaque c6té, qui, daos les aocieDoei églises, était construite aa-dessos de u

{grille du cbœur. On 7 montait pour kn 'Epttre et l'Evangile , et guelquefots poa prêcher. A Paris , on voit des aotboos 1 Notre-Dame et k Saint-Etienne-dv-Meet ; et l'on cite réglise de Saint-CléoieaU à Bom^ où se trouvent trois de ces tribunee.

AMBOTRACE. Instrument inveoié pv H. de la Mabeaussière pour écrire deat lettres k la fois. Son usage pareil s'être pci répandu.

AMBODCHOiR. Foy. tmmovcBouk.

AMBRANLOIRE (Charr.). Grosse cbeviU de bois qui fait partie de la cbarroe.

AMBRB. De l'arabe oaiftar. Oo désig^t sous ce nom deux substances parlaitemrr.: distinctes : l'umfrre /aim« et l'eaière gris. Ù premier, que l'on nomme aussi sMccm, <«> rabé, est une espèce de résine fossile, jaan'-, diaphane et susceptible de recevoir un brsa poli. Lorsqu^on la soumet k la deesiccatiot^ elle donne de l'acide mccietfiia. Cet amivt est employé k fabriquer divers objets, comsc des chapelets, des colliers, des Iwats as pipes, etc., et il entre aussi dans la composition du vernis gras. L'mnère grù est aoe substance grasse, aromatique, qui se moipose en partie d'omèr^iar, et donoe ou parfum analogue au musc, ce qui rend sou usage très ' répandu. Ou fut longle»)* incertain sur la provenauce de cet analire. M. Swédiaur fot le premier k déclarer qur» était fourni par le cachalot, phffêtitr «Mcreeephatus, et que c'était un produit e&cré* mentitiel. Selon Virej» au contraire, ramlir« gris devait ètre.considéré comme aoe «spèc * d'adipocire ou gras de cadavres, résultat Oa la décompositiou p sous l'eau p de poul|ic» odorants; et, pour mieui api^ujerson o^ nion, ce liaturaliste avança que rieo o*éu.t plus aisé que de produire artificiellemmi de l'ambre gris , en recourant aux poufprs odorants de la Méditerranée. Entin MM. PeW letier et Caventou s'étant livrés k un oue» vel examen, et ayant remarqué une extrême analogie entre la matière nacrée de cet ambre et la ckole$iérin$ des calcols biliaires humains , n'hésitèrent point k en cuodure que ce devait être aussi une sorte de bézoard ou concrétion formée dans les mtcstins de certains cachalots. Lamt>re gns, qu'un recueille particulièrement ^ ta surlace ue la mer, aux environs de Sumatra, de ILdagascar, de la cOte de CoromaudeK des lies

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