‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 17 sur 281 · AMB · texte numérisé non relu

AMB

DE TECflNOLOeiE.

AlU

MoiaqaeStdu Japon, etc., entre dans la com- {)08itîon de la f>oudreà la marécbalet Tean <ie miel anglaise > les pastilles h brûler, les pastillés des Indes, ie parfum de Portugal, •te* ; et Ton aromatise avec lui des essences, des TÎnaigres, des huiles, des savonnettes, de^ pommades, etc.

AMBRËADB. Ambre jaune factice qu'on trouTe dans le commerce.

AMBRËATE (chim.). Genre desels obte^ nus par la combinaison de l'acide ambréi* que avec nno base salIGabie.

AUBRÉINE ( chfm. ). Angl ambrin ; allem* ambrein. Substance grasse, voisine d.e la choUstérim, Elle forme la base de l'ambre gris, et fut observée pour la preni^re fois par MM. Pelletier et Caventou. Cette matière est d'un blanc brillant , insipide, presque inodore, fusible è 30", se volatilise au-dessus de 100% ne se dissout point dans l'eau, et s'obtient en traitant Tambregris par l'alcool.

AMBRÊIQUE (Agidb). On l'obtient en irailant l'ambréine par l'acide nitrique. Il est jaune en masse, blaocquand.il est divisé, fusible aru-dessus de 100^, renferme de l'azote, ne donne point d'ammoniaque dans la décomposition, se montre peu soluble dans l'eau froide, mais se dissout dans Tal-^ cool et l'éther.

AMBUËSIn' ( chim. }• Qui est. composé d'amiire.

AMBROLOGIE (chim.). De l'arabe ambar, ambre, et du grec l^o€, discours. Traité sur Tarobre.

AME. Ducelt. annif d'où en grec avc/ioc, en latin anima. Angl. $oul: aliem. seele. Sans le métier à bas, on désigue par ce mot l'assemblage des pièces qui coniribuent à la formation des mailles. — L'Ame d'un soufflet est le morceau de cuir qui, formant soupape, laisse pénétrer l'air dans l'instrumeni et l'y retient. — L'fime d^i canon est le creux oi^i l'on met la poudre et le boulet. — L'âme d'un instrument è corde est le pe- Ul morceau de lioia placé sous le chevalet pour soutenir la table.— L'Ame d'une statue est ie massif sur lequel on applique le stuc, le plAtre, etc., pour en former la statue. On donne le même nom au npvau sur lequel on coule cette statue. — L'Ame d'une fusée est le trou conique uu'on oaénage dans le corps d'une fusée volante. — L'Ame d'une

irfume est la petite masse sèche que renérroe son tujau.

AMELBT (archit.). Petit listel ou filet qui orne les cha pi taux.

AMEMPTON (carros.). Voiture inventée l»ar M. Kesterton, et qui fut admise è l'exuosilioo universelle de 1835.

AMÉNAGEMENT (sylvic). Art quia pour objet de diviser une forêt en coupes successives, pour en régler l^lendue et l'A^e des coupes annuelles. Cet art, qui date k peine d'un siècle, a été particulièrement un sujet d*étude pour Buffon, Duhamel, RôauiDur,Rozier,Varenne de Fenille,Perluis,etc.

AMENUISER,AMENDISEM£NT(menuis.).

Augl. planing; allem. behoblung. Donner à

une planche' ou lou.e autcç pièce de bofs une moindre épaisseur.

AMÉTHYSTE (Japid.). Du grecJ^priv. et fiiâo, ivresse, parce qu'on attribuait à l.a pierre de ce nom la propriété de préserver do l'ivresse. L'améthyste,, variété du quacl^ hyalin, est une pierre précieuse de couleur violette. Vorientale se distingue de la com<« mune par une plus grande dureté, et surtout par sa composition chimique ; car elle est formée d'alumine,, tandis qfxe la seconde est de la silice colorée par un peu de manganèse et de fer. Les plus belles améth^ste^ viennent de I*Inde, du Brésil, de la Sibérie et des A^turies ; mais on en trouve aussi en France et en Allemagne.

AMIANTE (min.}« Du grec 4 priv.,.et de ficaivç.>,je corromps. Angl. amianlAiM; allem. amianth. Sulistance minérale composée de silicate de magnésie, souvent.bydraté, et ea

E reportions qui le rapprochent de l'amphi* oie. et du pyroxène. Cette substance, qui rpçoit aussi les noms d'a$besle et de trimo^ liU^ est tantôt ver4e ou grisAlre, quelquefois blanche, et se prés^snte en nia,6ses fi'brouses ou feutrées, souples ou soyeuses. Oi) la rencontre particulièrement dans les fissures, des dépAis de serpentine, et on la recueille, encore en Ecosse, dans la Tarantaise, les Hautes-Alpes, les Pyrénées, les lies d*Hyères, etc. L'amiante, qui semble s'enflammer au feu, ne subit cependant aucune altération, et cette propriété 1^ rendait très-précieuse aux anciens, qui savaient très-bien la prépacer. Ils en tissaient des nappes et. des serviettes, qu'il leur suOisait de leter au feu pour les blanchir; des linceuls pour les cadavres, qui avaient l'avantage de pouvoir conserver leurs cendres sans qu'elles fussent mêlées à celles du bû* cher; et enfin des mèches de lampe qui brûlaient dans l'huile sans se consumer. Au moyen Age* les alchinvistes appelaient l'amiante li% vif ou laiM de mUunajfidt^e^ parce que dans les croyances de cette époque, comme on sait, la salamandre passait pour être à l'épreuve du feu. Ce produit était abandonné depuis des siècles, lorsque, de nos jours, on a retrouvé en Italie le procédé de sa filature; M. Aldini en a confectionné des vêtements qui peuvent m.eltre les pompiers k l'abri des premières atteintes du leu ; on en a fait aussi de la (tentelie et du

fapier; enfin, on l'emploie communément retenir l'acide sulfujrique dans les briquets oxygénés.

AMIDE (chim.) Mot formé d'am,premièro syllabe d'ammoniaque, et de la teraiinaisou iae. On nomme ainsi une classe de composés organiques, qui diffèrent des sele a.mmo9 niacaux par l'absence des éléments de l'eaut mais qui jouissent de la, propriété de pou^ voir se convertir en ces mêmes sels par l'assimilation des éléments de l'eau, c'est en 1830 que M. Dumas découvrit la première amide en distillant de l'oxalate d'ammoniaque, et le n^siduau*il obtint était représentéi par C*0%A'H , cop'fosé dont la différencet avec I oxalaie employé, consiste daçs l'ahn

Page 1